Du 30 mai au 1er juin à
Doha (Qatar) se tiendra un colloque organisé par le Centre d’Etudes
Aljazeera et l’Université Interdisciplinaire de Paris, qui réunira
des participants issus de diverses traditions religieuses et culturelles
dont une majorité de scientifiques de renommée internationale. Des sujets
tels que « La Science, son pouvoir, ses espaces et ses limites », « Quelle est la nature des fondements de notre monde, « De la Vie et Nature de L’Homme », « Les questions que nous posent l’origine et
l’évolution de l’univers » ou encore « La science peut-elle
aider au dialogue des cultures et des traditions ? » seront
entre autres au programme de cette rencontre exceptionnelle. Ces débats diffusés
sur Al Jazeera revêtent une importance fondamentale. Ils iront à l’encontre de
certaines « théories » comme celles des « miracles
scientifiques » des textes sacrés, de l’Intelligent Design et des
thèses créationnistes qui incarnent une nouvelle forme d’obscurantisme
scientifique qu’il convient de dénoncer avec la plus grande vigueur. Pour
couvrir cet événement international sur lequel nous reviendrons, OummaTV a
décidé d’envoyer une équipe à Doha.
Rencontre de Doha, 30 mai -1er juin 2008
Organisée par le
Centre d’Etudes Aljazeera et l’Université Interdisciplinaire de Paris
en partenariat avec le Groupe de Recherche « Science et Religion en
Islam »
Introduction
Si
la technoscience a apporté et continue d’apporter des progrès considérables au
plus grand nombre, le développement accéléré des sociétés contemporaines lègue
aux générations futures un monde de plus en plus invivable,
pour ne pas dire déraisonnable, comme privé de sens. Guerres, pollution,
réchauffement climatique, pauvreté, pandémies, urbanisation débordante et
surconsommation, la liste des menaces globales est longue. Plus qu’un mode de
vie à changer, c’est une autre manière de penser qu’il convient d’adopter si, à
terme, on veut éviter l’effondrement des civilisations humaines. L’éthos de
sobriété que doivent adopter nos sociétés de plus en plus sophistiquées ne
pourra advenir sans mettre l’accent sur la dimension intérieure, sur le règne
de la qualité en lieu et place de la quantité devant dorénavant prévaloir dans
nos productions économiques et nos relations sociales. En ce sens, un dialogue
nouveau et prometteur s’est engagé entre les cultures, où humanisme,
spiritualités et sciences cherchent d’une part, et de la façon la plus
rigoureuse, les voies possibles d’une fertilisation croisée et œuvrent, d’autre
part, à une quête de sens ainsi qu’à l’avancement et au partage des
connaissances. Cette rencontre d’esprits venus d’horizons et de disciplines
divers témoigne ainsi d’une prise de conscience planétaire de la nécessité de
travailler à un niveau fondamental ; celui de la manière de penser, de croire et
de connaître de l’humanité du XXIe siècle.
Objectifs de la Rencontre
I. Présenter au public de façon vulgarisée certaines implications
philosophiques de la science contemporaine.
II. Montrer comment une approche pluridisciplinaire de l’humanité et de sa
compréhension du monde, convoquant à la fois les sciences exactes et les
sciences sociales, peut être à la base d’une nouvelle forme de dialogue entre
les cultures.
III. Explorer quelques voies et dégager certains principes pour articuler un
échange intelligent et intelligible entre sciences, religions et cultures.
IV. Générer un processus de discernement sur le rôle de la science et la quête
de sens dans un monde globalisé et complexe, un monde certes riche de
nombreuses promesses mais annonciateur aussi de dangers et de menaces pour les
générations futures.
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Programme final
Vendredi 30 mai
18 :00 - 19 :30 - Session d’Ouverture
Discours
de bienvenue : 30 minutes total
●
Wadah Khanfar, Directeur général d’Aljazeera
●
Jean Staune, Secrétaire général de l’Université Interdisciplinaire
de Paris
●
Mustapha Elmourabit, Directeur du Centre d’Etudes Aljazeera
●
Abdelhaq Bruno Guiderdoni, Directeur du Groupe de Recherche SRI
Présentations
d’ouverture : 45 minutes total
●
La science comme moteur de progrès, Roald
Hoffman, Prix Nobel de chimie
●
Liens entre les démarches du
scientifique et du croyant, Charles
Townes, Prix Nobel
●
Quelle type de rencontre est
possible entre science et religion ? Nidhal Guessoum
●
Quelle bases pour le dialogue des
cultures ? Keith Ward Théologien d’Oxford
●
Sciences et Sociétés. L’Âge d’Or de la Complexité. Réda Benkirane, chercheur ACS
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Séance du matin
9 : 00 – 10 :15 - I. La Science, son pouvoir, ses espaces et ses limites
Cette session a pour but de sonder la nature de la science, en parcourant son
passé plurimillénaire et pluriculturel, et en cernant ses productions, ses
activités et l’ampleur de ses bouleversements conceptuels actuels.
