Saturday 17 May 2008

La voix des uns et la voix... des uns

Par François Burgat
mercredi 25 octobre 2006

Le 18 septembre 2006, les portes parisiennes de l’Unesco se sont fermées devant Nadia Yassine, porte-parole de l’un des courants de l’opposition islamiste marocaine. Les contorsions rhétoriques de l’organisation internationale lui ont interdit l’accès à un colloque qui n’avait vocation à émettre aucune "fatwa". Cette rencontre particulièrement plurielle et remarquablement féminine entendait ouvrir le débat sur l’existence possible d’itinéraires « musulmans » vers le féminisme. Terrible symbole que ce veto anticipé, au cœur de la ville « des Lumières », de l’organisation de ces nations dites unies… « pour la science et la culture » !

S’agirait-il « là » d’une « atteinte » à cette « liberté d’expression » que l’on s’évertue « ici » – et c’est une bonne chose – à protéger sans limite, même lorsque, en se parant des plumes de la philosophie, elle flirte, jusqu’à l’embrasser, avec le registre nauséabond de l’insulte raciste ? Que nenni ! Sinon, nous l’aurions su : les trompettes de nos ténors de la philosophie médiatique auraient retenti aux quatre coins du « Paf » français ! Imaginons l’un de nos pompiers pyromanes interdit de tribune à l’Unesco ! Quel beau tumulte sur les matinales des radios du « service public des uns » !

Si une fois de plus les Lumières de la pensée médiatique hexagonale n’éclairent qu’un seul des deux côtés de la route, c’est qu’elle tourne dans le cercle vicieux qui oppose indistinctement « islamistes » et « libertés ». Pour les chantres de ce postulat, pas question d’admettre que la réintroduction des marqueurs de la culture musulmane dans le discours politique n’implique pas fatalement la mise en péril des dynamiques de modernisation sociale et de libéralisation politique. Car si l’affirmation « islamique » peut évidemment alimenter des postures sectaires ou flatter de vieux machismes, elle peut tout aussi bien, en sens inverse, participer, en les alimentant d’un autre carburant symbolique, à l’affirmation des libertés individuelles et collectives.

Pour percevoir cette réalité-là, il faut abandonner quelques instants la rhétorique qui, chronique après tribune, s’emploie à « théologiser » (de façon fort sélective il est vrai, la religion des uns n’étant pas la religion des autres) la lecture de la vie politique du monde arabe, et à occulter purement et simplement tous les signaux qui ont l’insolence de contredire les présupposés de la caricature « intégriste ».

Empruntons, en forme de clin d’œil, un exemple au Liban où les « intégristes » évoluent dans un environnement pluriconfessionnel. Un clin d’œil, bien sûr, ne saurait prétendre clore un vieux débat. Mais il peut quand même rappeler qu’il existe, pour le poser, d’autres termes que ceux du bréviaire commun, en France, à Philippe de Villiers et à Charlie Hebdo. Pour ce « front national »-là, la population libanaise, « prise en otage par le Hezbollah » est réputée être saisie d’une peur proportionnelle à la distance qui la sépare du cœur (« chiite », donc « intégriste » et donc « machiste ») du « Parti de Dieu ». Ce sont donc les jeunes femmes chrétiennes qui sont réputées craindre le plus « pour leurs libertés ».

Or, début septembre 2006, une chanteuse beyrouthine, Julia Boutros – ni « intégriste » ni chiite, ni même musulmane puisqu’elle est de culture chrétienne orthodoxe –, est venue mettre son grain de sable dans cette rhétorique trop bien huilée pour être honnête : elle a pris le parti, franchissant la barrière de sa tribu, de dire son appui au leader de la « milice chiite pro-iranienne » en… mettant en chanson l’un de ses discours !

Las ! Son geste n’a pas fait la une des journaux de notre service public de l’information : si ses chaînes et stations nous permettent de ne rien ignorer des chansons des uns, elles nous privent en effet de plus en plus systématiquement de celles des autres.

Dommage ! Cette petite chanson-là avait quelque chose de plus harmonieux que leurs rengaines et peut être bien aussi, quelque chose de plus éclairé que leurs « lumières ».

François Burgat

Politologue, (auteur de L’Islamisme à l’heure d’Al-Qaïda, La Découverte, 2005)

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Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

Par LoveMeTender - le 26 septembre 2007

Une petite précision sur Nadia Yassine : le mouvement de son père (al 3adl wa l2i7ssane) n’est pas autorisé au Maroc... tout simplement parce qu’il est anti-royaliste et qu’il viole donc ainsi la constitution marocaine ! Imaginez un instant qu’en France l’on autorise la formation d’un parti qui voudrait réinstaurer la monarchie...

