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Articles
Ijtihad : pour un « Islam progressiste et populaire »
mardi 9 octobre 2007 - par Abdelaziz Chaambi,
Mohamed Kaf,
Nadjib Achour,
Sarah Girard,
Youssef Girard
Militants venus d’horizons divers[1], nous avons travaillé ensemble dans la commission se rapportant à la dynamique musulmane en France dans le cadre du Forum Social des Quartiers Populaires qui s’est déroulé à Saint-Denis les 22, 23 et 24 juin 2007. Ce travail commun nous a permis de confronter nos points de vue et nos expériences afin de faire avancer nos réflexions. Lors du Forum Social des Quartiers Populaires, nous avons organisé un atelier sur la dynamique musulmane et l’engagement des associations islamiques dans les luttes sociales en France. Cet atelier nous a montré l’intérêt porté par un grand nombre de personnes pour la thématique que nous présentions. Il a aussi manifesté l’attention portée à notre discours qui cherchait à défendre un Islam engagé socialement et en phase avec son environnement : un « Islam progressiste et populaire ». Il est évident que malgré la qualité du débat instauré au cours de l’atelier, les questions qui se posent à nous ne peuvent être réglées en quelques heures. Ces questions difficiles nous demandent de pouvoir réfléchir et agir sur le long terme. C’est pourquoi nous avons décidé de poursuivre l’action entreprise dans le cadre de la commission sur la dynamique musulmane en constituant le groupe Ijtihad. Pourquoi Ijtihad ? Littéralement, le terme Ijtihad signifie « l’effort ». Au fil du temps, il prit le sens particulier « d’effort de réflexion ». Selon la doctrine classique de la théorie du droit islamique, Ijtihad signifie se contraindre à se forger une opinion (dhann) dans un procès (qadiyya) ou comme règle (hukm) de droit. Pour le philosophe indo-pakistanais Mohammed Iqbal (1877-1938), l’Ijtihad « signifie s’efforcer en vue de formuler un jugement indépendant sur une question légale »[2]. Autrement dit, l’Ijtihad est un effort effectué par un juriste soit pour extraire une loi ou une prescription de sources scripturaires peu explicites, soit pour formuler un avis juridique circonstancié en l’absence de textes de référence. Dans la tradition sunnite, les « portes de l’Ijtihâd » furent fermées à partir du Xième siècle. Cependant, cette fermeture, qui n’était en rien une prescription sacrée, fut toujours contestée par de nombreux oulémas tels qu’Ibn Hazm (994-1064) ou As-Souyouti (1445-1505). En fait, la fermeture des « portes de l’Ijtihad » marquait avant tout la décadence intellectuelle du monde musulman post-almohadien. « Le refus de l’ « Ijtihad », écrivait Mohammed Iqbal, est une pure fiction suggérée en partie par la cristallisation de la pensée juridique dans l’Islam et en partie par cette paresse intellectuelle qui, spécialement dans la période de décadence spirituelle, transforme en idoles les grand penseurs. Si quelques-uns des docteurs ultérieurs ont été partisans de cette fiction, l’Islam moderne n’est pas engagé par cet abandon volontaire de l’indépendance intellectuelle »[3]. Au XIXième siècle, les réformateurs musulmans dans la lignée de Jamel ed-Dine Al Afghani (1838-1897) firent de la réouverture des « portes de l’Ijtihad » un des éléments moteurs de leur réflexion. Pour Mohammed Iqbal, l’Ijtihad est « le principe de mouvement dans la structure de l’islam ». Ainsi, le philosophe indo-pakistanais appelait à un Ijtihad collectif afin de « reconstruire la pensée religieuse de l’Islam » pour qu’elle soit en phase avec le monde contemporain. Dans cette perspective, il affirmait que « le Coran enseigne que la vie est un processus de création progressive constante, ce qui nécessite que chaque génération, guidée mais non empêchée par l’œuvre de ses prédécesseurs, ait le droit de résoudre ses propres problèmes »[4]. C’est afin d’essayer de résoudre nos « propres problèmes » que nous avons donc décidé de constituer Ijtihad. Ijtihad se voudra un espace de réflexion et d’action sur toutes les questions se rapportant à l’Islam et aux musulmans en France et dans le monde. Notre effort de réflexion collectif (Ijtihad jama’i) aura pour but de promouvoir un Islam en phase avec son environnement social, c’est-à-dire un « Islam progressiste et populaire » capable d’offrir les fondements idéologiques et spirituels à l’émancipation réelle des populations musulmanes. Ainsi, Ijtihad s’attachera à préserver l’identité culturelle et spirituelle des musulmans tout en s’efforçant de participer activement aux