Wednesday 14 May 2008

« Notre ami Sarkozy », UOIF-UMP, histoire d’un PACS avorté

Par Vincent Geisser
jeudi 30 novembre 2006

On connaît la chanson : « Pour un flirt avec toi, je ferais n’importe quoi. Pour un flirt avec toi, je serais prêt à tout. Pour un simple rendez-vous. Pour un flirt avec toi… ». Recevant Nicolas Sarkozy à la Rencontre annuelle des Musulmans de France au Bourget, en 2003, Thami Breze, président en exercice de l’UOIF, déclarait : « Nous recevons un ami, que nous avons découvert et qui nous a découverts »[1].

De son côté, le président de l’UMP parlant du même événement le qualifiera de l’un « des plus grands moments de [sa] vie politique » (sic)[2]. Ainsi, commence une grande histoire d’amour entre la première fédération musulmane de France et le ministre de l’Intérieur, candidat permanent à la présidence de la République.

Toutefois, le « tournant clientéliste » de l’UOIF remonte bien avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur et des cultes. Il s’inscrit dans la longue durée. On peut le faire débuter, d’une part, à 1993, date à laquelle la ligne revendicative de l’UOIF est marginalisée – le Tunisien Abdallah Ben Mansour quitte le secrétariat général – au profit de la ligne conciliatrice, animée par le « clan des ex-Bordelais » - les Marocains Fouad Alaoui et Thami Breze prennent les rênes de la direction -, d’autre part, à 1999-2000, année où l’organisation islamique accepte de participer au processus de consultation (Istichara), initié par Jean-Pierre Chevènement.

Il s’agit de deux dates clefs pour comprendre l’évolution de l’UOIF qui choisit en quelque sorte de « réduire » volontairement son rapport de force à l’égard des pouvoirs publics pour privilégier une « politique de compromis ». Dès lors, les conditions d’une relation de type clientéliste semblent réunies, même si, à l’époque, l’UOIF n’a pas encore trouvé « son patron ». Car, précisément, un rapport de clientèle ne se décrète pas mais prend corps dans les modes relationnels concrets, faisant largement appel aux registres affectifs et émotionnels, voire amicaux[3].

En somme, le déploiement de la configuration clientéliste « UOIF-Sarkozy » peut se résumer à l’histoire d’une rencontre « heureuse » entre un acteur communautaire (une fédération islamique), désireux d’obtenir une reconnaissance institutionnelle rapide et un acteur politique pragmatique (un ministre de l’Intérieur), à la recherche d’un interlocuteur musulman « crédible » et relativement indépendant des Etats étrangers. Dès lors, l’analyse de la relation clientéliste revient à étudier les dispositions des deux partenaires, d’une part, le « patron » (N. Sarkozy) et, d’autre part, le « client » (l’UOIF).

Du côté du ministre de l’Intérieur, également président de l’UMP et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2007, s’exprime dès le départ une volonté très nette de rompre avec la gestion impersonnelle, technocratique et froide du dossier « Islam » qui avait marqué la pratique de ses prédécesseurs au ministère des cultes. La « proximité » et le « pragmatisme » deviennent désormais les maître-mots de son action cultuelle, légitimant ainsi, auprès de ses interlocuteurs les plus réticents, l’établissement de relations quasi-intimes avec une organisation musulmane réputée pourtant « fondamentaliste » :

« Oui, j’ai voulu qu’il y ait, au sein du CFCM, l’ensemble des représentants du monde cultuel musulman, y compris l’UOIF. Et je ne l’ai jamais regretté. L’UOIF a toujours respecté sa parole. Les partisans d’un islam plus épicé ont leur place à l’intérieur de cette instance, où ils ont apporté leur représentativité, sans jamais trahir l’esprit de l’instance. Si l’UOIF avait refusé d’y participer ou en était partie, c’est la représentativité du CFCM qui se serait trouvée engagée. Et dans les banlieues, on aurait fait alors de l’UOIF une organisation de martyrs, et du CFCM une coquille à moitié pleine. Je ne l’ai pas voulu et j’ai assumé cette responsabilité » (Nicolas Sarkozy, discours au Colloque « La laïcité française dans son contexte international : singularité ou modèle ? », Académie des sciences morales et politiques, Paris, 19 septembre 2005).

Bien sûr, le clientélisme sarkozien n’est pas exempt de l’affirmation d’un certain paternalisme à l’égard de la « communauté musulmane », en général, et de l’UOIF, en particulier. Tel un « patron politique » vis-à-vis de ses « protégés », N. Sarkozy se présente volontiers comme l’« ami » et l’« avocat » des musulmans de France :

« C’est un paradoxe que je devenu ‘l’avocat des musulmans’ dans la République. La France est capable d’inventer, de faire naître des communions étonnantes. C’est parce que je ne suis pas musulman et que mon combat en faveur du rétablissement de l’autorité républicaine était sans ambiguïté que mon devoir était justement d’être aux côtés de ceux qui souffrent au quotidien de l’amalgame et d’une certaine forme de racisme » (Nicolas Sarkozy, La République, les religions, l’espérance, Paris, Pocket, 2004, p. 92).

Nous sommes bien en présence ici d’une « amitié paradoxale », telle qu’elle est décrite par le politiste Jean-Louis Briquet à propos du clientélisme politique en Corse[4]. Mais celle-ci ne se limite pas simplement à une « rhétorique de proximité » sans effets réels. Elle se traduit également par des gestes concrets qui viennent renforcer l’ascendant du « patron Sarkozy » sur son « client musulman », l’UOIF.

Outre son déplacement hautement symbolique aux Rencontres du Bourget en avril 2003 – le ministre parle d’ailleurs à propos de cet événement de « l’un des grands moments de [sa] vie politique  »[5] - N. Sarkozy a su multiplier ces « petits gestes qui font les grands amis » : contacts téléphoniques directs et réguliers avec les dirigeants de l’UOIF – qui ne passent plus désormais par la ligne des « conseillers » -, visites « surprises » au siège de l’organisation islamique à La Courneuve[6], sans parler des nombreux hommages rendus par le ministre-président à ses « alliés de l’UOIF » dans ses discours publics et ses prestations audiovisuelles.

Le président de l’UMP a jeté les bases d’une gestion personnalisée et affective qui constitue l’un des principaux ressorts du clientélisme, lui permettant d’instaurer une relation de confiance avec une organisation qui a longtemps été méfiante à l’égard de l’autorité publique.

Toutefois, l’analyse de la relation clientéliste « Sarkozy-UOIF » ne présenterait qu’un faible intérêt si elle se limitait à un simple rituel politique sans effets de positionnement. Dès lors, la question majeure est : l’établissement d’un rapport de clientèle entre le ministre de l’Intérieur et la fédération islamique a-t-il contribué à infléchir la « ligne de l’UOIF » sur un certain nombre de dossiers dits « sensibles » ?

Au regard des prises de positions des dirigeants de l’UOIF ces trois dernières années, nous serions tentés de répondre par l’affirmative. Qu’il s’agisse de l’ « affaire du voile » (avril 2003-mars 2004)[7], la lutte contre le salafisme[8], la question palestinienne[9], le dialogue avec le CRIF (septembre 2004)[10], l’ « affaire Tariq Ramadan » (2003-2004)[11] ou la gestion sécuritaire de la dernière crise des banlieues (automne 2005)[12], sur tous ces dossiers « sensibles » l’UOIF a adopté une position de « compromis », en produisant un argumentaire de justification théologique, se référant à la nécessité de se conformer au « juste milieu islamique » (el wassatiyya)[13].

Cependant, nous commettrions probablement une erreur, si nous interprétions cette « prudence » de l’UOIF comme la conséquence directe de l’instrumentalisation politique de la fédération islamique par le ministère de l’Intérieur. L’édiction d’une fatwa appelant au retour à l’ordre dans les banlieues, le lâchage de Tariq Ramadan devenu « gênant » - à la suite de la publication de son article sur les « nouveaux  intellectuels communautaires »[14] -, l’humanitarisme très prudent à propos de la Palestine, la collaboration sécuritaire dans l’éradication des courants salafis, le « dialogue inspiré par Saint Nicolas » avec le CRIF (et non avec le Consistoire ou le Grand Rabbinat) relèvent moins d’une injonction du ministre de l’Intérieur que d’un effet d’anticipation qui prend tout son sens dans la relation de clientèle.

Il s’agit en quelque sorte de « faire plaisir » à un « patron politique » qui a été le premier à reconnaître la pleine légitimité de l’UOIF dans l’espace public français. Cette notion de « faire plaisir » pourra apparaître anecdotique, voire prêter à sourire, dans le cadre d’une telle analyse sociologique. Elle est pourtant au cœur du dispositif clientéliste « Sarkozy-UOIF » qui tend aujourd’hui à se pérenniser sur un mode relationnel banalisé et qui trouve dans le « juste milieu islamique » un argument d’autorité et une justification théologico-politique auprès des fidèles musulmans.

