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Articles
Sarko, c’est trop !
mardi 26 février 2008 - par Akram Belkaïd
Personne ou presque ne conteste la prévision. Au mois de mars prochain, la droite française va se prendre une bonne dégelée aux élections municipales. Tant mieux. Moins d’un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, il n’est pas anodin que le président français et sa majorité reçoivent un désaveu que même la pire des mauvaises fois ne saurait atténuer. Est-ce pour autant une bonne nouvelle pour la gauche ? Ce n’est pas ce que pensent de nombreux commentateurs qui estiment que cela va aggraver l’immobilisme du parti socialiste et aviver la guerre civile qui couve en son sein dans la perspective du scrutin présidentiel de 2012. Je ne partage pas l’avis de ces experts. Je souhaite la victoire de la gauche parce qu’il est temps que ce pays se réveille et réalise son erreur, immense, commise en envoyant à l’Elysée un homme politique qui s’avère en dessous de tout. Toute victoire est bonne à prendre. Elle galvanise les troupes, ressoude les militants, convainc les hésitants et insuffle une nouvelle dynamique à l’intérieur du parti qui triomphe. C’est pourquoi il ne faudra pas bouder son plaisir le soir du 16 mars quand déferlera la très attendue vague rose. Le problème, c’est que comme à chaque fois que la droite française sent la fessée venir, elle redevient ce qu’elle est, c’est-à-dire, bête et méchante puisqu’elle se remet à accomplir ce qui semble être le plus facile pour elle, à savoir le recours systématique au langage et aux actes sécuritaires et anti-immigration. Remarquez la recette a fonctionné à plusieurs reprises, et on voit mal pourquoi le camp de Sarkozy se priverait de ce qui a fait gagner son patron en 2007 ou Chirac en 2002. Oubliées les promesses sur le pouvoir d’achat ou sur la croissance cherchée avec les dents, voici venir le temps du propos belliqueux. C’est sous cet angle qu’il faut comprendre les déclarations répétées du gouvernement français à propos des objectifs chiffrés en matière d’expulsion de clandestins. La manoeuvre est cousue de fil blanc : pour remonter dans les sondages et l’audimat politique, on brise des familles, on traumatise des enfants à la sortie des écoles, on traque le clandestin sur les toits et dans les caves, et ensuite on se gargarise d’être la patrie des droits de l’homme. On évoque Voltaire et l’on jette une étoffe de chanvre pour étouffer les plaintes qui s’échappent des centres de rétention (*). Pitoyable droite française qui vend son âme au démon de la xénophobie et de la stigmatisation de l’étranger. Pitoyable gouvernement qui ne se rend même pas compte de la bataille que se livrent des dizaines de pays à travers le monde pour attirer les migrants qu’ils considèrent comme une richesse et une assurance pour leur avenir. Pitoyable président qui promet de mettre en oeuvre le rapport Attali - dont une mesure phare est justement le recours à l’immigration pour doper la croissance française - et qui encourage son porte-flingue Hortefeux à en faire toujours plus dans la chasse à l’autre. Cet autre qui est seul, faible, démuni et qui n’intéresse guère même quand on le jette dans un fourgon alors qu’il était venu attendre ses enfants à la sortie de l’école. Et l’on continue à prendre les gens pour des naïfs, des idiots ou que sais-je encore en organisant de sordides happenings comme cette descente de police dans la banlieue parisienne dont tous les médias, y compris la presse économique et financière, étaient avertis plusieurs jours avant. Cela n’a rien à voir avec les municipales se sont empressés d’assurer les ministres dont le pauvre Besson, socialiste traître et félon. Et bien entendu, il faut les croire sur parole... Pour sûr, les images de cavalcades d’uniformes dans les immeubles décatis et celles de clones de Joey Starr menottés ont fait du bien à ceux qui ne savent plus à quel borgne se vouer. Mais la suite ? On repensera à ce barouf grotesque quand la banlieue s’embrasera de