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Articles
Le mariage mixte en questions…
mardi 3 mars 2009 - par Fabienne Marti
Aux yeux de tous les croyants, Dieu est Beauté et exhorte constamment l’Homme à tendre vers un idéal d’harmonie : la symbiose des différentes manifestations de l’Amour. La Beauté du coeur est un hymne vivifiant qui emporte et transporte, jusqu’à atteindre la plénitude comblée de l’Amour universel. Quand l’amour, dans la même immense étincelle, éclaire l’astre et la fleur, quand ce merveilleux rayon qui va de l’âme à l’âme est auréolé du même halo spirituel, le cœur de chaque homme et de chaque femme est alors réchauffé de la meilleure des flammes ! Mais, dans l’absolu, est-on toujours maître d’aimer, de surcroît aujourd’hui, dans une société emplie de troubles et de confusions, où l’élan spirituel est le plus souvent discrédité, et qui évolue au rythme d’une triple mutation : cultuelle, culturelle et sociale ? Riches de notre foi éternelle, ne peut-on, au gré de ces quelques lignes, contempler le vaste horizon qui se profile devant nous, cet inconnu que l’on souhaiterait lumineux pour tout un chacun, et lever le voile en toute sérénité sur une question qui ne devrait plus être l’objet de tabous : le mariage mixte ? Se sentir deux, quand on ne forme qu’un, est un don infiniment précieux de Dieu, dont chacun de nous, confronté aux vicissitudes, à la précarité et aux désillusions de la vie, réalise chaque jour l’inestimable richesse. L’amour est le tison ardent du foyer, havre de confiance et de transmission des valeurs spirituelles et morales par excellence. Le message divin ne s’y est d’ailleurs pas trompé en mettant en exergue l’osmose relationnelle qui doit idéalement cimenter les rapports entre les conjoints : « Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles ». S.2, V.187. Comment mieux illustrer notre légitime aspiration à concilier notre foi et notre vie dans une merveilleuse complicité de tous les instants ? Si l’islam subit un redoutable ostracisme encore largement instillé au cœur de l’Hexagone, la condition féminine et le mariage détiennent la palme des sujets sensibles qui inspirent invariablement un traitement passionnel et par trop manichéen, révélateur d’une ignorance affligeante de la quintessence du Coran. N’est-on pas alors tenté de clamer à la face des détracteurs de tous ordres, convaincus que leur tyrannie aura raison des esprits libres et clairvoyants qui décèlent dans le Texte humanité et sagesse : « Lisez donc ! ». C’est précisément dans cette optique qu’à l’heure de la mixité sociale – tout à la fois slogan électoral psalmodié par nos politiques de tous bords, et réalité territoriale ancrée dans le paysage urbain - il faut encourager et saluer la démarche à contre-courant du Dr Al Ajamî, lequel, à travers une exégèse de qualité tordant le coup à tous les préjugés, aborde un délicat fait de société, dont l’augure pourrait se révéler d’une portée cruciale pour l’ensemble de la communauté des fidèles : le mariage mixte. Son passionnant travail de décryptage dévoile pour certains, rappelle pour d’autres, la tolérance dont fait montre le message en la matière, une vertu malheureusement insoupçonnée de la majorité de nos concitoyens, égrenant au fil de versets coraniques particulièrement édifiants l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes, tant sur le plan spirituel que dans leur humanité. Une équité subtilement dépeinte qui imprègne de sa marque l’ensemble du Texte, mais que des applications humaines ont malheureusement contribué à travestir à travers les siècles. Se livrer à une transposition des prescriptions du Coran à l’aune de notre contexte sociétal, en se risquant à une série de constats et de questionnements sur la légitimité, la viabilité et la pérennité d’une union entre un(e) français(e) musulman(e) et un(e) français(e) issu(e) d’une autre confession du Livre, peut se révéler une entreprise audacieuse, mais pourtant ô combien nécessaire. Nous le savons tous, la vocation essentielle de tout mariage religieux est de sceller un pacte du cœur dans une communion de foi et de pensée. L’endogamie religieuse, que l’on soit catholique, juif ou musulman, sans être pour autant la voie royale vers un bonheur radieux sans ombres et sans failles, s’impose toutefois comme le meilleur des choix pour se projeter dans un avenir prometteur, qu’éclairera la même quête de sens et d’éthique essentielle à toute âme pieuse. N’en déplaise aux esprits bien-pensants qui distillent leur hypocrisie comme un venin, l’endogamie, qualifiée de communautariste dès lors qu’il s’agit de musulmans, connaît une survivance de ses rites dans tous les milieux, reproduisant indéfiniment le même repli identitaire, qu’il relève de l’appartenance à une classe sociale, à l’athéisme, voire à des convictions politiques… Loin d’être l’apanage de la seule religion, et en l’occurrence de l’islam, qui se voit immanquablement décrié et suspecté d’intégrisme, l’endogamie est largement répandue dans toutes les sphères, et sous tous les cieux. Tous ceux qui dérogent à la règle et à l’usage sont irrémédiablement blâmés, quand ils ne sont pas proscrits du groupe social, voire reniés par le clan familial. Aussi, les croyants qui, au nom d’un amour sincère, bravent envers et contre tout les craintes les plus vives, parfois irrationnelles, que génèrent les unions mixtes, sont d’autant plus valeureux et forts qu’ils en mesurent pleinement toute la gageure. Même s’il faut le reconnaître les mariages mixtes sont souvent voués à l’échec, même si la foi et les valeurs familiales d’origine résistent mal à l’épreuve du quotidien, subissant une inéluctable érosion, pourquoi ne pas s’efforcer de dépasser tous les jugements préconçus et percevoir une lueur d’espoir, là où trop nombreux encore sont ceux qui, parmi les catholiques, les juifs et les musulmans, n’entrevoient qu’une erreur de parcours impardonnable, ou pis encore un sacrilège ? Sans pour autant verser dans un idéalisme qui confinerait à la naïveté, ne serait-il pas fondé de penser que puisque la foi est un exceptionnel élan du cœur, la Beauté du cœur, universelle, est à même de transcender toutes les religions, rayonnant sur tous les obstacles, dans une proximité avec Dieu renforcée à travers un enrichissement mutuel ? Deux êtres épris qui décident en leur âme et conscience d’unir leurs singularités, en dépit de tous les remparts socio-culturels érigés par des millénaires d’us et coutumes, ne peuvent-ils être de nos jours crédités d’une profonde authenticité et non systématiquement voués aux gémonies ? Face à un monde en proie à de nombreux tumultes qui fragilisent, déstabilisent et meurtrissent, notre conviction spirituelle commune ne nous oblige-t-elle pas plus que jamais à laisser notre cœur ouvert à l’autre, dans une infinie mansuétude et le plus grand discernement ? En cette époque tourmentée, au cœur d’une terre chrétienne gagnée par une déspiritualisation alarmante, qui a vu progressivement ses églises se vider au profit d’un nouveau sanctuaire ultra laïc avec ses multiples idoles, à l’obsolescence fulgurante, et ses valeurs refuge sacralisées, le matérialisme et l’individualisme, chaque âme attachée à Dieu a besoin d’une loi qui soit sa lumière. Les signes célestes sont tout sauf crépusculaires, seules les interprétations humaines le sont ! Parce que nous sommes des hommes et des femmes, il est essentiel que notre humanité prévale dans ce qu’elle a de meilleur, et que la Beauté de l’intelligence et du cœur illumine chacune de nos interrogations fondamentales, dans le respect d’autrui et de sa différence. L’Amour allié à la Raison, c’est comme une nouvelle aurore qui se lève sur notre horizon. Mots clés
conversion à l’islam
Diversité culturelle
Féminisme et Islam
Français de culture musulmane
Identités
Intereligieux
Société
Fabienne MartiDu même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article7 mars 2009
Reno a dit :
A Rose-Ouarda : On peut vous retourner exactement le même raisonnement. J’ai dû faire un simulacre de conversion à l’Islam pour épouser ma femme. Une musulmane ne PEUT pas épouser un non-musulman. Et si le droit du pays (en l’occurence le Maroc) se conforme au Coran, le mariage devient impossible à moins de se plier à une comédie. Belle tolérance , n’est-ce pas... Heureusement, je n’y accorde pas une grande importance, vu que je ne suis pas croyant et que je m’en porte très bien. Comme vous dites, c’est l’amour qui compte. Alors tant pis pour les religions si elle sont un obstacle. 6 mars 2009
Ren’ a dit :
Ouarda, vos certitudes sont fausses. Si une musulmane épouse un chrétien croyant, celui-ci la respectera sa foi au nom du commandement central du Christ : "aime ton prochain comme toi-même"
6 mars 2009
Othmane a dit :
@ amazone, je renverrais Reno à sa propre hypocrisie dans cette affaire !
