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Dimanche 21 Mars 2010
Articles
« Un racisme métaphorique »
vendredi 5 octobre 2007

Ghofrane, Sohane, Shéhérazade… pour la plupart d’entre nous ces prénoms évoquent tous de terribles faits-divers très largement médiatisés. Chacun de ces drames a pour victime une femme jeune d’origine maghrébine et de culture musulmane agressée ou assassinée par un homme. Est-ce à dire que cette « communauté » a le monopole des crimes sexistes ? A moins qu’il ne s’agisse d’une focalisation volontaire, d’un choix délibéré qui répondrait à des motifs inavouables ?

La laïcité a été le sujet du débat des sages réunis au sein de la Commission Stasi, du nom de son président. Pourtant, sur les 26 propositions émises par la commission, la seule proposition retenue concernait la prohibition des signes religieux ostensibles à l’école, socialement perçue comme la « loi sur le foulard ». Quelles leçons faut-il en tirer ?

L’un des derniers grands débats ayant saturé l’espace médiatique concerne la polémique sur la liberté d’expression à laquelle l’affaire Redeker a donné une résonance particulière. Que peut-on retenir de ce débat ? Tous ces sujets semblent fort éloignés l’un de l’autre…à moins que, dans la manière dont ils sont médiatisés, ils n’exhalent cet « arôme idéologique immédiat » (selon l’expression de Jocelyne Cesari) qui tendrait alors à occulter la complexité des réels.

Ce sont les questions que se pose Pierre Tévanian dans un ouvrage en forme de bilan intitulé « la République du mépris ».

Pourquoi ce livre ?

Je l’ai conçu un peu comme un bilan. Sur mon site (lmsi.net) on écrit de manière plutôt réactive, j’avais déjà écrit divers textes « à chaud » par rapport à l’actualité, mais j’ai voulu, au terme du quinquennat 2002-2007, dresser le bilan de ce que j’appelle « le racisme républicain », à travers les détours qu’il a pris, et déguisements dont il s’est paré : « la sécurité » et « le combat féministe » en 2002-2003 (notamment autour des « Ni putes ni soumises »), « la laïcité » en 2003-2004 (notamment autour de la loi sur le voile), « la mémoire » en 2005 (notamment autour des controverses sur le « rôle positif de la colonisation » et sur « les indigènes de la république », et enfin « la liberté d’expression » en 2006-2007 (avec notamment « l’Affaire des caricatures du Prophète » et « l’Affaire Redeker »). J’analyse ces thématiques, ou plutôt l’usage politique qui en a été fait, comme des métaphores du racisme.

Mais quel est le fil directeur de ces différents thèmes ? Ils sont à priori très différents, et ils n’ont à première vue aucun rapport l’un avec l’autre, et encore moins de lien avec le racisme !

Le fil directeur qui traverse mon livre, c’est justement la conviction qu’il existe en France un racisme « respectable » (pour reprendre l’expression de Rachad Antonius) ou « vertueux » (selon l’expression de Nacira Guénif), qui déborde largement l’extrême droite ou même la droite.

Et justement, ce racisme vertueux est le point de convergence des différents « débats » que vous évoquez. Tous sont construits sur le même mode, suivant la même logique du « deux poids deux mesures », et ils convergent vers un même bouc émissaire, rendu responsable de tous les maux : grosso modo, le « jeune », de sexe masculin le plus souvent, qui vit dans les quartiers populaires et qui est issu de l’immigration post-coloniale, à fortiori quand il est de confession musulmane.

C’est lui qui menace la liberté d’expression, les acquis du féminisme ou de la laïcité ; c’est lui qui « tyrannise » la France et lui impose la « repentance » ! Je parle dans le livre d’un racisme « métaphorique », parce que dans la littéralité du discours, on prétend toujours parler de choses beaucoup plus générales, et évidemment ne pas verser dans la stigmatisation. Dans chacun de ces discours que je déconstruis (le discours pseudo-sécuritaire, pseudo-féministe, pseudo-laïque, pseudo-libertaire…), on prétend toujours parler d’autre chose que de race ou de groupes racisés : on prétend parler de la condition des femmes, de la laïcité, de « la question de la mémoire », de la « liberté d’expression »...

Ces thématiques jouent donc le rôle de métaphores : un mot qu’on emploie à la place d’un autre, pour désigner quelque chose d’autre – en l’occurrence : pour parler d’une seule et même autre chose : « la menace arabo-musulmane » ! J’ai donc écrit ce livre en tant qu’anti-raciste, mais aussi en tant que féministe, en tant que laïc, en tant que démocrate attaché à la liberté d’expression, en tant que je suis sensible aux analyses nietzschéennes sur les « excès de la mémoire »… parce que je refuse que ces idées, ces principes, qui sont les miens, soient instrumentalisés de la sorte.

J’ai souvent eu envie de dire, comme les manifestants américains au moment de la guerre en Irak : « Pas en mon nom ! ». Sans être directement visé par ce racisme respectable, je me sens le devoir de dénoncer ce que je considère comme un dévoiement du féminisme, de la laïcité, ou de la liberté d’expression…

Prenons la loi sur le port portant sur l’interdiction des signes religieux ostensibles à l’école. Ses défenseurs se placent sur le terrain de la défense de la laïcité, de plus la loi s’applique à l’ensemble des usagers de l’école et ne s’adresse pas spécifiquement à un groupe. Qu’est-ce qui vous permet de dire que les filles musulmanes sont la cible prioritaire ?

Je démontre dans mon livre qu’elle n’est pas du tout un prolongement ou un renforcement de la laïcité telle qu’elle fut fondée par Jules Ferry puis la loi de 1905 ; bien au contraire, cette loi opère une complète « révolution conservatrice ». Autrement dit, les discours dits laïques mobilisés contre le voile ne sont pas des discours laïques, pas plus que les discours dits féministes sur les filles soumises à « la loi de la cité » ne sont des discours féministes. Et de la même façon, les défenses pseudo-libertaires de Redeker ne sont pas des positions réellement libertaires.

Je suis personnellement un partisan farouche de la laïcité telle qu’elle a pu être conçue en France au début du siècle, car c’est un système qui permet à des groupes, des croyances religieuses ou politiques différentes, de cohabiter et s’épanouir de manière pacifique et égalitaire. Cette égalité suppose en effet que l’Etat et les institutions soient le plus possible neutres, c’est-à-dire qu’il n’y ait pas de parti-pris idéologique et/ou religieux officiel, qui instaurerait un privilège d’une « communauté » par rapport aux autres.

C’est l’Etat qui doit être séparé des Églises, de toutes les Églises. Les agents de l’Etat, les agents du service public, précisément pour être au service de l’ensemble du public, de tous les publics, sont tenus de manifester une certaine neutralité ; par exemple, ils ne doivent pas conditionner un service rendu à l’adhésion ou à la non-adhésion à une option religieuse.

Et cela vaut également au niveau du service public d’éducation : une école laïque doit permettre à tous les publics scolaires de bénéficier des mêmes chances et du même enseignement. Cette école a été conçue comme une école ouverte à tous les publics, et on a pour cette raison imposé une obligation de neutralité aux enseignants, aux contenus enseignés et aux locaux. Cette neutralité de l’institution et de ses serviteurs se justifie par le fait qu’on ne doit pas étouffer ou aliéner des enfants quand ils sont encore jeunes et influençables.

Mais ce que je rappelle aussi dans ce chapitre, c’est que cette obligation de neutralité a pour corollaire une liberté d’expression entière laissée à l’usager, c’est-à-dire l’élève, parce que en ce qui le concerne, il n’y a aucune nécessité de contenir son expression religieuse ou de contenir une quelconque expression. Les seules limites légitimes quant à l’expression des élèves sont celles qu’impose la relation pédagogique : on ne parle pas de tout et de n’importe quoi tout le temps, on lève la main, on attend son tour de parole, et on ne sort pas du sujet du cours...

Et idem pour les tenues vestimentaires : ne peut être interdit que ce qui s’oppose à un exercice scolaire : par exemple un foulard tombant,mais aussi bien des cheveux longs détachés, lorsqu’on manie des produits inflammables en physique-chimie ! Il y a donc une révolution quand, pour la première fois dans son histoire, l’Etat français décide d’imposer la neutralité non plus aux agents du service public mais à ses bénéficiaires !

Et cette révolution est conservatrice, parce que c’est un verrouillage de l’expression des élèves, qui est brutal, stérile, et même contraire à toute pédagogie. Tout le monde sait bien que c’est en parlant, en s’exprimant, en énonçant ses opinions, en les confrontant à celles des autres élèves et à la réponse de l’enseignant, qu’un élève peut se former, évoluer, se construire peu à peu sa propre pensée.

Un préjugé, pour être dépassé, doit être contredit, et pour être contredit, il faut bien qu’il ait commencé par être dit ! Kant le soulignait : la liberté de pensée a besoin de la liberté d’expression ; il faut pouvoir exprimer tout, même des âneries, il faut qu’il y ait publicité de l’activité de pensée, il faut que les pensées circulent, s’échangent, s’entraident, se confrontent ou se complètent, par la médiation de la parole.

L’autre problème de cette loi, c’est qu’en posant un interdit pour l’élève, on entérine (qu’on le veuille ou non) une logique d’exclusion : on accepte l’idée que les élèves qui ne se plieront pas au nouvel interdit vestimentaire seront exclues de l’école. En cela aussi c’est une révolution conservatrice : l’école républicaine, laïque, publique, gratuite et obligatoire, cette école qui n’a de sens que si c’est une école pour tous, ouvre désormais la possibilité d’exclure des élèves au seul motif qu’ils ne se plieraient pas à un interdit, lequel interdit n’a pourtant aucune nécessité pédagogique.

Mais en quoi cette « révolution conservatrice » et ces exclusions sont-elles discriminatoires ? La loi ne cible explicitement aucun groupe particulier.

Certes, mais elles les vise implicitement, dans la mesure où tous les discours périphériques qui ont provoqué le débat, généré la loi et accompagné sa mise en application, ont, eux, ciblé systématiquement « l’Islam », « le voile » et les filles voilées. Qu’on prenne la pétition de l’UFAL (Union des familles laïques) ou celle du magazine Elle, ou encore le discours de Jacques Chirac lorsqu’il demande au Parlement de légiférer, ou encore les débats parlementaires, tous ces discours sont construits sur la même schizophrénie : en titre, en préambule et en conclusion, on prend bien la peine, pour ne pas prêter le flanc à l’accusation de discrimination, de formuler une demande générale d’interdiction de « tous les signes ostensibles à l’école » ; mais tout le reste du temps, que ce soit dans les pétitions, le discours de Chirac ou les débats parlementaires, tout l’argumentaire ne parle que du voile !

Et dans l’application de la loi ensuite, on n’a ciblé que le voile : la meilleure preuve, c’est que dans presque tous les établissements où les couvre-chefs n’étaient pas interdit, on s’est empressé de rajouter une interdiction des couvre-chefs dans les règlements scolaires en plus de la loi, pour être sûr que les filles voilées ne puisent pas garder un bandana, qui n’entrait pas dans la définition légale du « signe religieux ostensible ».

Il y a aussi parmi ceux qui « assument » le fait que le foulard ait été ciblé, un autre argument qui est mis en avant pour réfuter l’accusation de discrimination : celui de l’intégrisme. Pourrait-on justifier qu’une situation exceptionnelle (celle d’un danger que pourrait courir l’institution) pourrait justifier une restriction des libertés ? En somme, il s’agit d’arguer du fait que le foulard « islamique » serait l’expression d’un engagement politique, le signe révélateur d’un intégrisme qui prendrait des proportions si inquiétantes qu’il ne saurait être toléré plus longtemps et justifierait une loi d’exception. Comment contrez-vous l’argument de l’intégrisme ?

L’argument de l’intégrisme, je le réfute de mille et une manières. Je ne peux pas tout développer, mais d’abord, je dirais que la réalité du port du foulard chez les collégiennes ou lycéennes touchées par cette loi ne se réduit pas à ce que l’on en dit. Ces élèves voilées, dans leur écrasante majorité, ne sont pas des fanatiques, elles n’ont pas l’intention d’instaurer la charia en France ni de forcer toutes les filles à porter le foulard.

Ce n’est pas vrai. Donc quelle que soit la gravité et l’étendue de la « menace intégriste » (et entre parenthèses, tous les travaux de recherche sociologiques montrent que les médias et les politiques grossissent démesurément la menace), de toutes façons ce n’est pas à elles de « porter le chapeau » de la « lutte contre l’intégrisme ».

Quand bien même il existerait, dans une situation précise, dans une école précise, un quartier précis, une menace, une pression exercée par la famille ou par un groupe qu’on pourrait qualifier d’intégriste, poussant des filles à porter le voile, la dernière chose à faire dans ce cas de figure, c’est de s’en prendre à ces filles, qui sont les victimes ! C’est une grave démission : on chasse ces filles du seul lieu où elle pouvaient être soustraites à cette tutelle et où au contraire, elles pouvaient côtoyer un public large, musulmans, des non-musulmans, des voilées, des non-voilées, et où elle pouvait suivre un enseignement laïque.

A combien évaluez-vous le nombre d’exclusions ou de déscolarisations ? A cet égard, le silence médiatique contraste avec l’ampleur de la campagne menée avant et pendant les travaux de la Commission Stasi.

Avec le collectif Une école pour tous, on avait essayé de faire un bilan, c’est difficile à faire. Ce qui est en soi est inquiétant et révélateur, c’est que les autorités officielles n’ont pas de chiffres, ne se sont pas posé la question, ne sont pas souciées du nombre et du devenir des élèves exclues de l’école à cause de cette loi.