Il est important d’établir d’emblée ce qui fait
de la science aujourd’hui un facteur important dans la vie des sociétés
contemporaines, ce qui lui permet d’effectuer des découvertes et d’établir des
lois, à quel point nous sommes sûrs de ses résultats et donc à quel point la
science peut et doit influer sur le reste de notre pensée. Il est aussi
important de distinguer la science du scientisme.
Les
questions qui pourraient être traitées sont les suivantes :
Qu’est-ce
qu’une théorie scientifique ?
Les
résultats de la science sont-ils des faits (certains et définitifs), ou
bien sont-ils constamment et indéfiniment en évolution (sujets à révision plus
ou moins grande) ?
La
science est-elle objective, ou y a-t-il un élément de subjectivité (d’inclinaison
personnelle) dans l’élaboration des théories et dans la production de
résultats ? Quelle doit être notre attitude lorsque nous entendons qu’un
(petit) groupe de scientifiques rejette une certaine théorie ?
Pourquoi l’homme fait-il de la science ?
Qu’est-ce qui distingue la connaissance scientifique des autres formes de
connaissance humaine ? Comment cette relation a-t-elle évolué ? Comment par
exemple la science arabe interagissait avec la philosophie et la théologie
islamiques ? Comment la science occidentale née dans les sillons de Galilée et
de Newton s’est-elle distinguée des autres savoirs sacrés et profanes ? La
science a-t-elle effectué un changement profond durant les temps modernes ? Quelle
pourrait être la science à venir ?
Intervenants principaux :
l
Roald
Hoffmann - 15 min
l
Ziauddin Sardar - 15 min
Autres
intervenants :
l
Philip Clayton - 10 min
l
Mehdi Golshani -10 min
Animateurs
l
Nidhal Guessoum
l
Jacques Vauthier
10 : 15 – 10 :
30 - Pause
10 : 30 – 12 : 15 - II. Quelle est la
nature des fondements de notre monde ?
Voyage dans
l’infiniment petit.
Il est proposé ici de plonger dans le monde subatomique pour découvrir ce que
nous savons des fondements de la matière, fondements révélés par près d’un
siècle d’expériences, de recherches et de découvertes révolutionnaires sur un
niveau du réel qui se situe à des échelles de temps et d’espace très éloignées
de celui de l’homme. Sous le foisonnement de particules, la matière se comporte
de manière étrange au regard de l’observateur et de sa science classique. Cette
session aura pour but de faire comprendre au public comment des découvertes de
la mécanique quantique renouvellent notre vision du monde.
Les questions suivantes pourront
orienter les présentations et les débats :
Quels sont les grands principes que l’on peut retenir de la physique quantique
? Du comportement radicalement étrange et de la nature immatérielle de la
matière, que pouvons-nous dire des dimensions subtiles du réel ? Les
philosophes ont-ils quelque intérêt à s’intéresser aux débats scientifiques sur
la nature probabiliste de la physique quantique ? En quoi cette recherche
fondamentale contribue-t-elle à renouveler notre vision – y compris spirituelle – du
monde ? De quels futurs radieux et/ou menaçants sont porteuses les nanotechnologies
et leur utilisation à grande échelle ?
Intervenants
principaux :
l
Henry Stapp - 15 min
l
Antoine Suarez - 15 min
Autres
intervenants :
l
Charles Townes -10 min
l
Mehdi Golshani - 10 min
l
Andrew Briggs - 10 min
l
Ines Safi - 10 min
Animateurs :
l
Jean Staune
l
Ehsan Masood
12 : 15 – 14 :
30 - Déjeuner
---------------------------------------------------------------------------------
Samedi 31 Mai
Après-midi
14 : 30 -16 : 10 - III. Nature de la Vie et Nature de L’Homme
Si les sciences de la matière ont été au premier plan des découvertes
scientifiques durant tout le siècle dernier, les sciences de la vie ont pris un
essor considérable, et le 21ème siècle annonce des bouleversements en chaîne.
Nos intervenants répondront tout d’abord à un questionnement de base : quelles
sont les caractéristiques essentielles de la vie, comment celle-ci est-elle
apparue et comment a-t-elle évolué et continue-t-elle de le faire ?
La biologie pose toute une variété de questions
à la société contemporaine toutes plus ardues les unes que les autres, ayant
affaire avec la dimension éthique, voire spirituelle, juridique sans compter
les mutations d’ordre anthropologique auxquelles nous conduit inévitablement la
manipulation du vivant.
Clonage, OGM, cellules-souches...
La quête de sens peut-elle nous conduire à chercher des principes d’orientation
éthique et juridique auprès de la raison religieuse au coeur du Coran, de la Bible et de la Tora ? S’agissant de bioéthique, est-ce que par exemple le droit (fiqh)
musulman serait en mesure de produire des réponses à la mesure des défis ?