L’administration marocaine ne sait pas ce qui se passe dans l’esprit des gens. D’ailleurs elle n’est pas dupe et ce n’est pas dans ses prérogatives de dire que l’intention de conversion ne semble pas être des plus pures !
6 mars 2009
amazone a dit :
A Karim B Montréal qui écrit :"... là vous êtes entrer indignement, comme un taureau dans Reno." Je suis désolée que vous ayiez du mal à comprendre à partir de quel moment les généralités sur des peuples ou des religions virent à l’insulte. C’est d’ailleurs ce manque de réalisme qui a fait que nous musulmans n’avons jamais su faire la différence entre critique constructive et l’insulte. Que Reno soit tomber sur une famille où l’hypocrisie est érigée en valeur, ne lui accorde pas le droit d’en faire une généralité. Accepter de laisser passer des généralités non fondées sur des individus, des peuples, des religions ne peut que nuire à ces derniers et ne fait aucunement avancer le débat ou l’echange d’idées.
5 mars 2009
Rose-Ouarda a dit :
C´est exact ce que l´on dit : c´est toujours l´épouse qui doit faire les plus gros sacrifices ... C´est sûr que dans un mariage mixte l´épouse musulmane devra forcement sacrifier ses valeurs religieuses pour avoir la paix dans son couple. Franchement, la femme sentira elle-même qu´elle a trahi son Dieu pour un misérable petit homme incapable de l´accepter avec ses différences (insupportables et insurmontables pour une personne ne partageant pas la même croyance –c´est déjà source de tension quand deux personnes de même confession vivent leur foi différemment- ). Alors est-ce que cela en vaut vraiment le coup ? L´amour ne risque pas de durer si à la base les fondations ne sont pas là... 5 mars 2009
katia a dit :
Je n´ai toujours aucune reponse de Reno... Dommage, je pense pourtant que vous auriez pu éclairer les lanternes de certain(e) 5 mars 2009
Karim B,, Montréal a dit :
Salam aleykoum "poildecarotte" Vous dites que j’avance des contre-vérités au nombre de trois : 1- Le frère Amazone "invective" Reno 2- L’Islam est une éthique de vie et une position existentielle avant d’être une identité collective 3- Les Chrétiens ne sont pas des associateurs. D’abord, cher frère sachez que je ne cherche pas querelle mais tente plutôt de rappeller à notre frère et à tous ceux qui veulent traiter avec des gens dont l’opinion diffèrent de la leur, qu’une attitude belliqueuse, hargneuse et défensive n’est jamais payante pour personne. Reno n’a pas insulter ou attaquer l’Islam ou les Musulmans. Reno n’est pas BHL ou autre Houellebecq en train de tenter de pourfendre l’Islam. C’est un homme à la recherche de vérités qui n’a pas eu la baraka de naître en Islam. En prenant une posture belliqueuse, quelle face de l’Islam lui montrent-on ? Même face aux Finkielkraut de ce monde, les Musulmans doivent demeurer sereins, forts et confiants dans leur foi et suivre le triple conseil du Prophète (PBSL) : "ne te mets pas en colère". Votre deuxième reproche occulte le fond du sujet tout en en démontrant que vous êtes plus craintif que confiant. L’Islam est une religion. Pour vous cela banalise l’Islam et le diminue. Cela n’est pas très étoffé cher ami. Mon point était que l’Islam n’est pas un club qui donne accès automatiquement à des avantages pourvu que l’on suive un minimum de règles sociales. Combien de femmes musulmanes sont mariés à des "musulmans" qui n’ont d’Islam que le nom ? L’idéal est que les musulmans marient des musulmanes et les musulmanes des musulmans mais dans un contexte ou les hommes musulmans se permettent n’importe quoi, condamner des femmes et déchirer sa chemise parce que certaines d’entre elles veulent marier des Chrétiens n’est pas très productif. Au lieu de chercher à excommunier et à culpabiliser, cherchons plutôt à se réformer soi-même. La soeur Marti ne cherche pas à donner une autorisation aux soeurs de marier des chrétiens ou juifs mais appelle plutôt à une tolérance que les musulman(e)s donnent toujours démesurément en faveur des hommes. Enfin, votre litanie sur les Chrétiens me laisse de glace. Cela me rappelle les imprécations des extrémistes qui affirment que tous ceux et celles qui ne sont pas Musulmans sont des Mécréants et que parmi les Musulmans, seule une minorité est vraiment croyante, les autres étant aussi des mécréants. Les chrétiens "trinitaires" ?. S’il-vous-plaît. Le concile de Nicée PRÉDATE le Coran. Les chrétiens du temps du Prophète (PBSL) croyaient que Dieu est Père, Jésus son fils et Gabriel le saint-esprit qui intercède entre les deux. Cher ami, vous êtes un intégriste. Pourquoi ne pas appeller à frapper le cou des associateurs comme le fait le Coran ? Soyez conséquent avec vous-mêmes et dites que les chrétiens sont des "kuffars" et qu’ils méritent ainsi d’être combattus. Le reste de votre intervention s’éparpille dans tous les sens sans apporté de conclusions ni toucher au fond de mon intervention ni ne contredit ce que nombre de savants avancent et que vos propre yeux peuvent lire dans le Livre saint : aucune permission ni aucune interdiction pour les femmes de marier des chrétiens ou des juifs. Et je réitère mon argument central : mieux vaut pour votre fille ou la mienne d’être mariée avec un chrétien qui craint Dieu et s’occupe bien d’elle qu’avec un musulman de nom seulement qui l’abuse et la maltraite. Sincères salutations, que la PAIX et la sérénité soit dans votre coeur. Si vous êtes confiants dans votre coeur vous n’aurez pas envie de partir en guerre à toutes occasions pour un oui ou pour un non. Wa salam "Parmi les Gens du Livre se trouve une communauté ferme (dans sa foi), qui récite la nuit, en se prosternant, les versets de Dieu. Ils croient en Dieu et au Jour Dernier, et ordonnent ce qui est convenable, et interdisent ce qui déplait à Dieu, et s’empressent à faire le bien ; ceux-là font partie des justes. Et tout le bien qu’ils feront, ils en seront récompensés. Et Dieu connaît les pieux”. [Al Imrâne : 113-115]. Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites : "Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons". Sourate 29, 46 5 mars 2009
poildecarotte a dit :