Alors arrêtez de parler de baillonnement, sachez aussi que le discours "lisse" de Nadia Yassine occulte le discours + dur et + radical qu’Al 3adl a dans ses mosquées.

Par l’heured’hiverestarrivée - le 29 octobre 2006

Un texte à elle c’est plus mieux que celui de quelqu’un d’autre sur elle :

"Lettre ouverte aux Démocrates (pas vertueux cette fois) par Nadia Yassine. Par Nadia Yassine, le 15/06/2005 Il paraît que je suis une Cassandre sans foi ni loi qui ose prédire que les systèmes qui n’évoluent pas ne peuvent que dépérir. Il paraît que je me suis dévoilée en disant que la République me semblait plus proche du régime instauré par le Prophète de l’Islam. Il paraît que j’ai commis un crime de lèse-majesté en croyant que la liberté d’expression est un acquis au Maroc. Il paraît que je fais des décolorations au sommet et que je fais virer le rouge au vert. Il paraît que j’ai été reçue en grande pompe à l’université de Berkeley. C’est de loin le plus grand fou-rire de ma vie. A croire qu’une certaine élite est juste bonne à produire des ragots et à pondre des pétitions. Ignorantus , ignoranta, ignorantum. Berkeley n’est pas le département d’ةtat. Les gens cultivés savent que c’est le fief de l’opposition à la politique des néocons. Toujours est-il que mes propos que, comble de stupeur, je répète depuis des décennies ont déclenché un véritable tsunami dans les médias nationaux. C’est d’une cocasserie sans précédent de voir comment le foisonnement partisan et la multiplication des tribunes ne sont en fait qu’un leurre et qu’une panoplie de tue-l’ennui en attendant la caravane propice qui permettrait de retrouver officiellement une unanimité jamais perdue en fait. Car à quoi comparer ce lynchage médiatique sinon à un profond dépit qu’une troupe théâtrale où chacun aurait son petit rôle, éprouverait devant l’irruption d’un intrus venu côté cour pour déclamer une rengaine qui ne rime pas avec le texte bien rodé de la comédie. Qu’il est délicieux de voir ce que vaut la liberté d’expression chez nos très spéciaux démocrates. Je ne suis pas sûre d’être une Cassandre mais je suis sûre de ma vocation de Pygmalion, parce que subitement la presse nationale terne souvent, mortelle parfois, devient brillante tant au point de vue de la forme que du contenu (avec tout le respect que je dois aux journalistes qui se respectent, et ils existent, et à la tribune qui me publie par respect de la liberté d’expression). Les effets de style se sont déclenchés, les analyses soutenues avec citations historiques et références académiques fusent et, miracle, quelques torchons d’hier ont pris des allures du « Monde diplomatique » en matière de méninges remuées ; du jamais vu. C’est un vrai service public rendu aux sphères « pensantes » s’il en existe (pansantes est plus adéquat comme terme) qui se sont mises gratuitement au service des sphères « dépensantes » ; gratuitement …peut-être pas ? Combien de vocations occultées disais-je ont vu le jour plût à Dieu ; qui se découvre des talents de tribun convaincu de la véracité de ses …inepties ; qui se découvre des élans du cœur pour ce qu’il reniait hier ; qui se découvre machiste après avoir toujours cru qu’il était « progressiste » « féministe » et préfère me voir faire du couscous (ce qui m’arrive souvent Et que je revendique autant que mon interview) ; qui se découvre nostalgique de Tazmamart ; qui se découvre bourreau …qui pousse la barre jusqu’à dire un chouia de bien de mon père juste pour m’isoler encore plus et me lyncher encore mieux. Non pas qu’on aime ce père que l’on déclare mourant mais parce que certainement nos références religieuses nous enseignent d’être indulgents avec les morts. Il est vrai que tous ne sont pas branchés sur le net pour discerner les morts des vivants… Mais tous sont devenus plus branchés sur les références religieuses que les islamistes que l’on fustige pour cela ; plus royaliste que le roi, plus extrémistes que les extrêmes. C’est du délire khobzite (khobz = pain) qui dépasse les frontières jusqu’à toucher le petit Thierry Oberlé du Figaro -de quoi- je -me