Un
autre domaine central est celui de la nature de la conscience et de la liberté
que peut espérer avoir l’être humain. Y a-t-il des signes nous permettant de
penser que ce que nous sommes est plus riche que le résultat d’une simple
activité neuronale ? Ou peut se situer la liberté humaine ? Quels sont les
efforts que l’homme doit faire pour développer les potentialités qui sont en
lui et s’élever définitivement au dessus de ses déterminants génétiques et
culturels ?
Y a-t-il une théologie empirique à dégager de
ces progrès des connaissances pour la relation Créateur-Création vers laquelle
nos connaissances de l’évolution de la vie et de la nature de la conscience de
l’homme semblent nous diriger ?
Intervenants
principaux :
l
Denis Alexander - 15 min
l
Dominique Laplane - 15 min
l
Jean-Michel Oughourlian - 15 min
Autres
intervenants :
l
Mustapha El Mourabit - 10 min
l
Stuart Kauffman - 10 min (video)
l
Ehsan Masood - 10 min
Animateurs :
l
Philip Clayton
l
Animateur Aljazeera English
16 :
10 - 16 : 30 - Pause
16:30 – 18:20 -
IV. Comment ne pas
penser faussement les relations entre science et religion ?
Cette session est délicate étant
donné la nature polémique des questions et problèmes sur lesquels les
participants sont invités à débattre. En effet, la relation entre science et
religion s’est traduite parfois pour le grand public par un engouement autour
du créationnisme, du dessein intelligent dans les milieux du protestantisme
américain. Ces sujets font leur entrée en islam auprès d’une autre thématique
qui a fait fortune ces trente dernières, celle des miracles scientifiques du
Coran.
Pourquoi le créationnisme, le « dessein
intelligent » et les supposés miracles scientifiques des textes sacrés
trouvent-ils un écho si favorable parmi le grand public ? Qu’y a-t-il
derrière cet engouement ? Quelle est la pertinence de cette approche et
comment est-elle liée aux théories scientifiques et aux textes religieux ?
Intervenants principaux :
l
Taha Abderrahman - 15 min
l
Nidhal Guessoum - 15 min
l
Denis Alexander - 15 min
Autres
intervenants :
l
Younès Eric Geoffroy - 8 min
l
Jean Staune - 8 min
l
Ehsan Masood - 8 min
l
Philip Clayton - 8 min
Animateurs :
l
Mustapha Elmourabit
l
Animateur Aljazeera Arabic
18:20 - 18 : 45 - Pause
18 : 45 -19:45 - V. La science
peut-elle aider au dialogue des cultures et des traditions ?
La science fournit dans de
nombreux domaines un langage commun, des références communes à tous les hommes.
Cela peut-il aider ceux, qui parmi les scientifiques sont enracinés dans une
culture ou une tradition religieuse particulière à débattre entre eux ?
Comment bâtir sur l’existence d’une approche universelle des phénomènes, dont
les résultats peuvent être (en grande partie) reconnus par toute l’humanité,
des outils pour le dialogue des cultures ?
Table ronde avec :
Roald Hoffmann, Denis Alexander, Antoine Suarez, Keith Ward, Mohamed Larbi
Bouguerra, Asmae Ben Kadda
Animateurs :
l
Jean Staune
l
Khalid Hajji
------------------------------------------------------------------------------------------------------
Dimanche, 1er Juin
Séance du matin
9 : 00 - 10 : 15 - VI. Langage
universel, langage de l’univers
Cette
séance évoquera les mathématiques qui, parallèlement aux bouleversements
conceptuels apportés par la physique quantique, aura connu au cours des
premières décennies du XXe siècle son lot de crises et de chambardements qui se
traduiront notamment au niveau de la logique et du calcul. Les intervenants
évoqueront ici certains des moments clés de l’histoire des mathématiques qui
sont autant de crises de sens pour la Mathesis et autant de renouvellement de sens sur ce que penser, calculer veulent dire.
Intervenants principaux :
l
Hassan Ghaziri - 15 min
l
Jacques Vauthier - 15 min
Autres intervenants :
l
Réda Benkirane - 10 min
l
Ziauddin Sardar - 10 min
Animateur : Abdelhaq Bruno Guiderdoni
10 : 15 - 10 : 30 - Pause
10 : 30 - 11 : 30 - VII. L’unité de
la personne humaine
Table ronde avec : Charles
Townes, Andrew Briggs, Ilham Al-Qaradawi, Dominique Laplane, Ines Safi, Trinh
Xuan Thuan.
Animateurs :
·
Mohamed
Tahar Benssada
·
Rafik
Abdessalam
11 : 30 - 11 :
45 - Pause
11 : 45 – 13:00 - VIII.