En définitive, plutôt que de parler de « percée lobbyiste » ou de « déclin irréversible » de l’UOIF, nous préférons conclure en la stabilisation de sa success story islamic, de son islamic dream autour de trois dimensions majeures qui structureront son action dans l’avenir : le renforcement des pratiques de collusion avec les pouvoirs publics français (dialogue et collaboration) ; l’accentuation des logiques clientélistes à l’échelon national (avec le ministre de l’Intérieur) et aux échelons locaux (avec les maires) ; et la défense de l’ « intérêt musulman » à travers le double registre matériel (les mosquées et les écoles musulmanes) et symbolique (la Palestine, la solidarité islamique internationale…) et sous le contrôle étroit d’une « élite islamique » qui continuera à identifier son destin personnel à celui de l’organisation et, au-delà, à celui de la « communauté musulmane » de France.

Pourtant, force est aussi de constater que les relations entre les deux êtres aimés se sont fortement dégradées ces derniers temps. Le « lobby musulman »[15] de France, tant fantasmé par le leader de l’UMP, n’est probablement ni pour aujourd’hui, ni pour demain…, peut-être pour après-demain ?

Il semble d’ailleurs que N. Sarkozy ait fini lui-même par s’en rendre compte. Après s’être engagé intensément sur le dossier « Islam » et avoir ménagé ses interlocuteurs musulmans sur un certain nombre de questions sensibles (conflit Israël-Palestine, situation irakienne, accusation d’antisémitisme musulman…), le ministre de l’Intérieur paraît avoir fait machine arrière ou, du moins, mis entre parenthèse temporairement « sa politique musulmane » et son flirt islamique.

Aujourd’hui, le CFCM connaît une crise profonde et les déclarations du président de l’UMP en faveur de la politique de Georges Bush au Moyen-Orient[16], son alignement total sur la politique israélienne[17] et corrélativement sa condamnation sans réserve du Hezbollah[18] ne sont sûrement pas propices à lui attirer le « vote musulman »[19], si tant est qu’il existe. Toutefois, son clientélisme en direction des organisations musulmanes, en général, et de l’UOIF, en particulier, n’a pas dit son dernier mot ! Et cela aussi longtemps que Nicolas Sarkozy n’aura pas assouvi son fantasme secret d’être un jour le « grand mufti » de sa propre République communautaire.

Version originale et complète de l’article parue dans « Musulmans de France, sous la direction de Amel BOUBEKEUR et Abderrahim LAMCHICHI, Confluences Méditerranée, n° 57, Printemps 2006.


NOTES :


[1] Thami Breze, président de l’UOIF, à propos de Nicolas Sarkozy, Le Bourget, 19 avril 2003.

[2] « Religions, République, intégration. Sarkozy s’explique », entretien avec Denis Jeambar, L’Express, 1er septembre 2004.

[3] Sur les registres affectifs du clientélisme, cf. Jean-Louis BRIQUET, « Des amitiés paradoxales : échanges intéressés et morale du désintéressement dans les relations de clientèle », Politix, n° 45, 1999, p. 7-19 ; Gérard LENCLUD, « S’attacher », Terrain n° 21 - Liens et pouvoir -, octobre 1993, http://terrain.revues.org/document3074.html.

[4] Jean-Louis BRIQUET, « Des amitiés paradoxales… », ibid.

[5] « Religions, République, intégration. Sarkozy s’explique », op. cit.

[6] A notre connaissance, sa dernière visite au siège de l’UOIF remonte au Conseil d’administration de la fédération, le 25 juin 2005.

[7] L’UOIF a appelé ses adhérents et ses sympathisants à ne pas prendre part aux manifestations contre la loi sur les signes religieux. Elle a même exercé une forme de répression sur certains de ses dirigeants qui souhaitaient y participer.

[8] Dans son ouvrage, Nicolas SARKOZY a d’ailleurs remercié l’UOIF pour sa collaboration précieuse dans la lutte contre le salafisme : « La réalité, c’est que l’UOIF mène, sur le terrain, un travail utile contre des adversaires autrement plus dangereux pour la République : les salafistes », dans La République, les religions, l’espérance, Paris, Pocket, 2004.

[9] La fédération islamique tout en rendant hommage aux « martyrs palestiniens » évite d’appeler à de grandes manifestations ou rassemblements publics des musulmans de France en soutien à la « cause palestrinienne ». Elle se cantonne au registre humanitaire. Cf. le discours de Lhaj Thami Breze, assemblée générale de l’UOIF, 30 septembre 2005.

[10] Le 9 septembre 2004, une délégation de trois membres de l’UOIF (dont Fouad Alaoui) a rencontré une vingtaine de membres du Conseil représentatif des institutions juives de France.

[11] La direction de l’UOIF a dissuadé ses organisations de jeunesse, notamment Etudiants musulmans de France (EMF) et Jeunes musulmans de France (JMF) d’inviter le prédicateur musulman pourtant populaire dans les nouvelles générations.

[12] Lors de la « crise des banlieues » d’automne 2005, l’UOIF a publié un communiqué et édicté une fatwa pour appeler à l’arrêt des violences urbaines et au retour au calme des « jeunes musulmans ». Cf. le communiqué de l’UOIF, 6 novembre 2005 et la « Fatwa concernant les troubles qui touchent la France », 6 novembre 2005, http://www.uoif-online.com.

[13] Sur la notion de « juste milieu », cf. l’analyse pertinente de Khadija DARIF, Bricolages identitaires des Musulmans dans l’espace politique français : cas de l’UOIF, mémoire IEP d’Aix-en-Provence, Master II, Option « Monde arabe et musulman », 2004.

[14] Tariq Ramadan, « Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires », www.oumma.com, 3 octobre 2003.

[15] V. GEISSER, S. KELFAOUI, « Les musulmans de France et les présidentielles de 2002. Un lobby électoral en marche ?  », La Médina, printemps 2002.

[16] N. SARKOZY : « Je suis convaincu que nos relations souffrent de trop d’incompréhensions causées par un manque de dialogue et parfois par un poil de mauvaise foi. Je ne veux pas chercher de coupable, je veux trouver des solutions. Je veux que nous rebâtissions la relation transatlantique. […]Je crois que nous commençons à surmonter cette crise", a-t-il affirmé. "Mais il est juste de dire que cette crise a provoqué une réapparition dans chacun de nos pays de beaucoup d’idées fausses colportées sur nos deux peuples. […] Je ne suis pas un lâche (...) je suis fier de cette amitié (...) je la revendique », AFP/20 Minutes, 13 septembre 2006.

[17] N. SARKOZY : « Oui. Le droit à la sécurité pour Israël est un droit sur lequel on ne peut pas transiger. Israël est une démocratie. Israël est né dans les conditions que l’on sait. C’est une responsabilité essentielle, pour tous les pays libres, d’assurer sa survie. Est-ce que pour autant je considère que le gouvernement israélien a eu en se défendant, je dis bien en se défendant, la réponse appropriée ? Je n’en suis pas sûr. J’ajoute que si je suis l’ami d’Israël, je suis aussi celui du Liban qui doit devenir un pays véritablement souverain », Le Figaro Magazine, 1er septembre 2006.

[18] N. SARKOZY à propos du Hezbollah : « Oui. L’attitude qui consiste à envoyer des roquettes sur le nord d’Israël sans se demander sur qui vont tomber ces roquettes est une opération terroriste. Accepter d’être financé par l’Iran dont on sait ce que disent ses dirigeants revient à se situer dans le camp des terroristes », ibid.

[19] Fouad BAHRI, « L’UOIF ‘lâche’ Sarkozy ! », www.saphirnews.com, 10 mai 2006. Toutefois, on peut penser que ce « lâchage » n’est que provisoire, en attendant des jours meilleurs.

Vincent Geisser

Politologue, chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (CNRS), enseigne à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence.

Dernier ouvrage paru : Marianne et Allah, Editions La Découverte (15 mars 2007)

Il est également l’auteur de :

