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Dimanche 14 Mars 2010
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La Théologie de la Libération comme questionnement pour la pensée islamique (1/2)
mercredi 21 mai 2008 - par Youssef Girard

« La Bible, le Coran ne peuvent pas se lire de la même manière par celui qui exploite le peuple et par celui qui est exploité »
Thomas Sankara, discours d’Addis-Abeba 29 juillet 1987

Confronté à l’impérialisme et à la colonisation européenne, la pensée islamique connut un mouvement de renouveau, nahda, à partir de la seconde moitié du XIXième siècle. Impulsé par Djamal ed-Din al-Afghani, ce mouvement chercha à lier trois dimensions : la lutte contre l’impérialisme et contre la colonisation ; une réforme de la pensée islamique par le recours à l’ijtihad  ; la préservation de l’identité et de la spiritualité islamiques. Ce courant de pensée se répandit dans l’ensemble du monde musulman où il prit des aspects particuliers en fonction des réalités locales. Partout, il contribua activement à résister à la domination coloniale et aux luttes de libération nationale des pays colonisés.

Si ce vaste mouvement de renouveau islamique, dans toute sa diversité, a été un apport indiscutable, il n’empêche que ceux qui s’attachent à produire une pensée en mouvement ne sauraient se contenter de répéter ce qui a déjà été dit par leurs prédécesseurs, aussi illustres soient-ils. D’ailleurs, ce serait trahir l’esprit de la nahda - qui fut en premier lieu une remise en question du monde musulman post-almohadien sclérosé - que de vouloir s’attacher à la lettre des écrits de ses plus illustres représentants. Le respect de la lettre de la nahda ne pouvant amener qu’à la dénaturation de son esprit de renouveau perpétuel.

Si l’on veut s’attacher à poursuivre l’oeuvre du mouvement de renouveau islamique, il est nécessaire de prendre en compte l’évolution du contexte global dans lequel nous évoluons et notamment de considérer les apports des sciences sociales. Dans cette optique, le travail fourni par les penseurs de la Théologie de la Libération peut être une source de questionnement pour la pensée islamique en général et pour ceux qui se réclament de l’héritage de la nahda en particulier.

Certains intellectuels musulmans ont déjà fait des parallèles entre le mouvement de renouveau islamique et la Théologie de la Libération. Ainsi, Tariq Ramadan, dans son ouvrage sur le mouvement de renouveau islamique, souligne les similitudes entre l’action sociale des Frères Musulmans et l’engagement des partisans de la Théologie de la Libération[1]. Cependant, son parallèle trop rapide élude certaines différences fondamentales entre les deux mouvements qui divergent notamment sur la question de leur rapport à la pensée sociale.

Mohammed Tahar Ben Saada, de son côté, a cherché à comprendre en quoi les réflexions de certains penseurs de l’Islam contemporain pouvaient constituer une base pour la formation d’une Théologie Islamique de la Libération[2].

Mais qu’est-ce que la Théologie de la Libération ? En quoi peut-elle poser des questions à la pensée islamique, tant sur le plan pratique que sur le plan théorique ?

I- Une pensée religieuse encrée dans la réalité sociale

Le Théologie de la Libération est constituée par un ensemble d’écrits qui se sont attachés à renouveler la pensée religieuse et sociale chrétienne, produite depuis 1971. Ce corpus théorique est l’expression d’un vaste mouvement social qui est apparu au début des années 1960. Ce mouvement comprenait des secteurs de l’Eglise catholique, des mouvements religieux laïques – Action catholique, Jeunesse ouvrière chrétienne, Jeunesse universitaire chrétienne -, des commissions pastorales à bases populaires – pastorale ouvrière, pastorale de la terre – et les communautés ecclésiastiques de base.

Il est important de comprendre les implications sociales de ce mouvement car, comme l’écrit Michael Löwy, « sans la pratique de ce mouvement social - qu’on pourrait appeler christianisme de la libération - on ne peut pas comprendre des phénomènes sociaux et historiques aussi importants dans l’Amérique Latine des 30 dernières années que la montée de la révolution en Amérique centrale - Nicaragua, El Salvador - ou l’émergence d’un nouveau mouvement ouvrier et paysan au Brésil »[3].

Au-delà de ses implications directement politiques, les racines sociales de la Théologie de la Libération sont importantes car elles sont revendiquées explicitement comme source de réflexion par les penseurs de ce courant du christianisme.

La Théologie de la Libération est une théologie, c’est-à-dire un discours sur Dieu. « Cependant, écrit François Houtart, la démarche est spécifique, car elle est explicitement contextuelle. On pourrait dire que toute théologie est contextuelle, puisqu’elle est produite dans une culture et dans des conditions précises. Ce qui différencie la théologie de la libération d’autres courants de pensée, c’est le fait de reconnaître explicitement que sa démarche est liée au contexte socioculturel dans lequel elle s’exprime »[4].