A Karim.,Montréal : Les contre-vérités de votre intervention ne me laissent pas indifférent. Les voici. La première. L’islam a enseigné l’équilibre. "...nation intermédiaire..." dit le Coran. Et qui dit équilibre, dit mesure. Avez-vous mesuré le texte de Amazone ? Moi si. Je l’ai lu quatre fois pour chercher "les invectives lancées à Reno" dont vous parlez. Et puis une cinquième fois pour la confirmation. Soit au total cinq lectures ! et je n’ai pas trouvé d’invective. Ce qu’il dit est vrai. Le reproche qu’on peut lui faire (peut-être !) c’est qu’il le dit CRUMENT. Quand je dis que le chat est un chat, est-ce que j’invective le chat ? La deuxième. Vous dites que l’islam est "une éthique de vie" et une "position existentielle et morale individuelle avant d’être une identité collective". Je me garde de juger la qualité de cette définition de l’islam. Mais ce que j’ai envie de vous dire avec hâte c’est que toutes les religions du monde sont des "éthiques de vie" et des "positions existentielles et morales individuelles avant d’être des identités collectives". Ce qui revient à dire que l’islam est d’une banalité épouvantable. Ce que personne ne croit. LA RELIGION DE DIEU NE PEUT PAS ETRE BANALE ! La troisième. Les chrétiens ne sont pas "des associateurs". Vous parlez de quels chrétiens ? Les chrétiens d’aujourd’hui ou les chrétiens primitifs ? Les chrétiens primitifs ont existé : c’étaient effectivement des monothéistes et non des "associateurs" ; ils pratiquaient la circoncision, ne mangeaient pas la viande du porc ni la viande non hallal et croyaient que Jésus-Christ (as) est un homme et non un dieu, ce qui est exactement le cas pour les musulmans. Les chrétiens primitifs typiques, ce sont les sabéens que le Coran évoque dans des termes très élogieux. Donc, s’agissant des chrétiens primitifs, ils n’étaient pas des "associateurs". C’est vrai. Mais qu’en est-ils des chrétiens d’aujourd’hui, auxquels vous avez pensé dans votre intervention ? Ce sont des chrétiens TRINITAIRES apparus tardivement, en Europe, après le concile de Nicée. Lequel concile a banni les interdits alimentaires et la circoncision, et a substitué à Jésus-Christ (as) une nature divine et en a fait un DIEU PAREIL A ALLAH. Alors, dire qu’un homme, en l’occurence Jésus-Christ (as) est comme Allah, qu’est-ce que c’est, si ce n’est pas le chirk, "l’associaton" ? Les chrétiens trinitaires disent qu’il y a TROIS ALLAHS ! Ce qui est une immense connerie condannée sans réserve par le Coran. Les chrétiens trinitaires sont des "associateurs" au sens coranique. Le Coran ne les reconnaît pas. Et c’est précisément cela qui explique la contradiction APPARENTE du Livre quand il se montre tantôt gentil avec les chrétiens et tantôt pas gentil avec les chrétiens. Quand il est gentil avec les chrétiens, il s’agit des chrétiens primitifs et notamment des sabéens et quand il n’est pas gentil avec les chrétiens, il s’agit des chrétiens trinitaires que le concile de Nicée a fabriqués. Quand on veut critiquer un texte, il faut se placer par de là du bien et du mal : adopter une attitude froide, sans émotion et sans sentiment, et MESURER les choses. Comme je l’ai dit dans mon intervention précédente, la religion est une affaire trop sérieuse pour la troquer contre une satisfaction liée à ce bas monde. On ne peut la changer qu’en CONNAISSANCE DE CAUSE et là ce n’est pas du troc ! Exemple : Léopold Weiss, ex-rabin autrichien, savait parfaitement pourquoi il faut quitter le judaisme et entrer dans l’islam. C’est pourquoi il était devenu musulman, a vécu musulman, et est mort musulman. Mon exemple est évidemment extrême. Léopold Weiss était un philosophe et expert des écritures religieuses. Et je ne reproche absolument pas à Reno de ne pas être philosophe et expert des écritures religieuses. Ce que je veux dire, c’est exactement ce qu’a dit Amazone, sauf que je l’ai avec sourir et amitié. 4 mars 2009
Karim B., Montréal a dit :
Salam aleykoum frères, soeurs Les Chrétiens et les Juifs sincères ne sont pas des associateurs. Le Coran est clair sur le sujet. D’ailleurs, s’ils en étaient, le Prophète (PBSL) n’aurait jamais mangé avec certains d’entre eux, ni contractés de pacte, ni marier certaines d’entre elles. Que les paresseux et les frileux qui invoquent la Sunna et le Coran relisent le texte limpide du Dr Al-Ajami : aucune permission n’est donné mais aucune interdiction n’est émise. Mieux vaut qu’une Musulmane épouse un bon Chrétien ou un bon juif qu’un mauvais musulman. Je serai triste qu’une de mes filles marient un Chrétien ou un Juif mais c’est préférable à la voir marier un mauvais musulman ou qu’elle se sauve et fasse n’importe quoi loin de ses parents. Le bon Chrétien et le bon juif peuvent entrer en Islam et comprennent la foi, la soumission et l’amour en et pour Dieu. Quant est-il du mauvais Musulman ? Amazone, j’ai toujours respecté vos opinions mais là vous êtes entrer indignement, comme un taureau dans Reno. Il a raison de souligner l’hypocrisie de la chose, pas seulement la sienne mais celle du gouvernement marocain. Une conversion administrative devant des agents du gouvernement ? Quelle valeur a cet acte ? Pour Reno en tout cas, Dieu est témoin de ses intentions envers son épouse. C’est à partir de ses gestes et intentions envers sa bien-aimée qu’Il le jugera. Peut-on blâmer les types comme Reno parce qu’il sont en amour avec des femmes musulmanes ? Blâmons nous-mêmes si nos femmes se détournent de notre communauté. À l’époque du Prophète (pbsl) les femmes couraient vers l’Islam pour trouver dignité et protection, amour et douceur des Musulmans. Aujourd’hui, elles courent dans le sens inverse à cause que nombre d’entre nous sont ingrats, possessifs, égoistes et violents. L’Islam n’est pas un simple club. C’est une éthique de vie. C’est une position existentielle et morale individuelle avant d’être une identité collective. Lancer des invectives à Reno ou d’autres non-musulmans n’encouragera pas les gens à adhérer à l’Islam, au contraire. Et Dieu -Exalté Soit-Il- Connaît mieux que quiconque le contenu des coeurs. 4 mars 2009
poildecarotte a dit :
A Reno : Sortir d’une religion pour entrer dans une autre est un acte qu’on ne peut pas faire à la légère, ça se fait en connaissance de cause. Faire un tel acte de façon "hypocrite" juste pour avoir une satisfaction liée à ce bas monde est une sottise innommable. D’autant plus que les femmes, il y en a plein en France. D’ailleurs le mariage mixte est possible sans que l’un sorte de sa religion pour entrer dans la religion de l’autre. Car c’est une question d’accord parfait, comme le yin et le yang. Si l’homme est le yin et la femme est le yang, ça marche.Si tous les deux sont des yins ou tous les deux des yang, ça ne marche pas. Donc si votre mariage mixte n’a pas marché (si j’ai bien compris !), c’est simplement parce que vous et votre partenaire vous étiez tous les deux yin yin, ou bien yang yang. Autrement dit, il n’y avait pas entre vous l’accord du yin yang. Moralité : quand on veut se marier, il faut d’abord savoir ce qu’on est soi-même. Si on découvre qu’on est par exemple le yin, alors il faut chercher un partenaire qui soit obligatoirement yang et inversement. Et ça marche ! 4 mars 2009
samiea a dit :
Si on prends des valeurs comme celles-ci alors pourquoi pas autoriser le concubinage ou l’adultère. L’essentiel étant le sentiment amoureux. De plus, on pourrait toujours dire que le Prophète et les compagnons avaient des relations avec des femmes esclaves sans même contracter de mariage.
4 mars 2009
poildecarotte a dit :
Le mariage mixte, c’est un sujet vachement délicat !!!!!!!!