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

Par Mohsen - le 8 décembre 2006
Salam Aleykom Réponse à benimellall et. al Décidemment, je crois que nous n’avons pas les mêmes valeurs, ou alors vous n’avez pas lu tout ce qui a été écrit comme commentaires avant. Je crois que la plupart des lecteurs sont unanimes pour dire que la direction actuelle de l’UOIF s’est plantée en long et en large dans la plupart des orientations qu’elle a prises surtout depuis la saga du CFCM et CRCM(s) et ses rapport avec Sarkozy et le monde politique d’une façon générale. Vincent Geisser nous en a fait dans cet article une belle démonstration en restant très objectif. Si vous tomber de haut c’est la preuve que vous avez perdu tout sens de l’autocritique, que vous viviez dans l’illusion d’être les meilleurs sur le terrain et qu’il n’y a que vous qui travaillez. Cela devient récurrent chez certains membres de l’organisation. Leur arrogance est manifeste. C’est à croire que l’endoctrinement et l’aliénation sont très profonds : Sachez bien cher benimellall, que des musulmans qui militent pour le bien de la communauté, qui se sacrifient pour la bonne cause et qui essayent d’aider les musulmans à vivre leur islam tête haute… des musulmans comme cela existent… ne vous en déplaise ! Et ils font souvent plus que l’UOIF…(Si tant est que l’UOIF aujourd’hui fait encore -elle même- quelque chose à part du bizness -dans la vente des calendriers et le Bourget- ou de la politique…) Mais il y a ceux qui se montrent et il y a ceux qui ne se montrent pas. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir qu’il y a de nombreuses mosquées dans lesquelles des bénévoles militent et forment la jeunesse musulmane sans pour autant avoir le moindre rapport avec l’UOIF. Je dirais même que l’UOIF, dans plusieurs villes de France, n’a pas hésité à mettre les bâtons dans les roues à tous ceux qui venaient sur son chemin. A casser des projets et des initiatives parce qu’elle n’en était pas partie prenante. Dans certains cas l’UOIF a carrément vendu ses coreligionnaires pour des miettes de pouvoir ou la sympathie d’un haut fonctionnaire de l’état. Cherchez bien dans les dossiers où certains prédicateurs ont été calomniés ou ont été soupçonnés à tord … et analysez bien la réaction de l’UOIF (ou la non réaction dans certains cas… ce qui peut être plus grave vu le poste auquel se prétend l’UOIF). Ce n’est pas la première fois qu’on entend : « Est ce que vous avez déjà envoyé vos critiques à vos frères auparavant ? Sinon, ne prétendez pas que vous êtes mieux que UOIF car au moins elle a le mérite de faire et de se tromper » Désolé mon cher benimellall, je ne peux pas envoyer mes critiques à quelqu’un qui se croit le meilleurs et qui se place systématiquement au dessus de toi sans vouloir rien entendre de toi. D’ailleurs les réunions à l’UOIF, on les connaît bien. Tu peux dire des choses tant que tu applaudis, mais dès que tu critiques, tu es tout de suite taxé d’impolitesse et de manque de respect envers les ‘GRANDS’ ! Eh puis comment voulez vous qu’on accepte qu’ils soient à la fois juge et partie ? Tous les musulmans sont en droit d’être mis au courant des abus commis par les responsables de l’actuel UOIF et qu’on n’a rien à leur cacher. Ce sont eux qui seront juges ensuite. Pour finir je dirais : L’expérience par laquelle passent les musulmans de France en ce début du 21ème siècle est unique en son genre. Pour cette raison il est d’une importance capitale pour les musulmans d’être très vigilants par rapport à ce qui se décide pour eux car la moindre erreur, la moindre concession, la moindre permissivité ou même complaisance fera jurisprudence voire loi que nos successeurs auront beaucoup de mal à changer ou abroger. Qu’Allah nous guide par sa miséricorde vers le droit chemin.
Par Kareh - le 8 décembre 2006

Salam,

Apparement Benimellal tu n’as pas tout lu. Personne n’a dit que s’était facile ! Mais acuser de lâcheté les commentateurs me paraît être limite. Cette accusation explique certainement le pourquoi de l’anonymat !!!!! Si leur nom était dévoilé que ferais-tu de plus ? Les radier de la liste des membres ? Ce n’est pas sérieux et confirme bien l’ensemble des critiques proférés ! Pour finir non seulement les critiques ont été clairement formulés aux dirigeants (nous ne t’avons heureusement pas attendu) mais elles l’ont été plus d’une fois et dans toutes les instances possibles. Malheureusement c’est chaque fois le passage en force ... celle de la voix de MM Alaoui-Breze ! (Si au moins les choix avaient été bons ...)

PS : Où est l’officiel secrétaire générale de ’lUOIF ?

Assez svp d’acuser les autres !!!!! Remettez-vous en cause !!!! Réformez-vous !!!!!

Par benimellall - le 8 décembre 2006
Quel acharnement ? J’avoue que je tombe de tres haut. Chacun essaye de vider son sac de haine. Pourquoi toute cette haine ? Dites moi que je suis un UOIFiste ou autre, je m"en fou ! Je vois seulement un esprit de critique négative. Est ce que vous avez deja envoyé vos critiques à vos freres auparavant ? sinon, ne pretendez pas que vous êtes mieux que UOIF car au moins elle a le mérite de faire et de se tromper. Alors que dire de ceux qui se cachent derrière les ecrans de PC (je m’adresse à tous ceux qui preferent rester dans l"annonymat de peur qu’on les accuse d’islamisme et de tous les qualificatifs "istes" possibles). Il est temps de dire qu’on est des incappables et des laches. Je m’excuse ! Celui qui pretend que le match est facile n’a qu’a descendre sur le terrain. Et on verra ! l’avenir nous dira qui a raison et qui a tort.
Par un frère - le 5 décembre 2006
Faut avoué que nous "arabe musulmans" on cherche le pouvoir.Alors que se soit l’UOIF ou les autres partis qui font partie du CFCM, pour moi ils ont tous un parti politique donc ne représente pas les musulmans.Je pense que l’islam est une religion qui à la base, réuni déjà.Mais je vois mal se qu’on apel laîcité si l’état se mêle de la religion jusqu’au point de lui dire se qu’il faut faire (prêche en français)....
Par Bouziane - le 5 décembre 2006

Un grand merci à Vincent Geisser, qui a permis de dévoiler Sarkozy avant tout... lisez cet article mis à jour sur notre futur président incha’llah si l’électorat musulman est absent :

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement2/221033.FR.php

Par lachemi algerie - le 4 décembre 2006
je vous lis souvent et j apprecie vos ecrits. l uoif a opte pour faire du politique donc il ne faut pas s etonner de voir qu il fasse des alliances et contrealliances meme les plus perfides donc il faut le prendre a sa juste valeur comme n importe quel parti politique. l
Par Harith - le 3 décembre 2006
L’UOIF est devenue une assoc qui raisonne en terme de profit financier. On comprend pourquoi certains s’accrochent à leur poste
Par Atif - le 3 décembre 2006
A force de fréquenter Sarko, on finit par parler comme lui. Qui sait si les dirigeants de l’UNION, ne sont pas adhérents de l’UMP, ou que Sarko ne leur pas ordonné de militer à l’UMP... On se souvient qui leur avair ordonné de ne pas manifester contre la loi contre le voile. A l’époque dans la région où j’étais, des militants de l’ UNION nous ont demandé de ne pas manifester contre cette loi , mais nous a fait le contraire, on est pas sous les ordres de l’UNION, ni de ceux de Sarko.
Par Sadji - le 3 décembre 2006
Pour l’UOIF , le temps de l’autocritique est trop tard. L’UOIF est dans un engrenage infernale. Je ne vois pas comment on peut leur faire confiance à nouveau, ils ont été trop loin, je ne les aurais jamais cru capables d’un tel renoncement. C’est honteux pour l’UOIF.
Par Hassan - le 3 décembre 2006

Je suis aussi un ancien de l’UOIF, je connais bien sa manière de fonctionner et je peux vous dire que ce n’est pas très beau....

J’ai donc quitté cette organisation, je ne le regrette pas, bien au contraire. Baucoup de frères en ont fait autant, et d’autres font le faire. Avec l’UIOF, tu te soumets aux responsables ou tu t’en vas.

Par Farouk - le 3 décembre 2006
Tout le monde sait que l’UOIF est en crise, que cette association est en chute libre, car ses "dirigeants" ont tout monopolisé, il y a une gestion clanique, nationalitaire de l’UIOF, qu’une grande majorité de musulmans a fui et c’est tant mieux !
Par Jaouad - le 3 décembre 2006

Quand on parle de l’UOIF on parle de l’équipe des "ex bordelais" Il n’est nullement utile d’user de la méthode de marteler avec hadiths et de versets coraniques, chère aux cœurs des UOIFistes, pour nous faire taire. L’UOIF ne récolte que ce qu’elle a semé et nous, aussi, sommes libres de porter des jugements sur l’Organisation. Certes nous devons user de nos plumes pour conseiller raisonnablement et faire profiter l’UOIF de notre intelligence, mais faut il encore trouver à qui faire profiter de nos conseils ? Surement pas à des arrogants qui croient leur Organisation est le pilier de la renaissance musulmane, que tout musulman qui n’a pas fait la " baiaa" pour l’UOIF est un hypocrite sans oublier la diabolisation de ses adverses par des accusations sans fondement (travailler pour les services des pays étrangers pour certains, franc-maçon pour d’autres etc…) Ayant travaillé avec les dirigeants de l’UOIF que je connais très bien, je peux témoigner de leur arrogance et parrfois du changement instantané d’opinion et à 180°, plus encore des hauts responsables du ministère de l’intérieur avaient confirmé que l’Organisation a collaboré contre les salafistes en France, le président du CFCM, lui même, a montré des notes du RG dans la région Picardie du rôle joué par l’UOIF contre des salafistes. Je suis d’accord que le déclin de L’UOIF a commencé, l’Organisation touche le fond et n’arrive pas à se relever, ses dirigeants assoiffés de pouvoir ont ouverts des fronts sur eux, le manque de confiance dans les jeunes y est pour quelque chose. Le futur nous dira à quoi ressemblera l’UOIF, c’est foutu d’avance avec les « Ex-bordelais » qui se ressourcent de la méthode « comité spécial » de M. Ahmed AAKIF et qui peinent à réaliser le projet du « Tamkin », les espoirs perdus de récupérer des cadres musulmans ciblés en France regroupé dans une nouvelle fédération parallèle et concurrente à l’UOIF a enfoncé le clou.