nouveau et bien plus violemment car, il ne peut pas en être autrement. Mais revenons à la gauche. Elle a, je l’ai dit, de fortes chances de gagner les municipales mais faudra-t-il qu’elle s’en contente et qu’elle fasse tranquillement route vers les élections de 2012 ? Il est peut-être temps que ses barons, éléphants et autres divas se réveillent et disent tout haut ce qu’ici et là, on pense tout bas. La question est simple et effrayante à la fois : la France peut-elle se payer le luxe d’attendre jusqu’en 2012 ? En moins d’un an, Nicolas Sarkozy a mis ce pays sens dessus dessous et ce n’est pas fini, certains de ses pairs se tenant même le ventre dans la perspective de la présidence française de l’Union européenne qui débute en juillet prochain. Je sais, on va me dire que c’est le jeu démocratique, que l’on n’est pas dans un pays du Sud où l’on s’amuse avec les institutions et que le peuple a voté. Certes, mais je m’étonne que personne au sein de la gauche ne mette publiquement en doute les capacités de Sarkozy à mener le bateau France à bon port d’ici 2012. Peut-être, après tout, en est-il capable mais il me semble évident qu’il a besoin d’un sérieux avertissement pour cesser sa politique du tout n’importe quoi. Ce n’est pas parce que le mot « impeachment » ne fait pas partie du vocabulaire politique français que l’on n’aurait pas le droit de pousser un bruyant « Sarkozy, il est temps d’être sérieux ! » Etre à la tête d’un pays, ce n’est pas enfin vivre ses fantasmes d’adolescent lorsque l’on se rêvait en guitare-heroe ou en star d’Hollywood. Ce n’est pas non plus retomber en enfance à l’âge du non et de la transgression systématique. A quoi cela sert-il de remettre en cause les fondements d’une nation, je pense notamment à la laïcité, pour l’unique raison de faire parler de soi en provoquant la rage chez les uns et la consternation chez les autres ? Et, Dieu du ciel, où est la cohérence dans ce que le flash de radio nous apprend tous les matins ! De l’annonce, de la grandiloquence, du « je-isme », du verbiage mais en réalité du vide. Angoisse : est-il vraiment possible que cela continue ainsi ? (*) Lire à ce sujet « Xénophobie d’Etat », la tribune libre d’Olivier Le Cour GrandMaison dans l’Humanité du 24 janvier 2008. Le Quotidien d’Oran, jeudi 21 février 2008 Mots clésAkram BelkaïdJournaliste à la rubrique internationale du quotidien la Tribune, Akram Belkaïd est l’auteur du livre « Un regard calme sur l’Algérie » aux éditions du Seuil. Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article29 février 2008
Sarko en force a dit :
blabla blablaba que ferait la gauche ? sinon mettre le pays dans une situation plus désastreuse que celle ci (rappelons Miterrand) ..... on ne peut pas discuter avec vous autres !!! vive la droite et sarko
28 février 2008
En plus je ne vois pas trop ce que vous en avez à faire Sarko a été élu avec 53% et 6 mois plus tard tout le monde regrette, faut pas chercher à comprendre ce sont les règles du populisme A côté de ça pendant que chacun y va de son analyse de bistro de sa prise de tête fumeuse pendant que ça discute et rediscute, pendant ce temps super intéressant, les palestiniens sont affamés, assassinés et en état de siège permanent. ça ici vous oubliez pas un mot, pas une action de contre propagande, rien, tout ça n’existe plus on préfère se regarder le nombril 27 février 2008
Hakim I. a dit :
Pardon mais j’ai l’impression que beaucoup de monde au sein de la communauté ne fait plus confiance à personne. Personnellement, je ne voterai plus que blanc. Je n’arrive pas a comprendre les enfants d’immigrés de confession musulmane qui adhèrent à des partis qui ont surfé sur la vague islamophobe pour récupérer les miettes laissées par Sarkozy lors de son OPA sur le FN. Dernièrement, ce sont deux jeunes maghrébins qui sont venus me voir pour vanter les mérites de Bayrou ... pas vraiment de programme mais je cite "T’es un frisé comme nous, tu devrais voter pour lui". Voila ceux-là même qui condamnent le communautarisme mais qui