Thursday 15 May 2008

Triste quatrième anniversaire de la loi du 15 mars 2004

Par Le Comité 15 Mars et Libertés
mardi 18 mars 2008

Comité 15 mars et Libertés

COMMUNIQUÉ

Triste quatrième anniversaire de la loi du 15 mars 2004 bannissant « les signes religieux ostensibles » des établissements publics d’enseignement français.

Outre son application abusive faite par lesdits établissements interdisant, avec la bénédiction des juges français, tout couvre-chef dès lors qu’il existe une présomption de conviction religieuse, d’importantes dérives ont été constatées dont l’interdiction de plusieurs mères comme accompagnatrices d’activités pédagogiques, l’exclusion de centres de formations professionnelles ou même des licenciements abusifs...

Qui s’est jamais intéressé aux vécu de jeunes musulmanes, brisées par cette loi au seul motif qu’elles souhaitaient pratiquer les aspects vestimentaires de leur religion ?

Qui s’est préoccupé des salariés qui, demandant un congé pour une fête musulmane, se voient obligés de prouver leur confession musulmane ? Qui s’est un jour indigné des licenciements abusifs, ou de privation de leurs moyens de travail, à des musulmans pratiquants ?

Dès qu’il s’agit de défendre une liberté religieuse, les défenseurs des libertés de tous bords observent un détestable mutisme, comme si la liberté religieuse n’était pas digne d’être défendue, comme si la pratique d’une religion est antinomique avec la liberté.

Les autorités françaises poursuivent leur autisme en présentant la loi du 15 mars 2004 comme une "avancée pour le droit des femmes" dans un rapport triomphant, à l’ONU. Rapport, qui, bien sûr, n’a que faire des filles virées du cursus scolaire, ou des filles qui se trouvent contraintes et forcées, de choisir entre leur liberté de s’habiller comme elles l’entendent, et le droit de suivre une scolarité digne et normale.

De fait, deux visions des droits de l’homme se distinguent de plus en plus.

L’une, prônée par certains occidentaux qui voudraient que la promotion de ces droits passe obligatoirement par des schémas d’ « émancipation » forcée !

L’autre, défendue par une grande majorité de pays émergents qui réaffirment haut et fort que la défense des droits de l’Homme passe avant tout par le respect des libertés de conscience et de religion, qui consiste à laisser aux individus le choix de leurs voies et non leur imposer des préétablis.

Le Comité 15 mars et Libertés participe à ce débat en fournissant aide et assistance aux victimes de l’application de cette loi, ainsi qu’en réaffirmant haut et fort sa défense de la liberté de religion et de pratique religieuse trop souvent menacée en France.

Un numéro de téléphone gratuit depuis un poste fixe est à la disposition de toutes les victimes des abus dans ce domaine : 0800 15 03 04.

15 mars 2008, Comité 15 Mars et libertés

Contacts : 0661505489/0622008830

Comité15marslib@yahoo.fr

Le Comité 15 Mars et Libertés

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

le 22 mars 2008

Salut ;

Ibrahim a absolument raison. Jibé confond entre obligation réligieuse et libertés individuelles des personnes. De toute façon, si liberté il y a, laissons les gens libres d’exercer leur réligion et respectons les, sans les discriminer. Si non, pourquoi doit on laisser libre des mini-jupes, des décoltés, et autres actes plus perturbateurs...

salut.

Par Jibé - le 21 mars 2008

Par Jibé

Merci, Ibrahim, de votre réponse. Je respecte votre position, qui a le mérite d’être claire et franche, tout en constatant notre opposition au niveau des principes. Pour moi,il n’est pas besoin de faire valoir une prescription religieuse pour avoir le droit de porter tel ou tel couvre-chef. Le principe de référence (pour moi) est la liberté individuelle : on a le droit de se vêtir comme on veut, qu’il s’agisse d’un couvre-chef ordinaire, comme un béret, ou religieux, comme une kippa.