Les questions que nous posent l’origine et l’évolution de l’univers
Cette session s’intéresse à
l’origine de l’univers, son expansion et son devenir selon les différents
scénarios cosmologiques proposés par les astrophysiciens. Les intervenants
aborderont certaines questions que nous pose l’univers du seul fait de son
existence. Deux grands types de réflexion seront développés ; d’une part
autour du principe anthropique et de ses implications philosophiques et
théologiques ensuite autour de la façon dont les causes finales nous échappent
à travers l’emboîtement successif des théories astrophysiques.
Dieu horloger, Dieu ordinateur,
Dieu qui joue ou ne joue pas aux dés, démons de Laplace et de Maxwell… Pourquoi
les scientifiques posent la question du créateur ? Dans quels termes
l’énoncent-il ? De quel Dieu est-il question ?
Sur le chapitre spirituel, la
représentation de l’univers et son rapport avec l’incommensurabilité de Dieu en
Islam sera abordée ainsi que la perception bouddhiste de l’univers.
Intervenants
principaux :
l
Nidhal Guessoum - 15 min
l
Trinh Xuan Thuan - 15 min
l
Abdelhaq Bruno Guiderdoni - 15 min
Animateur : Keith Ward
13:00 - 14 : 30 - Déjeuner
---------------------------------------------------------------------
Dimanche, 1er Juin
Après midi
14:30 - 16:30 - IX. Visions du monde en dialogue
Comment penser l’articulation de la science et de la religion au plan théorique ? En explorant cette question, cette session représentera un aspect complémentaire de la session IV qui explorait les erreurs qui pouvaient être faîtes dans des tentatives d’articulation et de la session VII qui montrait comment l’articulation peut se faire dans la personne humaine.
Un certain nombre de questions seront posées :
- Les conceptions du monde, issues du progrès des connaissances scientifiques, peuvent elles entrer en résonance avec les intuitions de certaines traditions spirituelles ?
- Sans y voir en aucune façon des preuves, le scientifique peut-il voir des « signes » que le monde n’est pas un pur chaos, mais semble correspondre à un processus ayant une signification ?
- Une approche « apophatique » disant ce que le monde n’est pas (et non ce qu’il est) peut-elle, en faisant écho à la théologie du même nom, être l’une des clés de ce rapprochement ?
- Malgré leurs différences peut-on mettre à
jour des parallèles au plan méthodologique entre Science et Religion ?
Intervenants
principaux :
l
Keith Ward - 12 min
l
Abdelhaq Bruno Guiderdoni - 12 min
l
Philip Clayton - 12 min
l
Younès Eric Geoffroy - 12 min
l
Jean Staune - 12 min
Autres intervenants :
l
Charles Townes - 8 min
l
Antoine Suarez - 8 min
l
Ehsan Masood - 8 min
Animateurs :
·
Asmae
Ben Kadda
·
Animateur
d’Aljazeera arabe
16:30 - 17 : 00 - Pause
17 : 00 - 19 : 00 - X. Science et cultures : risque et espoir
pour le futur de l’humanité
Pour cette session finale, nous passerons en revue les
problèmes et les opportunités qui peuvent découler des différents domaines que
le colloque aura abordés.
Nous irons ainsi du mauvais usage de la science que ce soit
au plan pratique (une science dévoyée mise au service d’intérêts égoïstes ou
politiques), ou théorique (le scientisme qui réduit à une seule dimension la
richesse du réel), aux possibilités que la science nous donne pour résoudre les
grands défis du XXIème siècle (pollution, pauvreté, raréfaction des
ressources).
Nous verrons aussi comment les cultures, les traditions et
les religions peuvent utiliser pour le pire (le repli sur soi, le rejet de
l’autre) ou le meilleur (répondre à la quête de sens qui est de plus en plus
forte chez nos contemporains, donner des bases éthiques et morales).
Comment élaborer pour le XXIème siècle une
synthèse qui possède à la fois le souffle que donne la transcendance et la
stabilité que donne la raison ?
Comment faire cohabiter diversité des cultures et unité de
l’humanité ?
Intervenants
principaux :
l
Mohamed Larbi Bouguerra - 12 min
l
Henry Stapp - 12 min
l
Mustapha El Mourabit - 12 min
l
Jacques Vauthier - 12 min
Autres
intervenants :
●
Dominique Laplane - 8 min
l
Hassan Ghaziri - 8 min
l
Jean-Michel Oughourlian - 8 min
l
Mohamed Tahar Benssada - 8 min
l
Reda Benkirane - 8 min
l
Ziauddin Sardar - 8 min
l
Ehsan Masood
l
Animateur Aljazeera
English
19:00 - 19 : 15 - Pause
19:15 - 19 : 45 - Cérémonie de clôture
Diffusion d’un
Communiqué final : l’Appel de Doha.
