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17 octobre 1961 : nuit sanglante à Paris
samedi 18 octobre 2008 - par Youssef Girard
« Et rappelle car le rappel profite aux croyants »
Avant la nuit du 17 octobre 1961, la guerre d’Algérie avait déjà touché la France. La tension entre les membres du FLN et la police fut de plus en plus importante. Au sein des « forces de l’ordre colonial », des groupes de policiers se formèrent qui, sur leur temps libres, « ratonnaient », tabassaient et exécutaient des Maghrébins. Selon Omar Boudaoud, « la manifestation du 17 octobre 1961 agit comme un révélateur de l’action des pouvoirs de police française à l’égard des Algériens. La répression était permanente depuis novembre 1954. Cependant, les évènements du 17 octobre 1961 ont marqué un tournant dans son histoire et, par là même, dans l’histoire de la guerre de libération »[1]. Dans les jours précédents le 17 octobre, du 1ier au 16 octobre 1961, l’Institut médico-légal de Paris recensa 54 cadavres de Maghrébins. Des bruits faisaient état de cadavres, de Maghrébins, retrouvés dans la Seine. A la répression policière, les militants FLN répondaient par les armes. Au total, 22 policiers trouvèrent la mort dans les attaques du FLN de janvier à octobre 1961. La lutte pour l’indépendance de l’Algérie se jouait aussi sur les bords de la Seine. Le Général De Gaulle qui considérait que les assassinats de policiers étaient un moyen pour le FLN de faire pression sur la France, ordonna à Maurice Papon, alors préfet de police de Paris[2], d’empêcher, par tous les moyens, les nationalistes Algériens d’agir. De plus, alors que des négociations allaient commencer entre les autorités françaises et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA), les responsables français considéraient qu’après avoir vaincue le FLN militairement en Algérie, il fallait l’écraser en France afin d’être en position de force lors des négociations. Dans ce cadre, Omar Boudaoud, dirigeant de la fédération de France du FLN, fut contacté avant le début des négociations officielles. Les responsables français souhaitaient que la fédération de France du FLN face une déclaration publique décrétant l’arrêt de toutes actions armées en France. Omar Boudaoud répondit catégoriquement « Non » à cette demande car il n’avait pas le pouvoir de le décider[3]. L’ancien cadre de la fédération de France du FLN expliquait : « ce refus fut une des raisons pour lesquelles Michel Debré, chef du gouvernement, son homme de main, le préfet de Paris, Maurice Papon, et leur courant politique choisirent ce moment précis pour tenter de détruire l’organisation du FLN en France »[4]. Ainsi, le préfet lança une série de mesures, de contrôles divers et variés sur la population maghrébine qui fut de plus en plus harcelée et humiliée par la police. La répression contre le FLN s’intensifiait et l’ensemble des immigrés en subissaient les conséquences selon la logique coloniale de la répression collective. Le 2 octobre, au cours de l’enterrement d’un policier tué dans une attaque du FLN, Maurice Papon affirma : « Pour un coup reçu, nous en porterons dix ». Des policiers qui s’étaient indignés des massacres commis lors de la nuit du 17 octobre, témoignaient de cette politique de Maurice Papon visant à exacerber la haine des policiers envers l’ensemble des Algériens : « au cours de plusieurs visites dans les commissariats de Paris et de la banlieue, effectuées de puis le début de ce mois, M. Papon à déclaré : « Réglez vos affaires avec les Algériens vous-mêmes. Quoi qu’il arrive vous êtes couverts ». Dernièrement, il manifesté sa satisfaction de l’activité très particulières des Brigades spéciales de districts et s’est proposé de doubler leurs effectifs. Quant à M. Soreau, il a déclaré de son cote, pour vaincre les scrupules de certains policiers : « Vous n’avez pas besoin de compliquer les choses. Sachez que même s’ils (les Algériens) n’en portent pas sur eux, vous devez penser qu’ils ont toujours des armes »[5]. Les policiers ajoutaient : « le climat ainsi créé porte ses fruits. La haine appelle la haine. Cet enchaînement monstrueux ne peut qu’accumuler les massacres et entretenir une situation de pogrom permanent »[6]. Dans ce climat de tension extrême, le 5 octobre, Maurice Papon promulgua, avec l’appui du ministre de l’Intérieur, Roger Frey, un couvre-feu, fixé de 20h30 à 5h30, pour tous les « Français musulmans d’Algérie » de la région parisienne. Ce couvre-feu raciste criminalisait l’ensemble des Algériens et par associations l’ensemble des populations arabes vivants dans la région. Le couvre feu touchait particulièrement les militants nationalistes Algériens car, selon Omar Boudaoud, « le travail du FLN s’effectuait généralement le soir : les réunions de militants se tenaient dans les cafés ou dans d’autres endroits, la collecte des cotisations s’effectuaient après la sortie du travail et le repas du soir, de même que la diffusion de la « littérature » FLN ». Devant les difficultés que le couvre-feu entraînerait pour l’organisation nationaliste, le Comité fédéral expliquait que « l’application de ce couvre-feu deviendra un handicap insurmontable et paralysera toute activité. Essayez donc d’organiser quelque chose pour riposter »[7]. Voulant manifester contre cette mesure discriminatoire et potentiellement dangereuse pour leurs activités politiques, les dirigeants du FLN décidèrent d’organiser une mobilisation sur trois jours. Le premier jour, les hommes, les femmes et les enfants devaient défiler dans les rues de Paris ; le deuxième jour, les femmes devaient manifester pour réclamer la libération de leurs maris ou de leurs enfants, dont l’incarcération la veille était prévisible ; le troisième jour, les ouvriers et les commerçants Algériens devaient observer une grève générale de solidarité avec les manifestants et leurs familles éprouvés[8]. Le 17 octobre à 20h 30, heure à laquelle débutait le couvre-feu, la première étape de la mobilisation fut mise en œuvre : une grande manifestation non-violente fut organisé à Paris. Malgré l’interdiction de la manifestation par le gouvernement, le FLN appela tous les Algériens de la région parisienne à venir manifester pacifiquement contre cette mesure. Des travailleurs affluèrent de toute la région parisienne pour apporter leur soutient à l’organisation nationaliste. Le service d’ordre du FLN procéda à des fouilles pour vérifier qu’aucune arme ne soit pas infiltrée dans la manifestation. La manifestation devait être pacifique et les militants du FLN ne voulaient pas donner de prétexte permettant à la police de justifier une répression. Dirigeant de la fédération de France, Omar Boudaoud expliquait : « nous rappelâmes le caractère impératif de la directive : toute riposte était interdite. Pas question d’avoir le moindre canif »[9]. De