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Samedi 20 Mars 2010
Articles
Quelques réflexions sur le blasphème
mercredi 17 octobre 2007 - par Jaafar Abassi

Hier soir, ARTE nous a gratifiés d’un film sur les caricatures du Prophète, qui ont défrayé la chronique l’an dernier. Il y a été à plusieurs reprises question du blasphème, notion épouvantable qui semble – selon l’émission – une caractéristique de l’islam, que nos tolérantes sociétés laïques ne sauraient admettre.

Ce raisonnement aurait eu plus de force, si les concepteurs de l’émission avaient eu la bonne idée de se renseigner jusqu’au bout avant de laisser lancer de pareilles affirmations sur les écrans. Car est-on bien certains que cela n’existe pas chez nous ? Voire !

En droit local alsacien mosellan tout d’abord, l’article 166 du Code pénal local pose que « celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement contre Dieu par des propos outrageants, ou aura publiquement outragé un des cultes chrétiens ou une communauté religieuse établie sur le territoire de la Confédération et reconnue comme corporation, ou les institutions ou cérémonies de ces cultes ou qui, dans une église ou un autre lieu consacré à des assemblées religieuses, aura commis des actes injurieux et scandaleux sera puni d’un emprisonnement de trois ans au plus.

L’article 167 précise que « celui qui, par voies de fait ou menaces aura empêché une personne d’exercer le culte d’une communauté religieuse établie dans l’Etat, ou qui, dans une église ou dans un autre lieu destiné à des assemblées religieuses, aura par tapage ou désordre volontairement empêché ou troublé le culte ou certaines cérémonies du culte d’une communauté religieuse établie dans l’Etat, sera puni d’un emprisonnement de trois ans au plus. »

Comme on le voit tout d’abord, non seulement le blasphème existe dans le judaïsme et dans le christianisme, mais il leur est en quelques sortes réservé par la loi…

Ces textes ont trouvé à s’appliquer en 1997 à Strasbourg, où le tribunal correctionnel de la ville puis la cour d’appel de Colmar ont condamné des militants d’Act Up qui avaient causé des troubles dans une cérémonie religieuse. Cet arrêt a été confirmé par la cour de cassation en 1999.

J’entends déjà objecter que le droit local… c’est à peine la France ! Aussi curieux que cela puisse paraître à de bons esprits parisiens, le droit « local » est voté, comme le droit dit « de l’intérieur » par l’Assemblée Nationale, qui pourrait l’abroger si elle le voulait. Le droit local alsacien-mosellan est bien du droit français : la République sanctionne donc le blasphème, et elle l’a fait il n’y a pas longtemps.

Si le reste du droit national ne connaît pas cette incrimination, il nous faut cependant signaler que des attaques avérées portées à une religion ou une croyance par le choix d’une dénomination sociale peuvent être sanctionnées sur le plan civil par l’obtention de dommages intérêts et la modification du nom litigieux imposée au défendeur, apportant ainsi une limite au principe de libre choix du nom d’une personne morale.

Apporter ces précisions par une chaîne de service public aurait évité une caricaturale émission sur les caricatures.

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Jaafar Abassi

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Vos réactions et commentaires sur cet article

21 octobre 2007
athée a dit :

Les religions dans leurs écrits, injurient les gourmands, les avides, les prostituées ou homosexuels, les hédonistes ... tous ceux qui ne veulent pas se mortifier pour obtenir l’immortalité après laquelle elles courent. Leurs dogmes promettent même des tortures aux incroyants, tortures éternelles, surpassant ainsi l’imagination des pires psychopathes ayant existé sur terre.

Or on m’a toujours dit et tout esprit sain peut le vérifier par l’expérience, que le respect mutuel nait de la réciprocité des échanges.

Qui insulte des personnes faisant partie de l’humanité, personnes ayant le sentiment vissé au corps que la terre leur appartient autant qu’à nous, doit à mon avis s’attendre à être insulté en retour. C’est valable pour tous les moralistes qui dérivent en supposant que leurs valeurs sont un axe orthonormé qui devrait s’imposer à tous.