Je conseille les lecteurs d’oumma.com de lire

Révisions douloureuses pour les Frères musulmans d’Egypte

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/09/TAMMAM/12793

Par Izzd Lk - le 3 décembre 2006

Salam Alaykoum,

Petite réponse à Jamila. Je suis un membre ancien de l’UOIF. Je voudrais dire que si je m’exprime s’est par ce qu’un jour j’ai prêté serment d’oeuvrer pour la voie du bien et ce pour la vie. J’ai jusqu’a cette heure-ci tenu mon engagement, et je demande à Dieu de me donner encore la chance de l’honnoré. Je dis cela pour balayer l’argument (après la "mauvaise" éducation des jeunes, la "mauvaise" vision des militants de terrain, le "manque" de pragmatisme de certains militants, le "gauchisme" dont certains seraient victimes ...) qui consiste à dire que les critiqueurs ne sont pas ceux qui font et ne sont pas ceux qui proposent !!!! Chère soeur ceux qui critiquent ne sont pas forcément des spéctateurs passifs de l’organisation ! Tes paroles sont pleines de bonnes volontés mais force est de constater que l’UOIF n’est plus l’organisation la plus apte à défendre les intérêts des musulmans de France... ni les siens d’ailleurs !!!! Jette un coup d’oeil sur le terrain et pose la question sur l’UOIF. Dans ma ville l’UOIF est connue à travers ce que nous y faisons, les gens nous font confiance. Mais parlez-leur de l’UOIF "national", de l’affaire du foulard, des sorties médiatiques (que je qualifierais d’hasardeuses et brouillonnes) et de suite cela évoque le flou, l’incompréhension de la ligne directrice, voir le malaise... Encore heureux pour ces (2) messieurs de "l’UOIF d’en haut" que nous soyons là pour corriger un peu le tir !

Désolé ma soeur, mais de l’intérieur, l’attitude des 2 dirigeants est nauséabond !

Signé : Un militant depuis près de 15 ans et j’éspère pour la fin de la vie encore.

Par samia - le 2 décembre 2006

Bonsoir, salam,

"Les associations musulmanes ont voulu une loi, ils l’on eu....." ce n’est pas très logique. Si j’ai bien suivi les évènements ce ne sont pas les assoc musulmanes qui sont à l’origine de la commisssion Stasi et n’ont jamais demandé une LOI ... l’origine est à chercher dans les hautes sphères politiques de notre pays...

"De ce point de vue, merci à l’UOIF qui a permis de clarifier la responsabilité des chefs d’établissements." Le systeme scolaire fonctionnait comment avant cette loi sur les signes religieux ??? La plupart des cas litigieux de voile se reglaient par la concertation et ça marchait bien puisqu’une dizaine de cas posait probleme dans toute la France (Alors une loi était elle justifiée). Par contre la focalisation du monde enseignant sur ce faux probleme a permis de faire passer la reforme des retraites sans trop d’opposition des fonctionnaires....

Par jamila - le 2 décembre 2006
cher Addle, vous accusez l’UOIF d’être arrogante et d’être assoiffée de pouvoir sans raison ni preuve, et vous profitez de mon témoignage pour l’accuser d’être exclusive, ce qui est faux. Moi j’ai donné mon point de vu, tout comme vous et tous les autres qui ne sont pas d’accord avec la politique de l’UOIF et vous voilà m’interdire de faire mon propre choix de l’organisation que je trouve la plus apte à défendre l’interet des musulmans, avec tout le respect que je dois aux autres ! Laissez les gens libres de penser et de choisir ce qu’ils veulent ! ce n’est pas en dénigrant l’UOIF que les gens perdront confiance en elle , c’esty certain ! l
Par Abou doujana - le 2 décembre 2006
Etant un membre de l’UOIF je peux dire que les remarques de Geisser vont dans le bon sens et que l’UOIF a perdu ses convictions à cause de la mauvaise gestion de certain monsieur Alaoui qui dirige la direction de cette organisation d’une main de fer comme celle de Sarkosy à la tête de l’UMP, dommage que cette organisation soit recupérer par les hommes politique et certain envies materièlles alors que celle çi a été fondé par des gens qui ont sacrifiéstous ce qu’ils possèdent.
Par ni pro ni anti - le 2 décembre 2006
Critiquer sans rien faire de son côté cela relève bien votre état d’esprit
Par Addle - le 2 décembre 2006

La réaction de Jamila en dit long sur l’esprit des responsables et militants de l’UOIF. Selon elle je cite "la seule organisation respectable qui peut prétendre défendre l’islam de France"

Ces propos sont d’une extrême gravité et démontre le caractère autoritaire et intolérant de cet état d’esprit pour qui point de salut en dehors de l’UOIF, seule l’UOIF est légitime, le reste des musulmans et des associations sont dans le faux. L’UOIF incernerait une espèce de pureté religieuse ;quelle arroguance et quelle prétention !!! Alors que l’Islam impose humilité et sagesse, voilà pourquoi l’UOIF a échoué, en croyant qu’elle était seule légitime, qu’elle avait rason contre tous les autres musulmans. En tant que musulman, je ne me ressens pas dans l’islam des frères musulmans de l’UOIF, c’est leur droit d’être frère musulman, mais l’islam auquel je crois est universel et n’est pas assoifé de pouvoir !

Par Corine de Paris - le 1er décembre 2006

C’est une expérience de la lutte, et c’est à prendre comme telle, cette demande du port du voile pour les jeunes musulmanes.

L’echec est cuisant pour les associations musulmanes dont l’UOIF, mais il s’agit juste d’une inexperience dûe à une méconnaissance totale de la France, de son histoire, et du rapport de force.

Les pays européens offrent un immense avantage par rapport à certains : la liberté de s’organiser en associations, de manifester, d’ester en justice, de s’exprimer, mais seulement et seulement dans le cadre de la loi qui fixe les règles du vivre ensemble et du rapport de forces constaté lors des élections.

Les associations musulmanes ont voulu une loi, ils l’on eu.....

De ce point de vue, merci à l’UOIF qui a permis de clarifier la responsabilité des chefs d’établissements.

Mais apparemment la leçon française n’a pas porté, le débat sétend à l’ensemble de l’Europe, toujours cette ignorance de l’histoire des pays européens, qui se retourne contre les associations musulmanes.

Bon courage.

Par jamila - le 1er décembre 2006
salam alikom Je pense pour ma part que l’UOIF est la seule organisation respectable qui peut prétendre défendre l’islam de France. Et c’est dans cet objectif qu’elle fait des pas et qu’elle supporte les exactions au sein du CFCM et de l’état français pour que les musulmans en sortent avec le moindre mal. Au sujet de l’affaire du foulard, l’UOIF est toujours présente sur cette affaire et participe activement au sein du comité 15 mars pour faire valoir les droit à la liberté d’expression religieuse, qui de tous ces musulmans qui critiquent l’UOIF s’en soucie ?? Les critiques c’est bien mais quand s’est dit pour casser, pour dénigrer et pour démoraliser, c’est un crime !! dites moi vous qui n’êtes pas d’accord avec l’UOIF qu’est-ce que fous feriez à leur place ???? Appel à tous les détracteurs : A vos plumes pour conseiller raisonnablement et faire profiter l’UOIF de votre intelligence.
Par Mohsen - le 1er décembre 2006

Salam Cet article aura fait couler beaucoup d’encre…

La valeur réelle d’un individu ne peut être connue que par son créateur. Et nous, mortel que nous sommes, nous ne pouvons porter un jugement sur une personne qu’en fonction de ce qu’elle nous montre par ses dires et ses actes. Ce sera un jugement relatif et humain. Mais ceci n’est pas une raison pour s’abstenir de le juger. De prêcher le bien et de combattre le mal. D’encourager les bons et de dénoncer les mauvais. Nous, humains nous jugeons selon les apparences, Allah se charge des intentions.