Toute pensée humaine est le produit d’un environnement social. Elle est marquée par l’appartenance au groupe social de celui qui la formule. Dans la pensée religieuse, le lien au groupe social se manifeste dans les modes de lectures et de compréhension des textes sacrés. En fonction de l’appartenance à tel ou tel groupe social, les différents lecteurs comprendront différemment le même texte.

En relation avec l’action du vaste mouvement social dont elle est issue, la Théologie de la Libération fut confrontée à une réalité massive et brutale en Amérique Latine : la pauvreté. Ainsi, la Théologie de la Libération prit comme point de départ les opprimés. Selon les théologiens de la libération, un Dieu d’amour ne peut pas co-exister avec l’injustice, l’exploitation et la guerre. Donc, explique François Houtart, « il s’agit d’une théologie qui ne se demande pas si Dieu existe, mais où il se trouve ? C’est la réalité des luttes sociales et l’engagement des chrétiens, en faveur de la justice, qui forment la base de l’élaboration de la pensée et du discours »[5].

François Houtart poursuit en expliquant que « pour la théologie c’est un renversement de la logique de la démarche habituelle. En effet, traditionnellement, cette dernière est déductive, c’est-à-dire qu’elle part de la révélation divine contenue dans les textes sacrés, pour ensuite en tirer toutes les applications logiques et concrètes au niveau de la réalité. Au contraire, la théologie de la libération part d’une démarche inductive, qui l’amène à construire une pensée spécifique religieuse, en partant du réel et de la pratique sociale »[6].

Cette perspective exigeait, de la part des théologiens de la libération, l’emploi d’outils d’analyse socio-économique afin de comprendre les mécanismes de l’oppression et de l’injustice. Cela était indispensable pour dépasser une réaction purement morale face à la souffrance. Réaction morale qui ne se demanderait pas pourquoi celle-ci existe[7] ?

A la fin des années 1960, selon François Houtart, « la théorie critique principale d’analyse est celle de la dépendance. Il s’agit d’analyser et d’expliquer les phénomènes sociaux latino-américains, à la lumière de la situation de périphérie du continent, vis-à-vis d’un capitalisme central, principalement situé au Etats-Unis. La théologie de la libération s’appuya sur ce courant analytique, pour construire sa propre démarche. La pauvreté, la misère, l’oppression en Amérique latine ne pouvaient pas être détachés d’un ensemble plus vaste, dont les logiques se situaient dans le rapport centre – périphérie »[8].

En plus de la théorie de la dépendance, les théologiens de la libération adoptèrent le marxisme non seulement comme outil de compréhension du monde social mais aussi comme une aspiration utopique au changement social. Outre Karl Marx lui-même, les références marxistes des théologiens de la libération sont des penseurs comme Antonio Gramsci, Georg Lukacs, Henri Lefebvre, Lucien Goldmann ou Louis Althusser. Toutefois, ces références européennes étaient moins importantes que les influences latino-américaines comme José Carlos Mariategui, théoricien péruvien d’un marxisme spécifique, ou Che Guevara.

Cependant, selon Michael Löwy, les théologiens de la libération « vont aussi innover et reformuler, à la lumière de leur culture religieuse, mais aussi de leur expérience sociale, certains thèmes fondamentaux du marxisme. Dans ce sens, on peut les considérer comme des « néo-marxistes », c’est à dire des innovateurs qui donnent à la pensée marxiste une inflexion nouvelle, des perspectives inédites, ou des apports originaux »[9].

Cette réappropriation du marxisme n’était pas sans provoquer un bouleversement dans la pensée sociale chrétienne. En utilisant un instrument d’analyse inspiré du marxisme, la Théologie de la Libération « change les perspectives traditionnelles de la doctrine sociale de l’Eglise. Cette dernière, reflétée très généralement dans la pensée sociale des autres confessions chrétiennes et des religions en général, tend implicitement à analyser la société en termes de groupes sociaux superposés, mais non liés entre eux de manière structurelle. Il en résulte que le bien commun, prôné par l’ensemble des systèmes religieux, consiste à demander à chacun de contribuer, en son lieu et place, au bien-être de l’ensemble, sans remettre en question de manière explicite la structure de la société, qui attribue des places bien particulières à chacun de ces groupes sociaux »[10].

Ces orientations suscitèrent de fortes oppositions à l’intérieur de l’Eglise catholique. L’utilisation du marxisme comme instrument de compréhension de la réalité sociale, faisait l’objet d’une contestation de la part de courants chrétiens conservateurs. Cette contestation était fondée sur un amalgame entre le marxisme comme outil d’analyse et de changement de société et l’athéisme comme condition de son utilisation.