4 mars 2009
Othmane a dit :
Le danger pour de nombreux intelectuels convertis à l’Islam c’est de regarder l’Islam et plus généralement le monde à travers le prisme qu’ils se sont forgés avant leur entrée en Islam. Qu’il est difficile effectivement de se départir de tous ses réflexes pour regarder le monde avec un oeil neuf. Un des dangers de ces intellectuels c’est d’instituer la raison avant le Texte. La raison, la votre madame Marti, la mienne, est relative, elle ne saurait prévaloir sur le Texte qui provient de l’Aboslu. Madame Marti, vous dites : "la foi est un exceptionnel élan du cœur [...] est à même de transcender toutes les religions". Est-ce à dire qu’il n’y a pas de différences entre chrétiens, juifs et musulmans ? Non et encore non. Nous sommes frères en humanité certes. Mais un frère en humanité n’est pas un frère en Dieu quand bien meme il serait issu du meme lit ! Que dit Dieu à Noé à propos de son propre fils lorsque Noé invoque la miséricorde divine sur son fils qui avait mécrut ? Ce n’est pas ton fils lui répond Dieu ! Certaines sectes soufies ont des tentations de syncrétisme, d’autres mettent sur le même pied d’égalité toutes les religions alors que les versets coraniques sont biens clairs sur ce sujet. Dieu affirme dans le Qoran que la religion agrée auprès de Dieu est l’Islam (chap. 3 verset 19). Dans un autre verset (no 85) du même chapitre Dieu dit "Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants.". Ici meme je demandais à M. Bentounes adepte de la foi qui transcende les religions : Pourquoi chrétien Salman s’est-il convertit à l’Islam s’il pouvait garder sa foi chrétienne ? Pourquoi encore le Prophète s’est-il mis en colère lorqu’il vit Omar lire la Thorah, et pourquoi lui a t-il dit "si Moïse était vivant il m’aurait suivi" ? 4 mars 2009
conscient a dit :
othman dit vrai
alors imaginé avec un non musulman qui renie ALLAH.
deja avec n musulman qui ne prie pas c chaud alors avec un non musulman.
4 mars 2009
conscient a dit :
pour reno
sans mettre d’huile sur le feu mais je viens de lire ton commentaire sur le doute de la foi en dieu.
en fait tu n’y crois pas tu dis que c’est l’homme qui a inventé dieu.
on voit là le problème d’une musulman avec un non musulman.
tu as dis que tu t’es converti hypocritement devant les hommes surement mais devant ALLAH impossible.donc pout ton cas si c’est vraiment ca ben la reponse est dans les versets et si une femme se rend complice ou un homme aussi de ce subterfuge il est coupable aussi et cette union n’est pas un mariage mais de la fornication.
4 mars 2009
Abou Tahar al-Tlemceni a dit :
Mariage musulman ne signifie pas mariage ethnique. Le Coran ou les hadiths ne parlent jamais de preference pour tel ou groupe ethnique. Il n’y a que la foi qui distingue les hommes. Une musulmane doit epouser un musulman. Les derives interreligieuses sont un phenomene recent du au brassage des migrations et a la dilution croissante de la religion (ou a son mepris parfois) dans une espece de nirvana laic et materialiste. Il suffit a celle qui desire epouser un non-musulman de consulter un site web a la mode, de poser sa question a un imam auto-proclame pour se donner l’illusion que l’erreur qu’elle est sur le point de commettre n’en est pas une. Le pire est lorsque le crime se perpetue avec la benediction des parents. 4 mars 2009
Othmane a dit :
Tout le monde connaît le fameux "Aimez-vous les uns les autres" attribué à Jésus sur lui la paix. Si l’on cherche un peu on remarque que cette parole est tronquée. Ce n’est pas "Aimez-vous les uns les autres" qui ouvre la porte à toutes les interprétations et notamment à la licence, mais "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé".
Jésus pose ici clairement un cadre pour cet amour.
Les sentiments quels qu’ils soient ne sont pas une condition suffisante pour rendre licite un amour.
Autre sujet concernant les gens du Livre dont il est fait mention dans le Qoran. Aujourd’hui on peut etre chrétien et douter, voire nier l’existence des anges, du Paradis, de l’Enfer et meme pour certains de Dieu. Peut-on considérer une telle personne comme faisant partie des gens du Livre ?
Un chrétien qui affirme la réalité de la trinité (le père, le fils et le saint esprit, qui ne fait pas l’unanimité chez les chrétiens) considérée par les musulmans comme du polythéisme, fait-il partie pour les musulmans des gens du Livre ?
4 mars 2009
conscient a dit :
pour tres conscient
coran sourate baqara verset221
"et ne donnez pas d’épouses aux associateurs tant qu’ils n’auront pas la foi"
sourate60 verset 10
"si vous constatez qu"elles sont croyantes,ne les renvoyez pas aux mecreants.elles ne sont pas licites(en tant qu"épouses) pour eux et eux ne sont pas licites (en tznt qu’époux )pour elles.
on ne va pas tout sortir ce serait tres long il y a plusieurs ahadiths aussi.
mais tres conscient la regle en islam est d’apporter sa preuve qd on emet un avis hors là personne n’a rapporter de preuve sur le caractere licite de cet acte.
et de là decouleun autre sujet qu’estce un musulman et que signifie etre musulman donc le mariage a des conditions.
a toi tres conscient d’apporter une preuve et ne sortez pas la parole de tourabi qui n’est pas un ’alem mais un homme politique religieux.
4 mars 2009
à Madmax Sihem nous parle de son compagnon et même pas de son mari, je laisse apprécier la nuance. 4 mars 2009
sakina a dit :
je suis d’accord avec Rachid ... le Coran & les hadiths sont clairs, point barre ! alors arrêtons avec ces discours sur l’amour, la tolérance, ... tout en déformant les textes sacrés dans le but unique de nous arranger ! L’Islam est une religion de tolérance & chaque "interdit" a sa raison d’être et n’est pas là pour opprimer les femmes ou les hommes. Après, chacun est libre de ses actes et devra en payer le prix le jour du Jugement.
4 mars 2009
Madmax a dit :
Sihem un mariage avec un athée n’est pas valide en Islam. C’est bizzard tu remets en cause les dogmes islamiques et tu te sens proche de Dieu avec ton non croyant ??? 4 mars 2009
Madmax a dit :
Bonjour, je viens de lire certains postes, je m’aperçois il en a certaines qui remettent en cause les dogmes Islamique dés lors qu’elles vivent avec un non musulman. Cette Islam à la carte, nous montre les egarées...... 4 mars 2009
tres consient a dit :
@conscient a tu un verset ou un hadith qui l interdise
4 mars 2009
conscient a dit :
pour othman
tu as vu juste.
il ne faut pas que les passions l’emportent sur la raison.
le but est de plaire à ALLAH c tout et de lui obeir.
et pour sihem.
content pour toi mais l’important en 1er n’est pas ce que toi tu ressens mais est ce que tu obeis aux ordres d’ALLAH concernant le mariage.
beaucoup prennent à la legere les commandements en pretxtant dieu est amour beau misericordieux certes ceci est vrai et gloire à ALLAH mais il est aussi dur en punition qd on lui desobei et qu’on ne se repenti pas de nos erreurs.
si parce que dieu est amour et misericordieux on lui desobei contamment c’est qu’on rejette un peu beaucoup ses ordres et on ressemblera au gens du livre.
à quoi servirait donc cette religion si ce n’est pour corriger les ames ?
les passions controlent nos actes ce doit etre la raison qui controle nos actes.
j’attends toujours une seule preuve du coran et de la sounnah permettant le mariage d’une musulmane avec un non-musulman.
4 mars 2009
momo a dit :
Chez la majorité des musulmans en Occident, la pratique religieuse est devenu comme un grand catalogue en libre service oû on trouve tous et son contraire, la sélection des ingrédients qui constituent cette pratiques sont guidés par des considérations divers et variés qui relèvent essentiellement d’un choix très personnel ; souvent, ce qui nous arronge le plus. la recherche d’un avis religieux conforme, n’est ,pour la plus part, qu’une manière de se donner une bonne conscience. Dans le cas des mariages mixtes, c’est l’importance que la femme ou l’homme accordent à la transmission des valeurs religieuses à ses enfants qui va être le vrai déterminant.