n’hésitent pas à en user pour récupérer des voix. Pardon, mais je n’avale toujours pas les soutiens à Charlie Hebdo, c’est d’ailleurs ce que j’ai rétorqué aux deux bougnoules .Oui j’ai bien dit bougnoules, ceux qui ne se rendent pas compte qu’ils sont des marionnettes et qui , au fond ne cherchent qu’une ascension personnelle au sein d’une organisation quelconque(droite ou gauche). Dans le genre du CFCM par exemple. Alors franchement monsieur Belkaïd, le PS ou un autre, pour nous autres ce sera pareil. Je voterai pour le parti qui promettra (vous voyez, je ne suis pas exigeant, je n’attends qu’une promesse) d’abolir la loi contre les signes (voiles) ostensibles à l’école, pour le parti qui reconnaitra en bonne et due forme les massacres de Sétif, qui remerciera les populations immigrées qui ont reconstruit ce pays, etc... Autre chose, socialement, vous croyez vraiment que le PS,s’il accède au pouvoir abrogera les lois établies par l’UMP depuis une dizaines de mois ? Si c’est le cas, votre naïveté me choque étant donné votre expérience. Avez vous oublié que ce parti n’a pratiquement rien fait contre la signature du "mini-traité" ? Pour tout cela, je n’arrive toujours pas a me faire à l’idée qu’une personne de gauche puisse encore faire confiance au PS, et dans le même sens, je ne comprendrai jamais les musulmans qui croient en ce parti (ou un autre...). Le parti de José Bové a la limite... et encore. Wa Salam. PS : j’apprécie quand même la plupart de vos articles. PPS : A la rédaction de Oumma.com, je vous serai infiniment reconnaissant de ne pas censurer le passage sur les "bougnoules". 27 février 2008
Lola a dit :
Salam, . On peut être sûr que les français ne bougeront pas : rien que les traites à payer sur vingt à quanrante ans suffisent à les tenir tranquilles ad vitam ! . Les 35 heures auraient dû permettre de mieux organiser le travail. Le temps et l’espace se réduisent aussi le slogan :"travailler + pour gagner +" est, malheureusement, le signe qu’on a été incapables de trouver des solutions nous permettant de remplacer le "plus" par le "mieux" !. . Les critiques médiatiques ne sont, à mon sens, qu’un exercice de bascule destiné à créer un climat favorable à la Gauche pour les municipales afin de revivifier les mécanismes de contre-pouvoir. Mais c’est la personnalité et les agissements de Nicolas Sarkosy qui devrait occuper les fins observateurs. La situation est inédite et mérite un décryptage un peu plus éclairant aussi, les inquiétudes d’Amazone ne sont pas sans pertinence. 27 février 2008
faudra vous y faire, Nicolas Sarkozy a été élu président de la République à 53% en juin 2007 et la prochaine échéance est prévue en juin 2012, ce sont les règles de la démocratie, alors économisez votre encrier !
27 février 2008
akram belkaïd a dit :
Bonsoir, juste une petite précision. Mes premières charges contre Nicolas Sarkozy datent de novembre 2005 et je n’ai jamais cessé de le faire depuis. Et à relire certaines chroniques, je me rends compte que j’étais bien loin du compte... Que des confrères, qui sont allés à la soupe sarkozyenne, se détournent aujourd’hui de lui, ne me privera pas de continuer à écrire ce que je pense. 27 février 2008
Non Sarkozy n’a pas décu ses commanditaires. La presse ne fait rien d’autre que ce que fait le WahsingtonPost en publiant un article en 2006 dans lequel elle qualifie Bush de "pire président de l’histoire des etats-unis". C’est un moyen de se racheter une pseudo-crédibilité. si la presse parvient à donner l’illusion d’une indépendance, voir d’une hostilité vis à vis du pouvoir, ça lui permet de canaliser l’opinion encore plus efficacement. Cette opposition (médiatique) contrôlée ne devrait tromper personne. 26 février 2008
ideale a dit :
a Waglioni : Peut être a t-il deçu car il n’a aucun principe si ce n’est celui de se faire du fric, toujours du fric rien que du fric ! Et c"est cela qui fait que cet homme est dangeureux ! Aucune valeur, aucun principe, aucune politique, il est en train de mener la france à la catastrophe.