Ceci dit, nous sommes devant une fédération qui historiquement incarnait le mouvement des frères musulmans et regroupait en son sein des militants de ce mouvement qu’ils viennent de la Syrie, de l’’Egypte de l’Irak, de la Tunisie, de l’Algérie ou du Maroc… Dans les statuts de ses associations membres on lit clairement qu’ils se tiennent à l’écart de toute dépendance intellectuelle ou financière ou politique. Ses membres -personnes physiques- doivent d’abord suivre une formation dans des cercles fermés et quand ils sont considérés comme prêts ils doivent prêter allégeance et jurer obéissance totale à leur supérieurs hiérarchiques dans l’organisation jusque là secrète. Le temps passe et l’on se rend compte que rester dans la clandestinité ou le double langage n’est pas du tout justifié et qu’en France pays de la liberté il y a un espace suffisamment large pour vivre son islam en plein épanouissement. C’est cette mutation qui s’est très mal faite. Pourquoi ? Cette transformation du mouvement s’est faites par des gens qui ne connaissaient pas bien la France et qui sortaient juste de leur enfermement sur eux-mêmes. Ils ont appliqué des méthodes de travail importés des pays d’origine où certains d’entre eux étaient persécutés et qui n’étaient pas du tout de cours en France. Des résidus énormes des méthodes de travail dont ils avaient l’habitude sont toujours perceptibles dans leurs façons de faire : hantise des RG et de la DST, crainte et expression de la soumission aux autorités au pouvoir, culte de la personnalité chez les cadres supérieurs, négligence de la jeunesse et de la composante féminine du mouvement… D’un autre coté, ils ont sous estimé l’islamophobie latente dans la société française et sur certains dossiers (en particulier celui de la représentativité, celui du foulard, de la construction des lieux de culte et de la formation des cadres religieux) ils en ont un peu trop fait et avec beaucoup de maladresse… et oublié que la communauté qui est derrière eux n’était pas à la hauteur et qu’avant tout acte de revendication il fallait s’investir à sortir la communauté musulmane naissante (hommes femmes et enfants) de sa pauvreté (intellectuelle, spirituelle et même financière). Ces acteurs de la transformation qui avait pour objet d’asseoir un islam visible et reconnu ont malheureusement mis les charrues avant les bœufs : De leur rôle de prédicateurs et d’éducateurs ils se sont transformés en négociateurs et politiciens autoproclamés et à partir de là la dégénérescence a commencé. La perte était double, car non seulement il s’est avéré qu’ils n’avaient pas de compétences en matière de rapport avec les politiques mais pis encore ils ont fini par perdre la confiance de leur base du fait qu’ils ont sacrifié ce qui constituait l’essence même de leur mouvement à savoir le formation et l’éducation. Conjugué à toutes ces épreuves nous avons assisté à une prise d’assaut du mouvement par une minorité de responsables très imbibés de leur personne et qui ne voulait partager le pouvoir avec personne. L’organisation allant grandissant elle devient source de vie pour plusieurs ‘frères’ et donc source de profit. Depuis, il n’y eu a aucune place pour une quelconque opposition au sein de l’organisation. C’est ce qui explique le départ ou la mise à l’écart de plusieurs ‘grosses-têtes’ de l’organisation.

C’est vrai qu’il ne faut pas s’acharner sur les deux personnes à la tête de l’organisation, elles ne sont pas seules d’autres membres les soutiennent et l’accès aux postes de responsable au sein de l’organisation est tellement bien scellé qu’il faudrait attendre la disparition d’une génération pour voir apparaitre de nouveaux responsables avec d’autres façons de diriger. Encore faut-il que la transmission du pouvoir ne devienne pas héréditaire. Pour finir j’ajouterais : Il ne faut pas confondre le conseil européen de la Fatwa et celui propre à l’UOIF qui s’en démarque solennellement sur plusieurs dossiers. Il ne faut pas parler de neutralité islamique car l’orientation ‘frères musulmans’ du conseil européen de la Fatwa reste prédominante sans compter que le Cheikh Qardhawi est entouré de plusieurs personnes qui peuvent lui faire croire ce qu’ils veulent (vu son éloignement) sans compter qu’il s’est démarqué de certains d’entre eux dès qu’il a su de quoi ils retournent (CF l’ IESH de la Nièvre) J’arrête là, car ce n’est pas un commentaire qui suffirait pour expliquer la déchéance de la fédération mais tout un livre.

le 1er décembre 2006

Jaouad,

Les 2 mentors de l’UOIF vont te répondre qu’ils ont choisis l’intérêt des musulmans de France avant (et au détriment) des intérêts de l’UOIF !

Du coup, ce que l’on peut constater, ni l’UOIF, ni la communauté n’ont bénéficié de rien !

A moins qu’ils nous expliquent que EUX ont une vision à plus long terme que moi, et que EUX voient les choses et pas moi !!!!!

....... J’infantilise, tu infantilises, il infatilise .... Ils infantilisent !!!!!!!!

Bonus final : A la lecture de ce message ils vont dire : "Les jeunes" manquent d’éductaion !

Grrrrr...... Marre !!!!

Par Jaouad - le 1er décembre 2006
Sarko a vu juste de tabler sur une organisation dont le pouvoir est concentré entre le président et un secrétaire général devenu depuis vice président chargé du CFCM, en revanche L’UOIF a eu tout faux de tabler sur le CFCM (création de Sarko) pour soigner son image d’organisation stalinienne car Sarko a tendu mille pièges aux musulmans à travers le CFCM et l’image de l’organisation s’est d’avantage ternie et cette fois-ci auprès de ses adhérents et des fidèles musulmans. Dans la foulée l’UOIF a trouvé dans le CFCM des personnes farouchement opposé à sa mentalité de la confrérie pratiquée et qui l’ont fait baver. En résumé, l’UOIF, c’est beaucoup de pognon et deux personnes (un président et un vice-président vraiment vice !) la solution pour cette organisation réside dans son ouverture sur les jeunes sinon son compte se réglera comme celui de la FNMF
Par Abdelhak - le 30 novembre 2006

as salam alaykoum

Je vous salue tous, que vous soyez pro ou anti-UOIF....la question n’est pas là.

On s’acharne un peu sur l’intégrité des gens qui l’a composent, alors qu’on peut plutôt critiquer leurs actes...ce qui est plus subtil et plus juste. Même s’ils se trompent, ils sont nos frères, les diaboliser serait faire l’affaire du diable et de ses avocats...il faut juste argumenter et leur montrer en quoi ils ont tort, tout en sachant de quoi on parle. (il faut avoir une certaine légitimité, être universitaire comme M Geisser est acceptable)

L’article de Vincent contient des vérités que l’ont ne peut pas nier, sur une tentative de rapprochement avec M. Sarkozy. Le problème est de savoir, si l’UOIF essaie de se rapprocher du Représentant de l’Etat ou du personnage emblématique, qui a ses intérêts propres.

Tout d’abord, il est trop facile de frapper une fédération, qui a pris conscience de son erreur, en lui disant qu’on l’avait prévenu...Tout cela est un fait, quand on travaille sur ces terrains glissants, on sait qu’on peut tomber (pour mieux se relever ?)

Ensuite, dire que l’UOIF ne connaissait pas les ambitions et les risques de ce rapprochement, c’est les infantiliser. Le principe même de la création d’une instance, suppose une entente entre des "musulmans" et un Etat. Alors un rapport de pur méfiance, va droit à l’échec. De même, nier la politique volontariste de l’Etat français, qui essaie de maîtriser ses musulmans(cette vraie plaie pour beaucoup de français), serait une grave erreur. Ayant côtoyé les gens de l’UOIF, sans y adhérer, je peux vous dire, qu’ils sont loin de tomber dans cette erreur. En faire un ami (de ce Représentant), c’était établir un rapport de confiance et de transparence, non pas de soumission (l’Etat est de toute façon plus fort et il l’a prouvé avec l’affaire du voile, à coup de Loi). Croire en Sarko à l’époque, c’était croire un instant à une main tendue afin de finaliser le CFCM, projet qui a perduré et qui est mort né pas mal de fois....en croyant qu’un représentant choisi par les musulmans soit un intérêt colossal, pour éviter les "nous" des musulmans laîcs, qui ont la côte dans les médias ou des extrémistes marginaux ou d’un Recteur fatigué...

Moi, je suis plutôt d’avis, que l’UOIF cherche à faire la lumière sur sa propre identité, à travers le vecteur le plus puissant (l’Etat) mais comme le milieu politique est sale et risqué, il s’est entaché, en faisant des concessions risquées, même si elle sont restées mesurées.

Les affirmations de Geisser sur l’utilisation de la fatwa est dangereuse, car l’UOIF même s’il est instigateur ou force de proposition n’est pas l’entité qui les produit : le sheikh qaradawi qui supervise le conseil de la fatwa (CER) est garant de la neutralité islamique (si je peux m’exprimer ainsi) de toute politique politicienne. A côté de lui, des éminents savants de renom et reconnus de tous les musulmans (hors UOIF) agissent en âme et conscience, même s’ils demeurent influençables sur les question de société (comme la maladroite fatwa des banlieues), ce sera l’emploi de cette fatwa qui sera ensuite discutée et discutable.

L’UOIF a besoin de cette contradiction pour s’en sortir, ce que je lui souhaite, car c’est une partie de la communauté et qu’il est du devoir de nous tous de la soutenir. En lui montrant ses erreurs, sans l’excommunier.

Par lancien - le 30 novembre 2006

Je ne parviens pas à me taire lorsque je vois écrit des choses. Sur la question du voile il ne s’agit pas de dire nous avons échoué quant au fait d’en empêcher son adoption ! Oui nous avons échoué mais, au regard de lhsytérie collective que cete question à sucité aucun groupe constitué n’aurait pu l’empêché. Néamoins la question reste entière "Avons-nous pris toutes nos responsabilités ?" A cette question je réponds à titre personnel OUI, mais force est de constater que la structure UOIF s’est résignées. Pour avoir été un acteur de proximité de l’affaire et de son déroulement, je peux dire que NON, tout n’a pas été fait par la structure. Trop de craintes, trop de préjugés (manifester n’est pas synonyme de remise en cause de la république), trop de pressions "mal gérée par l’UOIF" de la part du Ministre de l’Intérieur, et en interne un étouffement systématique des partisans d’une mobilisation plus forte ! tel ets l’UOIF aujourd’hui. J’en suis moi même navré.

Salam

le 30 novembre 2006

Salamaleicum Samia,

Il est vrai que nous n’avons pas le même point de vue.... Ce qui est normal si on y réfléchit.