même, un groupe de policiers révolté par la répression témoignait du caractère pacifique de cette manifestation en affirmant aucune arme n’avait été trouvée sur les manifestants[10]. Les manifestants étaient environs 30 000. En face, 7 000 policiers en uniforme prirent position. Maurice Papon donna l’ordre d’intercepter tous les Algériens et de les empêcher par tous les moyens de participer à la manifestation. Des contrôles furent effectués dans tous les grands points de passage de la capitale. De nombreux Maghrébins furent frappés et emmenés dans des centres de détention. Les forces de l’ordre annoncèrent 11 730 arrestations ; chiffre probablement inférieur à la réalité. Les manifestants arrêtés par la police furent internés dans des lieux réquisitionnés comme le Palais des Sports, le Stade de Coubertin, ou le Centre d’Identification de Vincennes. Ces détentions se prolongèrent durant plusieurs jours, sans la présence de médecins alors que beaucoup avait été molesté par la police. Les témoignages de rescapés et d’appelés firent état de passages à tabac et de décès, dans ces « centres », par défaut de soins. Des policiers témoignaient : « parmi les milliers d’Algériens emmenés au parc des Expositions de la porte de Versailles, des dizaines ont été tués à coups de crosse et de manche de pioche par enfoncement du crâne, éclatement de la rate ou du foie, brisure des membres. Leurs corps furent piétinés sous le regard bienveillant de M. Paris, contrôleur général. D’autres eurent les doigts arrachés par les membres du service d’ordre, policiers et gendarmes mobiles, qui s’étaient cyniquement intitulés « comité d’accueil » »[11]. Près du pont Saint-Michel et du pont de Neuilly, les manifestants se heurtèrent à la police. Des Maghrébins furent frappés et arrêtés par les policiers. Certains furent jetés dans la Seine. Des policiers expliquaient : « à l’une des extrémités du pont de Neuilly, des groupes de gardiens de la paix, à l’autres des CRS, opéraient lentement leur jonction. Tous les Algériens pris dans cet immense piège étaient assommés et précipité systématiquement dans la Seine. Il y en eut une bonne centaine à subir ce traitement. Ces mêmes méthodes furent employées au pont de Saint-Michel »[12]. Des témoins décrivirent dans de nombreux quartiers de Paris des scènes d’exécution à l’arme à feu, de mutilation à l’arme blanche et d’entassement de cadavres. Des policiers rapportaient : « à la station de métro Austerlitz, le sang coulait à flots, des lambeaux humains jonchaient les marches des escaliers ». Plus tard dans la nuit, la police lança des « ratonnades » dans le bidonville de Nanterre. Des policiers firent état d’assassinaTs collectifs dans la cour de la préfecture de police de Paris : « la petite cours, dite d’isolement, qui sépare la caserne de la Cité de l’hôtel préfectoral, était transformée en un véritable charnier. Les tortionnaires jetèrent des dizaines de leurs victimes dans la Seine qui coule à quelques mètres pour soustraire à l’examen des médecins légistes. Non sans les avoirs délestés, au préalable, de leurs montres et de leur argent. M. Papon, préfet de police, et M. Legay, directeur général de la police municipale, assistaient à ces horribles scènes. Dans la grande cours du 19 août plus d’un millier d’Algériens étaient l’objet d’un matraquage intense que la nuit rendait encore plus sanglant »[13]. Dans le XVIIIème arrondissement de Paris, selon des policiers, « des membres des Brigades spéciales du troisième district se sont livrés à d’horribles tortures. Des Algériens ont été aspergés d’essence et brûlés « par morceaux ». Pendant qu’une partie du corps se consumait, les vandales en arrosaient une autre et l’incendiaient »[14]. Au cours de la nuit, des faux messages d’information furent diffusés relatant des échanges de coups de feu avec les manifestants et l’annonce de la mort de plusieurs policiers. Ces messages avaient pour but d’attiser la haine des forces de l’ordre à l’encontre des Maghrébins. Cela provoquait un redoublement de violence de la part des policiers surchauffés par ces manipulations. Dans la nuit du 17 octobre et dans les jours suivants, la répression s’étendit à la banlieue parisienne. Des policiers témoignaient : « à Saint-Denis, les Algériens ramassés au cours de rafles sont systématiquement brutalisés dans les locaux du commissariat. Le bilan d’une nuit récente fut particulièrement meurtrier. Plus de trente malheureux furent jetés, inanimés, dans le canal après avoir été sauvagement battus. […] A Saint-Denis, à Aubervilliers, et dans quelques arrondissements de Paris, des commandos formés d’agents des Brigades spéciales des districts et de gardiens de la paix en civil « travaillent à leur compte », hors service. Ils se répartissent en deux groupes. Pendant que les premiers arrête les Algériens, se saisit de leurs papiers et les détruits, le second groupe les interpelle une seconde fois. Comme les Algériens n’ont plus de papiers à présenter, le prétexte est trouvé pour les assommer et les jeter dans le canal, les abandonner blessés, voire morts, dans des terrains vagues, les pendre dans les bois de Vincennes »[15]. Au total, plus de 300 Maghrébins tombèrent sous les coups de la police française dirigée par Maurice Papon qui bénéficiait du soutient du Général De Gaulle et du premier ministre Michel Debré. Les 31 octobre 1961, des policiers constataient que « les corps des victimes » commençaient « à remonter à la surface journellement » et portaient « des traces de coups et de strangulations »[16]. D’autres Algériens furent arrêtés et transférés dans les camps d’Algérie par un pont aérien établi à partir du 20 octobre. Dirigeant de la fédération de France du FLN, Omar Boudaoud expliquait : « nous nous attendions certes à une vague de répression ; mais nous étions tellement sûrs du caractère pacifique de la manifestation, que la sauvagerie et l’atrocité de la répression qui s’en suivit nous prit au dépourvu »[17]. Quelques jours après les faits, le 30 octobre 1961, Eugène Claudius-Petit, député centriste, dénonça les responsabilités de la Préfecture de police, à l’Assemblée nationale : « Il faut appeler les choses par leur nom. Chaque gardien de la paix ne pouvait plus se déterminer, à cause de l’ordre reçu et de la décision prise, autrement qu’en tenant compte de la couleur de la peau, de la qualité des vêtements ou du quartier habité. Heureux les Kabyles blonds qui ont pu échapper aux réseaux de la police ! Faudra-t-il donc voir prochainement, car c’est la pente fatale, la honte du croissant jaune après avoir connu celle de l’étoile jaune ? ». Le 31 octobre 1961, des policiers qui avaient décrit les atrocités commises durant la nuit sanglante dans une déclaration, précisaient que les violences décrites n’étaient « qu’une faible partie de ce qui s’est passé