Thursday 24 July 2008

Quand l’identité nous est contée

Par Farid Laroussi
mardi 3 avril 2007

Quand je dis que je suis français, j’applique au problème de l’identité l’expérience historique et culturelle d’un espace défini, la France, et le rapport à mon vécu. L’identité est dès lors ce que l’on met en oeuvre quand on parle du passé, par exemple la colonisation du pays de mes ancêtres, l’Algérie, et l’habitude d’être, c’est-à-dire l’acquis personnel incorporé dans le présent. En gros, l’habitude qui fait qu’on ne se pose pas de questions, jusqu’au jour où l’on est montré du doigt.

L’idée de soi se fonde dans le principe qu’elle l’est toujours. Personne ne se lève le matin en supputant que ce jour là il se sent plus ou moins français. Bien sûr, on peut changer de nationalité, mais cela ne fait qu’exalter la représentation, parfois le privilège. L’identité, elle, est agisssante : elle remonte sans cesse la pente de l’être. Il y a comme une parenté indissoluble entre ce que l’on croit et ce que l’on vit. Chacun à sa manière habite son propre mythe, idéologique, régionaliste, religieux, économique, artistique, peu importe sa nature.

Rabelais nous explique que Gargantua est né de l’oreille de sa mère, et c’est vrai puisque cela est écrit en français. Sacrée langue maternelle qui ressortit à notre naturalisation à tous. La démocratie, elle, ne demande pas que nous nous aimions mais plutôt que nous nous reconnaissions. Libre aux politiciens de rêver leurs concitoyens comme des êtres rancuniers, ignorants, frustrés, médiocres, jaloux, grognons, ou dont l’esprit critique se résumerait aux nuances des programmations de plus en plus débiles de la télévision.

La panoplie culturelle ou politique de l’usage de l’identité française fait qu’au bout du compte les polarités se recoupent, qui dans les fantasmes (la mission civilisatrice), les ratages (la colonisation), les heures de gloire (la Révolution), les états d’âme (le droit d’ingérence), les malaises (le chômage chronique), ou bien dans la jouissance (la Coupe du monde 1998). On va même jusqu’à se sentir chez soi dans la polémique. Règne en France effectivement le syncrétisme d’une familiarité nationale de la différence. Ainsi, nonobstant son épisode vichyste, la France n’est-elle pas la seule démocratie occidentale à s’être choisie trois premiers ministres juifs au cours du XXème siècle ?

On doit à la Révolution d’avoir imposé l’idée vraie du citoyen. Être français nous exhorte à ce double signe historique et juridique. Aussi est-il incompréhensible qu’aujourd’hui on veuille refaire de l’identité un procès national. Serait-ce que pour l’individu, comme pour le pays, l’identité est devenue le maillon faible de l’existence ? L’ironie de l’Histoire est que justement le racisme français a une histoire.

Sa factualité se pose là dans toute son évidence. Pendant les Trente Glorieuses, les arabes et les noirs, après avoir versé leur sang pour le drapeau tricolore, ont reconstruit la France. Le quartier de la Défense (bien nommé pour les apologues du syndrome identitaire) n’est-il pas l’expression du mariage de raison entre capitalisme et immigration ? Et ce à une époque où il était impensable et impossible de se passer de la main d’oeuvre nord-africaine ?

Aujourd’hui parce que la France se sent vulnérable face à sa diversité ethnique et confessionnelle, on voudrait que ces gens là et leurs enfants deviennent invisibles. N’est-ce pas cela le discours de l’intégration : inventer une expulsion de l’intérieur pour ne plus souffrir de cette présence étrangère à nous-mêmes ? Il est remarquable que pour le monde politique le concept d’identité soit de moins en moins associé au droit, cette unité vivante de l’esprit et de l’Histoire qui jadis fit de la France la référence.

Dans cette séquence xénophobe et obscurantiste que traverse l’Hexagone aujourd’hui, l’identité a été promue en avatar électoraliste, en un prolongement dogmatique. La nouvelle quadrature du cercle pour les candidats dits républicains se rapporte alors à une question : comment faire entendre le discours sur la distinction sans être taxé de racisme ? Créer un ministère, agiter son petit drapeau, ou pourquoi pas porter un croissant jaune sur le revers de la veste, qui sait la morale du conte nationaliste ?