On n’a pu avoir une idée que sur la première rentrée scolaire après l’application de la loi : officiellement, le ministère reconnaissait 48 exclusions par conseils de discipline et 60 démissions avant conseil de discipline, ce qui fait donc 110 déscolarisations officielles. Et déjà, sur ces 110 là, il n’y a eu aucun suivi : on nous promettait une évaluation de la loi et elle a bien eu lieu mais c’est un opuscule indigent d’Hanifa Cherifi, qui se contente de dire que tout va bien puisqu’il n’y a plus de foulards dans les écoles, puis que tout ne va pas si bien car les filles le remettent à la sortie de l’école !

Mais pas un mot sur les exclues et ce qu’elles sont devenues ! Et puis il y a le « chiffre noir », c’est-à-dire les « déscolarisations invisibles » : toutes ces filles qui étaient persuadées – et la suite leur a donné raison – qu’il n’y avait rien à faire, que même un bandana, un béret ou un bandeau, ne serait pas accepté, et qui ont avaient donc renoncé à s’inscrire et à faire leur rentrée. Elles ont donc quitté le système scolaire sans être comptabilisées.

On a pu évaluer ce chiffre noir à au moins, 200, mais probablement bien plus. Pour trouver ce chiffre, on est entré en contact avec diverses structures associatives – à Strasbourg, en Ile de France, à Saint Etienne – qui donnaient un soutien scolaire aux élèves voilées déscolarisées ; et dans toutes ces structures, on est toujours tombé sur un ratio de « deux tiers /un tiers » : parmi les filles qui fréquentaient ces structures, il y avait toujours grosso modo un tiers qui avait fait la rentrée 2004 et avait soit démissionné soit subi un conseil de discipline, et deux tiers qui n’avaient tout simplement pas fait la rentrée.

Nous avons donc pu estimer que pour 110 exclusions ou déscolarisations enregistrées, il y en avait au moins deux cent qui étaient demeurées invisibles. Pour les années suivantes, on ne sait plus rien. Parce que là encore, au niveau officiel, on n’a plus rien, personne ne s’en soucie.

A votre connaissance, les personnalités ou mouvements féministes qui se sont aussi fortement exprimés pour l’exclusion de ces jeunes filles -au motif qu’elles étaient des aliénées « volontaires »- ont-elles manifesté d’une quelconque façon leur volonté de les soutenir ?

Non, absolument pas. C’est une des choses que je souligne aussi : La dimension phobique que révèle cette absence totale d’empathie pour ces filles. On a disserté sur le foulard, le voile, l’Afghanistan, des tas de sujets, mais jamais on ne s’est soucié du fait qu’il s’agissait d’adolescentes issues des classes populaires, pour qui l’école est quelque chose de crucial. Pour une fille particulièrement, avoir des diplômes, c’est essentiel pour son émancipation – et cela toutes les féministes sont bien placées pour le savoir, puisqu’elles se sont battues dans ce sens ! Donc il y a quelque chose de paradoxal à voir des féministes, et plus largement la population en général, demeurer aussi indifférente face à ces exclusions.

Alors que dans notre société, l’avenir de nos enfants est ce qui nous prend le plus aux tripes, ce qui nous préoccupe le plus ! Alors pourquoi autant d’indifférence, pourquoi si peu de compassion pour ces filles exclues ? Ma réponse, c’est qu’on a oublié qu’on avait affaire à des êtres humains, et qu’on n’a tout simplement pas pensé à les inclure dans le groupe de « nos enfants », les enfants de ce pays. On ne les a même pas incluses dans le groupe des humains ; on les a réduites à leur voile, et dans ce voile on n’a voulu voir qu’un symbole étrange, étranger et menaçant.

Propos recueillis par Fatiha Kaoues

(À suivre…)


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Vos réactions et commentaires sur cet article

9 octobre 2007
Juste un petit rappel, je connais au moins un "bledard" et au moins un "barbu" qui ne pensent pas comme vous le dites. En tout cas vous avez raison de souligner que ce qui est vrai pour la femme doit aussi l’être pour l’homme, c’est à dire que celui/celle qui font les quatre cent coups sont au même niveau à l’instant t mais ont le droit de changer à l’instant (t+1) et seul Dieu a le droit de le Juger pour ce qu’il avait fait avant de changer.
8 octobre 2007
Taremaillac a dit :

Belle intervention Jean.

Abdeloum, vous representez le point de vue le plus arriere, le plus "bledard", le plus "barbu" qui soit : pour beaucoup de musulman, il semble que la femme ne peut etre que pure ou sale. Un peu comme la vision judeo-chretienne aujourd’hui depassee de la vierge ou de la putain.

Les hommes qui ne doivent pas se couvrir ne sont-ils pas avides aux meme actions que vous denoncez pour les femmes ? Hommes ou femmes, ne sommes-nous pas libres de notre arbitre ?

Abdeloum, les gens comme vous font qu’on doit legiferer sur un bout de tissus.

Pour votre gouverne, sachez que dans les pays musulmans les femmes racolent voilee de la tete aux pieds et parfois meme en bourka ! Ce sont des musulmanes dans une misere attroce, notament en Afghanistan, et pour elles j’aurais toujours plus de mansuetude et de misericorde que pour les types de votre espece, Abdeloum : Que celui qui n’a jamais pecher jette la premiere pierre...

8 octobre 2007
Abdeloum a dit :

Bonsoir,

Il est étrange comme l’occident déteste à ce point ce petit bout de tissu, çi-bien portée par les femmes.J’adore voir les femmes voilées, elle me paraisse pures, belles, intelligentes et heureuses.

Quelles contradictions dans la bouche de tout ces pseudo-philosophes cité par Choquito plus bas. Cela prétendent combattre la violence, pourtant, vous ne verrez jamais une femme voilée, violente, non respectueuse, soule, droguée, fumeuse, débauchée, perdue, malsaine, n’est ce pas ?

Peut-être préfère-on voir les femmes "libres," c’est à dire : des femmes, "mineures" sortir en boite,passer les nuits dehors, consommer de l’alcol, fumer du marlboro, acheter "elle" , être maquillée par l’Oréal, habillée par Jennifer, diverties par L’île de la tentation et star Ac...

8 octobre 2007
jean a dit :

à Omar Mazri

Je dois reconnaitre deux choses, vos paroles sont plus modérées que certains autres intervenants, et vous avez une belle réthorique. Mais par contre je ne vous suis pas sur le fond du discours. L’indifférence à lda différence, pour moi c’est abordé chaque individu comme un individu singulier, car chacun sauf les personnes formatées dans un moule "totalitaire" appartenons à plusieurs communautés en fonction de notre histoire , nos intérets et nos goûts. L’indifférenciation c’est le non enfermement de l’individu dans une catégorie fermée, donc la disparition du racisme. Vous qui semblez amateurs de philosophes ou sociologues devriez avoir lu ça quelque part. Et permet d’aborder l’autre selon ses différentes facettes, et ne pas le réduire à une seule : celle de la différence, car au delà de ce qui nous différencie et qui parfois peut nous enrichir ou pârfois nous agasser, il y a ce qui peut nous unir. Quand à l’indifférenciation source de la violence c’est un non sens, et l’utilisation de l’argument d’autorité ne m’impressionne pas pour me convaincre du contraire, car je peux, si je premnnais le temps, vous montrer de nombreux auteurs qui diront que c’est la différence qui crée la violence. Enfin pour être plus précis et nuancé, car exprimé comme ça l’affirmation est fausse, c’est plus exactement l’exaltation de la différence, la mise en avant en permanence qui crée la violence, toutes les violences sont le résultat de la mise en avant de la différence, car pour s’afforter il faut se distinguer, imaginez vous une guerre avec deux armées s’affrontant avec le même uniforme et le même drapeau ? Les violence sont basées sur l’opposition de différence, alors que l’harmonie sociale repose sur la mise en avant d’un bien vivre commun. Ce sont la mise en avant des différence entre les noirs et les blancs qui a généré la violence de l’esclavage, c’est la mise en avant des succés de la civilisatin occidentale en pleine révolution industrielle qui a permis les violences de la colonisation, ce sont les différences sociales et économiques entre la noblesse et le clergé d’une aprt et le tiers état qui ont engendré la révolution française, ce sont les différence de statut entre les patron et les ouvriers qui ont engendré les violence du capitalisme de droit divin sur les ouvriers en les exploitant. C’est la mise en avant de différence entre les peuples, le sien étant "bien sûr" supérieur que l’on a aboutit à la seconde guerre mondiale. C’est en mettant en avant les différence entre hommes et femmes que ces dernières ont subies ou subissent encore de nombreuses violences. C’est aprce que les nationalistes serbes, croates et musulmans ont mis en avant leurs différences comme irréductibles que la guerre en bosnie a eu lieu. C’est parce que les différences sociales, voire ethniques, s’affichent haut et fort aux états-unis que l’on observe la plus grande violence dans les pays occidentaux. La violence des cités des banlieu, ne vient pas de l’indifférence mais du maitient de différence de statut social entre les habitants de ces quartiers et les autres, surtout ceux des quartiers chics. Et nombres de conflits ne viennet pas de l’indifférence mais bien de la mise en avant de la différence, le voie en étant un exemple, où les musulmanes s’autostigmatisent par rapport aux autres. la violence de la société indifférenciée vient de ceux qui veut essentialiser la différence et enfer mer ceux qui partagent cette différence de façon arbitraire avec eux. L’indifférence entre homme et femme, apporte beaucoup de détente dans les relations sociales, parce que justement on est égaux l’un n’a pas de droit particulier sur l’autre en vertu de son sexe. Dans une société indfférencié, nous sommes à la fois humains et donc tous égaux, et à la foi tous différents car chacun a son héritage et son vécu particulier. Le problème d’une parti des "arabo-musulmans" en occident, n’est pas qu’ils soient arabes ou musulmans, à proprement parler, mais qu’ils mettent ça en avant tout le temps jusqu’à demander des dérogation pour importer des règles qui ne sont pas permises aux autres, comme le cas de cette fille en belgique qui accuse son collège de discrimination parce que le colège ne fait qu’appliquer le règlement qui est applicable à tous ; voire veulent imposer leur dogmes religieux aux autres, ou aux société occidentales. C’est ça qui est responsable de nombres des tensions dans les sujets de société ayant eu trait à l’islam ces dernières années.

Le problème n’est pas la différence en soit, d’ailleurs la société française estrés diverse, contrairement à ce que nombres de musulmans affirment, il n’y a pas un moule unique, tous les gouts et toutes les opinions peuvent s’exprimer, sauf celles qui se basent uniquement sur la violence. C’est justement parce que la société française est indifférenciée que toutes ces gouts et couleurs peuvent cohabiter et se mélanger. Dans notre société indifférenciée, le noir peut épouser la blanche, l’athée avec la chrétienne (enfin pas trop conservtrice quand même), le fils d’algérien avec la fille de polonais car ils n’appartiennet pas à des communauté éthniques mais ont des individus libres de nos choix et égaux en droits. En fait dans l’absolu, au vu des divers problèmes de discrimination ethnique et sociale, l’indifférenciation n’est pas vraiment totale. Mais justement, en fait ce que demandent les noirs et les maghrébins c’est l’indifférenciation, c’est à dire qu’un jour il peuvent se présenter pour du boulot ou aller dans certains lieux sans que leur origine ne pose un problème, que les employeurs logeurs ou patrons de boites soient indifférents à leur différence ethnique. Ceci n’est peu pensable dans une société basée sur la mise en avant des différences ou les individus sont assignés à des rôles selon leur différences, surtout si elle s’accompagne de différences de droits, encore plus si chaque communauté poosède des droits différents. Comme par exemple une société qui suivrait le conseil de ce texte :

(III, 114) : "O croyants ! ne formez de liaisons intimes qu’entre vous, les infidèles ne manqueraient pas de vous corrompre."

Comme je l’ais déjà dis plus bas le racisme c’est la stigmatisation et l’essentialisation de la différence, tout le contraire de l’indifférence. Le racisme c’est organiser la société selon les différences, le racisme n’est pas possible avec l’indifférence, c’est un non sens. L’égalité des droits et l’indifférence sont les seuls vrais garde fous contre le racisme. Quand à la justice elle est représentée avec un bandeau sur les yeux, et celà à une symbolique évidente : la justice est aveugle, elle est indifférente aux différences, c’est quand il y a différenciation que l’injustice apparait, quand l’homme opprime la femme au noms de concept machiste basés sur la différenciation des sexes et lui accorde moins de droits qu’il ne s’accorde à lui même, quand le Nazi extermine les juifs parce qu’il différencie le juif de l’aryen ; quand le patron opprime l’employé car sa propriété privée le différencie de celui qui ne l’a pas ; quand le noir en amérique est condamné à mort parce que les peines différenciées en fonction de la couleur de la peau de la victime et du suspect ect... IL est difficilement soutenable de façon argumentée, et non juste enposant la phrase que l’indifférence conduit à la justice et la différenciatin conduit à la justice, alors que c’est tout le contraire. Comment pourriez vous affirmer que c’est l’indifférence des tribunaux qui font que les noirs sont plus condamnés aux USA que les blancs surtout si la victime est blanche ? C’est bien parce qu’il reconnu comme différent du blanc qu’il subit un jugement différencié et donc injuste. La justice c’est rendre les mêmes jugement indifférement des personnes, mais uniquement en fonction des faits et circonstances. Ce sont les jugements différentiés qui sont injustes. Sinon tu devrais considérer comme que si on commettaientt la même peine avec les mêmes circonstance, moi "franco-français bon teint" , je sois punis à un an de prison, et toi à 10 ans car étranger et musulman, , car ce serait un jugement basé sur la différenciation.