mêle, qui lui pourtant mange de la pastilla par procuration. Le Maroc n’est plus à la droite française je pense …Corrigez –moi ! vous restez dans la marge. Bref, une vraie catharsis qui a sorti tout un petit monde de sa schizophrénie non déclarée. Et moi qui croyais avoir fait un petit entretien routinier ! Un vrai service national de mise à niveau (très bas certes mais mise à niveau quand même). A moins que ce ne soit un service de diversion dans laquelle le Makhzen est l’as des as, le champion absolu. Jetez moi en prison ! Plus aucune diversion n’est possible ; votre bilan est bouclé. Décidément une certaine élite marocaine n’a pas beaucoup d’atouts à part celui de surprendre encore et toujours et d’être là où on ne l’attend pas comme le « petit Bouddha farceur » « Cf. émission M6 culture pub) On devrait me décorer ; on me juge. Car tous ne se découvrent-ils pas unis devant l’Histoire pour dire OUI à l’autocratie, au fouet, à la répression et NON à la liberté d’expression. On rue, on me hue, on me hait, on m’accuse de tous les maux, de toutes les tares, juste parce qu’on découvre que ceux qui sont censés dans les discours préétablis être les ennemis de la démocratie en sont les vrais dépositaires, et ne se contentent pas d’encenser la liberté d’expression pour les besoins d’une « ère nouvelle ». Ils la vivent jusqu’à la lie et croient qu’elle est inhérente à leur vision du pouvoir islamique. Ce pouvoir que les Omeyyades se sont chargés d’effacer dans nos mémoires jusqu’à nous laisser 14 siècles après, et encore, des chiffes molles à vocation de paillasson. La démocratie, messieurs les démocrates, et ne vous en déplaise, est d’abord une question de courage. Le régime et l’unité nationale sont à ce point fragilisés à vos yeux de démocrates douteux et dubitatifs pour qu’on choisisse mon intervention dans un journal émergent afin de se faire des câlins patriotiques et s’auto- flageller pour ce qu’on pourrait vous soupçonner de penser. A défaut de jouer le rôle que vous prétendez jouer, de membres de la société civile et de partisans convaincus, vous vous contentez de tirer sur tout ce qui bouge vraiment. Wallahila akhir zamane hada !… Je préfère encore la prison pour me démarquer d’une telle sinistrose intellectuelle. Quelle magnifique révélation que ce tsunami dans un verre d’eau que mon avis a déclenché ! Si je me suis dévoilée comme ont dit nos chers démocrates que l’on sait déjà éradicateurs ; eux, se sont complètement démasqués : c’est un match nul..lissime. On comprendra pourquoi j’ai préféré être « islamiste » ; car en plus de l’accès au sens de cette vie où vous avez des rôles pas trop reluisants ; c’était le seul moyen de rencontrer la démocratie dans un pays où la démocratie est orpheline de ses démocrates et les démocrates baillôneurs et liberticides. On sait maintenant que nos Démocrates ne le sont que dans leur intention (inchallah), qu’ils sont laïcs quand c’est nécessaire, autocrates toujours , violents de nature ; quelle Chimère ! Mais le Maroc n’est-il pas la terre des paradoxes et des énigmes ? Parce que le Maroc le vaut bien, c’est lui s’il vous plaît qui a donné naissance à un nouveau concept dans le monde des idées politiques, et qu’on ne vienne pas nous le voler : le Maroc est le père de la démotaucratie ; notez le bien ! Faisons une pétition citoyenne !!! Démocrates marocains laïcs, autocrates et liberticides unissons nous contre le rapt de nos réalités uniques et déposons notre marque politique avant qu’on nous la ravisse ; c’est une vraie merveille dans le domaine de l’ « ijtihad » politique. Mais ne vous en faites pas ? personne ne peut faire mieux que nous ; notre créature est trop spéciale. Cela ne valait-il pas mille procès et même la potence ? Ce n’est pas tous les jours qu’un simple avis politique se transforme en une maïeutique de l’insolite aussi efficace. Cela ne valait-il pas mille procès ? Démasquer la comédie du siècle et puis mourir … Suite au procès… Et je tire mon irrévérence à messieurs les démotaucrates que j’ai dérangé dans leur prestation ubuesque... A plus…" A moins que…