26 février 2008
Waglioni a dit :
Ce qui commence à trop faire c’est l’avalanche médiatique anti-sarkziste. Je la trouve un peu suspecte, non pas sur ce site, qui est à l’abri de tout soupçon, mais quand on voit que même le Figaro ou le Monde s’en prennent au "style sarkzo", alors qu’ils ont encensé ce même personnage, en connaissance de tous ses défauts, je me pose des questions. Aurait-il déçu ses commanditaires ? N’oublions pas que l’enjeu est international, et tous ces gens des médias en France sont affiliés peu ou prou à la haute finance, à l’industrie d’armement, au BTP et à tous les "arrosages" qui accompagnent ces honorables activités. Alors question : en quoi le personnage a-t-il déçu si vite ses commanditaires ? C’est la vraie, la seule question importante. Le reste est simple trempage de plume.
26 février 2008
amazone a dit :
A Didier, J’entends et adhère sur bien des points que vous défendez dans votre intervention. En effet, vous avez raison de dire que "la population ne suivra jamais un processus d’éclatement", du fait dejà qu’en France la démocratie est là pour éviter que tout n’éclate. Quand je parlais de poudrière qui ferait tout exploser, je parlais des institutions, des valeurs et es acquis qui risquaient de voler en éclats. Concernant les délocalisations je ne dis pas que la gauche les aurait évitées, dans la mesure où comme vous le soulignez, elles ne dépendent pas d’un parti politique mais de la mondialisation. Par contre je vous rappelle que la priorité de la droite était de maintenir les emplois c’est aussi sur ce créneau là qu’elle a été élue. Et pour maintenir ces emplois elle proposait de faire quelques cadeaux aux entreprises pour qu’elles n’est pas envie ou besoin d’aller s’installer ailleurs, or on se rend compte que les cadeaux sont faits sans que les actionnaires ou patrons n’aient pas pour autant freiner cette délocalisation. Vous soulevez le problème des délocalisations de l’étranger vers la France qui ont crées des emplois, certes mais des emplois hautement qualifiés et qui mettent une bonne partie de la population non qualifiée sur le bord de la route... Enfin pour attirer les investisseurs étrangers il faudrait casser tout le système social de la France, casser le smic, casser les 35 heures, faire appel à une main d’oeuvre pas chère, explotable et corviable à merci. Est ce ce dont rêvent les Français ? Croyez vous sincèrement que vivre dans la misère pour maintenir notre compétitivité au niveau mondiale est possible en France ? Je ne crois ! Nous ne pouvons sacrifier un siècle de combat, de grève, de bataille pour voir tout s’effrondrer sur l’autel du libéralisme à outrance ! Pour conclure je ne sais si les délocalisations vers les pays comme la chine ou la Tunisie ont apportées une bouffée d’air frais à leurs populations, j’ai un gros doute là dessus. Ces délocalisations ont à mon sens encore plus précarisés les peuples, en les préssurisant sous menaces de délocalisations justement. En gros c’est le cercle vicieux de la délocalisation. Ne croyez vous pas ? 26 février 2008
didier a dit :
A Amazone, Je lis souvent vos réactions avec intérêt, car elles représentent à mon sesn un certain courant de pensée. Mais pour être intéressé, je ne partage pas votre point de vue sur la poudrière qui fera tout éclater. Nous sommes très loin des circonstances nécessaires pour ce genre d’apocalypse. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de nombreux problèmes parfois même graves, cela veut dire que la population ne suivra jamais un processus d’éclatement. Bien au contraire, et le passé le montre sans équivoque : même de très graves émeutes n’entament pas le système, même des révolutions comme celles de 68 ne le remettent pas en cause. Pourquoi ? Parce que rapidement la population, même mécontente, prend peur. Et dans certains cas, cette population qui a eu peur, met sa confiance dans un gouvernement plus ferme. L’éclatement, la révolte, la révolution sont souhaitées par ceux qui ne voient pas d’autre alternative pour que les choses changent radicalement dans le sens qu’ils veulent, ce que les urnes leur paraît refuser avec obstination. Pour eux, l’éclatement est la solution, et tout doit être dit et fait que ce rêve arrive. Mais dans un pays comme le nôtre, c’est