luttes sociales et politiques des populations des banlieues en dépassant notre identité islamique. Perspectives d’Ijtihad Avec la constitution d’Ijtihad, nous nous imposons de nouvelles tâches politiques et pratiques. C’est dans ce cadre qu’Ijtihad développera ses réflexions et ses actions. Parmi les nombreux chantiers de travail qui se présentent à nous, certains nous semblent prioritaires : 1 - Construire un « Islam progressiste et populaire » en phase avec son environnement social. Au cours de l’histoire, l’Islam a toujours été traversé par de multiples courants de pensée qui furent le produit de contextes sociaux différents voire mêmes antagonistes. Face à l’ « Islam des dominants » défendu par les « Ouléma du palais » a toujours existé un « Islam des dominés » qui, porteurs des idéaux des opprimés, se voulait le vecteur de contestations sociales et d’un désir de justice. C’est de cet Islam, porteur de justice sociale, qui a lutté contre les oppresseurs musulmans puis contre la domination impérialiste, dont nous nous réclamons. Il nous appartiendra de définir un « Islam progressiste et populaire » capable de lutter contre l’impérialisme, le néo-colonialisme et ses supplétifs, de promouvoir une renaissance civilisationnelle et de défendre la justice sociale. Loin de tous replis exclusifs, cet « Islam progressiste et populaire » devra nécessairement s’ouvrir à la culture universelle de tous les opprimés (al-mostadh’afoun) pour mieux se dresser contre l’hégémonie impérialiste. C’est en partant de l’ensemble du patrimoine islamique, sans exclusive, que nous nous attellerons à cette tâche. 2 - Lutter contre l’islamophobie et les discriminations dont sont victimes les musulmans. L’Islam est depuis des années la victime expiatoire de tous les maux de la société française. Les musulmans sont présentés comme des terroristes voleurs, violeurs, voileurs et antisémites. Ils sont le symbole même de l’anti-France et l’Islam est définitivement la religion des « barbares ». Pour surveiller et punir les « barbares musulmans », l’Etat français a mis en place une politique de répression et de contrôle de l’Islam et des musulmans dans la plus « pure » tradition coloniale : contrôle de l’Islam par l’instauration du CFCM pour rétribuer les nouveaux bachaghas de la communauté ; criminalisation et répression contre l’Islam et les musulmans par des lois d’exceptions (loi sur le voile, loi « antiterroriste », plan Vigipirate…) et une discrimination institutionnalisée. Comment lutter contre ce contrôle institutionnel et ces discriminations ? 3 - Poser la question féminine en Islam, et ce, dans une tripleperspective : premièrement, celle des discriminations et des pressions que subissent les femmes musulmanes dans la société française, notamment celles qui portent le foulard ; deuxièmement, l’oppression endurée par les femmes au sein même d’une communauté musulmane traversée par des idées et des pratiques sexistes et patriarcales ; troisièmement, lutter contre la culture machiste dominante dans l’ensemble de la société française. Nous souhaitons ainsi donner les moyens à toutes les femmes musulmanes (quelle que soit leur origine, voilée, non-voilée, etc.) de se défendre contre ces injonctions à la sujétion, d’où qu’elles viennent. Cette question nous semble incontournable car elle est au centre des débats sur l’Islam, à la fois dans les discours de certains de ses détracteurs (pour lesquels le foulard serait de manière essentialiste le symbole de l’asservissement de la femme et pour lesquels les musulmanes non-voilées seraient forcément des femmes libérées du « joug des musulmans sexistes ») ou a contrario de certains de ses défenseurs (qui érigent le foulard en étendard de l’Islam et qui dénigrent ainsi les musulmanes qui ne le portent pas). Comment les femmes musulmanes peuvent-elles sortir de ces carcans et s’élever au-delà de toutes les représentations fantasmées dont elles font l’objet ? Nous devons également lutter contre toutes les pratiques sexistes et patriarcales qui touchent l’ensemble des femmes. 