La France, si, elle a un projet, mais les conservateurs de toutes cultures mettent le bâtons pour qu’il se réalise ce qui freine sa réalisation : la coexistence de gens d’origines différentes dans une société de liberté. Les garcia, platini, wolinsky y sont bien arrivés, tout en ayant gardé pour certains certains aspects de la culture de leur parents sans pour autant être assigné au rôle de d’espagnol, de rital, ou de polonais de service. Et c’est aussi la possibilité pour les individus de pouvoir s’extraire librement du carcan culturel traditionnel famillial, mais ça pose problème à un certain nombre de musulmans ça.

Vous parlez de bonne gouvernance, sur ce point je suis entièrement d’accord, mais pour aboutir à la bonne gouvernance, déjà il faudrait savoir ce que l’on met dans ces mots, celà suppose donc que les gens compétent puisse accéder au pouvoir, donc pour ça qu’il n’y ait aucun obstacle à leur accessino au pouvoir, comme par exemple un règle qui voudrait que les dirigeants soient d’une religion donnée, même en europe il y a des résidus d’archaïsme dans certains pays. Bref il faut donc une société qui offre une égalité de droit indifférement des particularité ethique/culturelle/politique, uniquement selon des règles définies uniques pour tous. Malheuresement, actuellement, c’est plutot la bonne comunication qui fait accéder au pouvoir plutot que la bonne gouvernance, mais l’islam n’est pas le mieux placé pour donner des leçons de bonnes gouvernances, vu qu’il vaut mieux être musulman dans un régime islamique pour gouverner.

Sinon pour enseigner l’amour de la vérité, il vaut mieux enseigner l’amour de la sagesse qui permet de la découvrir, donc la philosophie. Apprendre d’abord à penser par soit même plutot que de répéter des phrases toutes faites. La connaissance de la vérité passe pas le doute et la réflexion qui l’accompagne.

Quand à jésus il est sensé avoir fait ou être plein de choses, certaines sources non chrétiennes disent que ça été un chef d’un groupe de fanatique dont la vie a été édulcorée et rearrangée pour des raisons théologiques, et qu’il n’a jamais rien fais d’admirable, et que les miracles qu’il a accompli se trouvait allégués par d’autres personnes dans la région. De toute façon les religions présentent plutot favorablement les fondateurs de leurs religions en général. Donc d’un point de vue objectif, il est difficile d’accorder un total crédit aux sources du mouvement fondé, et à ses ramifications. Et à accorder un certains crédit, je préfère les sources qui décrivent une histoire crédible qui se retrouve répétée dans l’Histoire, et non juste un mythe humanisé. Car j’applqiue la règle du penser juste : "la carte n’est pas le territoire", c’est à dire que le symbole n’est pas égal à ce qui est symbolisé. Et ce qui est interessant en étudiant certains textes de différentes religions, c’est que souvent des "cartes" différentes décrivent le même "territoire", au travers des récits d’enki et nihunsarg ( divinités sumériennes ayant créé les hommes à partir d’argile ) ou d’adam et eve (homme créés à partir d’argile par une divinité ), ou les différents déluges, par exemple , se retrouvent certains thèmes récurents qui n’ont aucun rapport avec les personnages décrits, les noms, les divinités et les faits changent mais c’est la même symbolique qui est en action qui n’a que peu de rapport avec les divinités proprement dites et leur créatures.

7 octobre 2007
Taremaillac a dit :

En relisant ce fil une chose me frappe : il existe un veritable conflit entre deux points de vue. L’un est un point de vue universaliste francais, l’autre un point de vue musulman rattache a la communaute musulmane globale.

Ces deux points de vue ne peuvent guere co-exister en paix car l’opposition est vive a beaucoup de niveaux : moeurs, lois, coutumes, usages, traditions etc.

Une autre dimension me frappe : celle de l’integration. La France n’est pas, dans son histoire, un pays d’integration, mais plutot un pays d’assimilation. On s’assimile en adoptant un nom francais (francisation), un patronyme francais, l’une des deux religions historiques de la France (catholicisme ou bien agnostime/atheisme), l’Histoire de France, les traditions francaises etc. C’est la raison pour laquelle des musulmans parfaitement integres (parlant la langue, travaillant, respectant la loi du pays etc.) ne sont pas percu comme etant Francais car non assimiles a la societe, a l’histoire, a la tradition exagonales.

Quelle sera l’evolution ? Je doute que la France "s’anglo-saxonnise", du moins pas dans l’immediat. Les frictions relatees dans ce fil sont pourtant bien claires : la non acceptation de la difference qui met a mal les fondements de ma particularite. Un racisme culturel plus que racial, car il est a mon sens acquis en France que la notion de race est depassee.

Pourquoi cet aspect des choses est-il passe sous silence ? C’est pourtant un element primordial du debat : si les Francais ne m’acceptent pas, ou ne me tolerent pas, qu’elle est ma part de responsabilite ? Que puis-je faire pour aider a cette acceptation ? Sans pour autant embrasser le reniement ou l’exil, quelles sont les reponses plausibles a ces question ?

Qu’en pensez-vous ?

Taremaillac.

Le texte de Mazri est interessant car il apporte au debat, mais pratiquement illisible car compose sans paragraphe. Domage.

7 octobre 2007
Malouba a dit :
Omar Mazri, ce que tu dis est certes intéressnat, mais pourrais-tu être plu scourt et plus synthétique. Merci mon frère.
7 octobre 2007
Omar Mazri a dit :

Omar Mazri à Jean : Partie 2

Nous pouvons faire un débat sur ce thème de la foi et de l’islam mais la question qui nous a opposé tout en nous rapprochant est celle du racisme en France. Ce n’est pas un particularisme français. Ceci ne nous interdit pas de prospecter toutes les pistes pour comprendre. Musulman j’ai proposé une piste, elle est logique, noble et simple dans son énoncé comme dans sa compréhension : Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté. Mais Il a voulu vous éprouver Par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpassez les uns les autres dans les bonnes actions. Votre retour à tous, se fera vers Dieu ; Il vous éclairera, alors, au sujet de vos différends.. La différence est un attribut ontologique, social, politique, culturel, religieux, ethnique que Dieu a voulu. Musulman je me soumets à ce décret divin. Il faut me convaincre du contraire en argumentant. Le problème du voile est de nouveau soulevé. Chacun s’est déjà exprimé longuement sur ce sujet. La communauté musulmane et en particulier la femme musulmane portant le voile ont été mis devant le fait accompli : pot de terre contre pot de fer. Ce fait présenté comme une question de droit restera une infamie comme l’étoile jaune mise sur la porte ou la veste du juif pour le désigner comme bouc émissaire. Les musulmans sans repères et incapables de produire une élite représentative mais plurielle ne savent pas encore se battre politiquement, culturellement et socialement. Le système égalitariste a appris à chacun le système D, l’acrobatie de vivre avec le RMI ou de travailler en deça de sa valeur professionnelle et intellectuelle. L’affaire hautement symbolique du foulard leur a ouvert les yeux et l’esprit sur le chemin de la quête de signification. Contre les manipulateurs de symboles et les artistes en matière de désinformation ils apprendront à mieux défendre leurs symboles, à exercer leurs devoirs et à remplir leur contrat. Ils participeront, bon gré mal gré, à l’émergence d’un projet fédérateur en France pour le bien des français musulmans et non musulmans. En ce qui me concerne, puisque je suis interpellé, je rappelle que j’ai « osé » exercé mon devoir de musulman, d’une manière peut être imparfaite mais je l’ai fait avec en tête et dans le cœur l’envie de respecter le hadith de notre vénérable et bien aimé Prophète Mohamed (saws) : « Vous n’aurez point cru tant que vous n’auriez pas inspiré l’amour de la vérité aux gens ». La vérité est difficile à accepter , devrons nous la taire et nous taire ? Pour René Girard, l’ultime condition pour que le mécanisme du bouc émissaire fonctionne est qu’il doit rester caché. Le mythe sert à cacher la vérité. Dès lors, pour lutter contre tous les procédés de mystification, de fétichisation, de manipulation il faut débattre sereinement au risque de se tromper. Pour servir la vérité et la justice et enfin de compte servir la France et honorer les français il faut mettre à jour tous les mécanismes et tous les procédés qui fabrique de l’ injustice, de la violence et en particulier le racisme qui en découle. Il est du devoir de toute personne conscientisée de les dénoncer, de faire la lumière sur les falsifications de la vérité, de combattre toute forme de haine et de stigmatisation. Jean si vous m’avez bien lu vous aurez remarqué un signe (nécessaire à la symbolisation). Musulman je ne souffre pas d’un syndrome victimaire et je ne ramène donc pas le débat aux musulmans. Je prend à cœur un débat qui concerne la France et les Français. Mon discours tient donc la route puisqu’il ne s’adresse ni à l’iranienne ni à l’indien ni à l’algérien qui a renié ses origines et sa foi. Libre à lui d’exprimer ses convictions et libre à moi et à vous d’exprimer les nôtres dans le respect de la différence qui nous distingue. De notre intelligence et de notre sensibilité nous pouvons faire de cette distinction soit une opposition soit une contradiction soit un débat pacifique enrichissant pour tous. Je ne suis pas censé représenter les musulmans de la planète et bien entendu tout prénom musulman n’est pas censé représenter la foi et la piété. Vous tombez dans le péché que je dénonce : généraliser sans accorder le droit à chacun d’être réellement ce qu’il est. En termes d’amalgame je vais vous poser une question sans détour : Vous vous appelez Jean, votre prénom est significativement chrétien mais l’êtes-vous ? Si oui vous savez mieux que moi que Jésus (que la paix et la bénédiction de Dieu soit sur lui et sur sa sainte mère) et ses apôtres ont été confronté à une grande injustice : l’indifférenciation. Il est sensé mourir crucifié pour les péchés d’Adam, d’Eve et de tous les hommes passés et a venir. Est-il juste sur le plan de la morale, de la symbolique, de la logique qu’un homme fusse t-il fils de Dieu de payer de sa souffrance la rédemption des brigands, des fornicateurs, des voleurs et des mystificateurs qui au nom de la liberté ont confisqué celle des autres ? Vous savez mieux que moi, en référence aux « renégats de l’islam » que vous me jetez à la figure comme modèle de vertu, que la plus grande épreuve pour l’homme est la vérité, la justice. Les musulmans actuels sont soumis à la même épreuve que celle du peuple juif à l’arrivée de Jésus : les esprits des uns colonisés par le modèle hellénique sur le plan de la philosophie et de l’esthétique, les esprits des autres colonisés par le modèle romain sur le plan de l’administration et de la puissance militaire, les esprits des autres focalisés sur la Loi de Moise et qui attendaient un Roi pour coloniser les voisins, les pharisiens des bigots qui ressemblent à tous les bigots chrétiens et musulmans et enfin les croyants qui attendaient les paroles de Dieu et Son Messager. L’histoire des Prophètes est riche d’enseignement pour celui qui veut comprendre le monde. Si vous êtes chrétien les Prophètes peuvent nous réunir comme un trait d’union sans effacer nos différences mais en affichant un nouveau projet : servir les opprimés et les faibles, soutenir les justes. Si vous êtes athées vous ne pouvez pas renier le principe du mérite, de la probité pour la bonne gouvernance de la cité. La bonne gouvernance est un critère de réussite et un devoir pour tous les gouvernants et toutes les élites musulmanes, chrétiennes, juives, bouddhistes ou athées. Je n’ai rien inventé de nouveau sous le soleil. Le Coran le dit et la justice des hommes probes exige de le reconnaitre Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué. Houd 15. Pour terminer je n’ai pas dénigré l’égalité des chances ni les progressistes ni cité un nom j’ai a peine contesté un système de pensée qui au nom de belles phrases et de beaux principes a produit des horreurs et qui refuse de les reconnaitre, de les assumer et de s’amender. Les musulmans ne sont pas parfaits et ils ne le seront jamais, ce n’est pas leur vocation. L’histoire cependant ne peut témoigner contre eux de la traite des noirs, de la traite des blanches, de Hiroschima, de l’extermination des amérindiens, de la solution finale. Un jour on pourrait parler des talibans et de l’histoire de l’Afghanistan conquis par les musulmans et colonisés par les européens. C’est la mise en application de deux principes contradictoires : la différenciation avec sa règle de justice et l’indifférenciation avec son mythe égalitariste. Pour l’instant il y a urgence en France de parler de l’Irak et de la Palestine. Il y a tellement d’espaces de débats et de rencontres inexistants ou avortés qui militent contre vos thèses sur le plan de l’histoire, de la pédagogie, de l’imaginaire culturel, des médias, de la sociologie, de l’économie. Ouvrons ces espaces et laissons l’histoire se réécrire et les orthodoxies médiatiques s’effondrer.