totalement illusoire car l’écrasante majorité ne les suivra jamais. Le mécontentement conduira au mieux à une alternance gouvernementale. Autre point, les délocalisations. Je pense qu’il faut ne pas s’illusionner sur le rôle d’un gouvernement quel qu’il soit sur ce phénomène. Il y en eu au moins autant du temps de la gauche qu’il y a avec la droite. Tout simplement parce que la décision de délocaliser ou non ne leur appartient pas. Il ne faut pas non plus oublier les délocalisations qui se font dans l’autre sens, c’est à dire vers la France, et elles sont beaucoup plus nombreuses qu’on le croit. Le nombre d’emplois créés depuis 2000 par les investissements étrangers en France est peut-être même du même niveau que celui perdu par les délocalisations pendant le même période. Là où le gouvernement peut jouer un rôle c’est sur l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers, et la compétitivité de ses entreprises pour limiter les tentations de délocalisation. C’est d’ailleurs pour cette raison que la très démagogique loi sur les 35 heures a été une grossière erreur. (Et c’est autrement plus dommageable que les dérives verbales de Sarko.) Et si on regarde de plus près les délocalisations, nombre d’entre elles se sont faite en Chine, pays communiste (à la gauche de la gauche) et dans d’autres pays à faible coût de main d’oeuvre (entre autres au Maroc et en Tunisie). Si les délocalisations ne s’étaient pas faites, ce serait d’autant moins de travail pour ces pays-là et une entrave à leur propre développement et à celui de leur population. Je prends cet exemple simplement pour montrer que les choses sont beaucoup plus complexes que l’on ne le croit. 26 février 2008
amazone a dit :
Tout à fait d’accord avec l’article. Il est aussi interessant de souligner que la repression dont font l’objet les clandestins ou les jeunes des banlieues est surtout dû à un vide politique. En effet, Sarkozy n’a rien à offrir aux Français, ni hausse de pouvoir d’achat, ni empêcher les délocalisations, ni avenir pour leurs enfants rien absolument rien. La politique de Monsieur SArkozy c’est le vide et le néant si ce n’est enrichir les plus riches et servir les interêts de ses amis qui l’ont propulsé au pouvoir. Donc le seul créneau su lequel il peut encore "jouer" c’est sur celui de l’immigration et du tout sécuritaire. Lamentable comme projet politique...c’est une bombe à retardement qui attend les Français. Sarkozy fait de la France une poudrière qui le jour où elle éclatera fera tout exploser.
26 février 2008
Abado a dit :
Je suis comme vous Akram Belkaid, je souhaite la victoire la gauche que je n’apprécie particulièrement.
26 février 2008
Fabrice a dit :
Les propos vulgaires de Sarkozy atteignent la fonction présidentielle. On ne peut peut à la fois exiger le respect et se comporter comme un chartier avec un concitoyen.
26 février 2008
DAC a dit :
Méconnaissance de la droite et des justes raisons de ses actions et décisions, et ton qui favorise de faire du musulman et/ou de l’immigré une victime. Combattre des idées est toujours intéressant, mais y mettre des intentions noires est le plus sûr moyen d’en renforcer la crédibilité, justifiée ou non ! Dommage que sa part d’analyse ne débouche sur aucune proposition de solution. Le droit du sol, par exemple, ne devrait-il pas être aboli pour prendre le droit de la filiation ?
Auncun peuple au monde n’est propriétaire du sol qu’il occupe, seules ses actions, identififiées par l’Histoire, lui donne une certaine légitimité. La terre n’appartient à auccun pays ou religion, mais à l’humanité, même si, par exemple, le devoir de tout musulman est de faire en sorte que la terre où il vit devienne une terre musulmane, cf. le Coran. Humainement, un immigré a de bonnes raisons d’immigrer, ce qui est aussi un aveu de non réussite des gouvernements de son pays d’origine. Pourquoi ? Et il est naturel que même en situation irrégulière on l’aide, y compris qu’on l’aide à repartir. Certains immigrés vivent en France des situations qui ne peuvent qu’appeler à une générosité active. Mais elle ne résout rien au niveau d’une société. Politiquement, un afflux d’immigrés non contrôlés ou choisis ne peut générer que du malheur qui ne profite ni à l’immigré ni au cityen du pays d’accueil.