4 - Explorer et faire connaître le patrimoine de la civilisation arabo-islamique. L’Islam ne peut pas être réduit uniquement à une spiritualité transcendante puisqu’il est aussi une civilisation immanente. Ainsi, l’Islam représente plus de quatorze siècles d’une civilisation, s’étendant de la Mer de Chine à l’Océan Atlantique, avec ses pages sombres et ses pages glorieuses. Comment construire notre présent, non en cherchant à ressusciter artificiellement le passé, mais en s’appuyant sur cet héritage civilisationnel ? En effet, les musulmans, héritiers de la philosophie d’Ibn Rushd (1126-1198), de la science de l’histoire Ibn Khaldoun (1332-1406) et de la mystique d’Abou Hamid al-Ghazali (1058-1111) ou de Djalal ed-Din Rumi (1207-1273) doivent explorer ce patrimoine qui est le leur. « Ici comme ailleurs, écrivait Mohammed Abed al-Jabri, notre seule chance de ne plus lire notre avenir dans le passé – ou le présent – des autres, mais de construire à partir de notre propre réalité, à partir de la spécificité de notre histoire et des constituants de notre personnalité, c’est la conscience historique »[5]. 5 - Développer la connaissance de la nahda et du mouvement de réformes culturelles-religieuses qui s’est développé dans le monde musulman à partir du XIXème siècle. De Jamel ed-Dine Al Afghani (1838-1897) à Ali Shariati (1933-1977), en passant par Abd el-Hamid Ben Badis (1889-1940) ou Abdelkrim El Khattabi (1882-1963), des hommes ont prôné une spiritualité engagée dans le monde. Le mouvement de renaissance de l’Islam se fit dans une triple dimension : une politique offensive de lutte anti-impérialiste et de renaissance civilisationelle du monde musulman ; une relecture des textes normatifs dans un sens novateur en lien avec leur environnement social ; une spiritualité profonde et intime. Quels enseignements pouvons-nous tirer de leurs actions ? Quelles idées développées par ces hommes peuvent encore nous servir aujourd’hui ? Leurs idées, même si nous devons les adapter à notre réalité sociale, nous seront nécessairement utiles pour développer notre propre projet. 6 - Approfondir notre connaissance de l’histoire de l’Islam et des musulmans en France. Cette histoire a trop longtemps été minorée et détachée de l’histoire générale de l’immigration. Pourtant, l’Islam est arrivé en France avec les premiers immigrés maghrébins au début du XXème siècle. Dès les années 1920, les pionniers de l’immigration s’organisèrent afin de pratiquer leur religion. Au sein de l’Etoile Nord Africaine, l’Islam joua un rôle important dans la lutte globale que menaient les militants nationalistes maghrébins au sein de l’immigration et dans les luttes de libération de leurs pays d’origine. Quelles leçons pouvons nous tirer de l’expérience de l’Etoile Nord Africaine, de l’activité de l’association des Ouléma, de la marche pour l’égalité des droits et contre le racisme de 1983 et des différentes expériences militantes qui se sont développées à la suite cette marche ? Au-delà de ces orientations, nous invitons tous ceux et toutes celles qui désirent lutter contre les discriminations dont sont victimes les musulmans et qui veulent construire dans la durée une alternative à l’Islam institutionnel à nous rejoindre afin de construire ensemble un « Islam progressiste et populaire » en phase avec notre époque et les réalités sociales des populations victimes du nouvel ordre mondial. Nadjib Achour, Abdelaziz Chaambi, Mohamed Kaf, Sarah Girard, Youssef Girard Contact : ijtihadislam@gmail.com [1] DiverCité, MIB, CMF, indépendants. [2] Iqbal Mohammed, Reconstruire la pensée religieuse de l’Islam, traduit par Eva de Vitray-Meyerovitch, Ed. Du Rocher, 1996, page 149 [3] Ibid., page 178 [4] Ibid., page 169 [5] Abed al-Jabri Mohammed, Introduction à la critique de la raison arabe, La Découverte, 1994, page 170 Mots clésYoussef GirardDu même auteur, à lire sur oumma.com :
Abdelaziz ChaambiMembre fondateur de Divercité. Il est également membre du Collectif des Musulmans de France et de la commission Islam et Laïcité. Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Nadjib AchourDu même auteur, à lire sur oumma.com :
Mohamed KafDu même auteur, à lire sur oumma.com :
Sarah GirardDu même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article5 novembre 2008
mohamed hammar a dit :
Je suis bien heureux d’apprendre de votre idée d’un groupe travaillant pour que l’Islam soit "en phase avec son environnement" et je serais encore plus heureux de contribuer à l’éclaircissement de cette idée de taille, (...) (Lire la suite)
12 octobre 2007
Itinerant a dit :
Salaam
Bienvenue, félicitation et longue vie féconde et utile au groupe Ijtihaad dans le paysage français. En tant que musulman je suis satisfait de l’ancrage franc au coté des opprimés (mostadh’afoun), tous les opprimés et quelques (...) (Lire la suite)
11 octobre 2007
Oumarij a dit :
Salam
Excellente intervention de SSi( expression de respect en marocain) Omar Masri . Vous êtes un temoin de votre époque ,Merci de l’avoir fait.