L’important est que nous acceptions d’en discuter...

Concernant l’issue des affaires de foulard, c’est à dire le vote de la loi et surtout son application illégale. Pour moi, l’important était que les musulmans s’expriment quasi unaniment contre, ce qu’ils n’ont pas manqué de faire, puis qu’ils utilisent tous les moyens légaux pour exprimer leur désaprobation, ce qu’ils ont également fait.

Les moyens ont donc été utilisés et nous avons fait notre devoir. Je n’ai pas de regret là dessus. Qu’Allah ne nous ait pas encore donné la victoire sur cette affaire, je l’accepte humblement et ne désespére pas de persévérer.

Bien sûr, notre combat aurait été plus facile si l’ensemble des musulmans de France s’étaient montré très déterminés.... Ce qui n’a pas toujours été le cas. Mais parmi les "grandes fédérations", l’UOIF n’a pas été la dernière....

En tout état de cause, ces afaires ne sont pas finies, nous y travaillons quotidiennement et il est fort probable qu’on en reparle sous peu....

Salamaleicum

le 30 novembre 2006

Salamaleicum,

Houlà, Timo67... On sent quelques rancoeurs..... Je te propose de passer au-dessus et de continuer le dialogue sur un forum général de type Mejliss...

Ben oui, malgré une histoire mouvementée, je reste persuadé que le CFCM et les CRCM sont une bonne chose....

En fait ils sont ce que nous en faisons !

Si nous voulons être des cire-pompes de Sarko, nous pouvons l’être...

Si nous voulons gérer nos régions corectement, eh bien, certains CRCM s’en sortent de manière très honorable !

Mais il est vrai que cette histoire reste à publier.

Pour ma part, bien sûr que je ne regrette rien, je suis même fier de ce que j’ai fait ! Quand il s’agit de travailler "fi sabil Illah", je suis toujours partant.... Et si tu connais mon parcours, tu reconnaîtra qu’il est difficile de parler "d’amour du pouvoir"....

Quand aux afaires de foulard, tu confirmes que Geisser s’est planté : soit on sous-traite, soit on lutte contre....

Salamaleicum

Par Izzeddine Elk - le 30 novembre 2006

Salam à tous, essayons de garder raison et d’être neutre dans notre jugement. Pour reprendre les propos de Farouk, le pb du Bourget n’est pas de se faire de l’argent (je pense que s’en faire de façon raisonnable est une bonne chose) mais plutôt dans le contenu. Qu’y a t-il de concret, la frome actuelle répond elle aux besoins et aux aspirations des musulmans et de la société ? La rencontre du Bourget doit-elle rester une démonstartion de force (par le taux de fréquentation) ou un moyen d’influencer (le terme est chez moi positif) et d’orienter les débats ? Savons-nous analyser les changements et les prendre en compte ? Je reviendrais également sur les propos de Aymen qui pour le coup sont suffoquant. C’est ce discours qui permet de museler au couple Président-Secrétaire Général de museler le débat aujourd’hui. Ce n’est pas parce que j’exprime une critique sur la façon dont les choses se passent que je critique les personnes (ou la sincérité) qui oeuvrent à la direction. Ce genre de "piège affectif" contribue au jourd’hui à la désaffection des rangs, au fait qu’aujourd’hui les projets les plus intéeressants sont menés (souvent par des membres de l’UOIF) hors de celle-ci. Non pas que cela soit une orientation choisie (cela serait trop beau) mais parceque la structure ne permet pas l’initiative des membres ou la combat lorsqu’elle paraît ne pas correspondre à la ligne définie par le Sacro-saint couple Président-Secrétaire Général (Breze - Allaoui). La mémorable affaire du foulard le prouve.

Signé Izzeddine Elk Un membre ancien mais toujours présent.

Par samia - le 30 novembre 2006

Bonjour, Salam,

Certains messages (en particulier celui de Dr Abdallah) tentent d’atténuer l’impact objectif des propos de M. Geisser qui lui se base sur des faits concrets. Ce qui me rassure (je le constate dans les forums) c’est que les citoyens de confessions musulmane sont des observateurs très critiques des évènements qui se déroulent sur la scene politico-médiatiques. Dr Abdallah vous ecrivez "On peut difficilement reprocher à l’UOIF d’avoir opté pour une conciliation et un dialogue avec les dirigeants de notre république ! C’est quand même ce que demande la majorité de nos citoyens musulmans non ?" Vous parlez bien de dialogues, le rôle des instances représentatives du culte musulman c’est de défendre l’intérêt et assurer la promotion de ce culte hors je regrete dans les faits ce rôle n’apparait pas !! Dialoguer OUI mais encore faut il que l’instauration d’un dialogue conciliant serve l’interêt de la communauté musulmane... Vos propos m’étonne vous qui précisez que vous vous situez à un niveau de"poste d’observateur très atentif" on ne doit pas observer avec le même angle de VUE ou votre attention doit se relacher sélectivement... Je termine juste en précisant suite à ce passage "En tout cas, du point de vue des "affaires de foulard", Geisser se plante dans les grandes largeurs et là, vraiment, je prétends savoir de quoi je parle...." Je croire qu’il faut avoir l’humilité de reconnaitre que tout le monde s’est planté sur cette affaire étant donné que la Loi est passée et a été apliquée dans les établissement scolaire avec corrolaire l’exclusion des soeurs souhaitant continuer à porter le voile ; DONC NOUS AVONS TOUS PERDU ET VOUS AUSSI...

EN ESPERANT QUE MON MESSAGE PASSERA Merci

Par Farouk - le 30 novembre 2006
Il y a bien longtemps que je ne me fais plus d’illusion sur l’UOIF qui est devenu un appareil pour carriéristes avides de pouvoir. Le souk annuel qui est organisé au Bourget, entre des tissus, des merguez, de sandwichs, des tapis, et l’UOIF prétend organiser la rencontre des musulmans de France. Quelle blague !!!! Ils organisent sutout la rencontre du sous commerce, des petits boutiquiers....
Par Salah - le 30 novembre 2006
La réaction du dénomé Aymen est caractéristique des méthodes de l’UOIF qui invoque un verset coranique à chaque fois que des muslmans sincères crtitiquent les dérives de l’UOIF. Ce qui permet à l’UOIF de clore le débat et de culpabiliser tous ceux et celles qui oseraint encore une fois à la critiquer. L’UOIF doit être critiquée comme tout le monde, elle est d’autant plus criticable que sa politique a surtout servi ses interêts propres et non ceux des musulmans. La réalité est là, vous ne pouvez contester les faits, vous avez échoué, il est temps en tant que musulmans d’en tirer tous les enseignements. Vous n’avez plus aucun crédit !
Par Izzeddine ElK - le 30 novembre 2006

Salam à tous,

On sent beaucoup d’amertume dans les propos. Le problème est bien structurel au sein de l’UOIF. Quant on s’est trompé sur sa stratégie (celle de la fusion avec Sarkozy) on prend ses responsabilités et on démissionne. Ceci est d’autant plus vrai que les mises en garde avaient été très clairement données. Malheureusement la structure étant centrée sur le couple Président-Secrétaire général, rien ne bouge.... et rien ne bougera !

le 30 novembre 2006
on peut penser ce que l’on veut de l’Uoif, mais ce qui est sûr c’est que les musulmans de France sont, à la lecture des commentaires sur le texte de notre ami Geisser, tellement naifs. Ils comblent d’éloges l’auteur sans comprendre que lui même se positionne, sans prendre le recul nécéssaire de la critique....Tels sont les naifs se croyant assez lucides pour juger les autres... salam
Par timo67 - le 29 novembre 2006
S’il s’agit du Dr Abdallah Thomas Milcent médecin en poste à Strasbourg, je crois que c’est lui qui nous a habitué au mieux et c’est lui aussi qui pourrait être concerné par l’affirmation de la fin du commentaire à savoir : « on ne peut pas être bon tout le temps ni partout ! » Monsieur Milcent, ce n’est pas parce que l’UOIF vous concède une place à sa tribune au Bourget que vous allez le défendre à tout prix... Vous avez d’autres tribunes et beaucoup de musulmans vous connaissent et reconnaissent les services que vous leur avez rendus Monsieur Milcent, ce n’est pas parce que l’UOIF sous-traite par vos loyaux services l’affaire du foulard que vous allez le défendre même quand il a tord. Et le plus bizarre dans vos propos c’est que vous continuez à faire l’éloge du CFCM et CRCM qui est une structure dépendante du Ministère de l’intérieur pour contrôler les musulmans dans laquelle les musulmans ne se retrouvent pas et dont vous êtes la première victime ! Je vous rappelle ce qui vous est arrivé lors des dernières élections du CRCM Alsace où vous avez récolté moins de voix que le nombre d’inscrits dans votre liste. Je vous rappelle aussi qu’à cette occasion vous avez été lâché (pour ne pas dire trahi) par Nabaoui qui n’est rien d’autre que le gouverneur régional du Vizir Alaoui de l’UOIF. J’ose espérer que vous n’êtes pas mordu par le virus du pouvoir et l’envie -coûte que coûte- d’être un représentant du culte musulman auprès des autorités... N’est-ce pas vous qui disiez "siassat najassat" ? Alors pour l’amour d’Allah ne nous fait pas perdre notre estime pour toi et la confiance que nous te faisons. Qu’Allah nous guide tous vers la droite voie.
Par Aymen - le 29 novembre 2006
Je ne dis pas que l’UOIF est exempte de tout défaut ou critique, mais remettre en cause la sincérité de ses dirigeants, comme il est de l’habitude de ce site, c’est faire un procès d’intention, ou tout simplement de la médisance interdite en islam. Une critique sincère et constructive énumère à la fois les défauts et les qualités. Ibn Sirin disait :"tu te montre injuste envers ton frère si tu mentionne ses défauts sans mentionner ses qualités". Nous devons avoir à l’esprit notre éthique musulmane même dans la critique, et pour ceux qui ont fait de la médisance leur passe temps favori, méditez ce verset :"Ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité, se chargent d’une calomnie et d’un péché évident" (33:58)
Par Bachir - le 29 novembre 2006
Cet article est salutaire, car il révèle la dérive des dirigeants de l’UOIF qui demeurent obséder par la "reconnaissance" des pouvoirs publics. L’UOIF qui est en crise, se retrouve de plus en plus isolée y compris parmi les musulmans.
Par Kamel - le 29 novembre 2006
Merci Vincent Geisser, en tant qu’ancien de l’UOIF, je confirme votre propos.
Par Dr. Abdallah - le 29 novembre 2006