7 octobre 2007
Omar Mazri a dit :

Omar Mazri à Jean : Partie 1

L’esprit de justice m’oblige à vous concéder une part de vérité : ma critique n’aurait jamais trouvé écho dans mon pays d’origine, pays au demeurant dit musulman. En contrepartie vous devez me concéder que l’échange constructif et contradictoire entre nous a lieu dans un espace qui s’appelle Oumma qui prône et accepte la différence dans les limites permises par l’éthique. Il n’aurait jamais eu lieu dans un autre espace autre que celui-ci car les autres espaces refusent justement le droit à la différence au nom de la sainte liberté. Mon pays d’origine comme les autres pays musulmans qui me refuserait ce dialogue sont un pur produit de la colonisation et de l’esprit des Lumières dévoyé qui les rend réfractaires à l’idéal musulman de justice et d’argumentation comme y appelle le Coran : Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. Les abeilles 125. Dans cet échange de concessions je dois vous avouer qu’étant non musulman rien ne vous oblige à connaître les devoirs du musulman : devant Dieu vous restez un « ignorant » à qui on peut trouver une excuse. Ce n’est ni mon cas ni celui de mes coreligionnaires et je dois avouer qu’effectivement nous sommes en faute, en délit de carence : nous ne pouvons trouver aucun prétexte pour justifier notre faillite selon les dires de notre Prophète « Dieu je me refugie auprès de Toi contre Toi pour toute justification que je pourrais invoquer ». Notre devoir est de témoigner et de revendiquer notre responsabilité pour dire la vérité, la notre. Libre à vous d’y répondre ou d’y apporter la contradiction. En aucun cas il ne vous est permis sur le plan moral, intellectuel et déontologique d’y voir une provocation ou d’y répondre par le mépris. La justice consiste à nous laisser nous exprimer et à vous laisser vous exprimer sur ce qui pourrait nous fédérer et sur ce qui nous oppose ou nous distingue dans un cadre pacifique, civilisé, chacun de nous cherchant à connaître, à comprendre l’autre. L’histoire témoigne que le rapport de l’Occident envers les autres a été globalement un rapport de négation, de mépris, d’ignorance. Evangéliser, pacifier, civiliser, coloniser, assimiler, intégrer, mater sont les seules passerelles que l’Occident a construit avec les peuples d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. L’Occident continue de penser à la place des autres et de décider de ce qui leur convient ou non comme religion, langue, culture, modèles économique, social et politique. Musulman je suis exclu du débat sur la manière dont je compte vivre mon islamité dans la République laïque. Ceci dit je peux revenir à votre interpellation qui prouve une fois de plus que le problème est structurel : nous n’avons pas le devoir d’exprimer des doxa différentes sur la lecture d’un phénomène mais nous avons le droit sur fond de décor égalitariste de ne dire que la même chose dans des styles nuancés. Vous avez décidé du sens et du fond il nous appartient d’entrer dans votre composition mais uniquement sur le plan formel. Nous sommes perçus comme une intrusion, une dissonance et non comme un enrichissement. Satan et Pharaon ont été exclus de la Miséricorde divine l’un pour sa prétention a être meilleur et l’autre pour sa dérive démiurge. L’imaginaire de l’Occident, ce domaine d’expression de l’imagination et ce champ de symbolisation qui donne au signe, au mot, à l’attitude, une signification culturelle et sociologique, est contaminé par l’expression narcissique qui ne voit que le Moi, l’ombre du Moi et les autres soumis à ce Moi. Les insoumis ceux qui veulent échanger, communiquer c’est-à-dire créer des canaux entre différents Moi provenant d’horizons divers sont des monstres, des barbares, des bizarreries, des parasites, des bruits qu’il faut faire taire. C’est l ;’aliénation de cet imaginaire qui me fait dire, en prenant un raccourci, que la France est sans projet. La SNCF, le patronat français, le CNRS ont des projets d’études, de réalisation admirables sur le plan technologique et scientifique mais la France n’a pas de projet car elle n’a rien à offrir aux français dans un pays reconfiguré socialement et culturellement. Elle n’a pas de projet car son imaginaire est cauchemaresque. Pour avoir un projet à la hauteur d’une nation, d’une civilisation il faut une compétence symbolique. La compétence de symbolisation est un acte d’amour au sens d’Ibn Arabi, un procès d’imagination créatrice d’un devenir qui implique la majorité et les minorités, un acte de réflexion. Cette compétence est nécessairement un retour sur soi par le détour d’un autre qui agit à la fois comme un miroir réfléchissant et une lentille focalisante. Quand le Moi est aliéné et autrui occulté il n’y a ni détour ni réflexion ni création mais réemballage de l’ancien dans de nouvelles formalités. Tout formalisme est bigoterie à visage religieux ou laïc. La France vit sur un passé révolu comme l’est celui des pays musulmans. Il manque à la France ce qui manque aux pays musulmans des hommes résolus porteurs de projets fédérateurs. Tout projet est réflexion donc anticipation c’est-à-dire une exploration de l’avenir pour la quête d’une solution à un problème déjà posé et souvent à un problème qui n’est pas encore posé mais que l’imagination, l’intuition, la conscience, mises en éveil par la passion et le processus de symbolisation collective, devinent. Cela relève de la révélation de soi à travers l’autre, le soi en interaction avec l’autre aujourd’hui, demain, ici et ailleurs. Ce n’est toujours pas le cas de la France ni de l’Amérique ni de l’Arabie Saoudite. Ce vide a été expliqué par Malek Benabi : l’absence de l’homme civilisateur et de l’homme à civiliser. Cet homme ne peut exister que s’il porte en lui les exigences et les responsabilités de la dignité humaine : Honorificat, Vicariat et Soumission au sacré. L’égalité devant la loi est un principe de justice et c’est ce que j’ai dit et ce que je maintiens. C’est la force de l’Islam et son argumentation la plus rationnelle et la plus intransigeante. Les Lumières ont apporté de l’humanisme et du progrès mais n’ont pas changé à ce jour le procès de symbolisation qui se fait non pas dans une démarche de signification par conjugaison de sens mais par exclusion du sens d’autrui jusqu’à le nier en tant qu’entité spirituelle, morale voire physique quand cette personne ne rentre pas dans l’équation égalitariste. Cette personne en tant qu’individualité ou en tant que communauté est occultée par le racisme symbolique, ce racisme subtil qui ne relève pas de l’ethnologie ou de l’anthropologie mais de l’idéologie : un seul moule, une seule équation pour tous ce qui conduit bien entendu à la négation de la singularité et de la différence dans un premier temps puis dans une phase plus élaborée à un phénomène d’indifférenciation : la banalisation de la négation d’autrui, l’indifférence devant ce qui n’est pas pointé par la norme dominante comme étant la valeur universelle, la vérité incontestable. Cette indifférenciation à terme provoque la déshumanisation des rapports sociaux en devenant un total mépris. Le mépris n’est pas sélectif, il touche non seulement pour le noir, l’arabe, le juif ou le non européen mais le genre humain. Ce mépris touche bien entendu le français indifférencié, banalisé, réduit à n’être qu’un bulletin de vote, un consommateur, un chiffre d’audience, un imaginaire peuplé de mensonges historiques et de mythes qui lui interdit de s’imaginer Homme dans sa grandeur adamique. Ce mépris de l’humain accompagné de l’idolâtrie de la chose, de la technique, de la science au main de l’Etat républicain « jacobin » est structurellement une tutelle qui impose « un moule identitaire, un profil citoyen » plus qu’un arbitrage ou une médiation sociale, culturelle, économique et politique qui architecture des espaces de socialité inter communautaires et construit par le dialogue et le consensus un pacte social dynamique comme un dénominateur commun sans cesse remodelé de valeurs communes partagées, de perspectives d’avenir convergentes, de participation de tous dans la vie de la cité. Ce processus complexe dans son historicité, sa sociologie, sa philosophie ne peut être abordé dans un "post" a besoin pour continuer de régenter les esprits et dominer les classes sociales de se fabriquer un ennemi, un bouc émissaire comme paratonnerre pour évacuer la crise sociale, politique qui est cyclique dans un système qui fonctionne sans la participation de tous ou qui fonctionne avec des citoyens rendus des fonctionnaires ou des sujets aliénés par la culture dominante qui produit de l’indifférenciation. Le philosophe français René Girard explique dans le "bouc émissaire" comment le processus d’indifférenciation et le désir mimétique qui en découle vont mettre a mal le système social en y introduisant une forte entropie d’un coté et un phénomène de moutons dociles de l’autre. Cette coexistence insensée sur le plan de la logique humaniste, spirituelle, morale est un facteur de violence. Girard explique que lorsqu’un certain seuil d’indifférenciation est atteint, il conduit à la violence et menace de détruire le groupe, la société. Toujours Pour Girard, la société moderne vit une crise d’indifférenciation généralisée : fin de la différence entre les peuples, les classes, les rôles, les sexes... La question fondamentale qui se présente donc à toute société est de canaliser le désir mimétique et la violence qu’il entraîne. C’est la que le bouc émissaire va jouer son rôle. Il va permettre de transformer cette violence auto-destructrice de « tous contre tous » en une violence de « tous contre un » fondatrice d’un nouvel ordre et d’une paix sociale. Le sacrifice du bouc émissaire va arrêter la crise. Le bouc émissaire est bien instrumentalisé par la République de Rome, de Paris, de Tel-Aviv et de Washington pour coloniser, piller, exporter ses contradictions sociales et politiques ou désigner la victime consentante en interne pour expier par son intermédiaire les péchés du système. Jésus en a fait les frais. Les noirs et les indiens ont en fait les frais. Les algériens ont en fait les frais. Le mécanisme du bouc émissaire est au cœur de la déshumanisation. L’indifférenciation, ce droit usurpé de nier la différence donc cette raison d’interdire à autrui de vivre autrement selon ses convictions, ses ambitions, sa culture et sa religion est du racisme, racisme le plus abject et le plus stupide. Je persiste donc à souligner mon admiration pour les deux intitulés " République du mépris" et " racisme métaphorique". L’auteur est allé à l’essentiel en ouvrant une grande brèche dans laquelle je me suis engouffré tout simplement. Me blâmer c’est conforter l’analyse de l’auteur et mes modestes remarques. L’égalitarisme c’est de nous taire et de continuer à magnifier l’œuvre civilisatrice de la colonisation. La différence c’est le devoir de chacun de présenter ses arguments. L’indifférenciation c’est le droit octroyé aux sans devoirs pour répéter à l’identique la partition écrite par ceux qui ont confisqué les droits et les devoirs sans mérite honorable. Mon islam, l’islam de tous les musulmans, sunnites et chiites, arabes et non arabes, français et non français, d’Adam jusqu’à la nuit des temps est justement ce devoir d’argumenter de laisser chacun libre de choisir ses références et d’assumer ses responsabilités : Nulle contrainte en religion. Le sensé s’est distingué de l’absurde. Que celui qui veut croire qu’il croie, que celui qui refuse qu’il mécroie.

7 octobre 2007
Souâd a dit :

C’est à désespérer de la langue française, il faut trop de mots pour se faire comprendre et l’enseignement rationaliste poussé trop loin fabrique des esprits qui n’arrêtent pas de découper les choses, traquer le sens et les mots jusqu’à ce qu’il ne veuillent plus rien dire où que ceux auquels ils s’adressent se lassent. Et comme le temps se fait plus court, quel avenir pour le débat et le dialogue ?.

Jean parle d’égalité selon les principes des Droits de l’Homme et Omar Mazri parle d’égalitarisme, dogme qui façonne le modèle dans lequel tout le monde doit entrer de gré ou de force. C’est cette violence constante que nous dénonçons et que beaucoup d’européens ne veulent ou ne peuvent pas comprendre. OUI pour les Droits de l’Homme, NON pour la négation et le rejet des différences lesquelles pourraient régénérer la pensée et la vision du monde d’une France qui s’accroche, (à juste titre car combattre ces principes peut nous mener vers le pire !) aux valeurs-phares de son histoire moderne.

7 octobre 2007
Anonyme a dit :
Et pour accompagner cette conclusion je dis que ce triste sort reservé à ces jeunes montre bien o combien certains de ceux qui nous gouvernent et certains élites francais sont "xénophobes".Il considérent meme pas ces jeunes musulmannes exclues comme des filles dignes d’êtres scolarisés. Mais la question que je me pose est : Qu’est ce que les responsables du CFCM fouttent.Si c’est juste pour s’incliner aux autorités et occuper un siege en plus pour le prestige... Et s’il croient représenter tous les français de confession musulmane c’est qu’ils se trompent ! Je dirais plutot qu’ils representent les differents consulats etrangers en france.Et je ne suis pas étranger Messieurs !
6 octobre 2007
jean a dit :

a Omar Mazri

Le discours sur le racisme de Pierre Tevanian n’est pas admirable, il repose sur une propre vision du problème qui réduit les arabes à la religion musulmane, ce qui lui fait déduire que ceux qui sont contre le voile à l"école ou pour le liberté d’expression des caricatures sont des racistes, car ils sont contre des musulmans et donc contre des arabes. Sauf que ce ce discours ne tient pas la route quand on observe un fait : ces propositions sont tenus par des des personnes originaires des pays musulmans aussi, donc quand une arabe (ou iranienne ou "indienne") se dit contre le voie à l’école on ne peut pas dire cette personne raciste par ce qu’elle a une différence de vue sur un sujet de société. Par conséquent affabuller les français d’origine européenne qui professent les mêmes idées dans des associations ou partis de gauche dont certains ont une vielle tradition anti cléricale et donc opposé à tous les dogmes religieux, ne peuvent pas être taxer de racisme non plus, car considérer celà c’est du racisme puisque l’on donne des qualités différentes selon la race supposée des personnes. Il joue sur des amalgames créés par la droite et l’extrême droite xénophobe ou raciste, qui chez eux lea critique de l’islam et le rejet des arabes et des noirs étrangers est la seule et même chose. Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis, celà vaut aussi bien pour l’opposition à l’impérialisme américain et au capitalisme international qui lui est lié, que pour l’islamisme et le fondamentalisme musulmam, tout le discours de pierre tevanian repose sur ces amalgames.