ces derniers jours, de ce qui se passe encore. Ils sont connus dans la police municipale. Les exactions des harkis, des Brigades spéciales des districts, de la Brigade des agressions et violences ne sont plus des secrets »[18]. Mettant en cause les plus hautes autorités de l’Etat français dans le massacre du 17 octobre, les mêmes policiers affirmaient : « nous ne pouvons croire que cela se produisent sous la seule autorité de M. le préfet. Le ministre de l’Intérieur, le chef de l’Etat lui-même ne peuvent les ignorer, au moins dans leur ampleur »[19]. Toutefois, ni les donneurs d’ordre, ni les exécutants ne furent inquiétés après le massacre. Les crimes du 17 octobre 1961 restent toujours impunis. Malgré la terrible répression la manifestation du 17 octobre 1961 était un fait important pour le FLN qui montrait le soutient que lui portait, l’immigration algérienne et la forte conscience politique de celle-ci[20]. Selon Omar Boudaoud, « la marche pacifique organisée au mépris du couvre-feu avait tourné à la démonstration de force du FLN, soutenue par l’immense majorité de la communauté algérienne »[21]. De plus, il ajoutait : « l’opinion publique française en général réagit assez positivement. Elle n’a pas vilipendé les manifestants et les Français témoins du carnage n’ont pas hésité à porter secours aux blessés et aux mourants. […] les Français ayant assisté à la manifestation, surtout les démocrates, témoignèrent d’une répression aveugle et démesurée »[22]. Enfin, il expliquait que la manifestation eut un fort impact au niveau international : « à cette époque la droite « Algérie française » présentait le FLN comme un ramassis de rebelles terrorisant leurs frères. Or, on s’est trouvé ici face à une démonstration organisée, drainant hommes, femmes et enfants appartenant à toutes les catégories de la communauté algérienne de Paris. Dans le sillage des manifestations de décembre 1960 à Alger, c’était là une nouvelle expression massive de soutien au GPRA. Ce fut l’entrée manifeste de la communauté émigrée dans l’action sous l’égide du FLN, et le plébiscité du GPRA, à nouveau légitimé pour négocier avec le gouvernement français »[23]. Après cette terrible nuit, l’Etat français s’employa à recouvrir les massacres du 17 octobre 1961 du voile de l’amnésie. La création d’une commission d’enquête parlementaire fut systématiquement bloquée, la publication de plusieurs livres interdite, les bandes d’un documentaire furent saisies par la police. Pendant des années, la radio et la télévision, contrôlées par l’État, n’abordèrent pas le sujet qui était totalement tabou. Mais si la droite française a soutenu ces violences, la gauche a également participé à cet oubli. Elle mis en avant, de manière exclusive, les évènements du métro Charonne, le 8 février 1962, dans lesquelles ces militants furent les premières victimes, éludant ainsi les massacres du 17 octobre 1961. Les victimes de Charonne, ni musulmans, ni Algériens, mais Français pour la plupart communistes et syndiqués, seront enterrés par près d’un demi-million de personnes et célébré comme martyre de la lutte contre le fascisme. Après cette amnésie organisée, la mémoire du 17 octobre 1961, comme celle de l’ensemble de l’histoire de la colonisation, remonte à la surface dans un pays qui n’a pas mis un terme à son « aventure coloniale » après la décolonisation. Cette évocation des morts et des massacres, loin d’être un refuge dans un passé macabre, est avant tout le signe d’une renaissance collective d’un groupe humain marginalisé et dominé. [1] Boudaoud Omar, Du PPA au FLN mémoire d’un combattant, Alger, Casbah Editions, 2007, page 184 [2] Maurice Papon fut préfet de Constantine de 1956 à 1958. [3] Boudaoud Omar, Du PPA au FLN mémoire d’un combattant, op. cit., page 184-185 [4] Ibid., page 185 [5] Cité par Omar Boudaoud in. Du PPA au FLN mémoire d’un combattant, op. cit., page 260 [6] Ibid. [7] Boudaoud Omar, Du PPA au FLN mémoire d’un combattant, op. cit., page 185 [8] Ibid., page 185-186 [9] Ibid., page 186 [10] Cité par Omar Boudaoud in. Du PPA au FLN mémoire d’un combattant, op. cit., page 258 [11] Ibid. [12] Ibid. [13] Ibid., page 258-259 [14] Ibid., page 259 [15] Ibid., page 259 [16] Ibid., page 258 [17] Boudaoud Omar, Du PPA au FLN mémoire d’un combattant, op. cit., page 185 [18] Cité par Omar Boudaoud in. Du PPA au FLN mémoire d’un combattant, op. cit., page 259 [19] Ibid., page 260 [20] Cela s’inscrit en faut avec une « légende » qui voudrait que les premières générations d’immigrés Maghrébins aient passé leur vie à « baisser la tête ». Ce n’est pas parce que leurs mobilisations sont peu connu, et souvent savamment relégué aux oubliettes de l’histoire, qu’elles sont inexistantes. [21] Boudaoud Omar, Du PPA au FLN mémoire d’un combattant, op. cit., page 186 [22] Ibid., page 187 [23] Ibid., page 188 Mots clésYoussef GirardDu même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article19 octobre 2008
A Farid "Mais bien sûr que je suis pour la justice et donc contre l’injustice. Là, n’est pas la question. Quand votre pays est engagé dans un conflit, votre devoir est de le supporter quand bien même il a tord". Si justement, la est la question. Mon devoir est de l’empecher d’etre injuste du mieux que je peux et au moins m’abstenir de participer a cette injustice. Dieu (swt) s’est interdit l’injustice. Ce n’est pas pour que nous, simples humains, l’acceptions. La justice doit primer sur nos appartenances. En Israel qui est un Etat d’occupation, il y a des objecteurs de conscience qui choisissent d’aller en prison plutot que de servir dans une armee qui mene une guerre injuste. Entre leur choix et le votre, le choix d’un musulman devrai etre, le leur. 19 octobre 2008
Lola a dit :
A Farid, Dire de qq’un qu’il est sourdingue ce n’est pas l’injurier. En revanche, lorsque vous traînez le FLN dans la boue, vous injuriez des milliers de patriotes sincères ainsi que leurs descendants. Des évènements épouvantables ont eu lieu pendant la guerre, des erreurs tragiques ont été faites, qui le nie aujourd’hui ?. Que l’on ait transformé leur combat en fond de commerce après l’indépendance est une autre histoire. 19 octobre 2008
a b a dit :
Farid, tu restes sur la défensive c’est pitoyable. Tes pseudo invectives sont sans surprise. Alors ça te fais quoi de tourner en rond ? (relis toi). Même si tu invoques la bêtise, tu as très, très bien compris le fond du message (relis ça va peut-être te passer). Te voir acculer à un mur à tenter des coups bas pathétiques fait sourire. A qui crois-tu pouvoir donner des leçons ? A n’en pas douter, tu as a reçu le message 5/5. c’est l’essentiel, je n’ai aucun respect pour les vils individus qui se vantent de faire l’apologie de la lâcheté. Tu peux continuer à braire si ça te chante, ou à essayer de changer de veste pour essayer de te faire passer pour ce que tu n’es pas, cela n’y changera rien. 19 octobre 2008