Dommage qu’Oumma- que je remercie au passage- ne developpe pas un systéme de débat (...) (Lire la suite)
10 octobre 2007
Addas a dit :
A Idéal et à Lola
IL y a eu un quiproquo dans votre lecture. Je ne dis pas que les "musulmans sont...tournantes". Mais, par contre, je dis que ces propos sont largement tenue par une large frange de feministe en l’encontre des musulmans. (...) (Lire la suite)
10 octobre 2007
CMF a dit :
salam, le texte a le merite de provoquer le débat, à ceux qui nous accusent de gauchistes , je leur dirai tout simplement , vous etes peut etre un nouveau genre de reactionaires , de petit bourgeois musulman , adepte de la cyber militance .... (...) (Lire la suite)
10 octobre 2007
Mounya a dit :
Un commentaire de haute volée,celui de Mazri Omar.Un grand merci à Oumma.com de donner aux uns et aux autres la possibilité de s’exprimer et de s’enrichir mutuellement. (Lire la suite)
10 octobre 2007
ideal a dit :
A Addas, vous parlez de décoloniser les esprits, c’est une bonne idée mais je crois qu’il faudrait commencer par décoloniser le votre (d’esprit). A la lecture de vos propos sur "les barbares musulmans qui ne pensent qu’à (...) (Lire la suite)
10 octobre 2007
Mazri Omar a dit :
J’ai lu et relu votre bilan sur votre action et j’ai analysé vos démarches et propositions. Il y a beaucoup de bien comme il y a beaucoup de pistes à explorer, à tenter et à débattre sur le terrain des acteurs au quotidien. Bravo. Je (...) (Lire la suite)
10 octobre 2007
mamadou a dit :
A propos d’un titre Islam progressiste ? Salam
Je crois que les auteurs de cet article utilsent des mots et des concepts qui ne maitrisent pas bien, et qui ignorent leur signification philosophique. Le titre uniquement mérite un débat : (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Lola a dit :
Oh ! là ! là ! Addas, je ne voudrais pas utiliser les mêmes procédés que vous mais là, vous dérapez quand vous parlez des "barbares de musulmans qui ne pensent qu’à faire des tournantes dans les cités" !
Qui vous dit qu’ils sont (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Abdeloum a dit :
bonsoir,
Je ne comprends pas pourquoi certains bloquent autant sur la sémantique. Islam modéré , islam progréssiste ... et alors , le plus important n’est t’il pas le travail sur le champs, le changement de perception du monde , de (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Habiba a dit :
Je ferai juste remarquer que cette initiative vise à résoudre les problèmes des musulmans causés par des non-musulmans.
Il me semblait pourtant que l’Ijtihad visait à résoudre les problèmes des musulmans dans une société musulmane, non ?. (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Wafa a dit :
Réponse à Septique
Je me permets de vous raconter une anecdote. Un jour une amie juive me dit "sais tu pourquoi les musulmans ont du mal à s’en sortir ? " Non lui réponds dis je. "Parce que vous rêvez et que vous vous arrêtez au rêve (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Sceptique a dit :
Il y a quelque chose d’étonnant à voir le trio CMF, Divercité, et le MIB parlaient de théologie, alors que ces associations n’ont pas le moindre théologien penseur digne de ce nom capable de formuler en des termes crédibles une (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
anonyme a dit :
n ce qui est du cfcm,soit il doit disparaître soit il doit se soumettre au principe de la démocratie.Cette structure ou ce truc doit à mon avis etre ramplacée par un organisme indépendant des pays étrangers et du gouvernement.Y en a marre.On (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Aster a dit :
De nombreuses personnes sont convaincues qu’il est nécessaire de « réformer » l’Islam afin de l’adapter aux données du monde moderne. D’autres rejettent cette idée avec passion, observant que le contenu de l’Islam (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Halim a dit :
J’ai bien ri en lisant la réaction de Sultan, particulièrement confuse et qui dissimule mal le profil militant de gauche en mal de révolution. Sa lecture de l’islam relève de son imaginaire de gauche ou d’extrême gauche. Je (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Addas a dit :
A Traillemac.