Ce que l’on veut dire lorsque l’on prétend distinguer les Français entre eux est qu’on a perdu le mode d’emploi de l’identité. L’intervention de Nicolas Sarkozy se greffe exactement sur ce débat, où l’on entend un fils d’immigrés jouer du flou hexagonal contemporain (mondialisation, intégration européenne mais échec du projet de Constitution, disparition de la monnaie nationale, visibilité islamique, repli du catholicisme dans sa pratique, affaiblissement de la stature politique internationale, une francophonie peau de chagrin, etc.) pour sommer d’autres enfants d’immigrés de se justifier face au déficit identitaire national.

Ce fameux “ministère de l’identité nationale” propose la fable de la cohésion. Être français serait surtout cela : se regarder ensemble dans le miroir de l’universel républicain. Se dire : “Nous sommes cela et rien de plus”. Fiers d’être quand même sur le Titanic, lorsqu’en vérité c’est le radeau de la Méduse.

Le pire est que la proposition du candidat de l’UMP n’a rencontré quasiment aucune résistance, ni dans le monde politique ni parmi les intellectuels. Un tel consensus nous renvoie à des évidences contradictoires. C’est comme affirmer que vouloir tirer la question au clair ne ferait que brouiller les pistes. Plus je dis que je suis français, plus il m’est impossible de prouver mon identité.

Je me dois donc d’interpréter : certains sont Français, d’autres sont Français d’origine-quelque-chose. Ce glissement entre deux états est l’expression de la défaillance qui domine les élites politiques hexagonales. Ils n’ont pas encore compris qu’il n’y a plus de désir d’identité au sein d’une mère-patrie qui s’arrogerait le droit de nommer ses enfants. Dans l’idéal, l’image de soi, en tant que Français, devrait fonder le deuil la complaisance nationaliste élevée au rang de programme politique. Ainsi cesserait-on de déguiser la peur en valeur. En est-on revenu à ce qu’écrivait Chateaubriand au sujet de la bourgeoisie politicienne, que l’esprit français se présente “la liberté à la bouche et le servage au coeur” ?

Farid Laroussi

Farid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature du Maghreb d’expression française, à l’université Yale (New Haven, Connecticut).

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

Par Amadou Maman Sani - le 12 avril 2007
je suis Nigerien de nationalité et je m’appelle Amadou Maman Sani.Je me demande toujours en tant que musulman est-ce qu’on a besoin d’une quelconque nationalité qui ne fait que diviser la nation musulmane dans son ensemble ?Quoique l’identité est la reference de l’être humain dans le temps et dans l’espace mais j’estime que le musulman doit se cramponner sur ce qui lui est plus déterminant dans sa vie que de perdre complètement son temps dans des futilités.
Par BOBO - le 5 avril 2007
réponse à Kamel Dans les Balkans, les bulgares ont été massacrés par les ottomans parce que chrétiens, sauf si ils devenaient musulmans (voir impot du sang). Au Liban, les chrétien sont harcelés à cause de leur religion. Tu ne seras français que si tu te sens français. N’attend pas que les "français de souche" (si ça existe) te le disent. Dieu est amour
Par christophe - le 4 avril 2007
Je trouve les commentaires de Kamel trop pessimistes ;il est vrai qu’en europe il y a eut les pogromes contres les juifs,contres les tziganes,la saint-Barthelemy en france etc...mais c’était le moyen-age ;les bosniaques quand à eux sont de "race" européennes avant tout et ce considèrent comme telle ;un pogrome future contres les musulmans ne peux plus arriver grace à la "globalisation" du monde qui rend finalement les peuples plus proches les uns des autres. Christophe.
Par Rachid ZANI - le 3 avril 2007
tres lumineux votre article. J’epère au moins que notre ami Andalous prendra le temps de le lire et de méditer les arcanes de l’identité. "“la liberté à la bouche et le servage au coeur” Il n’est nul homme politique libre digne de ce nom. Vraiment tres intelligent.
le 3 avril 2007
Beaucoup en France oublient que la France est une "REPUBLIQUE"....seule compte la citoyenneté....donc la religion, la race, la sexualité, le couleur du slibard passent en dernier dans le cadre republicain. Ensuite libre à chacun de se faire sa propre identité et d’avoir son propre histoire. Les Français de souche (même si cela ne signifie plus rien après 1798), les Français eurpéens....les Français arabes, berbères, noirs, asiatiques sont libres de s’identifier comme ils le veulent...tant que ça reste dans le cadre de la republique.
Par susilo - le 3 avril 2007
a mon frere l alsacien en france la nation serait fondee sur le vouloir vivre ensemble dixit renan en revanche il n ya jamais eu de referendum pour demander aux alsaciens s ils voulaient etre français ou allemands . apres tout peut etre que ceux ci voulaient rester allemands cela prouve que la nation n est pas fondee sur le vouloir vivre ensemble tu remarqueras la distinction entre etre de nationalite fra et etre fra qd tu as la nationalite fra tu n es pas necessairement fra sinon pourquoi une telle distinction ?nous ne sommes pas consideres comme des fra ça commence par un ministere de l identite nationale et ça finit ds la nacht und nebel le climat est malsain en fra le ciel s assombrit ...
Par Fabienne - le 3 avril 2007