Par Mohamed - le 27 octobre 2006
bonjour , je voulais simplement dire qu’il est fort dommage pour la société francaise et pour cet organisme international qui siège à Paris , que de tels actes discriminatoires puissent se produire sans qu’ils soient évoqués par les médias aux heures de grande écoute. Je voulais aussi dire mon espoir de voir un jour des intellectuels islamophiles ou non , invités aux grands débats sur-médiatisés et faire part de leurs "lumières " concernant la position de l’islam sur les libertés individuelles et collectives ,la démocratie , la vie en société , les relations hommes-femmes,parents-enfants , j’en passe et des meilleures. Car il est urgent de se montrer et de s’exprimer sur les devants de la scène politico-médiatique afin de mettre en échec cette vague d’attaques contre tout ce qui pourrait mettre en valeur l’islam ou les musulmans aux yeux de nos contemporains.
Par Philippe - le 26 octobre 2006

Commentaire de Philippe

On a coutume de reprocher aux"islamistes" de refuser le dialogue. Quand les "islamistes" veulent participer au dialogue on leur claque la porte au nez. Cherchez l’erreur

Par Ikra - le 26 octobre 2006

Bonjour,

cette incident montre une nouvelle fois le double discours sur le liberté d’expression : ce double discours qui vise à promouvoir tous ce qui peut discréditer l’islam à museler les voix discordantes surtout quand elle proviennent de femmes voilées. Dans cette stratégie, la femme voilé devient un danger d’autant plus qu’elle est desurcroit cultivée et engagée. En effet elle devient la preuve vivante que le voile ne signifie nullement la soumission à l’homme, que l’islam n’est pas incompatible avec l’épanouissement d’une femme et permet l’émergence d’une personnalité consciente de sa citoyenneté.

Par Mya. - le 26 octobre 2006
L’imaginaire colonial,toujours en action,se réinvestit dans une nouvelle mission,qui est d’invisibiliser les musulmans pour mieux les diaboliser.L’UNESCO a faillit à sa mission qui est de promouvoir le dialogue entre les cultures.A ce stade,la patience et la bonne volonté des musulmans commencent à s’éroder.
Par Hervé - le 26 octobre 2006

A quand un prochain livre François Burgat, dont chaque article ébranle un peu plus nos certitudes

Merci à vous !

Par Fabien - le 26 octobre 2006

Encore une fois et encore une fois et certainement pas la dernière fois, la liberté d’expression est devenue en France un sloguan marketing qui souvent est orienté pour mieux désigner une altérité dérangeante, et pourtant partie intégrante de la communauté nationale, à savoir l’islam qui plus que jamais est voué à être une réligion exogène à la société française.

Heureusement que des intellectuels de la trempe de François Burgat sont là pour tenir un autre discours en phase avec les véritales valeurs des lumières.

Par Philinte - le 26 octobre 2006

Excellent article qui mérite d’être largement diffusé.

Je vous signale un autre article qui rejoint les préoccupations de celui-ci.

Par Bernard - le 25 octobre 2006

Pas très clair cet article. Si vous allez sur le site de Nadia Yassine http://www.nadiayassine.net/fr/page/12398.htm

Vous pourrez lire : "le Maroc n’a fort probablement pas jugé utile d’offrir une tribune de choix à Nadia Yassine : elle est convoquée au tribunal le 31 octobre prochain dans le cadre de son procès pour « atteinte à la monarchie » déjà ajourné deux fois."

Ce qui signifie qu’il s’agit d’une affaire purement marocaine et je ne vois pas bien ce que vous pouvez reprocher à la république des Lumières dans ce contexte.

Pour votre info, l’UNESCO est un organisme international et non français.