Certes vous avez raison quand vous affirmez que le progrés ou la modernité n’ai pas tribituaure de la culture occidentale. Mais pour autant certaines notions renvoient en priorité à cette ladite culture. Daoud est tres (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Samir a dit :
Je n’ai nul besoin d’ intérmédiaires qui s’érigent en "théologiens" pour me signifier ce qui est progressiste, moderne archaïque, ou je ne sais quoi encore. Il est aisé comme vous le faîtes de vous protéger derrière des mots (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Je ne vois aucune représentativité dans ces comiques du CFCM choisis par Sarkozy. Lui même ne représente même pas la moitié de la France. (Lire la suite)
9 octobre 2007
Marianne a dit :
Merci aux auteurs de cette initiative, qui proposent que nous soyons maitres de nos destins, loin des calculs politicien et de pouvoir que certains souhaitent faire à nos dépens. (Lire la suite)
9 octobre 2007
Sultan a dit :
Salam j’aimerai réagir aux interventions de certains internautes qui oublient que l’Islam est non seulement progressiste mais je dirai aussi révolutionnaire, et le qualifier ainsi ne remet en rien en cause la sacralité du message ou (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Sophia a dit :
Il serait dans l’interet du CFCM, il en va de son image, et de sa crédibilité de recruter un chargé de communication pour servir d’interface avec ses électeurs...peut etre sentirons nous moins le mepris qu’affiche à notre égard (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
a mr rabah, j’ ai l’impression que vous défendez votre association comme un salarie qui pourrait defendre son entreprise pour etre promu.vous etes tres ambitieux,mr rabah,mais seulement pour vous même... ne vous en faîtes pas on ne (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Fales a dit :
Salam,
Belle et noble initiative qui mérite la contribution de tout un chacun qui souhaite changer et améliorer le sort du monde en général et de l’humanité en particulier...
En revanche, sur les remarques autour du "progressisme" et de (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Mohamed a dit :
En lisant les interventions de Rabah une citation me vient à l’esprit :
"Mon Dieu, préserves moi de mes amis, mes ennemis je m’en occupe". (Lire la suite)
9 octobre 2007
Idéal a dit :
UN grand merci à Rabah qui vient de m’ouvrir les yeux, par son silence, à la question que je me suis toujours posée. Le CFCM défend t-il mes interêts ? La réponse est clair : NON. Le CFCM défend ses (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Merouane a dit :
Je lis les interventions sur ce site et j’avoue être sidéré par l’intervention de Rabah, qui défend le CFCM bec et ongles. C’est effectivement son droit. Ce qui me sidère c’est que Rabah n’argumente pas et semble (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Moncef a dit :
Réponse au frère Rabah
Le frère Rabah croit trouver une légitimité au CFCM en invoquant sur un ton pontifical « le vote de musulmans ». Outre la pauvreté épouvantable de son argumentation, Précisons à Rabah que les règles de ce vote ont été (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
amazone a dit :
A mr Rabah, votre sens de la démocratie me laisse quelque peu perplexe. La démocratie Mr Rabah c’est aussi le dialogue n’est ce pas ?
Pour répondre à votre question : ma légitimité c’est que vous êtes censé me représenter que (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Rabah a dit :
Mme Amazone vous contestez à nouveau la légitimité du CFCM. Le CFCM a la légitimité électorale. Et vous quelle est votre légitimité. Oui je le répète et je sais que cela vous gêne, le CFCM est légitime grâce aux votes des électeurs musulmans. (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
amazone a dit :
A Mr Rabah. Je crois que nous entretenons un discours de sourds. Vous eludez mes questions depuis tout à l’heure et n’insistez que sur votre légitimité, que je n’ai à aucun moment mis en cause.