Farid a dit :
A a b, Désolé mais je n’ai rien compris à ton sabir. Ton texte un véritable fourre tout, qui se veut être un réquisitoire contre mes interventions, sans aucun argument aucun. Ce que je retiens de ton charabia, c’est que tu reprends la propagande du FLN en tout point. Je ne sais pas si tu as fait tes classes au sein de l’ Amicale des Algériens en Europe mais ça en a tout l’air. Tout le baratin que tu essaies de déballer comme une vérité vraie, je le connais sur le bout des doigts. Désolé d’ébranler tes certitudes et d’aller à l’encontre de la doxa FLniste, mais il y a encore des gens doués de raison qui sont capable de réfléchir et ne pas avaler toutes les couleuvres qu’on leur présente. Enfin pour ce qui est des résistants, chacun sait qu’en Algérie, il y a eu plus de résistants que d’habitants. Il ne fait aucun doute que toi et un grands nombre d’ internautes qui interviennent ici seraient à non point douter, s’il étaient en Algérie au moment des faits, devenus des héros de la résistance. Mais ce n’est pas de votre faute, si le hasard a voulu que vous n’ y soyez pas. Par contre vous pouvez toujours vous rattraper, je vous invite donc à mettre vos actes en accord avec vos paroles et aller prêter main-forte à nos frères musulmans qui se font massacrer en Irak, Tchétchénie, Palestine, Cachemire, etc. A bon entendeur. 19 octobre 2008
a b a dit :
Farid tu es fatiguant tu n’as pas finis de te prendre pour le centre du monde ? Tu es très arrogant et t’étonnes des réponses qui te sont renvoyés ? Avant de répondre à certains clichés et autre arguments basiques décelés dans ton discours, il faut se demander si tu lis ce qui est écrit ou te contente d’essayer de focaliser l’attention sur toi ? Tu n’as déjà que trop monopolisé le forum pour pas grand chose au final. Il est difficile de trouver une cohérence à ton discours. Ce que tu considères comme étant des insultes, ne sont pourtant que des faits que tu refuses d’entendre, ce qui serait pourtant à ton bénéfice comme à celui de l’ensemble des intervenants. Pour répondre à quelques clichés ou arguments fallacieux sur lesquels tu te bases : "Nous ne sommes pas ici pour promouvoir la propagande du FLN, elle a suffisamment fait de dégât en Algérie depuis 1962" Te servir de la politique algérienne (depuis 1962 ? Et bien dis donc, on reconnaît bien là une position radicale, un cliché fourre-tout) pour critiquer la résistance algérienne c’est simplet pour ne pas dire pire. Tu es celui qui focalise sur le FLN. Pourtant cela a été dit et redit : Le sujet ce sont les évènements du 17 octobre 1961, dans ce cadre, tu peux invoquer des arguments à décharge si tu te crois apte à le faire (je te renvoie, ici, à des principes de droit élémentaires que bien sûr tu n’ignores pas). Tu as en réponse le listing de la chronologie des faits, il ne s’agit pas de se contenter de balancer des accusations sans queue ni tête. Tu veux faire le procès de la résistance (c’est intéressé ?) ? Pas de problème, je n’ai aucun doute que le FLN a fait preuve de détermination pour arriver à la victoire, mais de là à dire qu’il a pris pour cible les algériens, c’est n’importe quoi ou alors tu étaies… Tu fais beaucoup d’affirmations mais n’a aucune idée de ce qu’est avoir un discours construit (tu crois qu’un débat se résume à donner ses opinions « moi je pense que.. » ? tu te leurres on appelle ça une conversation de bistrot) Plutôt que prendre tes opinions pour des pensées, tu ferais mieux de commencer à réfléchir à la place du miroir exemple, tu dis : " Chacun sait qu’un grand nombre d’entre eux (pas tous) se sont retrouvés de côté de la France, non pas par amour de la France, mais que l’histoire à fait qu’il se sont retrouvé du mauvais côté. Certains le sont devenus, parce qu’ils ont été manipulés par les Français, d’autres pour fuir les exactions du FLN, etc, enfin peu importe. " Tu parles de pisser dans un violon ? J’appelle cela se noyer dans son pipi... Au final tu te lances dans un long discours pour ne rien dire. Mais que sais-tu du sujet ? C’est cohérent de parler de responsabilité quand ça t’arrange et de manipulations quand ça ne t’arranges plus ? Quand à dire que c’est à cause du FLN que certains ont choisi de trahir, ton intervention a le mérite du tragi-comique ou alors tu es trop jeune pour savoir de quoi il s’agit, la mémoire algérienne est encore vif à ce sujet ne t’inquiète pas. Les algériens étaient enrôlés dans les rangs de l’armée française (oui en effet, il ne s’agit pas de manipulations, les algériens avaient le droit et le devoir suprême de mourir pour le drapeau français), mais beaucoup, même illettré, on eu le courage de déserté pour rejoindre la résistance mais pas d’autres (il y a bien là un choix). Tu as plus niais dans tes valises que "mais que l’histoire à fait qu’il se sont retrouvé du mauvais côté." ? Pas de bol c’est ça ? On peut faire ce procès là aussi, les comportements zélés et les crimes commis ne manque pas d’attester de l’irrecevabilité de ton outrageante approche. Et si l’Algérie avait perdu, ils auraient la bonne idée de se mettre du bon côté, à n’en pas douter les opportunistes sont un fléau (ils sautent sur tout ce qu’ils peuvent pour se rendre important). « tu ferais mieux de donner des arguments », appliques, tu prends des opinions pour des réflexions et des pensées, Il n’y a aucune insulte à ton égard, il s’agit uniquement de fait. Comme celui de dire que tu fais ton intéressant mais que tu ne sais pas de quoi tu parles (c’est pourtant clair et démontré), tu m’excuseras si je ne vois pas source de débat dans tes propos mais un condensé de clichés sans queue ni tête et d’insulte et aberrations plus irrecevables les unes que les autres. Tu te les mets où je pense, ne crois pas que je vais avoir un quelconque respect pour ceux qui joue du fallacieux pour ternir ou salir la mémoire de ces grands hommes de l’Histoire qui pour beaucoup ont payé de leur vie. Si l’on veut critiquer la politique actuelle du FLN, la question la plus simple c’est de demander ce que cette politique a avoir avec le glorieux mouvement de résistance et l’histoire du pays et le sens que ça a d’avoir des gens qui détournent des privilèges en prétendant avoir été des résistants pour au final tourner les armes contre le peuple algérien. Ce n’est pas en crachant la mémoire des résistants que le peuple algérien peut se libérer de la tyrannie mais c’est au contraire au nom de cette mémoire qu’il a le devoir de le faire. Les leaders de la résistance sont tous morts assassinés par les uns ou par les autres, et il y a là, aussi, un procès à mener. Tout le monde ne se laisse pas avoir par un sigle. 18 octobre 2008
Farid a dit :
Mais bien sûr que je suis pour la justice et donc contre l’injustice.