Vous critiquez la soit disante symbolique occidentale comme si les autres civilisations étaient meilleures sur ce qui est de la gestion de la différence et de son exclusion, notament à l’intérieur de leur civilisation même. La modernité des philosophes des lumières repose sur le rejet de ce concept de rejet de l’exclusion de la différence dans des carcans définis d’avance, et la civilisation musulmane ne fait pas exeption.

Ce qui amène aux concept de liberté et d’égalité que vous critiquez. Alors que vous mélangez un peu tout concernant l’égalité comme tous ceux qui produisent un même discours réthorique que le votre, votre discours sur l’homme et la femme montre que vous êtes complètement à côté du concept c’est une afaire d’égalité devant la loi et la société pas d’égalité stricte entre individus ; dans la logique moderne, l’égalité ce n’est pas l’abolition des différence, mais la non essentialisation de la différence, à l’opposé du racisme. C’est de dire que quelles que soit les différences chaque être humain possède les mêmes droits, devoirs et libertés. C’est l’abolition des hiérarchies basés sur un autoritarisme arbitraires qui dirigeaient le monde ancien. Qu’on soit grand ou petit, homme ou femme, blanc ou noir, vieux ou jeune, amateur des beatles ou des rolling stones, athée ou polythéiste, ect... ont doit avoir tous avoir accés aux mêmes libertés, droits et devoir pour pouvoir s’épanouir dans la société, et ce n’est que dans ce cadre là que l’on aura une société harmonieuse, car c’est la différence concrète des droits et libertés qui créent les tensions dans la sociétés. Car sur quoi repose la fraternité ? elle repose sur l’abscence de hiérarchie entre les membre de la fratrie, au contraire de la relation père-enfant, et hors du cadre de la famille aussi la fraternité entre amis repose sur l’absence de relations hiérarchisés, donc sur l’égalité.

C’est la poursuite du but de l’égalité qui a amené la disparition de nombreuses injustices en france. Que ce soit la situation des femmes, des non catholiques (protestants, juifs, sans religions ect..)grâce à la laïcisation de la société, l’accés à la santé au logement, les conditions de vie au travers du temps de travail et des congés payés, tous les progrés accomplis dans la société l’ont été au nom de l’égalité, et ce sans ce préoccuper des différences entre les gens. C’est en rendant les gens différents égaux qu’on respecte la différence pas en mettant en avant les différences pour des traitement différenciés, sinon on essentialise les gens selon leurs différences, et à la fin l’individu est asservie en fonction de sa différence et rejeté dans une communauté même si il ne se sent pas d’affinité particulières pour les autres gens de cette communauté. Et donc on retombe sur le fonctionnement archaïque des société qui étaient organisées en fonction des différences, selon le sexe, la classe sociale, la religion, la caste, l’âge, donc des sociétés oppréssives, dont certains semblent nostalgiques ou peu pressés d’abandonner. L’essentialisation des différence, donc la négation de l’égalité, c’est la base notament du racisme, c’est la source de tout mal dans les sociétés, quand elle devient la règle de la société, les individus sont opprimés, de trop nombreux et tragiques exemples sont là pour l’illustrer dans l’histroire récente que ce soit le nazime, le stalinisme (sous un discours pseudo-églitaire se cachait une hiérarchisation de status selon la place dans le parti unique), les talibans, l’inde des castes, l’arabie saoudite ect...

Et donc considérer comme racistes, les progresistes laïcs, des personnes qui critiquent des idées dogmatiques et pratiques qui se basent sur l’essentialisation des différences comme celles des islamistes qui essentialisent la société selon certaines différences de religion ou de sexe notament, c’est une abhération.

6 octobre 2007
SOFIA a dit :
bonjour.desolé martine,mais ces signes religieux(la croix et l etoile de david)sont portés tous les jours a l ecole republicaine et sa ne choque personne meme si en soit c est interdit.Se serais de mauvaise foi de dire le contraire j en ai vu et vous pouvez aller a la sortie des ecoles verifier.Cette loi a bien ete faite contre les musulmanes.Les femmes qui portent le voile ne sont pas oppressées comme vous le penser(en majorité car dans toute les societé il y en a).elle ne sont pas des extra-terreste.elle vivent comme tous le monde la seule chose qui les differencies c est ce voile qu elles mettent quand elle sortent.alors en quoi il vous gene ? avez vous besoin de voir leurs cheveux pour pouvoir les considerer comme citoyennes a part entiere ?comme vous dite la foi est d ordre privée donc si j ai envie de le porter qu on ne vienne pas m en empecher,comme je n est pas a dicter quelle vetement ou foi vous devez avoir.je terminerais par se verset :"Au nom de Dieu, le Très Miséricordieux, le Compatissant Dis : « Ô vous les incroyants ! Je n’adore pas ce que vous adorez !Et vous, vous n’êtes pas adorateur de ce que j’adore !Et moi, je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez !Et vous, vous n’êtes pas adorateur de ce que j’adore ! Vous avez votre religion, et moi, j’ai ma religion ! »sourate 109.
6 octobre 2007
Souâd a dit :

La tendance vers la séparativité des êtres va en s’accentuant renforçant par là même l’uniformité et conduisant à la dissolution pure et simple.

Les intellectuels français de souche européenne devrait réfléchir à cette question et encourager l’affirmation des différences.

Si, comme le dit Omar Mazri : "l’autre n’existe que par rapport à mon regard réducteur, mes valeurs supposées universelles", il leur faudrait beaucoup de lucidité et d’honnêteté intellectuelle pour admettre que les valeurs de la "civilisation occidentale moderne" ne nous a pas séduit, elle n’est ni juste ni harmonieuse et qu’il y a eu bien mieux dans l’Histoire de l’Humanité (certains historiens faussent la réalité en interprètant le passé avec la mentalité réductrice d’aujourd’hui).

Essayyed Ibn Arabi, dans son livre : "la Sagesse des prophètes" abordant la question de l’Amour du Prophète Mohammad (SAAWS) pour les femmes (ainsi que le parfum et l’oraison)"ose" dire que "la plus belle contemplation de Dieu et dans la contemplation de la Femme". J’en tire personnellement une leçon : " la femme est le miroir de l’âme masculine".

Quand au féminisme, j’ai toujours pensé que la "libérations des femmes" n’est pas le fait des luttes des femmes mais du besoin de main-d’oeuvre de la Grande Industrie. La responsabilité en revient aux hommes avant tout. C’est alors à eux d’inventer un ordre plus juste, plus harmonieux, plus tolérant (dans le sens de respect de l’autre).

Essalam Alaïkoum wa Rahmatoullah wa Barakatouh.

6 octobre 2007
Martine a dit :
Merci pouyr vos réponses. Je n’ai jamais associé l’excition à la pratique de l’islam et je tiens à le préciser. Toutefois je maintiens ma postion que l’école doit demeurer neutre. Que des filles portent le voile, elles le peuvent mais en dehors de l’école. Je rappelle que cette loi concerne tous les signes religieux de toutes les religions. Cette loi ne vise pas l’islam.
6 octobre 2007
FB a dit :

Bonjour, salam,

Cet article parle essentiellement du débat autour de la laicité et des signes ostensibles à l’école ... Ce débat a été avant tout une volonté politique c’est l’ancien président Chirac qui a été l’instigateur. Ce débat a été confié à M Stasi qui a mis sur pied une commission (on parlera peut être un jour de la sélection subjective des personnes dans cette commission ...)où les filles et femmes potant le voile n’intervenaient pas. On aurait pu découvrir qu’elles étaient diplomées, intelligentes, bien dans leur peau et surtout avec un esprit critique tres aigisé.

Comme disait E Said pour dénoncer l’orientalisme dominant "ils ne peuvent se représenter" alors on les représente"

Si des femmes portant le voile avaient pu s’exprimer, beaucoup aurait compris qu’il n’y a pas d’intégrisme ou de groupes intégristes derriere le voile. Que la visibilité du voile n’est pas une attaque contre les symboles de la République ... En France, le voile est porté en tout conscience et en toute liberté et en lien avec la pratique religieuse ...

Ensuite le concept de laicité est tres peu maitrisé par les citoyens ce qui a permis à la commission Satsi de l’utiliser de maniere conservatrice et surtout restrictive ...

Les défenseurs acharnés de la laicité critiquent tres peu la posture de l’état français. On a vu une intervention étatique pour nommer des représentants religieux (Voir Sarko et le CFCM ...) un ministre nommer un prefet musulman ...

6 octobre 2007
unbonarien a dit :
ce qui me frappe toujours lorsque je lis les interventions de ceux qui apparemment ne sont ni muslims ni maghrebins,c’est qu’ils se sentent touchés par les critiques formulées a l’encontre de la france..ils sont d’autant plus outrés que ces critiques non seulement visent a dénoncer le fond raciste de notre admirable pays mais que surtout ces critiques émanent de francais issus de l’immigration..leur sang courroucé ne fait qu’un tour:tous ces bougnoules mal blanchis sont décidément bien ingrats..nous racistes ?qu’ils aillent voir dans leurs pays !(alors que ceux la meme sont francais !!pas suffisamment sans doute)..nous racistes ?eux le sont bien davantage !qu’ils balaient devant leur porte ou mieux qu’ils la prennent !!et ces histoires de racisme et de discrimination,tout cela est bien exagéré !!il n’y a pas plus douceureux que vivre en france ou tout le monde est accueilli amoureusement..est-ce a comprendre qu’ils acceptent ces populations nouvellement francaises qu’a la condition qu’elles se taisent et ne montrent que reconnaissance et admiration ?une condition de sujet bien loin de celle de citoyen..serons nous eternellement des indigènes ?
6 octobre 2007
Omar Mazri a dit :

Oui l’analyse sur le racisme respectable est magistrale. Elle mérite toute notre attention sur le plan idéique sans chercher à faire des procès d’intentions ni à dénigrer ou magnifier. J’apporte ma modeste contribution à un problème complexe pour mieux comprendre d’autres facettes de ce drame qu’est le racisme.

Oui il y a racisme en France. Ce racisme est effectivement métaphorique et symbolique dans le sens où la haine et l’exlcusion de l’autre ne proviennent pas d’une réaction conjoncturelle mais d’un comportement structurel. Toute l’histoire de l’Occident greco romain est strucrturellement orientée contre l’étranger, le barbare, celui qu’il faut soumettre et dompter sinon éradiquer par le feu et l’anathème. Les chrétiens ont connu ce racisme avant la naissance de l’Eglise. Plus tard les "hérétiques", les juifs et les musulmans. Le problème est aussi vieux que le continent européen. Devenu plus civilisé par les Lumières, plus humanisé par la Révolution et plus socialisé par la République (de res pubica : chose publique) l’esprit occidental ne s’est pas libéré de sa symbolique : son sens ne se construit que par la négation du sens d’autrui. Sur ce socle (eurocentriste) le mythe égalitariste est un racisme subtil qui répond à la même symbolique,à la même convention de sens : l’autre n’existe que par rapport à mon regard réducteur, mes valeurs supposées universelles. S’il adhère à mon mythe il perd de sa singularité et de sa différence il devient ainsi durant la colonisation l’indigène assimilé et durant la post colonisation l’emmigré intégré. Sur le plan de la mathématique ou de la sémantique l’égalité exlue le droit à la différence et elle repose sur un postulat : la comparaison par rapport à un référentiel. Des grandeurs sont égales par rapport à des normes, à des unités de mesure, à des axes, à des repères. Tout ce qui ne rentre pas dans l’égalité est de l’inégalité dans le sens de plus grand ou plus petit, de meilleur ou pire. L’égalité et son corollaire l’inégalité exclue la différence, la singularité sur le plan du pathos, de l’ethos, du logos, de la foi et de tout ce qui fait la diversité et la multiplicité des êtres et des genres.

Musulman je ne peux donner crédit à ce mythe alors que le monothéisme me dit un seul Dieu Unique, immuable et parfait mais tout ce qui n’est pas Dieu est multiple, pluriel, divers, ondoyant, changeant, fini et imparfait tout en étant singulier, particulier. Dieu dit "S’il avait voulu Il aurait fait de vous une seule communauté". La sagesse de la diversité découle de ce droit coranique à la différence "Nous avons favorisé les uns par rapport aux autres". Cette reconnaissance de la différence n’est pas de la discrimination mais une épreuve qui correspond à la nature grégaire et sociale de l’homme : se regrouper pour coloniser la terre et partager ses ressources, chacun selon ses compétences, ses moyens, ses efforts mais aussi selon ses besoins. Cette épreuve concerne tous les hommes, car tous ils bénéficie de la Miséricorde divine qui les a existencié comme des occurences d’Adam. Cette épreuve vise à distinguer le mérité du démérite, la foi de la mécréance, etc. Tous nous sommes appelés à une participation collective dans la difference de nos idiomes, de nos coutumes, de nos religions, de nos richesses, de nos nationalités pour faire le bien et nous connaitre et nous reconnaitre : O hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. les appartements 13.

La différence reconnue, respectée et mise en pratique sur le plan culturel, politique, intellectuel, économique, social est une bénédiction, une miséricorde même si elle est une épreuve car elle exige plus d’effort pour que chacun exprime son talent dans une compétition libre et ouverte de talents : Béni soit celui dans la main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent. Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver qui de vous est le meilleur en oeuvre la royauté 2. Elle suppose une société édifiée sur la solidarité, la responsabilité et le primat du devoir sur la notion de droit. Plus mes privilèges sont grands, plus mes chances sont grandes plus mes responsabilités morales et civiles sont grandes et bien entendu plus mes devoirs envers autrui sont grands. Nous sommes donc dans une autre démarche : la conscience sociale impose à chacun d’accomplir son devoir en fonction de ses compétences et de ses dons. Il ne s’agit pas de réclamer ou de mendier un droit sous la condition implicite ou explicite de renier son indentité et sa singularité et de se dissoudre anonymement dans un moule, une équation hors desquels il n’y a point de salut ni d’existence. Il s’agit de réaliser sa vocation humaine.