Cet article est pour moi la manifestation d’une hypersensibilité personnelle, qui a le mérite de montrer où s’amorce toujours la dérive totalitaire : chez les hypersensibles. Sur terre il y aura toujours quelqu’un qui ne sera pas d’accord avec nous, il y aura toujours des gens à qui on ne plaira pas, les esprits indomptables sont légion, c’est même une caratéristique humaine, la plus belle à mon avis.

Accepter cette dispersion des valeurs et caractères sans se sentir vexé, libéraliser la pensée et son expression, c’est grandir un peu pour devenir adulte enfin.

L’humanité n’est pas un tout homogène, elle ne l’a jamais été. Ce désir d’homogénéité, de fusion, nait chez des personnes dont les émotions du coeur ont été trop exaltées, devenant même un danger pour les autres : car on n’impose pas l’amour, c’est lui qui s’impose à nous.

19 octobre 2007
fb a dit :

"Pour FB, les caricaturistes existent partout. Je ne jugerais pas de leur talent, par contre je me demande bien comment, dans une societe ou la liberte est controlee, un caricaturiste peut se permettre de laisser libre cours a sa creativite."

Ceux la sont les vrais caricaturistes, défier la pensée unique, caricaturer le pouvoir en place ... en prenant des risques ...

Dilem par exemple pour le cas algérien a eu de nombreux procés, des menaces de tous cotés du gouvernement en place quand il caricature le président ou les généraux ou quand il caricature les integristes ... Il continue toujours a excercer sa profession de caricaturiste malgré les risques encourus ... Ces artistes méritent respect et reconnaissance ...

Mais que dire des caricaturistes qui caricature une religion, une communauté déjà rabaissée, humiliée ils ne font que se joindre à une meute de loup qui aboient ... Ils ne prennent que tres peu de risque d’ailleurs certains se refugient derriere la liberté d’expression mais ils se gardent de l’appliquer pour d’autres sujets ... C’est à ce moment là de la lacheté.

Demander à un journaliste de Paris Match de critiquer Sarko ami de Lagardere (propriétaire du journal), aucun ne prendra le risque ... de nombreux exemples nous démontrent qu’en France la liberté d’expression est de plus en plus mise à mal ...

19 octobre 2007
Rép. à M. Taremaillac:Ma démonstration est à l’adresse des laîcistes purs et durs,qui montrent les musulmans comme des inférieurs ,car incapables de laîcité,un peu comme ces sauvages toujours cramponnés à leurs superstitions.Je n’ai jamais dit que l’on peut ou qu’il faut se débarrasser de sa culture d’origine et vous avez raison de souligner l’importance de la culture chrétienne en France.Par contre ,je suis heureux que vous partagiez mon analyse de la liberté d’expression en France.D’ailleurs,le fait que des journalistes français se soient saisis des caricatures danoises,qui nous ont blessés dans notre chair en tant que musulmans ,est vraiment de la mauvaise foi.pour reprendre votre expression.D’abord,le Danemark est ravagé par l’intégrisme protestant,mais,à mon avis,avec une propension au racisme plutôt qu’aux valeurs spirituelles.D’autre part,le journal qui a publié les caricatures de "Mahomet" est celui-là même qui a refusé celles de Jésus.Bien cordialement !
19 octobre 2007
Taremaillac a dit :

Reactions a chaud...