Participants
Taha Abderahman
Philosophe et logicien, il est professeur à la faculté des lettres et des sciences
humaines de l’université de Rabat depuis 1970. Titulaire de deux doctorats
(1972, 1985) à l’université de la Sorbonne, ses thèses ont porté sur « les
structures linguistiques de l’ontologie » et sur « les logiques des
raisonnements argumentatifs et naturels ». Il a été professeur itinérant
et conférencier auprès de nombreuses universités arabes. Auteur
d’une douzaine d’ouvrages philosophiques sur la langue, la logique, l’islam et
la modernité, Taha Abderahman est membre de plusieurs associations
philosophiques arabes et il préside la « Cercle de sagesse pour les
penseurs et chercheurs » à Rabat, Maroc.
Denis Alexander
Directeur du Faraday Institute
pour les religions et la science, Membre du St. Edmund College de
l’Université de Cambridge. Denis Alexander est également chercheur au Babraham
Institute à Cambridge, où il supervise un groupe de recherche sur le cancer
et l’immunologie, et où il a été pendant plusieurs années le directeur du
programme d’immunologie moléculaire et le directeur du laboratoire des
lymphocytes et du développement. Il a été auparavant chercheur au laboratoire
de l’Imperial Cancer Research qui est maintenant le centre de recherche sur le
cancer du Royaume-Uni. Il a passé 15 ans à développer des laboratoires et des
départements universitaires à l’étranger. Il a été, entre autres, professeur
associé de biochimie à la faculté médicale de l’hôpital américain de
Beyrouth, où il a aidé à mettre en place le premier diagnostic prénatal
clinique dans le monde arabe.
Ilham Yousef Al-Qaradawi
Docteur en physique nucléaire de l’Université de Londres, elle est actuellement
professeur associé à l’Université du Qatar. Lauréate de la bourse d’étude
Chevening du British Council en 1998 et du prix d’excellence en recherche de
l’Université de Qatar en 2004, elle est la fondatrice de la Société de Physique du Qatar. Dr. Al-Qaradawi a mis sur pied le premier laboratoire de
production de faisceaux de positrons lents à énergie variable du
Moyen-Orient et a entre autres organisé une conférence internationale sur
les faisceaux de positrons lents en 2005. Auteur de nombreuses publications sur
les techniques d’annihilation des positrons, elle est par ailleurs engagée dans
des activités culturelles où elle est toujours soucieuse d’élever les niveaux
de connaissance et d’enseignement de la science en général et de la physique en
particulier.
Asmae Ben Kadda
Ayant
mené son premier et second cycle d’études supérieures en mathématiques, elle a
ensuite reçu un docteur en sciences politiques, consacrant sa thèse au « nouvel
ordre de la connaissance et mutations du système mondial ». Dr. Ben Kadda a été
chercheuse et analyste politique au sein du Centre d’Etudes et de Recherches
des Émirats Arabes Unis et a participé à des dizaines de conférences
scientifiques. Elle a écrit une série de papiers et d’études pour des revues
académiques ainsi que de nombreux articles et analyses éditoriales dans la
presse. Asmae Ben Kadda est actuellement productrice d’émissions au sein de la
chaîne satellitaire Aljazeera.
Réda Benkirane
Sociologue, spécialiste dans la
communication, diplômé de l’Institut des Etudes du Développement de
l’Université de Genève. Il est un chercheur indépendant et un consultant
international. Auteur de livres sur l’interdisciplinarité et les questions
interculturelles, il a travaillé pendant les 10 dernières sur les approches
de la complexité dans les sciences exactes et dans les sciences sociales. Il
est membre fondateur et chercheur du centre d’études d’Aljazeera.
Mohammed Tahar Bensaada
Philosophe, professeur à la Haute École Ilya Prigogine de Bruxelles. Il a basé ses
recherches sur la question de la relation entre la science au sens large et la
religion (théologie), tout particulièrement celle qui a été au centre de la
pensée islamique.
Mohamed Larbi Bouguerra
Docteur en physique, professeur à
la faculté des sciences de l’Université de Tunis, il a été l’ancien directeur
de l’Institut national pour la recherche scientifique et technique, et un
ancien directeur de recherche associé au CNRS. Il est l’auteur de nombreux
ouvrages dont Poisons
du tiers monde, L’État de l’environnement dans le
monde, La Recherche contre le tiers monde et La Pollution invisible.
Andrew Briggs
Professeur de nanomatériaux à
l’Université d’Oxford, il est le directeur du centre de recherche
interdisciplinaire sur les processus d’informations quantiques. Il est membre
du St Anne College, membre honoraire de la Société Royale de Microscopie, membre de l’Institut de physique et professeur invité du
laboratoire d’Etat sur les nanotechnologies de l’Université Wuhan en Chine. Il
a un diplôme de théologie de l’Université de Cambridge, il est également
pilote. Il a publié plus de 400 articles, la majorité dans des journaux
internationaux à référé. Son travail est caractérisé par une relation proche
entre l’observation expérimentale et la modélisation théorique.