Tant que l’on stigmatisera une politique qui peut paraître avoir de nombreux défauts, avérés ou non au final, on ne combat que du vent et on n’aide en rien ceux qui vivent les problèmes dont on parle. Cela rejoint ceux qui réussissent à faire prendre leurs opinions pour des analyses ! Cet article est un encouragement de plus à ce qu’il continue ainsi. Dommage
Bien cordialement. DAC
26 février 2008
JACQUES a dit :
Pitoyable la droite ? La droite ne m’inspire aucune pitié. Et d’ailleurs il ne s’agit pas de morale, elle n’en a aucune. Et la Gauche ? "Mais où est la gauche" demandait J Balasko à Cachan. Et bien, une partie de la gauche est au gouvernement Pas des traîtres comme vous l’écrivez, ils assument tous les jours, et d’autres se posent la question d’y entrer, dès que des places seront libérées. D’autres encore se satisfont du rôle de conseillers du prince et de ce gouvernement au service du MEDEF. L’un d’eux J. Attali s’est empressé de livrer un rapport que beaucoup à droite n’auraient pas osé écrire. Et ce que vous prenez pour une mesure phare c’est le recours à une immigration CHOISIE, Comme on a choisi les esclaves en inspectant leur dentition ou leurs muscles on va estimer leurs diplômes, pour les mettre à disposition du patronat, qui les exploitera avant de les rejeter par dessus bord. J’irai voter pour battre la droite, sans une illusion Et si une vague se produit ( ?) elle risque d’être d’un rose de plus en plus pale et mélangée avec la couleur orange du MODEM. Déjà S. Royal entre les 2 tours des présidentielles s’adressait à Bayrou Maintenant le PS n’a pas attendu le 1° tour pour s’allier comme à Grenoble et avec le PCF au MODEM. Soyons sûr que cette fois les alliances se multiplientavant le secont tour. Et puisque la majorité du PS est d’accord pour une Europe libérale et sans référendum, pourtant rejetée , où est le problème pour aller toujours plus loin dans la compromission ? Pendant ce temps Strauss Kann pourra tranquillement assurer la présidence du FMI au profit d’un capitalisme mondialisé qui saigne le Tiers Monde. Gauche et droite ce n’est pas la même chose, mais ceux qui rejoignent la droit e, son idéologie d’où sont ils ? Et ce n’est pas le conseillé à S. Royal , celui qui se dit "plus intéressé par la misère bosniaque que celle du coin de la rue"et "un peu sourd à la question sociale" le fumeux B.H. Levy qui nous prouvera le contraire. Avec tout le respect que je vous dois, votre article fait pitié. Alain Jacques 26 février 2008
Je ne comprend pas pourquoi vous parlez de la gauche comme-ci celle-ci allé changer quelque chose ! La gauche n’est pas meilleure que la droite, la preuve la plus concrète c’est Mitterand. On peut, c’est sûr, critiquer la droite en denoncant sa répression et toutes les injustices commises à l’égard des banlieues ou des immigrés mais ne dites quand même pas que la gauche doit se réveiller et balayer la droite alors qu’elle même ne fera pas mieux. Rien qu’en regardant Ségolène Royal lors des présidentielles, on a bien vu que son programme ne valait rien. Alors oui, je suis cent pour cent d’accord avec vous lorsque vous critiquez la droite mais de là à dire que la gauche est le "méssie", il y a un très très grand pas que je ne franchirai pas
26 février 2008
arifino a dit :
sa lui apprendra, il ne peut s’en vouloir ka lui meme, lui ki aime tant donner des lecons à cette france de sauvage ki ne maitrise pas le fransé et ki é prié de la kité un petit retour en arrière s’impose :
Et d’autres archives oubliées ... elle est belle la france de sarko et ses amis pret a le secourir ou plutot angoisée a l’idée de se retrouver à la rue sous les ordres du gourou |
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