Le mythe égalitariste est bien entendu une utopie même si sur le plan principiel on doit lui reconnaitre de la noblesse et de la générosité. Cette utopie mise en équation par un laïcisme intégriste rend la République chose privée et la pensée pensée unique et totalitaire. La conscience collective s’atomise en consciences individuelles "après moi le déluge".

L’école subissant ce mythe produit des cancres car on a décidé d’un programme unique pour tous les élèves sans leur reconnaitre le droit naturel à apprendre différemment en rythme, en discipline, en objectifs, etc... On parle de pédagogie personnalisée, différenciée mais combien d’enseignants la pratiquent ?

L’islam connnaissant l’humain dans sa grandeur et dans sa misère a refusé de l’idéaliser. Il a traité l’homme tel qu’il est, selon la nature dont Dieu l’a doté pour accomplir cette mission :Et en ceci (le bien) entrent en compétition les ompétiteurs. L’excédent de devoirs comme le surplus économique provoque le progrès si et seulement si la règle fondamentale est respectée : la justice. L’islam n’ergote ni sur l’égalité ni sur la liberté mais reste vigilant, intransigeant sur l’équité et la justice : O les croyants ! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. la table 8 - Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n’imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. les bestiaux 152 ;

La laïcité, qu’on pourrait comprendre comme le système de gestion de la cité des hommes (les citoyens) par les plus responsables c’est à dire ceux qui ont le plus de devoirs envers les autres tout en ayant les meilleurs compétences morales et techniques n’est pas une hérésie. Elle ne serait ni une utopie ni une dérive si elle prône, veille et garanti le mérite, la neutralité, l’objectivité, la justice,l’équité, la probité et la transparence dans la gestion de la cité c’est à dire la bonne gouvernance des citoyens sans discrimination ni référence à une seule et unique idéologie imposée par les tenants du pouvoir ou par les lobbyes.

La France n’a ni les moyens ni l’envie ni le passé historique pour changer de symbolique : passer de l’assimilation ou de l’intégration dans un seul modèle à la participation de tous pour le bien être de tous dans le respect des différences et des singularités dans la justice et la transparence. Dans l’esprit de la post modernité le principe de la socialité repose sur la dynamique des communautés et leurs interactions sociales, culturelles, économiques et religieuses. La modernité n’est pas un dogme figé, une référence à une date mais un processus historique, un mouvement social et politique qui interdit l’immobilisme pour aller de l’avant en créant de la synergie et de la richesse partagée avec justice. La France a un grand problème : elle n’a pas de projet à offrir aux Français.

La métaphore comme le symbole ne sont pas une image d’un moment ou d’un espace vu à travers un référent culturel passé mais bel et bien un processus de signification permanent qui fait appel à la conjugaison des référents pour relire le monde et réinterpreter le sens de ce monde. La finalité de la symbolique est de se donner un projet de vouloir vivre ensemble et de partager un dénominateur commun : se connaitre et se reconnaitre pour vivre sur la terre que Dieu a donné à tous les hommes sans distinction. Le symbole exige un déplacement des porteurs de sens et de projets l’un vers l’autre nous pour la coexistence de sens contradictoires ou hostiles mais pour edmerger un sens nouveau qui n’est ni la somme ni l’exclusion de sens mais un sens nouveau, une nouvelle convention, un nouvelle initiative historique pour donner à l’existence une finalité à visage de noblesse.

Le féminisme est une autre forme d’égalitarisme dévoyée. L’homme et la femme sont pourtant deux occurences différentes d’une même entité originelle. Ils ne sont ni égaux, ni comparables en termes d’inégalités : des partenaires singuliers. Le problème de la femme ne peut être isolé de celui de l’homme et vice versa. Tout le problème réside sur le regard que nous portons sur l’humain non pas dans sa forme male ou femelle mais dans son sens noble et particulier de masculin et de féminin et dans son sens d’humanité plurielle. Opposer l’homme et la femme ou les réduire à une égalité c’est occulter les vrais débats de justice et de promotion de l’humanitude.

Puisque les lecteurs ont abordé le mysticisme et le soufisme je rappele que la vision de l’idéal féminin est celle du musulman qui entre en contemplation comme Ibn Arabi ou Jallal Eddine Roumi qui a déclaré "La femme est le rayon divin". Honorer la femme jusqu’à la limite du "blasphème" exige une qualité d’amour que seule foi peut donner.

Omar Mazri

6 octobre 2007
En réponse à Abderrahmane, j’ai écrit "mystique" parce que c’est entré dans le langage courant et il faut bien essayer de se faire comprendre du + grand nombre. Mais, vous avez raison, les mystiques restent dans le domaine individuel alors que le "salik" soufi a la possibilité de le dépasser.
5 octobre 2007
Abderrahmân a dit :
Excellent article de M. Tévanian. Je voudrais d’abord faire une petite remarque à Leïla. sa réponse est très bien, j’approuve à 100 % et ce n’est pas un intégriste qui parle ! Toutefois, une petie remarque Ibn Arabi n’était pas un mystique, même si beaucoup d’orientalistes qualifient ainsi des soufis. Le mysticisme est quelque chose d’exclusivement chrétien, malheureusement beaucoup de gens sont influencés par les idées judéos chrétiennes et ramènent tout à ce domaine. Ibn Arabi était d’une qualité spirituelle incomparable en dehors des prophètes alors que le mysticime est un domaine limité, le mystique restant dans le domaine individuel, le soufi va bien au dela. autrement sur le fond de cet article, personne ne se pose la question du pourquoi de telles choses sont possibles ? Les choses ne viennent pas ainsi spontanément, si certains français sont xénophobes, si une partie de la classe politique tous bords confondus l’est également, pourquoi ? Il y a une entreprise de suggestion mondiale en vue de la destruction et l’anihilation de toute spiritualité dans le monde. Le christianisme est tellement démoli qu’on ne l’attaque plus guère puisque l’on voit ses dignes représentant faire l’apologie de leur pire ennemi... L’islam, par contre, résiste, il faut donc le démolir par tous les moyens, en interne comme en externe. On diabolise les pays qui restent forement islamisés comme l’Iran et la Syrie, on attaque d’autres sous les prétextes les plus futiles comme l’Irak, Ceci selon la formule du sinistre Lénine : "Dénigrez ! Dénigrez ! Il en restera toujours quelque chose ! Je ne fais pas la même chose, je veux juste attirez votre attention sur ce phénomène de suggestion mentale collective qui rend des gens paisibles et sans histoires en des racistesz ou des criminels. tout cela fait partie de la même méthode en vue de fin inavouables. Ne cherchez pas ceux qui agissent ainsi, vous ne les trouverez pas, ils ne sont pas localisés dans un pays particulier, même si certains pays manifestent un terrain privilégié pour eux. Ceux que vous pouvez voir agir négativement ne sont que des agents ou des pions parfois inconscient de cette entreprise de subversion. Ce qui ne les excuse en aucune façon, bien évidemment. Je suis français convertit, comme on dit, à l’islam depuis plus de 28 ans et engagé dans le soufisme, je ne regrette en auncun instant cette action, bien au contraire. Je ne suis pas suggestionné par x, y ou z personne, j’ai mon propre libre arbitre et j’ai accès à certaines connaissances dans ce domaine qui font que je sais ce que je dis. Merci à Oumma.com de nous donner la possiblité de lire des articles qui sortent du conformisme général et de l’omerta médiatique habiteulle. Abderrahmân.
5 octobre 2007
Amirouche a dit :

salam ;

je veux juste repondre à Martine :

être fiministe, c’est ton droit. mais je comprends pas comment tu peux défendre une fille qui vont son coprs au nom de liberté mais tu refuse à une fille le droit de se voiler. je voudrais savoir comment on appelle cette liberté, ou peut être que celle qui montre son corps est aptre à disposer de son coprs mais pas celle qui veut le voiller.

vous pretendez défendre la raison contre l’obscurentisme religieux, je vous demande de m’expliquer ou est la raison dans votre raisonnement. a moins que label "Feminisme" soit la propriété de certaines.

quand je vois le niveau de lycéens, ça me désole, ils consommateurs avant mais je l’age suppose que vous "Martine" vous devez les aimer comme ça plutôt comme des jeunes qui se des questions. en somme des mineurs à vie.

salam

5 octobre 2007
ahmad a dit :

salam

beacoupde contradiction et d’incohérence dans vos propos martine. Vous dites:Une fille doit être libre de disposer de son corps et de s’habiller comme elle le souhaite. il serait bon que vous ne décidiez pas pour elle, de ce que cela veux de disposer de son corps, et aussi en refusant le fait de porter le foulard,

vous lui refusez le droit de le porter, donc se s’habiller comme elle le souhaite. Vous dites :nul ne peut imposer à une adolescente le port du voile. on entendait de vous an nom de l’égalité,que vous disiez aussi, nul ne peut la contraindre a l’enlever. pourquoi voyez vous la contrainte que dans un sens, auriez vous derrière vos principes féministes, une idéologie caché, formater par l’histoire de la femme en occident, qui n’est pas l’hstoire du monde, et donc ne peux se réclamer dans ses orientations comme universel.

Vous dites:La religion appartient à la sphère privée. Vous avez une parole bien public sur la religion , étonnant paradoxe, que de dire la pshère privé, et de venir publiqument dire ce qu’il doivent faire. laissez les gens choisir dans leur vie, le mode de vie qui leur plait,cela est plus proche du respect de la vie privé, en effet , avant de dire la religion est une affaire privé, sachez respecter la vie privé des gens, en ne vous ingérant pas dans ce qu’ils choissent pour leur vie.

Quand au contrainte, que ce soit sur la femme, ou tout etre humain, la sharia n’a pas attendue les féministe, pour l’interdire, le problème aujourd’hui(comme avant) ne vient pas des textes, mais de leur aplications, il ya un fossé entre les principes d el’islma et leur aplications, mais ne rendons pas trop grand le fossé non plus, véhiculant ainsi un discours tout négatifs sur les musulmans, au passage, ceux qui se réclmanet du fénimistes, sont bien silencieux dans la cohérences de leur principes, on ne les entends pas sur ce que subissent les femmes en palestine par l’état parait-il laic d’israèl.

Vous dites:les signes religieux ostentatoires ne peuvent cohabiter dans une école qui prône l’égalité , et qui a fait de la laïcité une valeur commune. Une école qui accepte tous et toutes sans savoir qui est musulman , chrétien ou pas.

Je rappelle également qu’il faut dénoncer et condamner avec vigeure la pratique de l’excition.

l’ostentatioir fait parti du privé, de l’intention , ou est passé votre pprincipe de placer le religieux dans la sphère privée, vous aler jusqu’au dans les coeurs des gens, pour dire, qu’ils font de l’ostentation, osé, tous ça,non ?

vous avez un conception de l’égalité bien superficielle, quis e limite au vétements, mais la vrai égalité c’est de considérer les etre égaux avec leur différence, votre discours est dangeureux quand respect de la diversité. Il semble que l’école n’accepte pas tout le monde, sans considération de religion, puisqu’elle refuse des musulmanes, vous tétes dans des principes abstrait, qui vous font ne pas voir la réalité des discriminations, cela porte un nom, lobscurantisme. il semble que ceux qui se réfèrent au lumières, aient besoin de lumière.

Quand a l’excision , ce sujet ne semble, pas vraiment d’actualité en france, contrairment a d’autre sujet dont vous faites silence,, comme le sort des filles, dans les milieux très aisée en france en france, dont on n’entends rarement les féministes. concernant l’excision, comme la défense des non musulmans(pour répondre a basta) dans les sociétés majoritairement msulmanes, les musulmans et musulmanes engagés au nom de leur références, sont plus éfficace que de simples dénonciations verbales.

Salam

5 octobre 2007
Amina a dit :
A Martine - Je suis d’accord avec vous qu’"une fille doit être libre de disposer de son corps et de s’habiller comme elle le souhaite" et que "nul ne peut imposer à une adolescente le port du voile" (ni à une adolescente ni à une femme d’ailleurs). Mais ce que vous semblez ignorer ou vouloir ignorer, est que parmi les filles ou femmes qui portent le voile, beaucoup -je pense meme que c’est une grande majorité- le font par choix personnel libre ! Pour elles, s’habiller comme elles le souhaitent, c’est s’habiller avec le foulard. Je trouve certes intolérable que certaines soient contraintes à le porter, mais je trouve tout aussi intolérable d’etre contrainte à l’enlever quand on a envie de le porter. Mais malheureusement, meme quand nous nous exprimons, nous qui avons choisi de porter le voile, on ne nous croit pas. Le fait que cela puisse etre pour une femme une maniere - sa maniere - de vivre son lien à Dieu n’est jamais envisagé. Toute fille qui porte le voile est condamnée à etre percue comme une pauvre fille qui n’a pas le choix et qui est forcément sous l’emprise consciente ou inconsciente de machiavélique(s) père/frères ou mari...
5 octobre 2007
sofia a dit :
bonsoir a martine : l exision n a aucun rapport avec l islam. Ensuite pourquoi laisse t on des jeunes filles mineur s habiller de facon provoquente mais on ne laisse pas pas une autre categorie choisir de mettre le foulard ?a l ecole ont peut voir une croix ou une etoile de david et il n y a rien a redire,ce sont pourtant des signes religieux ?de plus le foulard n a rien d une soumission a l homme mais a dieu,avant de porter un jugement il faudrait que les biens pensants se renseignent un peu plus sur l islam et pas en regardant tf1 .
5 octobre 2007

A Clément. Je ne suis pas spécialiste de l’islam , donc je vous répondrai en toute humilité et ce par rapport, aux faibles connaissances que j’en ai ou que je crois en avoir. L’islam est une religion qui intègre plusieurs dimensions : politique, sociologique, philosophique etc...et par conséquent peut être considéré en partie comme une mode de vie, au même titre d’ailleurs que le judaisme ou le christianisme.