Philip Clayton
Philosophe et théologien
spécialisé dans les différentes questions se situant à l’intersection entre
science et religion. Il publie et enseigne dans les différents domaines qui
concernent ce débat, incluant l’histoire de la philosophie moderne, la
philosophie des sciences, l’étude comparée des religions et la théologie
constructiviste. Il a reçu son doctorat conjointement des départements de
philosophie et d’études religieuses de l’Université de Yale et il est
actuellement professeur de religion et de philosophie au Claremont Graduate
University, et professeur à la Claremont School of Theology Il a été professeur invité aux Universités de Cambridge, Munich et de Harvard.
Mustapha El Mourabit
Epistémologiste et biologiste, a
reçu son doctorat de l’Universite Louis Pasteur de Strasbourg. Après avoir
enseigné à l’Université de Strasbourg, il a été enseignant–chercheur à
l’Université Mohamed Premier à Oudja au Maroc. Il préside le groupe de
recherche « Sciences et cultures » de cette université. Il est
également le directeur de la revue marocaine Al-Monâataf, et Vice- Président du
« Cercle de la sagesse pour les penseurs et les chercheurs ». Il est
le Directeur du Centre d’Etudes Aljazeera.
Eric Geoffroy
Islamologue, maître de conférence
au département des études islamiques et arabes de l’Université Marc Bloch à
Strasbourg. Auteur de nombreux livres et articles, Eric Geoffroy est un
spécialiste du soufisme, et il enseigne dans diverses écoles de sciences
islamiques. Dans sa recherche, Eric Geoffroy cherche à montrer que toute
approche doctrinaire, qu’elle soit scientifique ou religieuse, est incomplète
en ce qu’elle ne capture qu’une phase de la réalité. Dans une tension constante
dirigée vers la perception de l’Un, Geoffroy insiste sur le fait que les
scientifiques musulmans contemporains peuvent élargir leur champ d’accès à la
réalité en unifiant dans leur personne l’expérimentation scientifique et les
intuitions.
Hassan Ghaziri
Il a obtenu son doctorat dans le domaine de l’intelligence
artificielle et de la recherche opérationnelle à l’Ecole Polytechnique
Fédérale de Lausanne (EPFL), où il est
actuellement chercheur invité. Il a été membre du Sénat et Professeur associé
dans le domaine des systèmes de décisions et de connaissances de l’Université
Américaine de Beyrouth. Il est le co-auteur d’un livre sur l’économie de la
connaissance. Sa recherche dans ce domaine se focalise sur le développement
d’outils et dans la gestion des systèmes de connaissances nationaux. Une autre
approche de sa recherche est la dynamique des réseaux sociétaux et leurs
implications dans le domaine des neurosciences. Il est le co-fondateur et le
Président de l’association suisse pour le dialogue Euro-Arabo-Musulman,
association qui cherche à combler le fossé existant entre les cultures islamiques
et occidentales à travers des initiatives concrètes.
Medhi Golshani
Philosophe
et physicien théoricien iranien. Il a été diplômé de l’Université de Téhéran en
1959 et possède un doctorat de physique avec une spécialisation en physique des
particules en 1969 de l’Université de Californie à Berkeley. Il a écrit de
nombreux ouvrages et articles en physique, en philosophie de la physique, en
science et religion aussi bien qu’en théologie. Son travail constitue une
tentative pour aider à faire renaître l’esprit scientifique dans le monde
musulman.
Nidhal Guessoum
Astrophysicien algérien, docteur
de l’Université de Californie à San Diego. Il a passé deux années en tant que
chercheur au NASA Goddard Space Flight Center. Il est actuellement professeur
de physique à l’Université Américaine de Sharjah aux Émirats Arabes Unis. Il a
auparavant enseigné en Algérie et au Koweït. Ses centres d’intérêt incluent
l’astrophysique nucléaire et l’astrophysique des rayons gamma aussi bien que
l’histoire de l’astronomie tout particulièrement dans le monde islamique. Il a
publié de nombreux papiers scientifiques aussi bien que des articles sur des
questions scientifiques générales et il est le co-auteur de deux livres pour le
grand public : « La détermination du croissant lunaire et le calendrier
islamique » et « L’histoire de l¹univers », tous deux écrits en arabe. Il a
également dirigé la publication des travaux d¹une conférence sur l’application
de l’astronomie à des problèmes islamiques. Plus récemment, Nidhal Guessoum a
étudié plusieurs questions relatives au rapport entre science et islam, se
focalisant particulièrement sur la cosmologie et le principe anthropique ainsi
que sur les questions relatives aux phénomènes culturels comme ceux des «
miracles » scientifiques présumés contenus dans le Coran.
Bruno Guiderdoni
Astrophysicien,
directeur de recherche au CNRS spécialisé dans la formation des galaxies, il
dirige actuellement l’Observatoire astronomique de Lyon. Pendant plusieurs
années, il a présenté « Connaître l’Islam », une émission
hebdomadaire de la télévision nationale France 2. Il est l’auteur de nombreux
articles scientifiques. Il est le directeur de l’Institut des Etudes Islamiques
Avancées de Lyon et le directeur du groupe de recherche « Science et
Religion en Islam ».