Dans un bel élan de pédagogie nationale, la France, à travers la voix de Chirac, a su faire preuve de maturité et de distanciation pour dénoncer le régime de Vichy. Une démarche prometteuse qui pouvait laisser augurer d’une réelle volonté politique de lancer une grande explication de texte sur les pans les plus sensibles de notre histoire contemporaine, dans un souci de réconciliation collective.

Or, qu’en est-il à moins de trois semaines de la présidentielle ? L’Hexagone est traversé par le syndrome de la crise de 29 en Allemagne, et l’histoire, dont nos politiques s’évertuent à ne pas tirer les enseignements, reproduit inlassablement les mêmes phénomènes alarmants de peurs sociales et de recherche d’un bouc émissaire.

Après le voile, après la revendication d’une laïcité dogmatique, c’est au tour de la question de l’identité nationale ! La loi ciblant le port du voile est un artifice relevant d’une tactique politicienne, tout comme l’est l’incursion soudaine dans le débat public de la problématique identitaire, dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles à dessein, tant elle est devenue La priorité des priorités...

Mais qui est dupe, vraiment ?? Ce conditionnement n’est-il pas le signe ostensible (donc à proscrire...) d’une manipulation flagrante de l’opinion pour mieux la détourner du seul facteur de cohésion sociale : L’EMPLOI !

Là où je rejoins Ahmad, c’est qu’il incombe effectivement à chacun de nous de s’élever contre des lois iniques, d’exiger des réponses, des solutions, et de résister aux campagnes médiatiques "coup de poing" pour obliger les candidats à traiter les vrais enjeux de société. Dans cette droite ligne, je déplore vivement que nous n’ayons pas eu droit à de vrais débats contradictoires d’avant 1er tour, à des faces à faces télévisuels, programme contre programme, et non à des parodies d’émissions qui se voulaient être le reflet de la démocratie participative... un bien pitoyable reflet...

Par mus - le 3 avril 2007
Salam, Je dois dire que ce dernier commentaire me fait froid dans le dos. Etant père de deux enfants, je me pose souvent la question sur leurs avenirs en France. Le débat sur l’identité est un faux débat lancé dans cette compagne pour ne pas à débattre de vrais problèmes de la France. A lire les débats sur ce site, on sent bien que tout le monde se sent concerner par cette présidentille. Pour moi, cela prouve que notre identité est française et l’avenir de la France est notre avenir aussi, comme celui de nos enfants.
le 3 avril 2007

C’est curieux cette façon de nier aux uns ce que nous réclamons pour nous mêmes.

Etre français c ’est d’abord un état administratif de l’individu, à savoir : une carte d’identité ou passeport, une carte d’électeurs pour vivre sa vie de citoyen mais ce n’est pas que cela, demander donc à un marocain ce que signifie être marocain ? vous comprendrez qu’il met plus de choses que le simple état civil.

Alors pourquoi reprocher à ceux qu’ils mettent aussi la tradition de leur famille, de leur village, l’histoire de leurs ancêtres d’être racistes ?

Le marocain se réclame bien de toutes ces valeurs, même celui dont les parents sont nés ailleurs, certains de ceux-ci refusent même ce qu’ils appellent l’intégration, c’est-à-dire l’abandon de la tradition de leurs parents qu’ils mettent au-dessus la nationalitéet et cela est jugé légitime.

Alors pourquoi un français de souche, ne pourrait-il pas se réclamer aussi de ses racines ?

Pourquoi ne serait-il pas attaché à Clovis ou Charlemagne ?

Par Abou Tahar al-Tlemceni - le 3 avril 2007

Ahmad reproche a l’auteur de cette tribune de ne pas proposer de "pensee de participation".