Fadel, la France est une terre chretienne depuis 2000 ans. Peut-on reellement comparer une autre religion dans son emprunte culturelle, historique et identitaire au christianisme en France ? Allons, soyons serieux deux minutes : laicite, certes, mais dans un pays de tradition chretienne. C’est un peu comme la Turquie : imanginez vous mettre sur la meme ligne l’islam et les autres religions ? Il existe la loi, l’esprit de la loi, les traditions, la culture, l’histoire et les coutumes : si la loi se veut laique, le reste est d’inspiration chretienne depuis deux millennaires. C’est de la mauvaise foi, si j’ose dire, de pretendre le contraire quel que soit l’argument en faveur ou contre la laicite, ou meme l’idee qu’on s’en fait puisque la laicite c’est pour les uns l’abscence de religion dans la vie publique et pour les autres l’acces de toutes les religions a la vie publique !!

En ce qui concerne la liberte d’expression, je suis tout a fait d’accord : la France est la risee du monde democratique moderne, et rien n’est fait pour ameliorer les choses. Aucun pays democratique n’a autant legifere sur l’internet afin d’en limiter les libertes et d’en accentuer le controle. Bien entendu, les USA sont les maitres absolu d’internet, en creation, utilisation et control naturellement.

Pour FB, les caricaturistes existent partout. Je ne jugerais pas de leur talent, par contre je me demande bien comment, dans une societe ou la liberte est controlee, un caricaturiste peut se permettre de laisser libre cours a sa creativite.

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Au sujet du blaspheme, il est ignore par la loi. Les lois desuetes qui existent encore sont nulles et non avenues. Inutile donc de sortir la loi du Talion qui n’a plus cours depuis belle lurette.

Je dirais meme plus : l’expression du blaspheme est gage de liberte. C’est le cas en France : on peut blasphemer et certains ne s’en privent pas !

Par ailleur, une religion vrai et forte, un croyant qui a la foi laisse le blasphemateur s’aquitter de sa responsabilite devant le createur, car certainement celui-ci est Juge Supreme en la matiere. Si le blaspheme n’appelle ni a la haine raciale, ni au meurtre, c’est l’homme de foi stoique et souriant qui repond au blasphemateur par un silence digne et courtois. Le blasphemateur sera vite demotive.

Une derniere chose : beaucoup parlent de la liberte d’expression a dimension variable lorsqu’il s’agit des Juifs. Je rappelle que dans le contexte Europeen, les caricatures du juif ont conduit au massacre de millions de victimes. De meme, faire de la caricature (dont le but est de faire rire, de demythifier ou de ridiculiser)sur ce qu’on appelle la Shoah n’est pas de tres bon gout. De meme que faire des caricatures sur un Tsunami ou sur le massacre de Setif serait vraiment minable. Par contre, faire des caricatures de Jeovah, de Vishnu, et d’autres prophetes, dans le contexte Europeen, n’est pas une crime du tout.

Faire des caricatures du prophete de l’Islam n’etait pas une bonne idee, et je ne pense pas que nous en reverrons de sitot : boycot en tout genre, violences extremes, autodaphe, ambassades et consulats attaques... Au final, je crois que la personne intelligente se retiendra d’exciter les foules incapables de distance.

Ciao.

Taremaillac.

18 octobre 2007
Fadhel a dit :
Je réponds d’abord à M. Lilian qui écrit qu’on est dans une société laique.La Constitution française est bien laique.Mais,le non-chrétien s’aperçoit très vite que les Français chrétiens,même les plus détachés de la religion,ont des réflexes qui trahissent leur éducation chrétienne(Je ne dis pas que c’est forcément négatif).Un rabbin français a déclaré qu’il n’y avait que les élèves chrétiens pour se sentir vraiment bien dans l’école de la République:il suffit de regarder le nom des congés scolaires.Ne parlons pas de l’alibi laicité dans les cantines scolaires. L’autre point,c’est la liberté d’expression qu’on nous assène alors que les dés sont largement pipés : 1)La France se classe 30° pour celle-ci ; 2)Les médias français font le jeu des puissances financières et sont contrôlés par 4 magnats,partageant la même idéologie politique. Certains ne s’inquiètent de ce jeu que dans la perspective où ce seraient les islamistes qui en deviendraient les maitres. De fait,on ne sanctionne plus au nom de Jéhovah,du Christ ou d’Allah:c’est passé de mode.Mais,on s’aperçoit qu’un intégrisme chasse l’autre.Le nouvel intégrisme,peu glorieux pour l’humanité,s’est construit selon les critères de Marcuse et de Big Brother.
17 octobre 2007
Anonyme a dit :
Les lumieres ont été absorbées par l’obscurantisme.Meme la science est mise au service de l’exlusion.La science qui est une lumière ! Vous vous rendez compte ? En faite tout est à l’envers. La liberté d’expression ! Et quelle liberté d’expression defend- -ils ? Plutot la liberté dépressive je crois.
17 octobre 2007
Fb a dit :