Contre les théologiens de la libération, le Cardinal Joseph Ratzinger affirma que celui qui utilise l’analyse marxiste finit inéluctablement par adopter l’athéisme. Cet amalgame entre marxisme et athéisme comme argument d’opposition aux catégories marxistes n’est pas sans rappeler certains arguments utilisés par les courants conservateurs musulmans. L’athéisme comme « religion d’Etat » dans les pays communistes renforçait cette perception. Mais, selon François Houtart, « on oubliait deux choses : d’une part que les pays communistes avaient abandonné l’analyse marxiste de leur propre société, précisément dans une démarche dogmatique qui allait contribuer à leur chute et d’autre part que Marx avait reproché aux partisans de « l’athéisme radical », de conserver dans leur démarche de philosophie sociale un langage théologique, mais à l’envers »[11].

L’opposition à l’utilisation du marxisme comme instrument d’analyse n’était pas uniquement d’ordre théorique mais avait des raisons directement politiques. L’administration Reagan aux Etats-Unis, dont l’un des objectifs politiques était de lutter contre la Théologie de la Libération qui menaçait l’hégémonie nord-américaine dans le Sud du continent, avait trouvé un allié de poids dans les mouvements conservateurs chrétiens très influents à Rome. La critique du capitalisme formulée par les théologiens de la libération n’était pas étrangère à l’hostilité des dirigeants nord-américains.

A suivre…



[1] Cf. Ramadan Tariq, Aux sources du renouveau musulman. D’al-Afghani à Hassan al-Banna, un siècle de réformisme islamique, Ed. Bayard, 1998

[2] Cf. sa série d’article sur la Théologie Islamique de la Libération parue sur oumma.com

[3] Löwy Michael, Le marxisme de la Théologie de la Libération.

[4] Houtart François, L’état actuel de la théologie de la libération en Amérique Latine.

[5] Houtart François, L’état actuel de la théologie de la libération en Amérique Latine.

[6] Houtart François, L’état actuel de la théologie de la libération en Amérique Latine.

[7] A ce propos, le cardinal Recife dom Helder Camara : « aussi longtemps que je demandais aux gens d’aider les pauvres, on m’appelait un saint. Mais lorsque j’ai posé la question : pourquoi y a-t-il tant de pauvreté ? On m’a traité de communiste ... ».

[8] Houtart François, L’état actuel de la théologie de la libération en Amérique Latine.

[9] Löwy Michael, Le marxisme de la Théologie de la Libération.

[10] Houtart François, L’état actuel de la théologie de la libération en Amérique Latine.

[11] Houtart François, L’état actuel de la théologie de la libération en Amérique Latine.

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Youssef Girard

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Vos réactions et commentaires sur cet article

24 mai 2008

Il y a un problème tout de même, l’Islam n’est ni de gauche ni de droite. D’un point de vue musulman il n’y a pas de différence entre la gauche et la droite qui se limite à concevoir l’être humain comme une force de production et de consommation, c’est réducteur. Et c’est la raison pour laquelle les musulmans n’ont jamais volontairement adhéré à ces systèmes qui se sont dans les pays arabes très vite transformées en dictature. L’être humain est un outil, c’est vrai dans la pensée libérale comme dans la pensée marxiste. Les deux se prennent la tête sur la façon d’optimiser cet outil.

On peut comprendre qu’à une époque les musulmans se soient appuyés sur certains levier pour sortir de l’oppression mais aujourd’hui le monde musulman cherche à créer un monde nouveau et une dynamique nouvelle et non pas à se libérer pour faire pareil. C’est ce qu’on a fait dans les années 60 avec du libéralisme et du socialisme et ce qui se produit aujourd’hui avec "la démocratie".

Ce sont des concepts aliénants.

L’idée c’est d’être capable devant une situation de la comprendre, de l’analyser et de trouver une solution qui puissent convenir. C’est ce que l’on doit comprendre des textes de nos anciens. Ils faisaient preuve de raison et de foi, cela s’appelle sûrement la sagesse. et c’est à cela que nous aspirons.

Autrement dit au lieu de concevoir des révolutions dans des labos, il faudrait plutôt revenir sur notre éducation et le reste se fait en 5 min.

22 mai 2008
Fany a dit :

Certains d’entre nous, Che, ont abandonné l’amour des pauvres dont le nombre se multiplie, aujourd’hui, dans notre grande patrie latino-américaine et dans le monde entier. Ils ont cessé de se laisser conduire par de grands sentiments d’amour pour se plonger dans de stériles disputes partisanes et parfois ils font de leurs amis des ennemis et de leurs véritables ennemis des alliés. Corrompus par la vanité et obsédés par la dispute des espaces politiques, leur cœur n’est plus enflammé par des idées de justice. Ils sont restés sourds aux cris du peuple, ils ont perdu l’humilité du travail à la base et maintenant ils troquent des utopies contre des votes.