4 mars 2009
Sihem a dit :
Salam, On ne parle jamais des couples mixtes formés par des musulmans et des non-croyants. J’ai un compagnon non-croyant depuis 3 ans. Nos points de vue sur la vie et ses valeurs importantes ne sont pas différentes.Nous ne divergeons que sur un point : la place de Dieu dans la création (et encore, il n’y a presque que le nom qui diffère). Notre relation ne m’a pas éloignée de ma foi de musulmane. Au contraire, elle m’en a rapproché grâce à nos discussions, les remises en question de dogmes que j’appliquais sans réfléchir. Je me sens plus musulmane aujourd’hui que lorsque j’avais pour compagnon un musulman de naissance (15 ans de vie commune).Grâce à lui, je suis plus proche de Dieu, de Sa Création. 4 mars 2009
amazone a dit :
A Réno : En vous engageant avec cette femme je crois que vous saviez où vous alliez non ? Vous semblez aujourd’hui vous plaindre d’un choix que vous avez fait, en toute conscience ? En décidant d’épouser une musulmane pratiquante vous saviez dans quel chemin vous vous engagiez non ? En épousant une femme Marocaine au Maroc où l’islam est religion d’état, vous saviez ce que vous faisiez non ? Vous me rappelez ces occidentales qui épousent des Saoudiens et des Koétiens et qui un beau matin s’étonnent des pratiquent de ces ressortissants là.
Concernant votre conversion hypocrite, cela ne regarde que vous et votre femme, et n’a absolument rien à voir avec nos valeurs. Si votre femme est complice de cette supercherie, n’en faites pas supportez la responsabilité sur tous les musulmans. Ne jetez pas l’opprobe sur 1 milliard de musulmans de part le monde au prétexte que celle que vous avez épousé à bafouer les valeurs musulmanes. Je vous rappelle que vous avez épousez une personne et non une communauté toute entière...alors si reproche il y a c’est envers votre épouse et non envers tous les musulmans.
4 mars 2009
Ahmad a dit :
Salam Ce genre de mariage existe,mais le vrai problème aujourdhui est le racisme intra oumma, concernant les mariages, ou l’on voit encore trop de frères et de soeurs(pour ne pas dire la majorité) décider à travers leur parents, ou leur famille ce sujet est passer sous silence par la majorité des imams dans les mosquées, et par la majorité des intellectuels musulmans et sites islamiques. On rencontre même des conférenciers(très connus) en France qui encourage les mariages éthniques... Salam 4 mars 2009
conscient a dit :
salam aleycoum on va faire court. qu’une seule personne rapporte les versets du coran et des ahadiths du prophète sallalahou alayhi wa salam autorisant le mariage des musulmanes avec les non-musulmans.une seule preuve. que ceux qui parlent avec passions se mefient de ne pas devier de la voie claire qu’ALLAH nous a montrer en parlant sans science juste avec ses pensées dénuées de logique et de reflexion.la science avant l’acte et la parole un point c tout. là est le mal de la communauté chacun se sent un ’alem qd il s’agit de parler et de se securiser et de se conforter sur ses passions. la difference entre les gens(oulemas) de science et les autres sont que les premiers parlent de choses qui peuvent etre en leurs faveurs comme en leur defaveurs contrairement aux gens de l’innovation qui ne parlent que de choses favorables pour eux. reno est l’exemple mm du mariage surement heureux je te le souhaite mais le mariage ou les opinions du mari vu ses ecrits sont vraiment bizarres et critiques (mauvaises) sur l’islam.une personne peut elle s’epanouir vraiment qd son conjoint doute a ce point ou emet des reserves irrespectueuse sans connaitre le sujet. j’en doute. ramenez les preuves sur les mariages mixtes autorisés à la lumiere du coran et de la sounnah de la musulmane avec un non-musulman. vous n’en trouverez pas. 4 mars 2009
ahlam a dit :
Chère Fabienne,
Quelle beauté et quelle intelligence de coeur ! Votre réflexion est très profonde et féconde. J’y suis très sensible car j’ai eu trois enfants d’un premier mariage mixte et musulman qui a fonctionné plus de vingt ans et maintenant veuve je suis confrontée à une possibilité de mariage mixte mais avec un chrétien pratiquant, mes enfants sont déjà musulmans ; mon futur époux rempli toutes les qualités de foi, de coeur et d’intelligence...Cela ne me semble plus du tout compatible comme auparavant avec ma propre foi musulmane, je sens même en totale symbiose avec lui. Je pense le faire évoluer sur sa propre foi sans le contraindre toutefois mais lui faire comprendre avec l’aide de Dieu le sens du message coranique...Je pense comme le mentionne Hassan al Tourabi cité par Larbi (merci pour cette source), que c’est une manière de l’attirer vers l’Islam. Des ajustements sont possibles ; l’arrêt de la consommation d’alcool pour des raisons d’hygiène de vie et pas uniquement pour des raisons religieuses sont possibles...etc. Nous vivons dans une société complexe et les jugements à l’emporte pièce m’agacent. On se dissimule souvent derrière nos interprétations au lieu de privilègier le coeur de la personne, son éthique, sa foi profonde et sincère en Dieu. Si ni le Coran et la Sunna du Prophète y ont fait allusion catégoriquement, pourquoi interdire ce type de mariage et rendre encore plus douloureux et compliqué le mariage dans une société où le brassage est inévitable. Je n’ai pas peur de perdre mes valeurs islamiques bien au contraire, je pense les enrichir.
3 mars 2009
katia a dit :
J´aimerai poser quelques questions à Reno pour justement voir et comprendre la situation d´une musulmane<( ?) Puisque vous dîtes qu´on vous a demandé de vous convertir j´en deduis que votre moitiée était croyante...>Au jour d´aujourd´hui l´est elle encore ? Avez vous toujours accepter sa foi ?N´avez vous jamais essayer de l´en detourner ? Aujourd´hui est-elle pratiquante ? (repondez honnêtement) N´avez vous aucun probléme à la voir prier cinq fois par jour,jeûner tout un mois, éduquer vos enfants(si vous en avez)dans la religion musulmane...et vivre tout simplement sa FOI, avec tout ce que cela englobe(-les musulmams pratiquants ou les proches de ceux-là savent de quoi je parle-) n´avez vous vraiment aucun probléme ??? Et question ultime : N´auriez vous VRAIMENT aucun probléme si elle décidait de porter le voile(je ne sais pas pourquoi mais je suis sûre que votre épouse n´est pas voilée) ? Cela serait vraiment trés instructif d´avoir des élements directs de la vie d´une musulmane mariée à un non musulman. Merci 3 mars 2009
Othmane a dit :
Je n’ai pas lu l’argumentation de M. Ajmi. La longueur de celle-ci a eu raison de moi.
Ce que je sais c’est qu’en Islam, c’est son caractère universel qui veut ça, il n’y a jamais de long développement pour expliquer un point de dogme.
Alors les longs développements c’est comme qui dirait louche ;)
Ce que savent les musulmans depuis toujours est qu’un musulman peut épouser une femme du livre, il ne peut en aucun cas épouser une femme athée ou polythéiste. En revanche la femme musulmane ne peut épouser qu’un musulman. C’est ainsi dans tous les livres de jurisprudence islamique.
Ici, Madame Marti donne la priorité aux sentiments sur les textes canoniques avec l’argument tiré je ne sais d’où que "Dieu est Beauté et exhorte constamment l’Homme à tendre vers un idéal d’harmonie".
Selon elle, à partir de là tout est possible.