On veut à travers cette émission partiale nous faire croire que la caricature est la panacée du monde occidental alors que le monde arabe et musulman possede une longue histoire de caricature :

En palestine on trouve Omeyya Joha qui symbolise ses caricatures politiques d’une clé qui symbolise la situation des Palestiniens exilés depuis la guerre de 1948 et la création de l’Etat israélien.

En arabie saoudite on trouve dans la lignée d’ Omeyya Joha , Hanaa Hajjar.

En egypte, Muhammad ’Abd al-Mun’im Rakha qui travail au journal d’Al-Akhbar...

En Algérie ,né en 1945, le créateur de Bouzid et Zina a fait ses débuts à el-Moudjahid mais il est également, c’est moins connu, l’auteur de quelques films d’animation. Aussi Dilem qui entame sa carrière au journal communiste Alger républicain, passe par Le Matin et atterrit à la prestigieuse dernière page dans la grande période du quotidien Liberté. A lui seul, Dilem aura été engagé dans une bonne vingtaine de procès. Menacé par les islamistes auxquels il ne ménage pas ses traits, Dilem n’est pas davantage aimé par le régime en place. Ses cruelles caricatures du président Abdelaziz Bouteflika l’on rendu célebre.

17 octobre 2007
Sophia a dit :
Ceux qui ont promus ces dessins et défendus becs et ongles leurs publications au prétexte falacieux de la liberté d’expression, s’abstiendraient bien le cas échéant, de publier des dessins sur le judaisme ou le christianisme. Ces défenseurs de la liberté d’expression selon la loi du deux poids deux mesures savent qu’il ait des lignes à ne pas franchir au risque d’y laisser sa notoriété voir son avenir professionnel. Leur lâcheté est à la hauteur de la colère légitime exprimée par les manifestants.
17 octobre 2007
Amazone a dit :
Chacun sait qu’au delà du blasphème il y avait aussi l’incitation à la haine et la stigmatisation de toute une communauté. Les médias et arté en particulier ont voulu faire croire que seul le blasphème avaait été le déclencheur de la révolte dans les pays musulmans. En axant le problème sur le blasphème il était facile pour les médias de démontrer que les musulmans étaient intolérants et ne savaient pas ce que c’était que la liberté d’expression. Or nous savons que le but de ces dessins n’était pas le blasphème mais l’incitation à la haine et ceci est condamnable par la loi Française.
17 octobre 2007
Mmaoré a dit :
salam vous savez durant toute l’émission, c’est le journaliste de charli hebdo que je plaignais car on aurait dit que le niveau de la discussion était trop élevé pour lui..j’avais l’impression que par moment il se demandait de quoi pardi les autres pouvaient bien parler..comme quoi faire parler de soi à tout prix, est une chose, encore faut-il être à la hauteur des attentes des autres..le pauvre, il a du se demander pourquoi l’a-t-on invité à cette émission..
17 octobre 2007
Nadia a dit :