Quand l’amour se refroidit, l’enthousiasme s’éteint et le dévouement s’assèche. La cause comme passion disparaît comme l’idylle dans un couple qui ne s’aime plus. Ce qui était « notre » se dit « mon » et les séductions du capitalisme ramollissent les principes, changent les valeurs et si nous poursuivons encore la lutte c’est parce que l’esthétique du pouvoir exerce plus de fascination que l’éthique du service.

Ton cœur, Che, battait au rythme de tous les peuples opprimés et exploités. Tu as parcouru toutes les terres depuis l’Argentine jusqu’au Guatemala et jusqu’au Mexique, puis du Mexique à Cuba, de Cuba au Congo, du Congo en Bolivie. Toujours tu es sorti de toi-même, embrasé d’un amour qui se traduisait dans ta vie par la libération. C’est pourquoi tu pouvais affirmer avec l’autorité qui convient : « avoir une grande dose d’humanité, du sens de la justice et de la vérité pour ne pas sombrer dans des extrêmes dogmatiques, dans des raisonnements scolastiques froids, dans un éloignement des masses. Il faut lutter chaque jour pour que cet amour de l’humanité vivante se transforme en faits concrets, en gestes qui servent d’exemple, de mobilisation ».

Lettre a Ernesto Che Guevara par Frei Betto.mondialisation.ca

21 mai 2008
Marx n’a pas invente le concept de lutte des classes et il le savait. Lisez "La litterature oubliee du socialisme" de G. Watson.
21 mai 2008
Lakdar a dit :

Le marxisme est une conception matérialiste du monde, donc totalement athée. Mais, parce qu’ils savent que la religion plonge ses racines dans l’oppression et dans l’aliénation, les partis politiques marxistes n’exigent pas que leurs membres ou leurs sympathisants soient athées. C’est pourquoi les bolcheviks n’inclurent jamais l’athéisme dans leur programme. De fait, ils accueillirent des musulmans de gauche dans les partis communistes. Le dirigeant bolchevik Léon Trotsky remarqua en 1923 que, dans certaines anciennes colonies de la Russie, près de 15 % des militants du PC étaient musulmans et évoqua ces « nouvelles recrues révolutionnaires inexpérimentées qui tapent en ce moment à notre porte ». Dans certaines parties de l’Asie centrale, les musulmans représentaient jusqu’à 70 % des effectifs.

Extrait d’ article de Dave Crouch paru dans le numéro de décembre 2003 de la Socialist Review, mensuel du Socialist Workers Party britannique.)

21 mai 2008

Fondamentalement le marxisme a donné naissance au socialisme et au capitalsime.

Tous les deux se fondent sur le pricipe de la lutte des classes.(pour simplifier au maximum :ouvrier contre patron)

La lutte des classe est tiré de l’ideologie du darwinsime social et du materialisme historique.

L’on peut remarquer que la democratie aujourd’hui dans les pays dits "democrates" n’est finalement qu’un bipartisme entre socialistes d’un côté et capitalistes de l’autre.Les autres renvoyés au satde de satellites des extrêmes.

Ce qui est très amusant c’est que cette pluralité democratique n’est finallement que l’expression du marxisme qui a suit son evolution en donnant naissance à des petis enfants...

Cela ne change pas que le socialisme est n’a rien de commun avec l’islam meme s’ils peuvent en surface se ressembler dans certains sujets.

Mais cette ressemblance n’est que superficielle car si nous analysonq en profondeur les intentions respectives l’on discernera deux courants parfaitement antinomiques.

21 mai 2008
Baltouma a dit :
On peut faire une lecture de gauche comme de droite de l’Islam. Tout est question d’interprétation. Certains vous diront que l’Islam est libéral sur le plan économique, d’autres trouverontau contraire qu’il en est autrement. Où est la vérité ?
21 mai 2008
Duck a dit :
Les theologiens de la liberation se comportent comme se comportait Jesus:Tres proche des pauvres. Au risque de paraitre baroque,certains marxistes disaient que Jesus etait le premier communiste ! Les musulmans ont a besoin de penseurs qui collent aux realites des societes modernes.Effectivement,les freres musulmans vont dans ce sens mais ils n’ont pas le cadre democratique pour exprimer ces realites.
21 mai 2008
Mounya a dit :

La Bible, le Coran ne peuvent pas se lire de la même manière par celui qui exploite le peuple et par celui qui est exploité » Thomas Sankara.

C’est pourquoi l’église et les riches ont exclut les pauvres de l’éducation. C’est la complexité du capitalisme qui a rendu l’instruction obligatoire. Pour le Coran, on n’est pas obligé de savoir lire.Il est fait pour être récité.Donc,un pauvre peut l’apprendre par un tiers,mais l’interprétation sera probablement différente.

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