L’Islam ne voit pas les choses ainsi. L’amour entre deux personnes de sexes (forcément) opposés ne peut exister que dans un cadre précis, celui du mariage .
Parmi les conseils donnés par notre Prophète (le salut sur lui) en matière de mariage c’est de rechercher chez sa future "moitié" la piété avant la richesse, la beauté et la noblesse.
Les sentiments sont importants mais ceux-ci je parle des "vrais" sentiments, ne précèdent pas l’union, ils lui succèdent.
Car répetons-le, le mariage est un contrat devant Dieu. Le croyant recherche à travers cette union la satisfaction de son Seigneur.
Si l’on comprend enfin que l’amour n’est pas une fin mais un moyen pour acceder à un amour plus grand, celui de Dieu et de son Prophète alors comment imaginer s’unir à une personne qui ne partage pas le même but dans la vie ?
Oua a salam
3 mars 2009
Rachid a dit :
Si vous souhaitez inventer ou pratiquer une autre religion que l’islam, libre à vous, chacun peut faire ce que bon lui semble et en assumer les conséquences. Cependant il serait bon d’éviter de vouloir prétendre des choses et d’essayer de les imputer à l’islam. La révélation a eut lieu il y a plus de 1400 ans, le coran et les hadiths ne laissent guère de doute sur ce sujet sauf pour ceux qui veulent faire dire à la religion ce qui les arrange. Seul un musulman peut épouser une femme du livre (juive ou chrétienne), point. Pour le reste, les musulmans epousent les musulmanes et les musulmanes, les musulmans. Il est d’ailleurs recommandé dans une situation difficile pour notre religion comme la notre que les musulmans se marient exclusivement entre eux. Celui qui veut obéir à son créateur qu’il suive et applique la vérité, sinon il peut s’égarer et assumer les conséquences le jour du jugement.
3 mars 2009
Aisha a dit :
Chères soeurs, chers frères, Je suis très amoureuse d’un homme mais il n’est pas musulman j’ai rencontré d’autres personnes des frères de style différent histoire d’oublier mais IMPOSSIBLE de l’oublier... Qu’est ce que je dois faire ? J’ai aujourd’hui 31 ans je suis fatiguée d’attendre ça fait et oui 10 ANS que j’attends que cette union soit un jour possible. ça fait 10 ans que je patiente, que je Le prie, que je L’invoque... On s’est promis de s’oublier mais on y arrive pas...Rien n’y fait. Biensûr je me suis posée un milliard de questions (ma foi, mon cheminement personnel, l’éducation et le cheminement de mes enfants ?)Des fois j’arrive à me persuader qu’avec lui c’est possible, qu’au contraire notre union nous aidera à avancer ensemble puisque nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes centres d’intérets, humour..une vraie rencontre en somme et d’autre fois je me dis non c’est trop compliqué (jai besoin de prier, de jeuner peut être au quotidien il finira par trouver cela ingérable, contraignant et serait finalement source de conflits,de disputes..)Je n’en sais rien. Alors j’en ai parlé autour de moi et j’ai eu deux conseils classiques. D’une part, les soeurs me disent "oublie c’est même pas pensable tu te rends pas compte et la prière à la mosquée et le porc et l’alcool...)et d’autre part les autres me disent "mais t’es folle c’est l’amour de ta vie c’est sûr t’as trop de chances on ne peut pas laisser passer cela tu te rends compte ça fait 10 ans que vous tenez l’un à l’autre c’est fou ça ! Face à ce dilemme je sais que faire.Je sais juste que je n’accepterai jamais d’épouser un homme qui se convertit pour moi, par convenance et sans conviction.. Ma conscience ne peut le supporter. Comme je ne peux non plus épouser un homme que je n’aime pas (même si ce dernier est extraordinaire). Je ne vous cache pas que le travail du Dr Al Ajmi ne me laisse pas indifférente non pas parce que ce serait pour moi la voie de la facilité mais j’ai juste besoin de Sa bénédiction. J’ai tellement peur de perdre ma foi, de Le perdre. J’avais besoin d’écrire merci 3 mars 2009
Ren’ a dit :
Que de gens qui parlent en théorie de ce type de mariage, sans savoir... Alors que bien des musulmanes vivent leur foi -et même un approfondissement de cette foi- dans ce type d’union ! Le principal obstacle étant, non pas leur mari, mais bien le rejet de leur entourage musulman !
3 mars 2009
Najelk a dit :
Que faire des enfants quand les deux religions des parents sont forcément uniques, vraies... ? L’un des parents devra céder un morceau de sa religion, voire tout. La femme sans doute...
Si on vit pleinement sa religion, en lui obéissant en tout, on ne peut pas se soumettre, à travers ses enfants, à une autre religion qui est dans l’erreur. Si on est croyant, mieux vaut vivre séparé.
3 mars 2009
Abdoul Aziz sylla a dit :
moi c est sylla, la seul chose que je voulais vous dire sur ce sujet est la suivante : dieu a dit dans le st coran le prophete psl “wa ma yantikhou anil hawa in houwa illa wahyun yuha” ce qui signifie qu il ne parle pas comme nous et que pour combien nous sommes intellectuels ou grands savants on ne peut apporter une solution ou idée meilleure que le coran . ça c est un, deux est ce que vous penser que dieu n avait pas prévu le futur pour nous au point qu on l apporte une solution nous qui sommes tous des humains incomplets sur tout.
donc pour quoi penser à changer à sa place aujourd’hui que nous ne savons même ce qui nous arrivera demain .
comme il dit dans le coran MAN AHRADA AN ZIKRI FA INNA LAHOU MAHICHATAN DANKAN WA NAHCHOUROUHOU YAWMAL KHIYAMATI AHMA
3 mars 2009
assia a dit :
ERRATUM Il fallait lire :"Quant à ceux qui me répondront qu’ils n’ont pas besoin de Oulamas pour penser et gérer leur vie..." Et non pas :"Quant à ceux qui me répondront qu’ils n’ont pas besoin de fatwas pour penser et gérer leur vie..." 3 mars 2009
Reno a dit :
A Fazia : Les penseurs classiques musulmans n’ont admis la mixité religieuse dans le mariage que dans le sens homme-femme (Votre prohète avait une femme juive et une femme chrétienne, et d’autres encore... Tout pour les hommes). Je vais vérifier ce que vous dites car pour épouser ma femme au Maroc, j’ai été obligé, obligé !!! de me convertir de façon hypocrite, ce qui se fait dans un bureau avec plein de gens de gens derrière, comme quand on ouvre une carte Vitale.... Vive la liberté et vive la tolérance chez vous... Et le sens de vos valeurs. Que diriez-vous si on vous appliquait le même traitement ici ? Je serais très curieux d’entendre vos cris scandalisés. 3 mars 2009
Hassan a dit :
Le BON SENS !! Ça devrait suffire ! Voyons ce que Dieu,exalté soit-il, dans sourate (sourate 18) la caverne recommande au Prophète (BSDL) : 28. Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. Si cela est une recommandation pour le Prophète (BSDL), que dire pour nous. Pour cheminer vers Dieu, le minimum c’est de choisir celui ou celle qui va m’épauler dans ce cheminement. S’entraider pour se réveiller à AlFajr, faire la prière ensemble, Prendre le Sohour ensemble, couper le jeûne ensemble, éduquer les enfants ensemble, les emmener à la mosquée, leur apprendre leur religion ensemble, aller à la Mecque ensemble, s’entraider quand on passe par des moments de faiblesse… des détails Mais QUELS DÉTAILS !! Il y a trop de choses à dire.