Roald Hoffmann
Il
a étudié la chimie à l’Université Columbia et a obtenu son doctorat à
l’Université de Harvard en 1962. Depuis 1965, il enseigne à l’Université
Cornell. Il a reçu le prix Nobel de chimie en 1981 (avec Kenichi Fukui).
« Chimie théorique appliquée » est le terme que Roald Hoffmann aime
utiliser pour caractériser sa démarche, basée sur des constructions de modèles
généraux, sur des simulations de modèles informatiques qui sont ensuite
confrontés à l’expérience. En 1993, il a publié avec l’artiste Vivian Torrence
un ouvrage sur la « Chimie Imaginative » qui révèle les dimensions
créatives et humaines de la science moléculaire. Il est également le co-auteur
avec Shira Leibowitz de l’ouvrage « Du vieux vin dans de nouvelles
outres : réflexions sur la science et la tradition juive. »
Stuart Kauffman
Professeur
émérite de l’Université de Pennsylvanie, membre fondateur et professeur
extérieur du Santa Fe Institute, il est un pionnier de la théorie de la
complexité. Stuart Kauffman dirige actuellement l’Institut de Biocomplexité et
d’Informatique de l’Université de Calgary, Canada. Il vient de publier un livre
(en anglais) intitulé « Réinventer le sacré : nouveau regard sur la
science, la raison et la religion ».
Dominique Laplane
Neurologiste,
il est l’ancien directeur de département à l’hôpital de la Pitié Salpétrière à Paris et professeur émérite à l’Université Paris VI. Il s’intéresse
depuis 30 ans aux implications philosophiques de la neurologie et a publié
plusieurs ouvrages faisant référence sur ce sujet. Ses recherches révèlent
l’existence d’une pensée sans langage. En se basant sur cela et avec le support
d’un certain nombre d’analyses, Dominique Laplane a démontré que beaucoup de
questions posées par le langage, et qui sont au centre de débats
philosophiques, deviennent bien plus claires si l’on remet en cause la formule
classique : « pas de pensées sans langage ».
Ehsan Masood
Ecrivain
et journaliste basé à Londres, il écrit principalement au sujet de la science,
du développement international et de la politique dans le monde musulman. Il
tient une chronique dans le magazine en ligne : Opendemocracy.net et est
consultant pour le réseau « Science et Développement ». Il écrit
aussi dans le magazine Prospect et le journal Nature. Il a été
l’ancien directeur de communications de LEAD International et a tenu
auparavant une chronique dans la revue New Scientist. Il est diplômé en
physique de l’Ecole Polytechnique de Portsmouth et a un diplôme en Science de
la communication de l’Université de Londres.
Jean-Michel Oughourlian
Il est professeur émérite de psychopathologie clinique à
l’Université de Paris et ancien directeur du département psychiatrique de
l’hôpital américain de Paris. Au cours des 30 dernières années, il a travaillé
en étroite collaboration avec René Girard pour développer la théorie mimétique
concernant le mimétisme psychologique, ainsi que la psychologie
inter-individuelle. Il est co-auteur avec René Girard de l’ouvrage Des
choses cachées depuis la fondation du monde. Il est également l’auteur de Un
mime nommé désir qui développe la théorie mimétique pour en faire une
méthodologie psychologique.
Ines Safi
Chargée
de recherches au CNRS en physique théorique de la matière condensée à Orsay.
Elle est reconnue au niveau international pour avoir été la première à
développer des modèles permettant une étude unidimensionnelle de système de
taille nanométrique où les interactions entre électrons sont importantes et où
il est essentiel de prendre en compte les interactions avec l’environnement.
Elle a quitté son pays d’origine, la Tunisie, pour l’école polytechnique de
Paris. Après une année à l’Université Rutgers
aux Etats-Unis, elle a préparé son doctorat à Orsay puis a travaillé au CEA.
Elle ne veut pas se limiter à la pure recherche technique, mais a placé
également dans ses préoccupations la question de la recherche du sens, de la
vérité et de l’unité en lien avec sa foi. Elle s’intéresse également aux
questions éthiques pouvant être posées par certaines applications dans le
domaine des nanotechnologies.
Ziauddin Sardar
Ecrivain basé à Londres, il est spécialisé dans des sujets
liés à l’avenir de l’islam aussi bien qu’aux sciences et aux technologies dans
le monde islamique. Il écrit régulièrement des chroniques pour The Observer
and The New Statesman. Actuellement, il est professeur invité pour les
études post-coloniales de l’Université de Londres. Il a publié plus d’une
quarantaine de livres sur différents aspects de l’islam, des politiques
scientifiques et de la culture. Il a reçu un doctorat honoris causa de lettres
de l’Université de East London en 2005.