L’islam n’a pas besoin d’un modèle politique particulier pour s’exprimer. Il est des pays, comme la Turquie par exemple, où la pratique de l’islam se fait sans problème, alors que le pays est laïc.

Il n’y pas d’incompatibilité entre l’islam et la laicité. En quoi le fait de faire la prière, de faire le ramadan, de donner au pauvre, de ne pas boire, de ne pas manger de porc etc...reprèsente une menace pour la laicité ?

Oui on peut être musulman dans une socièté laique sans se renier à condition que cette socièté laique, ne me stigmatise pas, ne me condamne pas, ne me rejette pas, respecte ma différence, ne me juge pas et n’interprête pas ma religion à sa convenance.

Concernant le voile, je ne sais pas moi même s’il est obligatoire ou pas. Certains courants religieux l’affirment d’autres l’infirment. A ceci je ne peux vous répondre. Ce que je peux vous dire c’est que je ne comprends pas cette fixation qui est faite sur le foulard, je ne comprends pas pourquoi, les femmes qui le mettent sont mises à l’index, je ne comprends pas en quoi le fait qu’une femme voilée soit une menace pour la démocratie ou la laicité ? Depuis quand la démocratie et la laicité se mesure t’elles à la longueur de la jupe ou à une tenue vestimentaire ? Quant à celles qui ne le portent pas (quant bien même cela était obligatoire en l’islam), cela ne me regarde aucunement, je n’ai pas à porter de jugement de valeur à leurs sujets, ce n’est ni à moi ni à quelqu’un d’autre de dire si elles sont musulmanes ou pas.

Je connais des femmes chrétiennes qui portent des mini jupes, et vivent l’enfer chez elles avec un mari qui les frappe, les humilie, les méprise, les viole et les menace. Ces femmes là sont-elles considérés comme libres ?

Le discours des féministes qui ne savent absolument pas de quoi elles parlent est débéctant dans la mesure où leurs jugements ne se font que sur les apparences. Elle est voilée alors elle est prisonnière ? Elle est habillée sexy alors elle est libre ? C’est quoi ce féminisme à deux sous. Les feministes scandalisées parce qu’elles voient des filles voilées, On aimerait les voir aussi scandalisées quand ces filles sont exclues de l’école, de la culture, de l’enseignement, du savoir ? A moins qu’elles considérent que le féministe, tombe lui aussi sous le coup du deux poids deux mesures ?

J’espère Clement vous avoir apporté quelques étincelles à défaut de lumière sur les questions que vous vous posiez.

PS : A Martine, je vous rappelle au cas ou cela vous aurez échappé que l’excision n’a absolument rien à voir avec l’Islam et qu’il n’est pas trés saint de faire des amalgames entre tout et n’importe quoi. Amalgames par ignorance ou par conscience, qui alimentent les préjugés et renforcent la xénophobie.

5 octobre 2007
Martine a dit :

En tant que femme et militante féministe, je ne puis concevoir qu’une fille se voile. Une fille doit être libre de disposer de son corps et de s’habiller comme elle le souhaite. Je suis tolérance et accepte la différence, mais nul ne peut imposer à une adolescente le port du voile. La religion appartient à la sphère privée, les signes religieux ostentatoires ne peuvent cohabiter dans une école qui prône l’égalité , et qui a fait de la laïcité une valeur commune. Une école qui accepte tous et toutes sans savoir qui est musulman , chrétien ou pas.

Je rappelle également qu’il faut dénoncer et condamner avec vigeure la pratique de l’excition.

5 octobre 2007
BASTA a dit :
Vous criez d’indignation, vous êtes révoltés, vous êtes scandalisé mais pourquoi ne dites rien sur le sort des non-musulmans qui souffrent dans le monde. Vous pratiquez également l’indignation sélective. Alors calmos, vous n’êtes pas des anges, regardez plutôt la poutre dans votre œil que dans celle de votre voisin. Vous vous y connaissez dans le deux et deux mesures aussi !
5 octobre 2007
Clément a dit :

Merci à Amazone pour votre réponse une peu courte. L’islam est-il un mode de vie ? Si oui, il me paraît logique que ce mode de vie s’adapte mieux aux conditions d’une société musulmane que celle d’une société laïque. Peut-on être musulman sans se renier dans une société laïque ? Le port du voile est-il obligatoire ? Si oui les filles qui le portent pas, sont-elle musulmanes ?

J’aimerais que l’on me réponde. Je veux comprendre et non juger

5 octobre 2007
Soleil a dit :
Ces débats qui tournent toujours en rond deviennent lassants. A chaque fois qu’un auteur dénonce un fait (le racisme, etc) vous avez toujours quelques internautes qui ne peuvent s’empêcher de faire le parrallèle avec les pays du Magrhreb. J’aime cette façon de justifier l’injustifiable en donnant comme exemple son voisin. Dans certains pays du Maghreb on torture alors il sera bientôt normal qu’on torture en France c’est ça ? Trés révélatrice l’intervention de Marcellin. Là il n’est pas question de racisme contre les Maghrébins mais de racisme par rapport à des gens qu’ils soient blancs, noirs, Français ou pas au pretexte qu’ils ne pratiquent pas le même culte que la majorité. Bizarre pour un pays qui se dit laic ?
5 octobre 2007
amazone a dit :

A Clément. Vous dites je site "Si certains d’entre vous en viennent à penser que vivre en France est impossible ( c’est leur droit), pourquoi ne vont-ils pas alors vers des pays musulmans avec lesquels vous serez en conformité religieuse."

La majorité des musulmans qui vit en France n’est pas issue d’une immigration politique mais d’une immigration économique. La plupart des immigrés ont quittés leurs pays non pour des raisons politiques ou religieuses mais pour des raisons économiques. C’est ici qu’ils ont trouvés du travail et c’est la raison pour laquelle ils vivent en France.

Certains sont nés en France et ont leurs attaches en France.

D’autres sont Français et n’ont d’autres pays que la France et n’ont pas à fuir ce pays, même si l’islamophobie prend des proportions importantes.

D’autres enfin sont des Français de souches qui se sont convertis à l’islam, et sont chez eux en France comme n’importe quel Français Chrètien.

Le slogan La France tu l’aimes ou tu la quittes semble faire des adeptes dans notre douce France. Cependant il devient inquiétant dans une democratie comme la notre que nous ne puissions pas dénoncer la xénophobie, le racisme ou l’islamophobie dont nous sommes victimes sans que nous soyons systématiquement renvoyés à nos origines. Les choses ne sont pas si simples que cela Clément. Pourquoi les Français non chrètiens doivent-ils s’éxiler pour vivre leur foi dans des conditions décentes ? La France n’est pas censée protéger les minorités ? La France n’a t-elle pas inscrit dans ses lois la liberté de culte ? La France n’est t-elle pas sensée condammnée toutes discriminations lié au sexe, à la couleur, à l’origine et à la réligieux ? Où alors tout cela ne serait d’une façade ?

5 octobre 2007
Albertozzi a dit :
En France, la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) remet en mars 2004 un rapport au premier ministre où on peut lire « certains courants intégristes tentent d’obtenir la requalification du racisme anti-maghrébin en "islamophobie" pour mieux tirer bénéfice des frustrations, jouer sur les replis identitaires religieux de la population d’origine maghrébine et faire du religieux le critère absolu de différenciation, de partage ».
5 octobre 2007
Libre a dit :
Vous confondez l’islamophobie avec la la critique de la religion qui est légitime, et doit pouvoir s’effectuer dans un cadre légal. Il y a un risque de censure de voir l’islamophobie partout. Une telle censure serait contraire aux traditions démocratiques, qui autorisent toutes les opinions sur tous les sujets, y compris religieux.
5 octobre 2007
Fraternité a dit :
Le racisme est une idéologie basée sur une croyance, qui remonte à la Renaissance et postule une hiérarchie entre les êtres humains selon leur origine ethnique, qui est alors parfois dénommée « race ». Plus généralement, le racisme désigne la croyance que les différences biologiques innées conditionnent inévitablement l’accomplissement culturel et individuel. Le racisme peut alors se traduire par des actes d’hostilité ou de discrimination envers les personnes selon leur origine ethnique, et prendre la forme de xénophobie ou d’ethnocentrisme.
5 octobre 2007
Lisa a dit :
Le"racisme" ordinaire ou méfiance et ignorance anthropologique de "l’autre" sont humains et sont présents dans toutes les sociétés sans exception.Le probléme en occident,en France c’est que ce racisme est exploité,surdimentionné et sciemment distillé à des fins socio-politiques.Aux internautes de ce forum qui disent stupidement :"si t’es pas content,rentre chez-toi" !Je réponds qu’un pays doit respecter tous ces citoyens,y compris les minorités et les étrangers.Une société harmonieuse vaut mieux qu’une société haineuse !
5 octobre 2007
Pierre Tevanian a dit :

Bonjour,

Je me permets de faire ma propre publicité, ou plutôt celle des organisateurs (La Maison Verte et le Collectif Ile de France des Indigenes de la République) qui se sont donnés du mal pour organiser cette soirée. J’ai demandé à plusieurs reprises depuis trois semaines à Oumma.com d’annoncer cette initiative sur l’agenda et à la fin de mon interview, mais comme un concours de circonstances que j’ignore fait que ce n’est toujours pas annoncé, je l’annonce moi même, c’est un engagement que j’avais pris auprès des organisateurs du débat, et que j’aimerais tenir, même si c’est un peu tard :

Le collectif Île-de France du MIR et La Maison Verte vous invite à une Rencontre-débat Rencontre avec PIERRE TEVANIAN autour de son dernier livre : "LA REPUBLIQUE DU MEPRIS" "La métamorphoses du racisme dans la France des années Sarkozy", Editions La Découverte

Vendredi 5 Octobre 2007 à 19 heures

à la Maison verte,

127-129, rue Marcadet,

Paris 18e

Métro Lamarck-Caulaincourt (Ligne 12)

*Nous assurerons sur place de quoi rompre le jeûne du Ramadan pour les jeûneurs

5 octobre 2007
Marcelin a dit :
A ceux qui pensent que le racisme est seulement le fait de l’europe, qu’ils balayent devant leurs portes. J’ai lu récemment un article sur le racisme anti-noir au Maghreb. Je l’ai moi-même constaté au cours de différents voyages. Il serait également temps de le dénoncer.
5 octobre 2007
Clément a dit :
Une question qui je vous prie de me croire n’est pas une provocation. Si certains d’entre vous en viennent à penser que vivre en France est impossible ( c’est leur droit), pourquoi ne vont-ils pas alors vers des pays musulmans avec lesquels vous serez en conformité religieuse. Qui peut me répondre SVP ?
5 octobre 2007
cad a dit :
bonjour taremaillac, bien sûr que tout les francais ne sont pas racistes, fort heureusement. mais quand on lit certaines declarations dans le genre des exemples donnés par CHIQUITO , c est tout de même inquiétant, d autant que les auteurs de ces declarations occupent le devant de la scene mediatique. je pense que ce racisme est lié d une part à une histoire de religon , la preuve , contrairement aux arabo_musulmans, les étrangers de "culture judeo_chretienne" ne sont pas victimes de racisme.
5 octobre 2007
Leïla a dit :

Je voudrais essayer de dire ce que représente pour moi le foulard.

On ne peut expliquer la Foi, la ferveur religieuse".

Tout ce que je peux en dire, moi qui ai été incroyante, laïque, féministe, usqu’à la quarantaine, est que tout s’ouvre, tout se remet en place, prend une dimension cosmique.

Lorsque je met le foulard pour prier, souvent, je n’ai pas envie de l’enlever simplement parce que je veux rester dans un état de prière qui me rapproche de Dieu. "Le corps est un Temple" a écrit le grand mystique musulman Ibn Arabi.

Quoiqu’on dise sur le voile, n’oublions pas qu’il est d’abord une séparation symbolique entre l’extérieur et l’intérieur de soi. Quand, momentanément, je le porte, je veux dire aux autres : je suis en prière, je me réfugie en Dieu à l’intérieur de moi-même.

Dans cet état, on se sent protégé, on "tient Dieu" comme on dit en dialecte algérien, on est rattaché à l’Unicité, au Tawhid et là, nous n’avons plus peur de l’extérieur, de l’inconnu parce qu’on est dans l’axe du rayon céleste, dans la logique créationnelle, le flux de la vie, l’expir Divin. Nous existons et sommes conscient que notre existence participe d’un Tout, a sa place dans le Tout.

Mais je vis en France où le voile est mal perçu alors je ne le porte pas (et d’ailleurs, j’aurais tendance à avoir envie de le porter à certains moments et pas à d’autres).

J’ai demandé à un jeune un jour pourquoi il fumait du cannabis. Il m’a répondu : Quand je fume, je suis présent à moi-même, je suis conscient de l’endroit où je me trouve, ici et maintenant, je remarque les vitrines, les gens, sinon, le stress et l’inquiétude me font décrocher, je suis décalé, mon esprit n’est plus avec mon corps ni mon environnement immédiat".