Ce débat me semble important. Je souhaite avoir sur ce point de principe la réponse du Comité "15 mars et Libertés". Jibé

Par ibrahim - le 21 mars 2008
D’une façon générale, en France, on est mal à l’aise dès qu’il s’agit de religion et quand cette religion est l’islam, les règles les plus élémentaires sont « ignorées ». On a toujours eu droit à deux poids deux mesures concernant l’islam. L’hypocrisie sur la loi antivoile procède de cette même logique. Le Comité "15 mars et libertés" est-il d’accord pour autoriser, en classe, les bonnets ou les bérets ? Par Jibé Ecoutez, si le port de ce béret relève d’une obligation religieuse (à préciser laquelle) comme chez les sikhs, pourquoi pas, dès l’instant où on trouve des gens qui se réclament de la dite religion. Or jusqu’à la preuve du contraire, le bonnet ne relève pas d’une prescription religieuse. Quant à Taremaillac, que devrons-nous comprendre ? Que la France retirerait cette loi quand la Turquie retirerait la sienne ? Laissons la Turquie régler ses problèmes, et la France de s’occuper des siens. Ce genre d’argumentation est devenu somme toute très classique. En tout cas, un bravo au comité du 15 mars ! Que leurs efforts soient reconnus comme tels !
Par Jibé - le 20 mars 2008

De Jibé

Simplement une question au Comité "15 mars et Libertés". On peut évidemment justifier le port (volontaire) du foulard islamique en classe par la liberté individuelle. Mais pourquoi pas, au nom de la même liberté, le port d’autres coiffures ? Le Comité "15 mars et libertés" est-il d’accord pour autoriser, en classe, les bonnets ou les bérets ?

Par fondat - le 20 mars 2008
Une loi contre productive, abusive (injuste) et discriminatoire. Bravo pour les justes du Comité du 15 mars et libertés. L’ignorance et l’incompréhension de la réligion fondées sur la peur ! salem à tous.
Par hassan le caennais - le 19 mars 2008
Je pense que la démarche du comité 15 mars et libertés est incontestablement citoyenne et participe de ce qui fait le vrai débat aujourd’hui concernant la liberté.La propagande médiatique a certainement fait son effet sur les esprits, pour lire que "les filles voilées sont obligées de le faire, c’est pourquoi, cette loi, bien que liberticide, est utile, puisqu’elle protège d’une supposée contrainte( !) un argumentaire qui ne peut être le fondement de la justice. La loi du 15 mars 2004 est une loi de circonstance, arbitraire, et attentatoire à la liberté. Ce n’est pas parceque les filles exclues sont peu nombreuses "relativement à quoi ?" que la loi devient juste. Un peu de sagesse !!
Par oumma.com-uk-fan - le 19 mars 2008

Taremaillac : “L’Universite, les administrations publiques (hors etablissements de l’education nationale je suppose) acceuillent les femmes voilees en France, pas en Turquie...”

Est ce que vous lisez les journaux de temps en temps ?

Par oumma.com-uk-fan - le 19 mars 2008

Les internautes d’oumma.com peuvent-ils repondrent a cette question ?

La loi de 2004 s’appliquent elle aux ecoles musulmanes de France ?

Par Djedj - le 19 mars 2008
Cher Taremaillac, pourriez-vous s’il vous plaît faire un petit effort et écrire vos commentaires sans fautes de grammaire et d’orthographe ?
Par Taremaillac - le 19 mars 2008

La loi du 15 Mars est, faut-il le rappeler, une loi en reaction a un phenomene qui, en France, au XXIeme siecle, obligeait des filles a se couvrir, car sous le joug d’une famille fondamentaliste ou vivant dans un quartier dont les habitants exigeraient des filles un tenue "decente".

Or, cette loi ne regarde que les etablissements d’education d’Etat, et nulle part ailleur. Cette loi n’a rien a voir avec les abus qui peuvent exister ici et la.

Je souhaiterais rappeler que les filles qui suivent une scolarite normale passent le bac entre 17 et 18 ans : elles sont par consequent mineures, et guere en mesure de jouir de tous leurs droits civiques, y compris le droit au libre exercice d’un culte.

L’Universite, les administrations publiques (hors etablissements de l’education nationale je suppose) acceuillent les femmes voilees en France, pas en Turquie...

Bien, cette loi est ici pour restee. Elle a ete votee avec un majorite ecrasante a l’Assemblee, et elle a l’assentiment d’une majorite de Francais.

Votre avis est legitime, mais il est extremement minoritaire. Quant aux filles musulmanes qui du fait de cette loi ne frequentent pas les etablissements d’enseignement d’Etat, ma foi, si j’ose dire, leur nombre est infinitesimale, et leur "douleur et humiliation" n’aura qu’un temps : a peine sortis de "l’enfer laic" des etablissement d’etat, elles pourront se voiler pour le reste de leur vie. C’est beaucoup de bruit pour rien, a mon humble avis.

Sltns,

Taremaillac.

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