Henry
P. Stapp
Physicien,
chercheur au Lawrence Berkeley Laboratory, spécialisé dans les fondations
logiques et mathématiques de la mécanique quantique. Il a travaillé avec Pauli
et Heisenberg, et il est l’auteur de plus de 300 articles scientifiques sur
les problèmes fondamentaux de la physique. Il est l’auteur de deux ouvrages
récents sur l’impact que les développements de la physique du XXème siècle
ont eu sur les conceptions matérialistes affirmées par la physique des siècles
précédents. Il a donné des conférences au niveau international sur l’impact
que la mécanique quantique peut exercer concernant nos idées sur la
connexion entre l’esprit et le cerveau, et également les implications
philosophiques, sociales et éthiques qui proviennent de la compréhension
nouvelle que nous pouvons avoir de la place qu’occupe nos consciences
individuelles en tant que composante d’une réalité plus grande.
Jean Staune
Fondateur
et Secrétaire Général de l’Université Interdisciplinaire de Paris. Maître de
conférence en philosophie des sciences dans le MBA du groupe HEC. Sa recherche
est focalisée sur les implications philosophiques et sociales des nouvelles
découvertes scientifiques, sur les liens entre Science et Religion et sur la
façon de synthétiser et de diffuser les révolutions conceptuelles qui ont eu
lieu au cours du XXème siècle. Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques
de Paris, possède un DEA de Paléontologie Humaine du Muséum National d’Histoire
Naturelle et un DESS, capacité à administrer une entreprise de l’Institut
d’Administration des Entreprises de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. Il
est l’auteur de Notre existence a-t-elle un sens ? qui a connu un large
succès en France.
Antoine Suarez
Expert en bioéthique et chercheur en physique quantique
(Centre pour la philosophie quantique basé à Zurich et à Genève). Il a proposé
une expérience pour tester si les corrélations quantiques étaient affectées par
l’ordre temporel. L’expérience réalisée en 2001 par l’équipe de Nicolas Gisin a
démontré que les corrélations non locales étaient indépendantes de
l’espace-temps. Il a dirigé avec Alfred Driessen un ouvrage
intitulé “Mathematical Undecidability, Quantum Nonlocality and the Question of
the Existence of God”. En bioéthique, il a introduit un critère pour
distinguer les embryons « mutilés » des « non embryons. »
Il travaille actuellement sur une hypothèse affirmant que l’incertitude quantique
peut être influencé par le libre-arbitre et vise a implémenter ce concept dans
les neurosciences.
Trinh Xuan Thuan
Professeur
d’astronomie à l’Université de Virginie depuis 1976. Ses recherches en
astrophysique concernent l’astronomie extra-galactique. Il a écrit de nombreux
articles scientifiques sur la nucléo-synthèse lors du Big Bang et sur la
formation et l’évolution des galaxies naines. Il est également l’auteur de
nombreux ouvrages ayant rencontré un grand succès comme La mélodie secrète,
Le chaos et l¹harmonie ou l’ouvrage co-écrit avec Mathieu Ricard L’infini
dans la paume de la main qui explore les connexions existantes entre les
enseignements du bouddhisme et la science moderne. Son dernier livre : Les
lois de la lumière, Physique et métaphysique a obtenu le grand Prix Moron
de l’Académie Française.
Charles Townes
Il
est connu pour son travail théorique et ses implications sur le maser dont il
détient un brevet fondamental et d’autres travaux en électronique quantique
liés au laser et au maser pour lesquels il a reçu le prix Nobel de physique en
1964. Il a servi dans un grand nombre de comités scientifiques d’agences
gouvernementales américaines. Il fut, entre autres, vice-président du comité
scientifique conseillant le président des Etats-Unis. Président du comité des
conseillers pour l’atterrissage sur la Lune et président du comité du
département de la défense sur le missile MX, il a remporté le prix Templeton en
2005 pour son travail sur les liens entre théologie et science.
Jacques Vauthier
Mathématicien,
professeur à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), il est l’auteur de
plusieurs livres permettant au grand public de mieux comprendre certains sujets
scientifiques, livres qui montrent comment les positions philosophiques
implicites des scientifiques sont toujours omniprésentes dans leurs approches
et impliquent des conceptions métaphysiques que les scientifiques eux-mêmes
sont souvent les premiers à dénoncer. Il argumente en faveur du retour à une
véritable philosophie qui prenne en compte les découvertes scientifiques comme
les modèles que nous avons de la réalité.
Keith Ward
Philosophe et théologien. Il est membre de
l’Académie britannique et depuis 1972, il est prêtre au sein de l’église
anglicane. En 1982, il a été professeur d’histoire et de philosophie de la
religion au King’s College de Londres et en 1991, professeur de théologie à
Oxford. La théologie comparative et les interactions entre science et foi sont
ses deux principaux sujets de recherche. Membre du conseil de l’Institut royal
de philosophie, il est membre des comités éditoriaux des revues Religions
Studies, Journal of Contemporary Religion, Studies in
Inter-Religious Dialogue, et World Faiths Encounter. Il est
également un membre du comité des gouverneurs du centre d’Oxford pour les
études