Là, n’est pas la question. Quand votre pays est engagé dans un conflit, votre devoir est de le supporter quand bien même il a tord. On peut exprimer son mécontentement, manifester etc, mais collaborer avec l’ennemi fait de vous un traître ni plus ni moins. Dans le cas de la guerre d’Algérie, prenons l’exemple des musulmans qui ont combattus avec les français. Chacun sait qu’un grand nombre d’entre eux (pas tous) se sont retrouvés de côté de la France, non pas par amour de la France, mais que l’histoire à fait qu’il se sont retrouvé du mauvais côté. Certains le sont devenus, parce qu’ils ont été manipulés par les Français, d’autres pour fuir les exactions du FLN, etc, enfin peu importe. Résultats des courses : qu’est-ce que l’histoire retient d’eux : que se sont des traîtres. Il en va de même pour les porteurs de valises. Même si effectivement, leur démarche s’inscrivaient dans un cadre de justice ( l’indépendance de l’Algérie), il n’en demeure pas moins que ce sont des traîtres à leur patrie. Enfin pour conclure, à celui qui me traite de sourdingue, plutôt que d’utiliser des quolibets qu’on entend en maternelle supérieure, tu ferais mieux de donner des arguments. J’ai l’impression que sur ce forum, le seul exercice intellectuel pour les limités du bocal consiste à injurier à défaut de développer une réflexion sérieuse. On peut ne pas être d’accord avec moi, c’est d’ailleurs ça l’expression démocratique, mais de grâce cesser l’invective et débattons.
18 octobre 2008
gemayel a dit :
Du 01/01/56 au 23/01/62 le fln commis ,en France métropolitaine, prés de 13000 attentats qui provoquérent la mort de 4176 musulmans (8813 blessés), 150 civils européens(649 blessés), 16 militaires (140 blessés), 53 policiers (279 blessés).
18 octobre 2008
A farid "Pourquoi aurais-je du respect pour ceux qui ont trahi leur patrie ? Je n’ai jamais su pourquoi les personnes qui haïssent ceux qui ont trahi l’Algérie vénèrent ceux qui ont trahi la France. Encore une fois moi je suis cohérent, je ne fais pas de différence entre les uns et les autres ?" Cette phrase ne vous honore pas... Vous devriez etre du cote de la justice et combattre l’injustice, meme si elle emane de votre patrie. Ceux qui ont trahi l’Algerie etaient du cote de l’occupant alors que ceux qui ont "honore" et non trahi la France etaient du cote de l’occupe. 18 octobre 2008
Farid se défend avec brio mais il est un peu sourdingue, non ?.
18 octobre 2008
Youssef Girard présente ici un travail remarquable et courageux. Difficile de ne pas voir dans les exactions du 17 octobre 1961, la continuité de la politique de répression. Le 8 mai 1945. « A San Francisco, la communauté des nations célèbre la paix et promet l’émancipation à tous les peuples de la terre. Ce jour là, à Sétif, les nationalistes algériens prennent les mots à la lettre. Ils défilent en criant "A bas le colonialisme", "Nous voulons l’indépendance" et brandissent les drapeaux français, américains et... algérien. Sacrilège ! Déjà, en 1939, on a dissous le Parti du Peuple Algérien avant d’arrêter son chef, Messali Hadj. En pleine guerre, un pharmacien de Sétif, Ferhat Abbas, a osé publier un Manifeste où il demande l’accès à la nationalité française pour les Algériens. "Le Manifeste," rappelle Jules Roy, "était pour les pieds-noirs d’alors, un texte monumental, inaccessible, prodigieusement scandaleux !" A Sétif, quand le commissaire de la PJ ouvre le feu sur la manifestation pacifique et tue le porteur de drapeau, c’est l’émeute » http://www.grands-reporters.com/La-blessure-de-Setif.html « Les pancartes portent les slogans « Libérez Messali », « Vive l’Algérie libre et indépendante », « A bas le fascisme et le colonialisme ». Bouzid Saal refuse de baisser le drapeau algérien qu’il porte ; il est abattu par un policier. Cela déclenche l’émeute. » http://www.ldh-toulon.net/spip.php ?article286 « les autorités françaises de l’époque fixèrent le nombre de 1165 tués, un rapport des services secrets américains à Alger en 1945 notait 17000 morts et 20000 blessés, le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts, alors que suivant les historiens le nombre varie de 8 000 (Charles-Robert Ageron, Charles-André Julien) à 45 000 victimes. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Sétif « Aujourd’hui, alors que les débats continuent sur le nombre de victimes occasionnées par les colons, de 1 500 à 45 000 morts, la représentation diplomatique française en Algérie, en la personne de l’Ambassadeur Hubert Colin de Verdière, a pour la première fois depuis 1945 qualifié cet épisode, jusqu’alors resté « discret », de « tragédie inexcusable ». » http://www.afrik.com/article8269.html Le gouvernement de l’époque porte non seulement la responsabilité des massacres coloniaux mais également la responsabilité de la résistance armée et victorieuse. Un fait révèle l’état de frustrations des autorités françaises le 8 mai 1945 : malgré les exploits et la combativité de la résistance française, le Général De Gaulle en tête, la France, à ce moment là, n’est pas considéré comme vainqueur par les anglo-saxons. « Le général de GAULLE lui-même a contribué à associer la victoire de 1945 dans la mémoire collective des Français, au 8 mai et à Berlin, dans la mesure où la France avait été complètement tenue à l’écart de la signature de Reims, le 7 mai. » http://www.crdp-reims.fr/memoire/enseigner/reims7mai/09reims_berlin.htm Lors du procès Papon : « Pierre Messmer a confirmé au procès de Maurice Papon que ces exactions ne relevaient pas seulement de la responsabilité des policiers et du préfet Papon : « J’assume avec le gouvernement [dirigé par Michel Debré] et le général de Gaulle, président de la République, la totalité de la responsabilité des événements. On ne peut pas imputer [cette] responsabilité à un préfet [...], subordonné du ministre de l’Intérieur », en l’occurrence Roger Frey7. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Papon Pour Mesmer qui pour le coup fait preuve d’une droiture particulière quand on sait que Papon a été condamné pour crimes contre l’humanité pour des crimes commis alors qu’il était également fonctionnaire de l’état (il était aussi ministre en 1981…). Messmer qui invoque sans crainte sa propre responsabilité, dit « nous pouvons juger le 17 octobre 1961 mais c’est alors aussi le général De Gaulle qu’il faut juger ». En invoquant la figure emblématique de la résistance française, celui qui a porté la France dans le camp des vainqueurs malgré tout, Messmer souhaite couper court aux velléités de procès sur le 17 octobre 1961. Et il y parvient. Si pour les plus pragmatiques, il paraît évident de juger un crime et de condamner les coupables ne serait-ce que pour dire « nous ne cautionnons pas », dans les faits, la justice (ou l’injustice) est souvent le reflet d’une idéologie à qui l’Histoire ne manque pas de rappeler les incohérences. 18 octobre 2008
Farid a dit :
Au fan de UK "Votre ton meprisant et manque de rigueur sont le reflet de votre personnalite dont je laisse les lecteurs d’Oumma.com seuls juges..." C’est à dire ? qu’est-ce que vous connaissez de ma personnalité ? Vous faites dans la cartomancie ou dans l’analyse psychologique à distance ? "Osez-vous reduire la notion de colonisateur a l’origine d’un prenom ? Si tel est le cas, c’est une insulte a la memoire des Francais d’origine europeenne qui ont participe a la revolution algerienne. Vous n’avez aucun respect pour eux !" Pourquoi aurais-je du respect pour ceux qui ont trahi leur patrie ? Je n’ai jamais su pourquoi les personnes qui haïssent ceux qui ont trahi l’Algérie vénèrent ceux qui ont trahi la France. Encore une fois moi je suis cohérent, je ne fais pas de différence entre les uns et les autres ? "Qui plus est, comment prendre au serieux vos commentaires et citations puisque vous ne mentionez pas vos sources ?" De quelles citations parlez-vous ? Pouvez-vous être un peu plus clair. Ce que je vois, ici ce n’est que des attaques ad hominem, mais jamais de contre-arguments concrets ou de réfutations argumentées de mes dires. A ce jeu là, c’est comme pi.... dans un violon. Tout ce que je dis sur ce forum est facilement prouvable, il ne s’agit pas d’opinions comme la majorité des interventions sur ce forum, mais de faits concrets et vérifiables. Mes opinions n’ont aucun intérêt, seuls les faits comptent. 17 octobre 2008
Oumma.com-uk-fan a dit :
@ FARID « C’est tout de même amusant que c’est une personne avec un prénom français, et donc de colonisateur qui me fait la leçon. » Votre ton meprisant et manque de rigueur sont le reflet de votre personnalite dont je laisse les lecteurs d’Oumma.com seuls juges... Osez-vous reduire la notion de colonisateur a l’origine d’un prenom ? Si tel est le cas, c’est une insulte a la memoire des Francais d’origine europeenne qui ont participe a la revolution algerienne. Vous n’avez aucun respect pour eux ! Qui plus est, comment prendre au serieux vos commentaires et citations puisque vous ne mentionez pas vos sources ? 17 octobre 2008
a b a dit :
Je n’ai rien contre le fait de faire le procès de la résistance (et même que la résistance française à droit au chapitre) et les points algéro-algérien hors sujets que tu soulèves Farid peuvent être dénoncés auprès du gouvernement algérien, pas de problème Et même que ce sujet peut-être évoqué au procès que nous réclamons sur les évènements du 17 octobre 1961 qui quoi qu’il en soit se sont déroulés à Paris. Il est vrai, Farid, qu’à aucun moment tu ne nies les faits. Quand à avoir la fleur de peau, Farid, tu te la joues mais tu ne sais pas de quoi tu parles (et effectivement ce que tu dis c’est du ressassé qui ne change rien au sujet, comme dit plus bas c’est une rengaine systématique) et oui je ne suis pas de marbre face au sujet surtout quand j’en vois faire un scandale ridicule pour des sifflets (et là évidemment tu as un avis outré) 17 octobre 2008
Farid a dit :
A Aurore, Tu me dis que ce qui te gène, c’est que vous devez composer avec des gens comme moi. Que si des gens n’avaient pas pris les armes, je serais encore traité d’indigène, et qu’il y a encore des gens comme moi qui regrette le temps de l’Algérie Française. C’est tout de même amusant que c’est une personne avec un prénom français, et donc de colonisateur qui me fait la leçon. Peut-être n’est ce qu’un nom d’emprunt, mais alors la colonisation a fait beaucoup de dégât dans les esprits même des plus jeunes. Vois-tu, je n’habite pas en France mais dans un pays arabe, tu comprends étant en parfait accord avec moi-même, je fais partie de ces gens qui ont voulu l’indépendance de leur pays pour y vivre à l’intérieur de celui-ci. A la différence de ceux qui n’ont que l’indépendance et le FLN à la bouche est qui ont décidé d’aller vivre chez le méchant colonisateur raciste. Tout le reste c’est du bla-bla. Cette petite précision faite, on peut continuer à parler de la pluie et du beau temps, mais j’aime que mes interlocuteurs soient cohérents avec leurs dires. 17 octobre 2008
Aurore a dit :
Farid : ce qui me gêne moi vois tu c’est que nous devons composer avec des gens comme toi ! Ce qui me gêne moi c’est que si le FLN n’avait pas pris les armes, tu ne serais pas entrain d’écrire ce que tu écris parce que tu serais concidéré encore comme un "indigéne" et tu n’aurais dons pas accés à l’enseignement. Ce qui me gêne c’est qu’il y ait encore des gens, comme toi, qui regrettent le "bon temps" de l’Algérie Française.