Le voile, c’est le cannabis des filles.

Je crois que là est la vraie raison de l’attachement des filles au voile islamique.

Wa Salam.

5 octobre 2007
joseph a dit :
qu’en dire sur l’interdiction de la voile dans certains pays islamiques.c’set scandaleux !Personnellment je pense que les francais ont un petit complexe vers tout ce qui est religion et tout ce qui rapporte avec.
5 octobre 2007
mkhand a dit :

Belle analyse de P.Tévanian. La lecture de cette article ainsi que la réaction des lecteurs, me donne l’impression que pour masquer, l’incompétence des politiques à insuffler une dynamique aussi bien intellectuelle qu’économique. Ces politiciens aussi bien de gauche que de droite jouent avec des allumettes pour alimenter des contre-feux A connotation xénophobe pour enfumer l’électorat populiste , mais malheureusement ces actes d’auto régression sont perçus par l’extérieur, comme si la France s’était engouffrée dans le pessimisme et s’apprête à subir son déclin. Donc, les futurs chercheurs de la France ( étrangers) vont se tourner vers d’autres pays moins dogmatiques et plus ouvert à l’échange universelle. La devise "La France pays de la déclaration des droits de l’homme,et de la devise l’égalité, liberté, fraternité A VECU " c’est une épitaphe que je viens d’accrocher lors de l’entérinement de la lois "Test ADN".

Mais où sont passés les défenseurs de la liberté ????

5 octobre 2007
Lidya a dit :
A Laic. La France était un pays des droits de l’homme. Depuis vous savez que c’est faux et qu’elle est régulièrement épinglée par la Halde et d’autres institutions, pour violations des droits de l’Homme. La France n’est pas égalitaire car si elle l’était elle ne parquerait pas ces immigrés ou ses Français issus de l’immigration dans les ghettos des banlieues. Quant aux réfugièes politiques dont vous parlez il faudrait revoir les statistiques qui connaissent une baisse d’acceuil de réfugiès. Les réfugiès reprèsentent un interêt politique, ce n’est donc pas par amour des l’etrangers qu’ils sont accuillis en France. Je vous rappelle par ailleurs que sous le régime de Vichy, la France avait déjà la réputation d’être le pays des droits de l’Homme non ? Dans les années 60-70 la France était considèré comme le pays des droits de l’homme cela ne a pas empêché de torturer des algériens, de jeter les algériens dans la seine etc...mais peut-être n’avons nous pas la même notion de ce que doit être un pays des droits de l’Homme ?
5 octobre 2007
Lidya a dit :
A Tarmaillac : A qui faites vous allusion quand vous dit "que les gens ne s’égorgent pas par racisme" ? Pourquoi vous connaissez un pays où les gens s’égorgent par racisme ?
5 octobre 2007
Marouane a dit :
Je vais acheter ce livre, c’est clair. Ce livre doit être dans toute les bibliothèques d’un honnête homme qui veut comprendre comment fonctionne "le deux poids deux mesures" de la part des droits de l’hommiste de gauche notamment.
5 octobre 2007
Hamidane a dit :
Quand je lis Pierre Tévanian, je suis heureux d’avoir quitté la France il y 5 ans. Ce pays qui est toujours le mien ne m’a permis ainsi qu’à d’autres de croire en lui. Discrimé je l’ai été, mais je n’ai pas réellement chercher à me battre, car un mur d’indifférence s’est dressé devant moi. Le salut était dans le départ, j’ai quitté la France pour la Suède où il fait plus froid, mais où l’ambiance est plus chaleureuse.
5 octobre 2007
Choquito a dit :

Pour confirmer la brillante thèse de Monsieur Tévanian, il faut de toute urgence lire les déclarations de personnalités de gauche comme de droite qui confirme ce racisme vertueux.

« Deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d’intégristes potentiels. »

Pierre-André Taguieff (chercheur au CNRS), France Inter, 1997

« Avoir des Polonais, des Italiens, des Portugais, pose moins de problèmes qu’avoir des Noirs ou des musulmans. » Jacques Chirac, Le Monde, 21/06/1991

« Au lieu de contribuer au progrès de l’humanité, [les fils d’Allah] passent leur temps avec le derrière en l’air à prier cinq fois par jour [...] Ils se multiplient comme des rats [...] Il y a quelque chose, dans les hommes arabes, qui dégoûte les femmes de bon goût. » Oriana Fallaci , (écrivain), La rage et l’orgueil, Plon, 2003

« Oriana Fallaci a l’insigne mérite de ne pas se laisser intimider par le mensonge vertueux. Elle met les pieds dans le plat, elle s’efforce de regarder la réalité en face. » Alain Finkielkraut, (philosophe), Le Point, 24 mai 2002

« Fallaci vise juste, même si elle peut choquer par certaines formules. » Pierre-André Taguieff, Actualité juive, 20 juin 2002.

« Oriana Fallaci fait preuve de courage intellectuel. [...] Elle ne proteste pas seulement contre l’islamisme assassin. [...] Elle proteste aussi contre la dénégation qui a cours dans l’opinion européenne, qu’elle soit italienne ou française par exemple. On ne veut pas voir ni condamner clairement le fait que c’est l’islam qui part en croisade contre l’Occident et non pas l’inverse. » Robert Misrahi, (philosophe), Charlie Hebdo, nov. 2002

« Il n’y a pas d’assimilation des musulmans, ça n’existe pas, sauf en quantité infinitésimale. » Yves Guna (RPR), Le choc du mois, mars 1992

« Le voile est une opération terroriste. [...] En France, les lycéennes savent que leur voile est tâché de sang. [...] Dans nos écoles, question d’honneur, on n’enseigne pas à des élèves en uniforme. Sauf au temps du nazisme. » André Glucksmann, (philosophe), L’Express, 17/11/1994

« La démission devant le foulard islamique est une démission devant l’obscurantisme islamiste. [...] L’horreur algérienne témoigne, s’il en était besoin, que la barbarie au nom de Dieu constitue l’autre menace contre la République. Un fascisme peut en cacher un autre. » Jacques Tarnero, (CNRS), Hommes et migrations, mai 1997.

« Inversez les deux voyelles, et dans voile, vous trouverez viol. En dissimulant ostensiblement le sexe au regard, fût-ce sous la forme symbolique de la chevelure, vous le désignez à l’attention ; en enfermant le corps féminin, vous le condamnez à subir l’effraction. [...] Toutes les coquettes le savent bien aussi, qui font de la comédie de la dissimulation la forme la plus raffinée de l’exhibitionnisme. » Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur, 16/09/2003

« On ne peut guère contester que le foulard islamique soit devenu en France l’emblème et le drapeau du système qui sévit actuellement à Téhéran et dans les maquis islamistes d’Algérie et d’Égypte [...]. En bonne logique républicaine, ce système devrait inspirer le même degré de répulsion qu’inspiraient aux meilleurs éléments de notre peuple il y a un demi-siècle les variétés diverses du fascisme. » Maurice Agulhon, professeur au Collège de France

« Ce que la France doit à ses hôtes immigrés, ce sont les bienfaits de la culture française. » Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur,16/09/2003

« Le foulard est aussi une manière de dire aux professeurs : il y a quelque chose pour nous qui compte davantage que la culture que vous nous enseignez. Il y a, dans le foulard, un mélange de soumission des femmes et d’arrogance qui est une insulte à l’enseignement. Mais l’école est aussi un espace sacré. Devant la culture, on s’incline, on baisse la tête. » Alain Finkielkraut, L’Arche, juin-juillet 2003

« Le débat surréaliste actuel sur le foulard, véritable étendard de l’islamisme politique, la mise en cause de la laïcité française ne doivent pas faire perdre de vue qu’il s’agit là pour la France et les Français de refuser et de résister à l’implantation sur notre territoire d’une idéologie dangereuse, perverse et surtout mortelle pour la République. » Collectif de « l’appel de mai », Marianne, 05/05/03

« On connaît l’histoire vraie, devenue blague, où une Française se fait draguer par un Arabe, atmosphère plutôt sympa, mais au dernier moment elle ne veut plus coucher avec, elle n’est pas amoureuse ; et il lui lance : “tu es raciste !” [...] Or, ce qui s’est passé entre la France et l’islam, c’est qu’ “ elle” a accepté de coucher avec “lui”, qu’au fond ce n’était pas si désagréable, mais qu’après il l’a mise enceinte, puis l’a forcée à l’épouser, il la serre de près... Et, à un moment, elle veut dire stop et même revenir un peu sur ce qu’elle a donné. C’est le sens de cette “fermeté sur le voile” soudain revenue. » Daniel Sibony, psychanalyste, Marianne, 05/05/03

« L’affaire du voile est un symptôme parmi d’autres de la grande confusion qui règne sur les esprits [...] La régression a lieu sous l’effet conjugué d’un individualisme mal compris : chacun est libre dans notre système libéralo-libertaire. Libre tout seul ? Toutes ces libertés additionnées, ça donne quoi ? La grande chienlit ? » Anne Vigerie et Anne Zelensky, Le Monde, 29/05/2003

« Nous voici sommés de faire une place au foulard islamique dans l’école républicaine, de nous arranger des mariages arrangés et de plaider en guise d’idylle multicolore pour la banlieue universelle où tous les jeunes porteront leur casquette à l’envers et parleront une langue dévastée. » Alain Finkielkraut, Le Point, 24/05/02

5 octobre 2007
Mallani a dit :

J’ai bien sûr apprécié tout cet entretien. Le passage ci-dessous que vous citez ci-dessous est criand de vérité. Je crois qu’il résume bien à lui seul la situation au sujet de la question du voile.

Alors que dans notre société, l’avenir de nos enfants est ce qui nous prend le plus aux tripes, ce qui nous préoccupe le plus ! Alors pourquoi autant d’indifférence, pourquoi si peu de compassion pour ces filles exclues ? Ma réponse, c’est qu’on a oublié qu’on avait affaire à des êtres humains, et qu’on n’a tout simplement pas pensé à les inclure dans le groupe de « nos enfants », les enfants de ce pays. On ne les a même pas incluses dans le groupe des humains ; on les a réduites à leur voile, et dans ce voile on n’a voulu voir qu’un symbole étrange, étranger et menaçant.

5 octobre 2007
Fossé a dit :
Bravo Pierre Tévanian. Vous faîtes honneur aux idéaux de justice et d’égalité.
5 octobre 2007
laic a dit :
Toujours les éternelles rengaines. Je ne suis pas du tout convaincu par l’argumentation de Pierre Tévanian. La France est un pays laïc, égalitaire qui exclue toute forme de racisme. Dois-je rappeler que la France est le pays des droits de l’Homme. Pourquoi tant de réfugiés politiques sont accueillis en France ? Vous confondez respect de la laïcité avec de l’exlusition.
5 octobre 2007
Paul4578 a dit :
La loi contre le voile n’est en rien ségragationiste. Elle vise à protéger les enfants de toute influence idéologique et religieuse sur des esprits en formation. Je regrette ces exclusions, il aurait fallu plus négocier et trouver un terrrain d’entente.
5 octobre 2007
Taremaillac a dit :

La question que je me pose en lisant ce type d’article est la suivante : que Diantre feraient donc tous les anti-racistes si le racisme n’existait pas ? Ils seraient bien malheureux...

Le racisme existe dans le coeur de bien des gens. Il se developpe en fonction de la personalite, de la culture, de l’education. Il peut s’estomper, voire disparaitre. Il peut se developper, devenir plus subtile, plus sophistique si j’ose dire. Certain ne sont pas racistes pour deux sous pour la bonne et simple raison qu’ils ne l’ont jamais éte.

Quelqu’un a-t-il eu le temps de vraiment penser : pourquoi il existe des Francais racistes ? Qu’est ce qui motive leur racisme ? Leur racisme est-il universel ou selectif ?

J’ai mon idee a ce sujet mais je la garderai pour moi : en toute humilite, elle est trop longue a exposer car le fruit de bien des etudes dans des domaines aussi differents que la socioliogie, l’histoire, la politique, l’economie, l’art, l’esthetisme, la philosophie, l’ethnologie, la geographie principalement.

Il me semble que la conscience collective francaise est anti-raciste tout de meme. J’aurais du mal a le prouver, c’est certain, et je ne peux d’ailleur que me fier a mon experience, mon impression.

La France est loin d’etre parfaite. Finalement, le foulard : ce n’etait pas une bonne idee cette loi votee, mais une fois celle-ci votee, les jeunes filles musulmanes etaient dans une situation de contrainte, et par consequent innocente du fait de ne point porter le foulard dans

Soyons bien heureux que la France combat le racisme, que les lois punissent l’appel a la haine raciale et qu’en appliquant la loi apres l’avoir votee a la majorite par les representants du peuple, nous aidons a un semblant de civilisation, imparfaite, certes, mais les citoyens ne s’egorgent pas a vue dans les rues par racisme. Esperons pour longtemps encore.

Buenos dias.

Taremaillac

5 octobre 2007
Bonsoir à tous, Excellentes franchise et analyse de M. Tévanian. les termes avancés sont bien pesés. Les dégats de la loi "voile" sont presque incalculables. En effet, le "chiffre noir", entre autres, cache bcp plus d’exclus directs ou indirects du système scolaire. La honte ! C’est Une "Loi ADN bis". Dommage, qu’après deux ans, rien ne bouge, et les parents concernés tentent de trouver d’autres méthodes ou abondannent... Quel dommage. Bravo encore pour l’honnêté et la pertinence de M. Tévanian. Mais, au final, peut être c’est mieux comme cela pour bcp ! et donc la loi peut produire des effets exactement contraires...

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