Sans doute faudrait-il reprendre le probleme a sa base. L’actuel discours sur l’identite nationale, comme en son temps la (fausse) crise du foulard, rappelons qu’en 2003, avant le projet de loi contre les signes religieux ostentatoires, il y a eu moins de 150 (oui, cent cinquante !) cas de jeunes filles qui ont lutte pour leur droit de garder le hijab, c’est-a-dire leur liberte confessionnelle, ce discours donc peut avoir lieu parce que l’adversaire suppose (les musulmans) est moins une menace qu’incapable de se defendre. Il est tout de meme remarquable qu’en 2007 les musulmans ne soient toujours pas organises en groupes de pression (lobbys).

Il faut cesser d’attendre des miettes participatives, tant en politique que dans le domaine social. Les musulmans, dans toutes leurs differences, doivent se prendre en main, agir et se faire entendre. Il est inadmissible que le discours identitaire fasse quasiment l’unanimite des candidats a la presidentielle, tout en sachant que l’ideologie raciste en cours consiste a naturaliser immigration-islam-integration de telle sorte que chacun des termes avancerait l’idee d’une contradiction avec ce que signifie d’etre francais. Mais depuis quand un fils d’immigres hongrois, ou une fille de blancs, nee au Senegal, seraient plus Francais que ceux qui ne connaissent que la France du jour de leur naissance, et dont les parents sont eux-memes nes sous le joug de la France ? Ce debat est un hold-up et la minorite visee se complait trop dans son statut de minorite !

A ceux qui croient en Bayrou dur comme fer, n’oubliez pas qu’il est le premier a avoir propose une loi contre le port du foulard, lors de son passage a l’Education Nationale. N’escomptez pas de miracle...

Par azzedine de belfort - le 3 avril 2007
azzedine de belfort, salam halikoum, Je pense que les gens qui vous jette la question du nationalisme en pleine figure sont simlement des truands, des pervers,c’est largumentaire de gens qui ont perdu la faculté de comprendre les dynamiques sociales,et donc de régler des problèmes.Si ces nationalistes étaient courageux, ils auraient reconstruit la FRance tous seuls sans immigrés et fait les grandes guerres sans les tirailleurs. Ne vous laissez pas manipuler , envahir par l’émotion, ne doutez pas de votre foi. Ici, il est question d’élection, les gens « SINGULIERS » seront toujours les boucs émissaires , sachant cela vous devriez être sereins. Je suis né au maroc, naturalisé français, à dire vrai je ne me sent pas plus français que marocains ou éthiopien ou libanais, ce qui compte c’est de faire preuve d’humanité , de courage, malheureusement une certaine “élite intellectuelle” a cessé de l’être.
le 3 avril 2007

Salam

Mais qu’est ce qu’être français ?

Mayotte a été française avant la Savoie La Bourgogne a été durant des siècles non rattachée à la Couronne de France L’Alsace et la Lorraine,sont ils français ou allemands ? Nice est-elle française ou italienne ? Et la Corse ? La Guyane est bien française...ou bien brésilienne ?

Tout cela pour dire qu’une nation fondée sur une seule culture,une seule ethnie,une seule histoire,une seule religion ;n’existe pas. Ou alors nous basculons vers des utopies criminelles,ségrégationnistes et humiliantes à l’image de l’Afrique du sud d’Apartheid ou d’Israel.

Par Abdelhak - le 3 avril 2007
Simone Weil a déclaré que le Ministère en question n’était pas une erreur mais bien pire... (entendu hier soir au journal de la nuit de ce mardi sur France 2) enfin une réaction et pas des moindres puisqu’il s’agit d’un soutien de N. Sarkozy, une bonne leçon aux prétendus "socialistes" parqués derierre la meneuse de revue Ségolène qui agite le drapeau tricolore...
Par Dr. Abdallah - le 3 avril 2007

Salamaleicum,

Thème typiquement démagogique pour éviter les questions économiques et sociales qui fâchent.

Ma famille est française depuis des siècles : mes ancêtres normands sont venus sans visas, après avoir tué une grande partie des habitants de la normandie et en avoir chassé les autres, ils sont allés conquérir l’Angleterre... Puis les croisades et la Sicile...

Qu’on arrête de nous expliquer qui est un "bon français" et qui ne l’est pas.... Surtout quand on est immigré de la deuxième génération !