3 mars 2009
assia a dit :
A Larbi merci d’avoir répondu et d’avoir apporter vos sources comme je vous l’avais demandé. Toujours est -il que comme je vous le disais dans ma précedente intervention que ce respecté intellectuel n’était pas Alem, ni Moufti d’ailleurs et que ses opinions exprimées à travers telle ou telle déclaration n’engage que lui et ne saurait tenir lieu de Fatwas, puisqu’il n’est pas habilité en tant que Alem ou moufti. L’on pourrait citer des Oulammas connus et reconnus dans le monde Islamique, en étant eux habilités pour cela( il est vrai que ne peut promulguer de fatwas et d’avis juridiques qui le veut, contrairement à la réflexion qui elle peut être libre, ce qui veut dire que l’on peut penser bien des choses sans pour autant que toutes ces idées ne sois considérées commes avis juridiques)Youssef Al Qardaoui entre-autres est catégorique dans son livre le "licite et l’illicite" et interdit le mariage de la musulmane avec un non-musulman. Quand à ceux qui me répondront qu’ils n’ont pas besoin de fatwas pour penser et gerer leur vie, libre à eux mais qu’ils ne confondent pas le souci d’être en conformité avec l’Islam et la porte ouverte à l’Islam à la carte pour reprendre l’expression d’une internaute. 3 mars 2009
adapa a dit :
S’attacher à l’amour réel avec quelqu’un ou l’amour théorique en état séparés des autres, c’est un choix. Avec la sécularisation des sociétés les gens sont plus libres de ce choix, car moins contraints par les traditions. Et de toute façon attachent moins d’importance aux sujets qui pourraient fachés. Les plus tolérants laissent leurs enfants décider ce à quoi ils adhèrent plutot que de l’imposer de façon unilatérale par un parent. Une religion d’amour de tolérance et de paix doit favoriser la rencontre entre les gens et non les maintenir séparés. Surtout que la discrimination est encore plus arbitraire vu qu’elle ne concerne que la femme. 3 mars 2009
Faizia a dit :
Il n’ y pas qu’ Hassan Al Tourabi qui prone le mariage d’une musulmane avec un non musulman. Il y a également le grand savant Khalil Mohammed qui défend le droit au mariage d’une musulmane avec un non musulman. Le Dr Khalil Mohammed a étudié la Charia à l’Université Mohammed Ben Saud de Riad (Sunnite) et à l’Université Zeinabiyya de Damas. Il a obtenu un Ph.D en droit islamique à l’Université McGill. L’Imam Khalil Mohammed répond à une musulmane désirant épouser un chrétien... (mais ces principes s’appliquent au mariage avec n’importe quel homme non musulman) « Le verset traditionnellement utilisé par les imams pour interdire le mariage inter-religieux est le verset 5 : 5 : « Aujourd’hui la jouissance de tout ce qui est bon vous a été permise…Vous sont permises les femmes vertueuses d’entre les croyantes, et les femmes vertueuses d’entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous. Les imams traditionnels prétendent que puisque les femmes sont seules mentionnées et les hommes ne le sont pas, alors l’on doit en déduire que le mariage de femmes musulmanes avec des hommes non musulmans est interdit. Ceci pose néanmoins problème. Parce que le Coran s’adresse aux hommes, coutume de l’époque oblige. C’est pour cette raison que le Coran dit, par exemple : « Et quand vous divorcez de vos femmes… » ou encore « Ne donnez pas vos filles à un idolâtre tant qu’ils n’auront pas cru… ». Qu’est ce que je signifie par coutume de l’époque ? Dans le contexte tribal, la femme, une fois mariée, acceptait son mari comme maître. Lui, en retour, acceptait la religion du chef de la tribu. Les érudits musulmans se sont alors trouvés confrontés à toute une série de problèmes qui les ont fait pencher en faveur de l’interdiction du mariage inter-religieux. L’une des difficultés était que si les musulmans honorent des prophètes non musulmans, les adeptes des deux autres religions monothéistes, eux, n’honorent pas Mahomet. Cela mettrait par conséquent la femme musulmane dans une position terrible où son prophète risquerait de n’être pas respecté. Un autre problème surgissait dans la mesure où la plupart des chrétiens identifient Jésus à Dieu, or, il est impensable pour un musulman d’accorder une nature divine à un être humain. Enfin, se posait la question des enfants conçus lors d’un tel mariage, dont on pouvait craindre qu’ils soient élevés dans la religion du mari. 3 mars 2009
Larbi a dit :
A Assi, ci-dessous mes sources, c’est au cours d’un entretien accordé au grand quotidien arabe Asharq Al-awsat qui est l’équivalent du Monde. Tu vois Assia que j’ai des sources très solides. Le Cheikh Tourabi a une grande culture religieuse, ce n’est pas n’importe qui. Asharq Al-awsat interroge le leader soudanais islamiste Docteur Hassan Turabi Lundi le 24 avril 2006 "Nous devons laisser les minorités musulmanes, qui vivent parmi ’les Gens du Livre’ en Occident, évaluer cette question et décider ce qui est approprié pour eux, puisqu’ils sont le premier groupe concerné. Ils concluraient qu’ils doivent permettre à leurs filles d’épouser des juifs et des chrétiens parce que ces mariages attireront peut-être les maris à l’islam ou, du moins, les femmes resteront musulmanes. En Occident, les libertés individuelles sont généralement plus étendues : qu’ils soient libres de décider de leur comportement individuel ou collectif. Voilà mon point de vue sur ce problème. Question : Donc vous dites que les femmes qui se sont converties à l’Islam peuvent rester mariées à leurs maris non-musulmans, mais qu’il est interdit à une femme musulmane d’épouser un homme non-musulman ? Réponse : Non, j’avais parlé précédemment de ce type de mariage et je crois que le mariage entre une femme musulmane et un homme non-musulman est valable puisque rien dans le Coran ou la Sunna n’en ordonne autrement. De plus, la décision doit aussi prendre en compte chaque cas particulier ; en somme, en me basant sur les enseignements accumulés des savants passés, je ne peux pas dire que ce type de mariage est interdit. Ces enseignements nous disent par exemple que le consensus (Ijma&) est le consensus de juristes à chaque époque mais ce que le Coran dit est totalement différent. Il faut donc nous en détourner [de ce consensus]. 3 mars 2009
assia a dit :
à Larbi Merci de nous informer davantage en nous citant les sources où le Cheikh Hassan Tourabi(qui au passage est une personne très respectée mais qui néanmoins n’a pas le titre de Alem et n’en est pas habillité) s’exprime sur ce sujet. Cordialement. 3 mars 2009
assia a dit :
J’adhère complétement à l’opinion d’Abu Tahar Al Tlemceni, les visées secrètes des tenants des mariages mixtes, et particulièrement celui d’une musulmane avec un non-musulman(où les enfants, ne nous voilons pas la face, dans la plupart des cas n’héritent pas du patrimoine religieux et culturel de la mère qui n’est réduite qu’à un rôle de génitrice)sont de faire disparaître à terme l’islam en tant que référence sociale et culturelle(d’où souvent le reproche fait aux mariages endogames musulmans,et curieusement pas à d’autres, de favoriser le repli identitaire et le communautarisme.) D’autre part il ne fait pas oublier que parfois pour certaines, le fait d’épouser un non-musulman peut remettre en cause une partie de leurs pratiques religieuses et le respect qu’impliquent ces dernières comme par exemple servir de l’alcool et du porc à leur mari et éventuellement à leurs enfants, ou bien l’observation de l’abstinence sexuelle pendant le mois de Ramadan,lorsque le mari, n’est pas d’accord puisque cela ne l’engage pas en tant que non-musulman. 3 mars 2009
Larbi a dit :
Sakina afirme ses vérités sans citer aucune source, si ce n’est ses oulamas dont elle ne donne aucun nom. Je peux en revanche te donner le nom du Ckeikh Hassan Tourabi qui est un oulama très respecté dans le monde musulman, il a affirmé plusieurs fois qu’une musulmane pouvait épouser un non muuslman. C’est connu et tu sembles l’ignorer.