17 octobre 2008
Lola a dit :
Paix à leur âme. Tous. Farid : Il ne faut pas oublier que tout ce que les algériens demandaient démocratiquement a été refusé par les forces coloniales. L’élite arabo-berbéro-musulmane même la plus modérée a été méprisée ou trompée. Après tous ces échecs, c’est le "lumpen" qui a pris les choses en main avec ce mot d’ordre : se libérer par tous les moyens, tous-les-mo-yens. 17 octobre 2008
Farid a dit :
Certains ont ici la sensibilité à fleur de peau et font dans la confusion la plus totale. C’est très bien de savoir lire encore faut-il comprendre ce qui est écrit. Je n’ai jamais mis sur le même pied d’égalité l’occupant et l’occupé. Pas non plus comparé le FLN à Papon, quoique vu les exactions du FLN contre ses frères algériens ( massacre de Mélouza par exemple) Papon est un enfant de coeur. Demandez aux Messalistes, il vous donneront des détails. J’ai tout simplement commenté l’article qui nous est proposé. Et je remarquais, si quelqu’un peut me contre dire je serai ravi, que lorsque l’on évoque les événements tragiques du 17 octobre 1961, on éludait toujours la responsabilité du FLN. Je parle de ce fait précis, pas de la guerre d’Algérie en générale. Certains, ici me diront que dans une guerre ce n’est jamais ni blanc ni noir, certes, mais encore ne faut-il pas cacher une certaine vérité. Nous ne sommes pas ici pour promouvoir la propagande du FLN, elle a suffisamment fait de dégât en Algérie depuis 1962. Il est juste que des Algériens lève le voile sur certains mythes fondateurs de l’Algérie libre et indépendante. Je tiens tout de même à préciser vu le manque de compréhension de certains, que je ne remets en cause aucunement et d’ aucune manière le caractère impérialiste, destructeur et criminel de la colonisation. Dans le cas qui nous occupe, ce n’est pas de cela dont il est question. A Amel, il n’ y a pas de bon arabe, il n’ y a que des arabes, comme il n’ y a pas de musulman modéré mais de musulman tout court. A Idéal, tu as pitié de la petitesse de ma réflexion, mais tu ne brilles pas non plus par la grandeur de la tienne. Vu la teneur de tes commentaires, je m’abstiendrai de faire ce genre de jugements de valeurs. 17 octobre 2008
a b a dit :
Le discours colonial est relayé de façon perfide. Il n’est pas rare de voir aujourd’hui que chaque initiative visant à faire état d’une époque sombre de l’histoire de France soit parasité par le contre discours mis au point par les coupables honteux. Le discours de "Farid" est le discours habituel et bien rôdé mis en oeuvre par ces même troubillon qui se sont mis en tête d’empêcher tout procès de cette sombre partie de l’histoire de France. Il y a quelques temps déjà des organisateurs de manifestations culturelles ayant pour but de débattre sur la mémoire et la condamnation des crimes coloniaux avaient déjà soulevés le problème et mis à nue cette stratégie du fallacieux qui vise à dédouaner l’ignoble. Le sujet qui avait fait justement débat est l’objection hors sujet soulevée alors que le thème concernait les crimes coloniaux d’une manière générale : "mais le FLN avait-il besoin de tuer des policiers français ?". Ce qui avait étonné c’est que le faux débat impromptu soit lancé par des personnes qui se présentent initialement comme dénonçant les crimes coloniaux... On notera que dans les éphémérides et évènements du 17 octobre publiées ci et là, le 17 octobre 1961 ne figure pas. Autre fait intéressant : les divers médias du net publie tous le même... Il ne s’agit pas de faire le procès du FLN ou des mouvements de résistances, il s’agit de faire le procès d’un crime odieux. Lors de ce procès il pourra alors être démontré si des éléments à décharge pouvaient expliquer ou constituer des circonstances atténuantes pour les massacres, les mutilations et les noyades commis par le gouvernement colonial. Les éléments à décharge ne peuvent en aucun cas empêcher le procès d’un crime. 17 octobre 2008
Amirouche a dit :
@Farid, dommage pour toi, on est plus en novembre 54, sinon t’aurais pu en plus de dire des contre vérités historiques et une méconnaissance complète de l’histoire de la révolution algérienne porter les armes au côtés de ceux que tu soutienne. tout de même refuser à un peuple la liberté il faut oser !! sinon une petite question : est ce que tu candamnes aussi la résistance française contre les nazis ? 17 octobre 2008
alourtilani a dit :
@inconnu, Parce que le FLN a été noyauté pas des anciens algériens de l’armée française... Pas bête ces français, en voyant qu’ils allaient dans tout les cas céder l’indépendance, ils ont noyauté les indépendantistes et ça a plutôt bien marché malheureusement... Mais Farid dira surement que je suis parano et que c’est juste que nous sommes un peuple de sauvage qui ne mérite pas l’indépendance, que finalement les races supérieurs ont un devoir de coloniser les races inférieurs pour les guider sur les chemins de la civilisation et la modernité... Tiens tiens, ça vous dit quelque chose ? 17 octobre 2008
@ farid :C’est invraisemblable de mettre l’occupant et l’occupé au même niveau . L’occupé en droit à le droit de se défendre avec tous les moyens dont il dispose , contrairement à l’occupant . En le vois actuellement avec la Palestine occupée , l’Afghanistan et l’Iraq . On voit aussi quand un peuple occupé renonce à l’usage des armes qu’est ce qu’il advient ; l’exemple de l’état hébreux est là pour nous le rappeler .Moi ce que je reproche au FLN et que je condamne même c’est ce qu’il a fait de 62 à nos jours . Il à même fait de la société algérienne et des algériens de parfait francophones , plus même de ce qu’ils étaient dans l’Algérie française . Amicalement : un inconnu .
17 octobre 2008
Songe a dit :
A lire les réactions de Ahmed et Farid j’en arrive à penser que notre cause est perdue. Comme l’est celle les noirs américains malheureusement ! Car sortie de Nike et Adidas je crois qu’ils ne connaissent malheureusement rien d’autres...et ne veulent rien connaitre d’autres !
17 octobre 2008
Amel a dit :
Alors Farid si tu pouvais nous dire qui tu es vraiment on pourrait mieux discuter, à part bien sûr le fait que tu es un " bon arabe" qui en a marre des autres arabes, comme tu la écris dans le débat précedent ?
17 octobre 2008
Sihem a dit :
Merci Youssef Girard : Il est des souvenirs douloureux certes, mais qu’il faut ramener à la surface, pour exorciser ce qui n’a jamais était reconnu comme une barbarie. Non ,pour attaquer, non pour attiser des haines juste pour ne pas laisser certains actes impunis jetés dans les méandres de l’oubli. Pour que ces centaines d’Algériens ne soient pas morts pour rien et surtout pour que les enfants de demain sachent que leur liberté a accouchée dans le sang et la douleur. Pour qu’ils sachent à quel prix d’autres ont payés cette fameuse carte d’identité française, qui permet à ces jeunes aujourd’hui d’être un peu plus libres que ne l’ont été leurs parents. Pour que le nom "indigène" ne soit plus qu’un mauvais souvenir à jeter dans les poubelles de l’histoire aux mêmes titres que ceux qui l’on inventé.