Cette émission est un cas d’école quant aux techniques de propagandes destinées à insuffler les lieux communs de l’inexorable choc des civilisations aux populations occidentales. En vrac, il y a d’abord le grand gourou Philippe Val, apparatchik néocon-ultra-pro israélien de base, qui monopolise presque la parole pour cumuler contradictions et contrevérités (son invective à l’égard d’internet est mémorable, cf. "Les nouveaux désinformateurs" de Guillaume Weill-Raynal pour une analyse complète du personnage), une revancharde et candidate potentielle ( !) à la présidence géorgienne, qui tout en soutenant la "mission démocratisante" des Etats-Unis (combien de pays libérés déjà ?), crache goulument son dégout d’un gouvernement pourtant mis en place avec la bienveillance de l’oncle Sam (révolution des roses fanées ?), un ancien FMIste, chantre de la mondialisation capitaliste, qui par un étrange réflexe n’a pu (voulu ?) trop en faire sur le père Poutine, déchainant de facto l’hystérie du très pondéré Mr Val, et un représentant d’Attac, bien mignon dans son coin par son étrange manque de réactivité.

Le tout saupoudré de thèmes à la mode comme la Birmanie (dont naturellement le bloc atlantiste ne lorgne pas les réserves pétrolières…), l’intolérance « ontologique » de l’islam, décrite avec une « extraordinaire » objectivité (les personnes interviewées sont supposées représenter les communautés islamique mondiale ? Qu’est-ce qui a bien pu « sauter » lors du montage de l’émission ? Les caricatures représentaient-elles Mahomet ou le musulman lambda ?...), et cerise sur le gâteau la Chine, bouc émissaire obsessionnel de cette joyeuse fratrie (et ça ose parler de complots ?), nouvel « empire du mal » responsable du désordre planétaire (dont la junte Birmane of course, et bientôt la mondialisation ?), et à côté combien de critiques de l’axe du bien ?

Qui pratique le plus la torture et les crimes de guerre ? Qui éprouve le besoin de saturer les médias de messages « démocratisants » comme le ferait un régime stalinien aux abois ? Caricatures pour caricatures, pas un mot sur l’affaire Dieudonné par exemple, Etrange non ? Le sujet de cette ordalie a-t-il été mal compris ? S’agissait-il de « des-mots-cratie » ou de « démo-crasse-ie »… ? Des commentaires comme ceux-ci auraient-ils une chance d’être « démocratiquement » publiée sur un canard (au hasard : le Figaro, Charlie Hebdo…) ou cités dans une émission du PAF ? Mais n’oublions pas qu’internet est l’antre des complotistes-antisémites mondiaux (puisque c’est Mr Val qui le dit !). Inutile de s’affoler, ce genre d’entreprises goebbelsiennes n’est rien d’autre que l’ultime spasme d’un moribond nommé bloc atlantiste, qui essaie de se coaguler par la négation et la haine de l’étranger, mais néanmoins appelé à suivre la déconfiture d’un autre bloc, qui lui par contre a su tirer les leçons du passé… Paix pour tous.

17 octobre 2007
Globocitizen a dit :

A Lilian - le 17 octobre 2007 Nous sommes dans une société laïque.

Aux endoctrines de la planete, je recommanderai de voyager un peu plus(disons au dela des anciennes colonies beaufs), d’apprendre l’anglais et de lire le dernier Charles Taylor "The Secular Age" ou "Orientalism" de Edward Said. Vive la diversite !

17 octobre 2007
clairdalf a dit :
L’article 167 ne concerne en rien les caricaturistes.Ils n’empechent en aucune façon ,en dessinant, l’exercice du culte. J’ai trouvé ce reportage objectif, donnant la parole a des hauts responsables musulmans. On a pu entendre directement de leurs bouches, que la tolérance, la liberté d’expression et surtout la paix,ne sont pas d’actualité dans les pays islamistes.
17 octobre 2007
princesse a dit :
c marrant on peut caricaturer le prophete mais il faut pas toucher a sarko e oui je vous rappel que trois jeunes vont devoir repondre car ils ont affiché sarko avec un doigt d honneur ou s arrete la liberté d expression messieurs qui pronnent le liberté d expression.
17 octobre 2007
Madani a dit :

le Coran est le seul texte sacré qui proclame, avec netteté et clarté, le droit à la liberté de conscience, quatorze siècles avant la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Pas de contrainte en religion » (2 : 256).