Bonsoir,

Geisser nous avait habitué à mieux !

Moi qui ne suis pas de l’UOIF mais qui reste à un poste d’observateur très atentif, je considère que cet article aligne quelques contre-vérités graves....

On peut difficilement reprocher à l’UOIF d’avoir opté pour une conciliation et un dialogue avec les dirigeants de notre république ! C’est quand même ce que demande la majorité de nos citoyens musulmans non ?

La création du CFCM a été retardé par l’exigeance sans cesse répétée d’un fonctionnement démocratique de l’instance.... C’est ce qu’a fini par concéder Sarko.... Il ne tenait qu’à ses prédécesseurs de faire de même !

Parler de clientélisme dans les relations Sarko-UOIF, c’est vraiment très mal les connaître. En tout cas du point de vue de la fédération musulmane.

Que Sarko ait été tenté et ait cherché à imposer ce modèle, c’est probable, mais qu’il ait réussit, c’est une autre paire de manches. La preuve, pourquoi sont-ils "fachés" ? Cette brouille peut-elle rentrer dans le cadre de relations clientélistes suivant le modèle que l’auteur nous décrit ? Le "client" peut-il se facher avec le "patron" ? Non, bien sûr !

En tout cas, du point de vue des "affaires de foulard", Geisser se plante dans les grandes largeurs et là, vraiment, je prétends savoir de quoi je parle....

Enfin, on ne peut pas être bon tout le temps ni partout !

Dr. Abdallah

le 29 novembre 2006
le pire lors du congré du bourget de 2003,c’etait la présentation de Fouad ALAOUI(car c’etait stars academy:qui fait plus d’eloge a missiou le ministre) aprés mr BREZE,ABOU ASMA, abou... MR ALAOUI presnte SARKOcomme homme de grande spiritualité ?????
le 29 novembre 2006

Bref, on manque franchement de représentativité autant dire même que l’on n’existe pas politiquement. Et "on" ne désigne pas que les personnes issues de l’immigration ou les musulmans.

L’ensemble est éclaté en petits atomes incapables de se fédérés et donc laissent le champ libre au gros poissons (UMP et PS). Alors le malaise ressenti continuera quoiqu’il arrive à se faire ressentir.

Après tout peu importe nos convictions, il faudra se rallier à des idées centrales : éviter les extrèmes, le communautarisme, sauver Marianne et la démocratie, bref inutile de discuter c’est dangereux, réfléchir encore pire, laisser faire les "élites" paternalistes.

Par Nabeel - le 29 novembre 2006

Sur la question de savoir qui se sent représenté par l’UOIF, un petit tour du côté du Bourget lors de leurs rencontres annuelles est riche d’enseignements. Ma soeur y étant chaque fois bénévole, j’ai une idée assez précise de la sociologie de la rencontre. Hormis les organisateurs et autres bénévoles qui sont souvent des musulmans nés en France et ont pour la plupart fait de longues études, le public est surtout constitué de modestes familles fraichement arrivées du bled, de couples dont un membre est né en France et l’autre arrivé tout récemment grâce à son marriage, etc. J’y ai vu des gens qui venaient surtout pour la foire aux gadgets islamiques et aux sandwichs et autres traiteurs chinois hallal plutôt que pour écouter des discours qui il faut le reconnaître ne parlent ABSOLUMENT pas à des gens qui sont en France depuis 2 ou 3 ans et qui sont loin des préocupations des musulmans français. J’y ai vu des gens qui venait ici pour se retrouver entre soi, pour se sentir comme au bled. J’y vois chaque année beaucoup de femmes vivant un islam traditionnel qui prennent la rencontre du bourget comme leur grande sortie annuelle (ce que je ne condamne pas, je comprends tout à fait), comme certains vont à eurodysney.

Tout ça pour dire que le nombre de personnes présentes et l’effevesecence de ces rencontres ne doivent pas nous tromper sur la réalité des choses, l’UOIF semble surout intéresser celles et ceux qui se sentent étrangers en France et qui y viennent pour y retrouver un peu de chaleur de leurs pays d’origine tout en ayant le sentiment d’avoir "donné un peu" pour la religion.

C’est mon analyse, elle n’engage que moi.

Autre chose, cet état de fait est peut-être le résultat du manque d’engagement des français musulmans qui sont en France depuis toujours. Car, c’est sur, le tout est la somme des parties qui le composent, et l’UOIF aurait certainement pris un autre tournant si des musulmans nés et formés ici aurait pris l’initiative de s’engager au sein de cette stucture.

Par Farid - le 29 novembre 2006
Je voudrais également apporter un témoignage. J’ai quitté également l’UOIF, qui est une association stalinienne où toute le monde doit marcher au pas. Je remercie Vincent Geisser d’avoir rappelé toutes ces vérités, l’UOIF s’est compromis, et a perdu toute confiance auprès des musulmans.
Par Fraternel - le 29 novembre 2006
L’UOIF est en quête d’un soutien politique de taille, en vue d’asseoir durablement un monopole sur le fait religieux islamique en/de France. Aussi, l’omniprésence médiatique du candidat/ministre Nicolas Sarkozy explique parfois la surenchère de ses membres (comme la fatwa ahurissante formulée lors de la crise des banlieues, proposant nolens volens, une lecture religieuse/communautariste des émeutes) jouant ainsi les parfaits think thanks d’un élu, lequel insinue en permanence une ligne de clivage forte, entre d’une part, Français à part entière, et d’autre part, Français d’origine immigrée entièrement à part. L’alliance Sarko/UOIF vise à toucher un grand nombre de musulmans comme électeurs potentiels du probablement candidat UMP.
le 29 novembre 2006
salam,c’est bien de critiquer l’uoif mais on propose quoi,dans cette communauté de la critique,on n’est pas crédible devant dieu et devant les gens,salam
Par Mohsen - le 29 novembre 2006
Grand merci à Vincent Geisser pour ce brillant article. J’aimerais toutefois donner une vision des choses sous un autre angle, peut être plus pointu, et exposer ici les conclusions auxquelles je suis personnellement arrivé après plus d’une vingtaine d’année de côtoiement des membres de l’UOIF : Une chose est certaine c’est que depuis le départ du premier Président de l’UOIF : Ahmed Nashat Mahmoud en 1985, un étudiant égyptien à Nancy et gendre du Mostafa Mach’hour futur N°1 des frères musulmans d’Egypte, en passant par le tunisien Ahmed Jaballah (abou Hatem) qui a su se retirer gentiment de la responsabilité au sein de l’UOIF ensuite de Château-Chinon pour fonder son petit royaume l’IESH de Paris loin de tous les conflits de pouvoir et des petites guéguerres à savoir Ben Mansour / l’équipe bordelaise (qu’il conviendrait mieux de l’appeler l’équipe marocaine d’ailleurs) / Mahmood Zuhair de Château-Chinon... Depuis ce temps là l’UOIF n’a pas arrêté de s’écarter de ses grandes orientations pour tourner avec le vent comme une girouette. Seulement, dire que l’UOIF est la première fédération musulmane de France c’est tomber dans le piège de la propagande UOIFiste sans vérifier si réellement il y a autant d’associations membres de l’UOIF, si les associations qui en sont officiellement membres partagent avec la direction de l’UOIF toutes ses prises de positions et enfin celles qui partagent réellement les nouvelles orientations de l’UOIF est-ce qu’elles le font par conviction ou par contrainte ou simplement par intérêt. L’influence de l’UOIF sur ces membres personnes morales ne tient souvent qu’aux lieux de cultes dont elle tient les titres de propriété depuis l’époque où les gens lui faisaient confiance. Depuis un certain temps on assiste à une mutation profonde dans le mode de fonctionnement de l’organisation : Le militantisme est substitué par le carriérisme, d’une armée de bénévoles l’organisation est transformée en une armée de mercenaires, les grands principes sont bafoués et l’intérêt immédiat passe largement avant. C’est pour cela que sous la cape de la prudence dont parle V. Geisser se cache beaucoup de lâcheté et de retournement de vestes. L’indépendance vis-à-vis des états étrangers n’est là que parce que ces états ne veulent pas de l’UOIF qui dans le passé était classé plutôt comme un mouvement radical et fondamentaliste. Sarkozy a su faire ce que les consulats et chancelleries n’ont pas faits. Mais cela viendra peut-être. Il subsiste néanmoins au sein de l’UOIF quelques membres personnes physiques qui sont souvent mécontents, ils restent encore dans l’organisation sous la pression morale (Notion de Bay’a et d’obéissance à son hiérarchie supérieure) dont les responsables de l’UOIF sont très habiles à la manière des gourous dans une secte... Les autres attendent un changement de la direction ou sont là simplement par intérêt (imam, salarié...)... Il y a aussi ceux qui n’ont pas tout compris et continuent à soutenir l’UOIF par simple naïveté. Il faut dire que grâce aux calendriers et au Bourget l’UOIF attire vers elles une certaine clientèle qui ne cherche qu’a manger les raisins sans se soucier si ce sont les raisins de la colère ou pas. On peut se poser la question pour savoir sous quels nouveau visage l’UOIF va t-il se présenter maintenant qu’il a essuyé tous ces échecs et ces scandales ? Il n’est pas impossible que l’organisation se résolve à faire profil bas pour se remettre à un travail de fond souterrain dans la clandestinité comme elle a très bien su le faire dans le passé, sauf que cette fois-ci ce sera très difficiles de regagner la confiance des musulmans. A moins qu’il trouve un nouveau "maître" après Sarkozy auquel cas on va tout droit vers un fonctionnement comme dans la plupart des pays arabes et l’UOIF avec d’autres fédérations de musulmans joueront pleinement le rôle du Mufti de la République. !
le 29 novembre 2006