Par Shâna. - le 25 octobre 2006
Ce manque d’ouverture est déplorable.Il nuit aux uns et aux autres.Les musulmans ont des choses à dire,ils veulent établir le dialogue,mais on persiste à parler à leur place,voire à leur refuser,de facto,la parole.Ainsi,les représentations les plus viles feront la page des journaux au prétexte fallacieux de la liberté d’expression.
Par Ahmad - le 25 octobre 2006
salam,au dela des plaintes legitimes,c’est aux musulmans et autres d’apporter leur lumière pour que les lumière trouvent une cohérence,et arrèter surtout de toujours compter sur les autres,Allahou Alam,Salam
Par sulu - le 25 octobre 2006
Pour répondre à propos de l’exemple libanais, tous les chiites ne soutiennent pas Nasrallah et la chrétienne dont il est question ne représente pas la majorité de cette confession pas franchement favorable à Nasrallah...
Par Farouk - le 25 octobre 2006
Salam alikoum et bonjour a tous, Paris capitale des lumières... Personnellement il y’a déja un bout de temps que je ne me fait plus d’illusions sur ces soit disantes lumières. Les ampoules sont grillées depuis des lustres et franchement remontez le temps et vous comprendrez qu’elles n’étaient pas faites pour durer longtemps. Rien n’a d’importance que le commerce et les affaires. La démocratie est une couverture tissée des fils du massacre des plus faibles de par le monde et si liberté d’expression il y’avait vraiment le peuple le saurait depuis longtemps.
Par Kolo - le 25 octobre 2006
Les musulmans interdits de débat en France ! cela ne date pas d’aujourdh’ui ! Combien de fois Tarq Ramadan a été interdit de salle en France ? C’est malheureux ce qui se passe en France !
Par abdou - le 25 octobre 2006
merci françois ! nadia yassine fille de abdessalam yassine mentor(morchid) de la plus grande association -justice et spiritualité- (jamaat aladl wa ihssane) www.nadiayassine.net.
Par MOMO - le 25 octobre 2006
Ne doit on pas y voir une pression du gouvernement marocain en pleine campagne anti-islamiste ? Le gouvernement marocain surveille tout fait et geste des militants d’al 3adl wal i7san et font pression quand c’est possible pour miner toutes les tentatives du groupe pour exposer son pacifisme et son ouverture. Ce qui va à l’encontre de la politique du gouvernement marocain de diabolisation du groupe.
le 25 octobre 2006
Même si je ne partage pas les idées de cette dame, en tant que française, je suis très choquée par ce fait discriminatoire !!! surtout de la part de l’UNESCO !!! merci d’avoir soulever ce point, je n’avais rien vu dans la presse...Nathalie
Par Lakdar - le 25 octobre 2006
Cette interdiction est une démarche politique qui vise à étouffer toute voix musulmane ouverte et tolérante qui cherche à s’inscrire dans l’universalité. Nadia Yassine en a fait les frais, mais d’autres musulmans pourraient également en faire les frais. La diabolisation est dans ce cas systématiquement utilisée, pour désigner l’autre comme la principale menace.
Par Paul - le 25 octobre 2006

Il y a bien longtemps que la notion de démocratie a été totalement discréditée, souvent malheureusement pas les tenants d’une démocratie à géométrie variable. Ce n’est ni à coup de bombes comme en Irak, ou par des petits "coups pitoyables " comme celui qu’évoque François Burgat dans son article que les "démocrates" se grandiront, eux qui cherchent à imposer un modèle démocratique qui semble réservé pour l’instant à une certaine élite...

On est démocrate ou on ne l’est pas !

Par Mourad - le 25 octobre 2006

Remarquable, un article qui se passe de tout commentaire.

Toutes mes félicitations François Burgat !

Par Didier - le 25 octobre 2006
Un délice, un régal, du petit lait onctueux, mais au goût acide pour les "représentants de commerce" des droits de l’Homme.
Par Hocine - le 25 octobre 2006
Brillantissime, comme d’habitude avec François Burgat
Par Marc - le 25 octobre 2006
Il y a en France des atteintes répétées à la liberté d’expression qui touchent aussi bien certains musulmans que des non-musulmans dont le tort n’est pas d’épouser la ligne du système intello-politico-médiatique complètement en décalage avec l’ensemble de la société.
Par Hamza - le 25 octobre 2006

Burgat nous montre une sagesse certaine dans tous ses commentaires : fin esprit d’analyse, perspicacité, approche dépassionnée du problème, le tout agrémenté d’un soupçon d’ironie et d’un goût prononcé pour moquer les « belles âmes » médiatiques ! La grande classe !!!

Aïd Mabrouk à tout le monde !

Par bihi59 - le 25 octobre 2006
C’est encore une contradiction flagrante ( encore une me direz vous !!) de ceux qui appellent à la démocratie et au dialogue ... De l’unesco à l’Onu !!!
Par Kamel - le 25 octobre 2006
Pertinente contribution qui reflète les contradictions de ceux qui prônent en boucle les valeurs des lumières.
Par sarah - le 25 octobre 2006
Malheureusement ce constat est de plus en plus criant dans notre société dite démocratique et détenant soi-disant "la plume de la libre expression", oui et comme vous dites, dommage que certaines harmonies sont mises sur le banc de touche... ; on attendra que le "match" se calme pour espérer entendre ses voix "bâillonnées".
Par Eric - le 25 octobre 2006
Excellent, François Burgat a toujours le mot qu’il faut !!!!

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