3 mars 2009
Sakina a dit :
Je suis d’accord avec vous Abou Tahar al-Tlemceni : le mariage d’une musulmane avec un non-musulman est proscrit par l’Islam. Point barre ! L’islam est clair là dessus, Il n’y a pas lieu de faire débat (en tout cas, lorsque l’on est musulman). Seul le mariage d’un musulman avec une non-musulmane (plus précisément une chrétienne ou une juive) est autorisée. Mais sur ce point, il semble que certains Oulémas l’aient interdit lorsqu’il s’agissait d’une union au sein d’un pays non musulman (dans lequel les enfants ont de fortes chances de suivre la religion de leur mère & non celle de leur père).
3 mars 2009
Abou Tahar al-Tlemceni a dit :
Le mariage mixte, d’une musulmane avec un non-musulman, est proscrit depuis l’avenement de l’islam. Ce n’est que depuis une vingtaine d’annees que pousse ce mouvement de brassage bien-pensant dont l’ultime visee est la disparition de l’islam comme force culturelle et sociale. D’un point de vue pratique, le mariage interreligieux n’a toujours pas resolu les questions telles que le nom donne aux enfants, la circoncision, le jeune du ramadan (et l’interdit de rapports), ou le don de 2,5% de ses revenus a titre de charite, pour ne citer que quelques exemples. Dernier point, le sujet n’est pas celui de la modernite ni de l’adaptation du Coran aux us et coutumes non-musulmans, mais bel et bien l’inverse. Ne demandez pas a un croyant de choisir entre la parole de Dieu et des divagations post-coloniales, car c’est bien de cela dont il s’agit : faire des indigenes des citoyens vides et dociles.
3 mars 2009
Rim a dit :
Salam, Je suis complètement d’accord avec Hassan, cela est tout à fait logique de se marier avec une personne de même religion quand cette dernière constitue le cœur de notre vie. 3 mars 2009
Hassan a dit :
Arrêtons de pousser les gens vers des situations ingérables. Celui qui veut vivre bien sa religion doit vivre avec quelqu’un qui a le même idéal que lui, donc de même religion. Déjà, en étant de même religion, la vie d’un couple n’est pas toujours facile et les divorces sont là pour le prouver. L’amour seul, même dans le cas de 2 personnes de même religion, ne suffit pas pour être heureux ! Il faut avoir la même vision, le même objectif dans la vie, des caractères compatibles... Nous avons tous vu des gens qui s’aimaient à mort, et qui se haïssent à mort et qui même après le divorce (séparation) continuent à faire la guerre en impliquant les enfants qui sont pris en otage. Si j’ai bien compris le 2ème volet (entretien) avec Dr Al Ajamî, il arrive aux mêmes conclusions que les savants qui l’interdisent : Il faut éviter le mariage mixte (religions différentes). Cette porte qu’on essaie d’ouvrir (ou d’élargir) n’est valable que pour ceux qui sont loin de leur religion en général parce que les gens qui veulent vraiment vivre bien sa religion ne peut construire sa vie qu’avec une personne de même religion !!! J’espère qu’on ne fait pas comme les notables chiites qui autorisent le mariage de jouissance mais qui refusent de l’appliquer pour leurs filles, leurs mères, leurs sœurs… !!
3 mars 2009
Merouane a dit :
Texte d’une grande qualité. La question de la mixité du mariage est plus complexe qu’elle ne paraît.
3 mars 2009
François a dit :
Le problème d’une union mixte, c’est les enfants. Que transmettre ? La quelle des deux religions qui se veulent toutes deux la Vraie va l’emporter sur l’autre ? Il n’est en effet pas possible de faire une synthèse des deux religions qui se veulent Uniques. Je vous invite à ce sujet à lire sur le site catholique "www.la-croix.com", de taper "Elle est catholique, il est musulman" dans la recherche, et de lire ainsi un témoignage de couple mixte révélateur du problème, daté du 12 octobre 2008. On y voit que l’un des deux conjoints (ne cherchez pas : la femme évidemment)a dû faire pratiquement toutes les concessions à l’autre (prénoms, circoncision, baptême, présence d’une croix, prière...), ceci en raison notamment de la tradition culturelle de ce dernier et de l’emprise de la famille de ce même dernier qui ne comprendrait pas qu’il en soit autrement.
3 mars 2009
Corinne a dit :
Je ne suis pas d’accord avec Fabiene ou Kamel, les mariages mixtes ne sont pas tjrs voués à l’échec, c’est vrai que c’est pas tjrs facile, mais une vie de couple même non mixte n’est pas un long fleuve tranquille. Il ne faut pas croire que tous les couples mixtes se séparent à cause de leur différence de culture ou de religions, ils se séparent comme tous le monde car ils ne s’aiment plus un point c’est tout. Moi je suis mariée depuis 11 ans à un tunisien pratiquant, nous avons 2 belles petites filles et doucement je me suis rapprochée de la réligion musulmane par désir de foi (j’étais chrétenne à la base). En tout état de cause l’amour est un sentiment qui peut faire de grande chose. Vive les couples mixtes c’est l’avenir du monde
3 mars 2009
hakim a dit :
Issus d’un mariage mixte je reste sensible au sujet ( j’ai 48 ans ) une mere francaise qui ne demandait qu’a etre enteré en Algerie et qui m’a elevé avec des "un musulman ne fait pas ci" ou "ne fait pas cela "et pourtant j’ai perdus mon pere jeune ( ellem’a elevé seul ) ...Alors je reste amusé par les prejugés de certains ou les a rpiori qui sont des avis ignorant et a ignorer... Cette femme a tenu a ce que j’apprenne l’arabe, cette mere a fait du coran mon livre de chevet ... alors selon vous quel peut etre mon opinion sur la mixité ? Helas beaucoups de ceux qui en parle n’y connaissent rien ..aborde le sujet avec a priori car le vrai vrai sujet de la mixité n’est pas le couple mixte, mais leurs enfants !!! Je pourais m’interrooger sur l’apport d’une mere hors contexte mixite sur des sujets comme l’arabe ou l’islam ? et que l’on ne me dise pas ..les parents illetrés ..cela reste un faux pretexte ! 3 mars 2009
En France un mariage sur six est un mariage mixte au sens où l’un des conjoints est étranger.
Le couple mixte exprime bien plus que l’engagement de deux personnes, il dévoile des ruptures culturelles avec le passage d’un mariage découlant d’une logique de groupe, à des unions façonnées par des choix individuels : il éprouve la loi communautaire.
Le couple mixte est un lieu sensible où peuvent s’analyser les facteurs d’intégration au modèle français de société, mais aussi les facteurs de désintégration, lorsque la recherche identitaire est aigüe. Il soulève également la question de la transmission des valeurs aux enfants et donc de la formation de l’identité.
3 mars 2009
Ghalia a dit :
Le principal écueil du mariage mixte réside dans l’éducation des enfants. Quelle éducation leur transmettre ? Entre un père musulman et une mère chértienne ou une mère musulmane et un père chrétien, quelle est la religion à transmettre ? Le conflit ne va pas manquer d’apparaître.Le texte de Fabienne Marty est remarquable.
3 mars 2009
Safia a dit :
Ren, votre témoignage m’intéresse comme le texte de Fabienne Marti m’a profondément intéressé. Pouvez-vous Ren nous relater votre expérience ?
3 mars 2009
Kamel a dit :
Je suis d’accord avec Fabienne, les couples mixtes sont souvent voués à l’échec
3 mars 2009
Ren’ a dit :
Non, en France, les mariages islamo-chrétiens ne sont pas "voués à l’échec", et la foi peut au contraire se renforcer de cette rencontre de l’autre au quoitidien. Ma femme et moi pouvons en témoigner, et nous ne sommes pas les seuls
3 mars 2009
Style littéraire remarquable chère Fabienne !
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