Salamaleicum

Par Pierre Yassine Schreiner - le 3 avril 2007

Suis-je Français ?

Mon nom - Schreiner - plaide le contraire, c’est un nom allemand qui veut dire "meunuisier".

Ensuite, mon père est né en Alsace en 1908, Alsace qui était à cette date allemande (depuis 1870). Mon père est donc né Allemand en 1918, il est devenu Français, en 1939 il est redevenu Allemand, et enfin en 1945 il est redevenu Français. Il a donc changé de nationalité 4 fois. Il disait souvent : " Nous, les Alsaciens, nous avons de la chance, tout le monde vient nous libérer. Si on retenait les critères donnés par Sarkosi pour déterminer la nationalité des Alsaciens, il faudrait redonner l’Alsace aux Allemands.

Le dialecte alsacien est un dialecte Allemand.

Allez dans un village alsacien et demandez en dialecte combien de Français habitent dans le village, 8 fois sur 10, il vous sera répondu : "2 familles, dans la rue...." (des francophones)

L’Alsacien se défini d’abord comme Alsacien, traitant les Allemands de Suabes et les Français de lapins (suite à leur fuite devant les Allemands en 1939.

Font-ils donc du communautarisme ?

La notion même de nation, n’est-ce pas du communautarisme face aux autres habitants de la planete ?

Revenons à la question "Suis-je Français ?"

Lorsque dans les années 80 on commença à stigmatiser les musulmans en France, quand l’Islam ne fut plus montré que négativement en associant pêle-mêle Islam, islamisme, terrorisme, imigration, délinquance..., j’ai commencé à m’intéresser à cette religion. Depuis, elle est devenue mienne, je me suis converti.

Alors suis-je toujours Français ? Je répond oui, juste par la naissance, comme j’ai été chrétien, juste par mon baptème opépéré sans me demander mon avis lorsque j’étais agé de 2 mois.

Salam.

Par Ahmad - le 3 avril 2007

Salam, c’est étonnant cette fixation obsessionnelle des intellectuels de penser par les politiques, en effet étrange paradoxe, de dprétendre avoir un discours proche e la base,un discours alternatif,,et en mème temps penser le monde, de façon continue à travers les politiques,les médias et les intellectuels médiatiques. Prenons le cas du foulard, beaucoup ont accusé les poltiques et les médias,e t ils est vrai que ceux-la ont jouer un roel de stigmatisation et de diabolisation du foulard,mais une question centrale,que l’on à peut retrouvée, c’est pourquoi la majorité de la population française, à adherer très rapidement à cette loi ?Pourquoi ne pose-t-on jamais la question de la responsabilité de la population. Mème des gens comme tariq ramadan,qui se veut proche de la base(dont au passage ,ces derniers temps on, ne peut pas dire qu’il développe un discours proche de la base) est continuellement dans des analyses qui prennent leur sources dans les élites,mais rarement dans les populations,il ne pose pas vraiment la responsabilité des populations et s’arrètent bien souvent aux réactions de certaines personnalités, ce qui donne bien souvent des débats stériles,qui de plus le place dans de situations difficiles, ou il est toujours à se justifier, ce qui l’empèche souvent de développer une pensée de participation ,Alllahou Alam

Salam

Par Larson - le 3 avril 2007
Analyse originale sur un thème qui a subitement fait irruption dans la campagne éléctorale. A défaut de proposer des solutions concrètes, on préfère user de dérivatifs pour mieux évacuer les pbs principaux.
Par Kamel - le 3 avril 2007
Bien que d’origine algèrienne ,je suis français , dans le sens ou je suis née en france ,je ne parle que le français ,je pense en français ,je rève en français etc etc...Pourtant je ne me fait pas d’illusion ,les français de "souches" ne me vèront jamais comme français y compris pour ma déscendance,sauf si ma déscendance décide d’abandonner l’islam ;par éxemple les bosniaques sont slaves ,mais parce-qu’ils sont musulmans ,ils ont été massacrés.Tant que la situation économique de la france est bonne mes déscendants(musulmans) seront épargnés ,si elle se dégrade on leur ferat rapidement comprendre qu’ils ne sont pas français ;le déscendant de portugais ou d’italien seront probablement de vrai français ,mème dans mille ans ,mes déscendants(musulmans)devront ètre sur leur gardes ,au vue de l’histoire européenne des peuples. Kamel

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