Il est dommage pour les gens (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Rabah a dit :
Je ne me contredis pas Mme Amazone, le CFCM est légitime beaucoup plus que ceux qui le critiquent comme les auteurs de cet articles qui agissent certainement par aigreur, car ils auraient souhaité être parmi le CFCM comme le CMF qui a toujours (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
amazone a dit :
A Rabah. je vous remercie de l’interêt porté à mon intervention cependant je reste quelque peu sur ma faim.
A toutes mes questions vous répondez par le sérieux de votre association, ce dont je ne doute pas mais ne répondez pas à mes (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Djilali a dit :
Je doute fort que "les Nadjib Achour, Abdelaziz Chaambi, Mohamed Kaf, Sarah Girard, Youssef Girard" aient la capacité de produire un ijtihad moderne. Jusqu’à présent, les personnes citées ci-dessus et sans mettre en cause leurs intentions (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Rabah a dit :
Pour répondre à Mme Amazone, le CFCM est légitime. Les musulmans de France ont voté pour ses représentants d’une manière transparente et démocratique. De plus si l’Etat français a approuvé ce choix, c’est que l’Etat (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Amazone a dit :
Trés bonne initiative avec cependant un point génant : pourquoi parler d"’islam progressiste et populaire" ? Cette expression est génante et ne contribue aucunement à faire évoluer l’image que se font les gens de l’islam, au (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Amazone a dit :
A Rabah. Nous ne doutons pas du sérieux de votre association, mais nous nous interrogeons. Pourquoi la majorité des musulmans de France ne se reconnait t-elle absolument pas dans votre combat ?
Pourquoi quand un procés se tient en France pour (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Taremaillac a dit :
Daoud, depuis quand "modernite" et "progres" sont-ils des vocables (sic) neo-coloniaux (vocable est masculin) de la pensee (laquelle ???) ? Vous etes enferme dans une double negation qui ne participe pas a l’evolution necessaire de toute (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Rabah a dit :
Vous affirmez dans votre article : "l’Etat français a mis en place une politique de répression et de contrôle de l’Islam et des musulmans dans la plus « pure » tradition coloniale : contrôle de l’Islam par l’instauration (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Soumi a dit :
Chère soeur, chers frère,
Un petit commentaire sur votre texte :
Pour peu qu’on libère aujourd’hui l’esprit musulman de ces restrictions et que l’ijtihad retrouve sa place comme méthodologie constructive nécessaire à la (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Lecterio a dit :
L’ijtihad doit être un effort de réflexion qui doit être aussi le devoir de toute personne car si un juriste est considéré apte à extraire une réponse légale à partir des sources de l’Islam, chaque individu devra nécessairement (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
ABDUH a dit :
N’oubliez pas les dom tom (mayotte et la réunion) dans votre travail. (Lire la suite)
9 octobre 2007
Daoud a dit :
Le fait même de reprendre à votre compte le vocable "progressiste" laisse à penser que vous vous êtes laissés surprendre par une injonction de la société dominante qui exige de vous que le terme Islam (pour être accepté) doit être (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Omar a dit :
LE CMF n’a jamais été réellement représentative. C’est une structure actuellement composé de quelques militants et sans aucune prise sur le terrain. Le CMF a été traversé par des conflits importants qui l’ ont paralysé et (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Fouad a dit :
Les auteurs de ce texte confondent 3 choses. La lutte féministe, la lutte contre l’impérialisme et l’effort de d’interprétation des textes réligieux. De bonnes intentions, mais les auteurs ne pourront mener ces combats de (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Fawzi a dit :
Le frère Abdelaziz Chammi et le CMF militent au sein du groupuscule gauchiste des indigènes. C’est leur droit, mais cet engagement au sein de ce groupuscule gauchiste s’est avéré inutile, et une perte de temps.Le CMF devarit se (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Guelmi a dit :
Le terme progressiste renvoie à une idéologie de gauche. Le fait même d’utiliser ce terme classe les auteurs de ce texte à la gauche de léchiquier politique. L’islam doit sortir des batailles politiques. L’islam est une (...) (Lire la suite)
9 octobre 2007
Haoues Seniguer a dit :
Le projet est ambitieux et en cela il mérite notre intérêt en vue de redonner à juste titre à l’islam et aux musulmans une aura dans les sociétés qu’ils habitent. Mais je ferais, si on me le permet, une critique fondamentale : oui (...) (Lire la suite)
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