Il a fallu à l’Église catholique, qui, au nom du refus de l’erreur, avait institué l’Inquisition (1199), attendre Vatican II (1964) pour se rallier avec peine à la liberté de conscience et remplacer, en 1965, la Congrégation de la Suprême Inquisition (1542) par la Congrégation pour la doctrine de la foi.

17 octobre 2007
Daoud a dit :

Les apprentis-sorciers danois qui ont conçu et publié les fameuses caricatures n’ont pas soupçonné un seul instant que l’affaire déborderait de leurs frontières et provoquerait un raz-de-marée, sinon ils se seraient abstenus, j’en suis certain. Ils ont donné l’occasion aux agités, à travers le monde, d’organiser des manifestations monstres, souvent incontrôlées, pour régler des comptes internes ou avec l’étranger.

Les croyants sont convaincus que ni les blasphèmes ni les caricatures de mauvais goût ne peuvent atteindre Dieu.

17 octobre 2007
Mahali a dit :

L’islam n’est pas synonyme d’intolérance et de négation des droits de l’homme comme le croit une certaine opinion. Bien au contraire, il a su cultiver la tolérance à travers l’histoire, et le principe de la liberté d’autrui est reconnu par le Coran.

Concernant le premier aspect, nous avons des exemples édifiants. L’illustration la plus pertinente est l’existence de minorités religieuses, chrétiennes et juives, dans les États à dominance musulmane à toutes les époques historiques, du califat aux États modernes. Non seulement elles sont tolérées, mais elles se sentent vraiment chez elles dans ces États.

17 octobre 2007
Samir a dit :
La chaîne Arte est en effet une chaîne du service publique. Nous payons une redevance. Nous devons exiger un droit de réponse à Arte. Nous sommes en démocratie, Arte ne peut échapper à ses responsabilités du service publique. Arte doit organiser un droit de réponse, car je le rappelle, nous payons une redevance. Arte doit respecter tous les téléspectateurs.
17 octobre 2007
houd93 a dit :

le chef de l’etat qui on s’en souviens avez dis qu’il vaux mieux un excés de caricatures que la censure . Mais la vérité en ai toute autre

http://www.liberation.fr/actualite/societe/284933.FR.php

faites- vous en une idée

17 octobre 2007
Lamia a dit :
ARTE s’est fait apparement une spécialité. Après l’émission ridicule de ces musulmans qui disent non à je sais pas quoi, Arte qui a certainement des trous dans sa programmation revient à la charge avec l’affaire des caricatures. Il faut faire peur aux gogos, les maintenir en état d’alerte. L’obsurantisme nous guette, mais nous sommes là arte, pour vous prévenir de ce danger qui menace le monde : l’intégrisme musulman et ces horribles barbus.
17 octobre 2007
RASLACASQUETTE a dit :
Ces émissions n’ont pas pour objectif d’informer, mais celui de diaboliser l’islam et les musulmans en leur appliquant la notion d’intolérance qui serait une caractéristique majeure de cette religion. Cette émission est de la pure propagande islamophobe. C’est toujours le même refrain hier aujourd’hui comme demain.
17 octobre 2007
Socrates a dit :
Une image est souvent perçue comme blasphématrice dès qu’elle est vécue comme portant atteinte à l’identité des adeptes de la religion évoquée. Par un jeu d’identification, qui tient à la force d’adhésion des croyants à la personne représentée dans la caricature, le fait de brocarder Mohamed, Moïse ou Jésus revient bien souvent à dire quelque chose sur les musulmans, les juifs, ou les chrétiens eux-mêmes. Cette dimension identitaire du blasphème explique en grande partie la virulence des réactions qu’il suscite…
17 octobre 2007
Thierry a dit :
Qui est le plus caricatural ? L’émission ? Ou Messieurs Al-Qaradawi et Bakhsi, si prompts à enflammer les foules à l’époque, sans avoir vu une seule des caricatures incriminées ? Pour ceux qui n’ont pas vu cette émission, les deux sus-nommés ont reconnu découvrir les dessins pour la première fois devant la caméra du journaliste venu les interviewer et les leur présenter, plusieurs mois après les faits...
17 octobre 2007
Lilian a dit :
Nous sommes dans une société laïque, la critique des religions doit être acceptée par tous y compris par les musulmans. Le droit à la critique des religions est un acquis que l’on ne peut pas négocier.
17 octobre 2007
René a dit :