17 octobre 2008
Shanez a dit :
Oui Ahmed : Vous prenez Oumma.com pour L’imam d’une mosquée ? Parce que je vous rappelle qu’Oumma.com n’est pas là pour vous rappelez à votre devoir de musulman mais pour vous informer ! Alors le petit discours sur le don d’organe si vous pouviez nous en épargner .... ce serait un grand service que vous rendriez à vos frères et soeurs !
17 octobre 2008
alourtilani a dit :
Farid, Si la France n’avait pas colonisé l’Algérie, le FLN n’aurait pas existé... Si la France avait dit, "ok vous demandez l’indépendance, nous allons en discuter autour d’une table entre gens civilisés" et n’avait pas cherché a mater la rébellion, tout cela n’aurait pas eu lieu... Si vous êtes un nostalgique de l’Algérie Française c’est votre droit, mais dites le clairement. Il y a eu des morts des deux cotes, des atrocités des deux cotés mais celui qui a colonisé l’autre, c’est la France et pas le contraire... Il ne fallait pas se défendre ? Quand aux collectes d’impôts de guerre, c’est tout à fait NORMAL, ici nous payons nos impôts quand bien même ils sont dépensés à bombarder nos frères en Afghanistan, tentez de ne pas payer , on verra si ils n’auront pas recours à la force... Quand à ceux qui parlent de rappel, je pense que la communauté musulmane en France est dans une telle léthargie qu’il est nécessaire de faire ce genre de rappels, ce sont des passages de notre histoire et de celle de nos parents qu’on ne nous apprend pas forcement à l’école... Quel genre de rappels voulez vous ? des rappels qui endorment les masses du genre, "les gouverneurs ont toujours raison" ou "quand on te gilfe, tend l’autre joue" ? 17 octobre 2008
Sonia a dit :
@ Farid : Qui arrive à faire mieux que Lepen en comparant l’incomparable ! Parce que vous croyez que la résistance Française face au nazi par exemple c’est faites dans la dentelle ? Parce que vous croyez que l’on gagne une guerre de résistance sans se salir les main ? Parce que vous croyez que les victimes et les bourreaux peuvent être mis dos à dos ? Parce que vous pensez qu’un résistant du FLN et un Papon sont à mettre dans le même panier ? Parce qu’un Hitler et un Jean Moulin c’est pareil ? Pauvre de vous ! 17 octobre 2008
ideal a dit :
A Farid : Long is de road, long est encore le chemin pour une reveil de notre communauté. Je me désole encore et toujours quand je lis vos interventions, j’ai pitié de votre niveau de conscience et pitié de votre esprit encore "colonisé". Pitié de votre petitesse de réfléxion parce que mettre dos à dos le FLN et Papon, il faut être petit pour le faire non ? Pendant que des communautés s’evertuent à maintenir le fambeau de leurs resistants, dans notre communauté certains jettent le doute, l’opprobe sur les leurs. Farid : Dieu a crée les oiseaux : ces créatures qui connaissent le vertige de l’altitude parce qu’ils peuvent voler et puis Dieu a créer les rampants : les lézards, les serpents ceux là sont condamnés à ramper, à être écrasés... Il en est de même pour les Hommes et je crois malheureusement pour vous que vous faites parti de ces rampants...condamné à ramper devant ceux qui vous écrasent. 17 octobre 2008
amazone a dit :
Pour savoir où nous allons il nous faut d’abord savoir d’où nous venons. Ce texte permet à tous ceux qui nous accusent systématiquement de nous poser en victimes de mesurer la stupidité de leur propos. Les cadavres, le sang et les larmes des Algériens, qui gisent sous la terre de France ne sont pas des mythes malheureusement, ils sont la réalité que notre Douce France refuse de reconnaitre comme telle. Une réalité qui met à mal et ébranle les valeurs de notre Grande Démocratie, mais ce qui est pire c’est le déni absolu de cette réalité. C’est vouloir à tout prix imposer une chappe de plomb sur une de ces période sombre de l’histoire de France, afin que leurs enfants issus de ...ne sachent jamais d’où ils viennent pour ne jamais savoir où ils vont.
17 octobre 2008
Ahmad a dit :
Salam Oumma.com ,mr girard le 17 octobre c’est aussi la journée mondiale du don d’organes le rappel au croyants c’est aussi ça, audelà de tout enfermement... c’est bien de dire pendant tout le ramadan, l’islam est universel, c’est la paix, le service des gens, du bien, le bonheur, c’est pour tout le monde, mais faut l’apliquer ça une vision universaliste 17 octobre 2008
Farid a dit :
Ce qui me gêne dans ce genre de discours bien rôdé, c’est qu’on parle jamais assez de la responsabilité du FLN dans ce drame. Il faut savoir que la majorité des manifestants n’ont pas manifesté de gaïtée de coeur, mais y étaient obligés sous peine d’être exécutés par les satrapes du FLN. Tout comme les collectes "impôts de guerre", il fallait payer ou être exécuté. Cette manifestation, d’ailleurs il est dit dans le texte, chose rare, était bien de casser le couvre feu instauré pour empêcher les activités du FLN. C’est pourquoi le FLN a obligé les algériens à aller manifester en sachant pertinemment ce qu’il allait advenir. Le dirigeant de la fédération de France du FLN, Omar Boudaoud le dit lui-même : « nous nous attendions certes à une vague de répression". Il fallait qu’il y ait de la "casse" pour que les algériens soient impliqués et cela a plutôt réussi, puisque après cet évènement , les algériens ont soutenu le FLN, ce qui n’était pas vraiment le cas avant. Le FLN en a profité pour régler ses comptes avec d’autres militants algériens du MNA par exemple et les liquider. Pour ma part, le FLN au même titre l’ administration française est responsable de ce drame. Peut-être plus le FLN parce qu’il savait qu’il envoyait les algériens se faire massacrer, mais il fallait bien ça pour arriver à ses objectifs. Enfin, ce qui est dommage c’est que depuis quelques années où la date du 11 octobre 1961 revient dans le cadre de manifestations commémoratives, débats, conférence, etc, personne n’ose remettre en cause le FLN pour sa responsabilité directe dans ce drame. C’est toujours le nom de Papon qu’on entend. C’est un peu comme Le Pen, c’est consensuel et ça fait peur dans les chaumières.
17 octobre 2008
Salam Mr Girard Ce qui est étonnant, c’est que vos rappels aux croyants ont toujours la même orientation, hors ce que dit le coran, c’est quand même autre chose, à savoir se libérer d’une approche exclusifs des rappels, il faut varier, pour être libre Vous qui parlez de libération, d’autonomie,cela devrait vous interpeller 17 octobre 2008
Sans commentaire ! l’horreur à l’état pur ! et dire que ce pays qui n’a pas encore régler ses comptes avec son passé continue à donner des leçons de bonne conduite au reste du monde et surtout du sud . désolant !!! un révolté
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