Bonjour,

Dans le jeu politique sarko doit ménager le choux et la chevre. D’un côté assoir son emprise sur les hautes spheres musulmanes et de l’autre son électorat le plus à droite. Lui qui est pret a aller chercher un par un l’electorat d’extreme droite ...

Finalement c’est plutôt Sarko qui lâche l’UOIF comme une fiancée qui peut encore attendre le véritable mariage sans risque pour le fiancé infidel ....

Le poids de l’electorat musulman reste relatif dans cet enjeu donc à ceux qui lisent cette digression allez vous inscrire sur les listes...

Par Izzeddine ElK - le 29 novembre 2006
Bravo à Vincent Geisser pour cette description. Elle manque cependant de regard sur l’intérieur de l’UOIF, ce qui fait sa base militante et la façon dont elle est structurée. Ce "flirt" a été possible par la structure non démocratique et archaïque de l’association. Les instances actuelles ne permettent pas de contrbalancer le "Sur-poids" du couple Président-Secrétaire général (Ici Breze et Allaoui). Les divergences sont exprimées sans que celles-ci ne puissent influencer en rien les décisions ! Ajoutons à cela la compréhension des rapports sociaux français et de ses codes, à travers les "Lunettes" de ces 2 dirigeants ce qui provoque aujourd’hui le flou dans la ligne directrice de l’UOIF et le malaise le plus complet dans ses rangs. La crainte est de voir ce fossé (entre pratiquants et militants d’un côté et les 2 Mentors de l’autre) se cristalliser et créer une rupture définitive et donc insurmontable, et ce, même à long terme. L’enjeu de cela est que la présence de l’UOIF, à moyen et long terme, en tant que membre influent du Paysage Islamique Français (PIF), est compromise. C’est bien dommage car Dieu sait combien cette structure recelle d’intelligence, et de potentiels, et de personnalités.
Par Boudjema - le 29 novembre 2006

Bravo M. Geisser !

L’autre message est passé comme une lettre à la poste : mon ami Ramadan et sa confrérie ne collaborent pas !

Je vous ai compris !

Par Ami de Fouad - le 29 novembre 2006
L’UOIF a toujours été surestimé, son déclin est signé par le "clan des ex-Bordelais", c’est vraiment fini avec l’UOIF des sages d’avant ... En 2005, l’UOIF n’a pas pu récueillir que 9 élus sur 43 possible au CFCM, Sarkozy s’en est réjouit et a laché cette organisation qui se base sur les règles de la " baiaa" plutôt que celles de la démocratie.
Par Réda - le 29 novembre 2006
Ce PACS avec Sarko a avorté, car l’UOIF est déjà PACSE avec le Roi Mohamed VI avec lequel l’UOIF entretient des rélations étroites et surveillés.
Par Mohand - le 29 novembre 2006
Sarkosy comment une erreur, que commet d’ailleurs toute la classe politique qui s’imagine que les musulmans peuvent voter comme un seul homme à la demande de telle fédération musulmane. Les musulmans voteront en toute indépendance, et en connaissance de cause. Si Sarkozy compte sur l’UOIF qui connaît un déclin irréversible, Sarkozy risque de n’être même pas au second tour.
Par Amar - le 29 novembre 2006
Génial Vincent Geisser cet article. Vous écrivez ce que beaucoup de musulamans pensent au sujet de de l’UOIF qui ne représentent qu’eux-mêmes, une fédération de petits bourgeois en quête de notabilité !
Par Karim - le 29 novembre 2006
l’islamo-sarkozisme prôné par les responsables de l’UOIF n’est qu’une nouvelle version de la politique islamo-indigène tant appréciée des pouvoirs publics. L’UOIf joue le rôle de sous- gendarme en espérant tirer des avantages de cette obéissance totale au prince. Hélas pour l’UOIF, cette politique est une impasse, la soumission n ’ jamais libéré l’individu, mais l’ a toujours aliéné davantage.
Par Boualem - le 29 novembre 2006
Bravo Vinvent Geisser, un article intègre qui démontre bien les petits calculs de l’UOIF
Par Nasser - le 29 novembre 2006
Il faut savoir également que l’UOIF compte faire campagne pour Eric Raoult pour les législatives 2007. Tout le monde sait qu’Eric Raoult est un fervent partisan de la politique du premier ministre israélien d’ Ehud Olmert. Raoult a très peu de compassion pour les palestiniens. Mais l’UOIF est obsédé par ses interéts, l’UOIF n’ a que faire du droit des palestiniens !
le 29 novembre 2006
Y en marre de l’islam blédard, l’UOIF est totalement décrédibiliser, qu’ils s’occupent de leurs affaires à eux !
Par Marcello - le 29 novembre 2006

Recevant Nicolas Sarkozy à la Rencontre annuelle des Musulmans de France au Bourget, en 2003, Thami Breze, président en exercice de l’UOIF, déclarait : « Nous recevons un ami, que nous avons découvert et qui nous a découverts »[1].

Il est naïf le président de l’UOIF, lorsqu’il dit que Sarkozy "les a découverts". Sarkozy n’a rien découvert du tout, il y a en France une gestion sécuritaire de l’Islam depuis des décennies, les RG savaient tout de l’UOIF depuis longtemps, Sarkozy n’a rien découvert. Même quand Thami Breze peignait sa barbe le matin au réveil, Big Brother Sarkozy était au courant.

Par Djamel - le 29 novembre 2006
J’ai moi-même quitté l’UOIF où ne régne aucun esprit démocratique. L’UOIF cherche à construire une structure uniquement et seulement dans le but de "contrôler" les muslmans de France et au service des dirigeants de L’UOIF qui ont tous un fil à la patte.
Par Marco - le 29 novembre 2006

Vincent Geisser écrit au sujet de l’UOIF :L’édiction d’une fatwa appelant au retour à l’ordre dans les banlieues, le lâchage de Tariq Ramadan devenu « gênant » - à la suite de la publication de son article sur les « nouveaux intellectuels communautaires »[14] -, l’humanitarisme très prudent à propos de la Palestine, la collaboration sécuritaire dans l’éradication des courants salafis

C’est dingue, on constate maintenant qu’une association musulmane comme l’UOIF, s’aligne sur la politique ultra sécuritaire de Nicolas Sarkozy dont sont victimes les plus faibles d’entre nous, à commencer par nos concitoyens français de religion musulmane. L’UOIF dépasse toutes les bornes, Sarkozy l’ a rêvé, l’UOIF l’ a fait.

Par Salim - le 29 novembre 2006
On s’ent fout de l’UOIF, les musulmans de France sont libres, on a pas besoin de barbus pour nous dire ce que l’on doit faire, quoi manger, quoi voter.
Par Malik - le 29 novembre 2006
J’aime bien la photo, le sourire de Thami Brèze en dit lonq sur son état d’esprit, il donne le sentiment d’être très content, le plus beau jour de sa vie, d’être derrière Sarkozy,du style, regardez -moi je suis avec un ministre, misiou Sarkozy.
Par Yassine de Strasbourg - le 29 novembre 2006
L’ UOIF est une boutique genre boucherie hallal avec l’esprit boutiquier en plus ! Les mêmes personnes peuvent tenir le même langage ( langue de boeuf) à tous les ministres quelque soit leur appartenance ! c’est des islamocollaborationistes et rien d’autre

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