Il y a un livre magnifique sur le blasphème : Blasphèmes et libertés. Sous la direction de Patrice Dartevelle,Philippe Denis et Johannes Robyn

La question du blasphème ne relève pas d’un passé médiéval révolu. L’affaire Rushdie, celle du film La dernière tentation du Christ et quelques autres dans la plupart des pays d’Europe ont montré que la répression du blasphème reste d’une actualité brûlante. La revendication d’une liberté extrêmement étendue dans la critique des idées n’est pas l’expression d’un quelconque fondamentalisme, mais bien une forme supérieure de respect de la personne, en même temps que la condition du progrès et du développement des idées dans la société. La plupart des pays d’Europe occidentale maintiennent dans leur code pénal une loi réprimant le blasphème, qu’ils ne veulent ou ne peuvent abroger. Ce n’est pas innocent. L’ouvrage comprend, en annexe, les textes juridiques de base concernant la répression du blasphème en Europe.

17 octobre 2007
blas a dit :
Le blasphème suppose le sacré. Il n’y a de blasphème que là où il y a du sacré, de l’intouchable, du non critiquable. Une religion pour laquelle rien ne serait blasphématoire (le protestantisme ?) est peut-être une religion pour laquelle rien n’est vraiment sacré... Est souvent blasphématoire le simple fait de représenter le sacré lui-même, représentation qui risque toujours de le chosifier, et de porter ainsi atteinte à sa dimension absolue, infinie, et non réductible à toute image. Si le blasphème implique l’existence de quelque chose tenu pour sacré, il contribue aussi, paradoxalement, à construire celui-ci. Car dénoncer un blasphème offre toujours la possibilité de réaffirmer la valeur de ce qui est lésé. Crier au blasphème, c’est redessiner les limites au-delà desquelles nul ne devrait s’aventurer sous peine d’entacher le sacré lui-même.
17 octobre 2007
La répression du blasphème est loin d’être un trait spécifique aux pays islamiques, comme des caricatures pourraient le faire croire. La plupart des pays européens (la France et la Belgique tant des exceptions) possèdent une législation contre le blasphème même si, hors la Grèce, les cas d’application sont peu nombreux. L’Allemagne, par exemple, a tenté en 1986 de faire condamner des athées pour blasphème avant d’abandonner les poursuites. La Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg elle-même, après avoir estimé, en 1976 - dans une affaire anglaise - que la liberté d’expression valait "même pour les idées qui heurtent, choquent ou inquiètent" - a jugé en 1994, dans une affaire autrichienne, qu’il était légitime d’empêcher les attaques injurieuses contre les objets de vénération religieuse.
17 octobre 2007
Abdenour a dit :

SALAM

Jaafar Abassi touche juste c’est-à-dire toujours là où celà peut faire mal à la mémoire sélective de quelques uns. Que dire également de la Grande Bretagne qui conserve une législation qui sanstionne tout outrage et blasphème envers le seul christianisme. Là il est question de blasphème ailleurs d’offense faite au drapeau ou d’outrage envers l’hymne national... qui sont d’autres formes ou d’autres supports d’un sacré contemporain, d’un sacré de substitution, d’un sacré d’un tout autre type (d’une autre nature)que celui auquel se réfèrent les religions traditionnelles. Mais in fine Dieu est le plus savant.

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