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Dimanche 14 Mars 2010
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Journalisme de guerre et guerre contre le journalisme
mercredi 16 juillet 2008 - par Abbas Aroua

Aujourd’hui, alors que notre planète est « minée » par d’innombrables conflits entre groupes, entre Etats, et même entre sphères culturelles, nous avons un énorme besoin d’un « journalisme de la paix » qui nous offre des clés pour comprendre ces conflits, qui nous donne des éléments pour saisir les contradictions qu’ils reflètent, et qui nous propose des pistes de réflexion sur la manière de les transformer et transcender. Car, il faut l’admettre, lorsqu’il s’agit de couvrir un conflit, ce que nous avons actuellement, surtout dans les médias lourds, c’est un « journalisme de la guerre » qui confond « conflit » et « violence » et qui ne rapporte, hélas, que les symptômes, c’est-à-dire la mort la destruction, ne s’intéressant ni aux causes ni aux moyens de guérison.

Au début de la dernière décennie du siècle passé, la guerre contre l’Irak (1991) a révélé le rôle des médias comme une redoutable « arme de guerre ». La couverture de la « Tempête du désert » par la CNN donnait l’exemple type d’une information orientée, au service du Pentagone, chargée de propager le concept d’une « guerre chirurgicale ». Au début de ce siècle, les guerres contre l’Afghanistan (2001) et l’Irak (2003) ont confirmé ce rôle, et l’ont renforcé avec l’apparition du journaliste « embedded », c’est-à-dire soumis, agréé et intégré dans le dispositif militaire.

Mais ces premières guerres du XXIème siècle, menées par les Etats-Unis et leurs alliés, ont aussi révélé que la CNN et Fox News n’avaient plus le monopole de l’information sur les conflits armés. De nouveaux médias ont démontré leur capacité à présenter un « autre » point de vue. C’est le cas notamment de la chaîne qatarie Aljazeera qui, pour paraphraser Johan Galtung (Reporting Conflict), au moment où la CNN rapportait sur l’expédition des missiles et des bombes, elle rapportait sur leur réception sur le terrain et les souffrances massives causées par des attaques pas aussi chirurgicales que l’on laissait entendre.

Evidemment, l’administration américaine n’a pas apprécié cette concurrence médiatique inattendue ; elle a été dérangée par des images qui donnaient une autre description de la réalité des guerres menées au nom de la lutte antiterroriste, et qui portaient atteinte à l’image d’une armée américaine libératrice des peuples afghan et irakien. Ainsi, en 2001, en pleine invasion de l’Afghanistan, Aljazeera a attiré les foudres de Washington et son bureau à Kabul fut bombardé par les Américains.

En 2003, durant l’invasion de l’Irak, c’est le bureau de Bagdad qui a essuyé une attaque similaire tuant un correspondant de la chaîne. Furieux de constater qu’il ne pouvait pas contrôler le flux des images en provenance de l’Irak, le sous secrétaire des Etats-Unis à la défense de l’époque, l’influent Paul Wolfowitz, déclarait fin juillet 2003 à Fox News qu’Aljazeera « mettait en danger la vie des troupes américaines ». Selon le journal britannique Daily Mirror du 22 novembre 2005, Georges W. Bush aurait même envisagé le bombardement du siège d’Aljazeera à Doha lors d’une rencontre avec Tony Blair tenue en avril 2004.

Dans ce contexte de guerre contre le journalisme insoumis à la volonté de l’administration US s’inscrit l’arrestation en 2001 à Peshawar du journaliste Sami El Haj, qui accomplissait son travail reporter pour Aljazeera, sa détention à Begram puis son transfert au sinistre camp de Guantanamo Bay. Il passera sept ans dans ce territoire hors droit et lieu de déshumanisation, sept longues années dans l’isolement au sein d’une cellule exiguë, ponctuées par les nombreuses séances de torture, les scènes fréquentes d’humiliation, et les grèves répétées de la faim, avant d’être libéré le 1er mai 2008 dans un état de santé dégradé, sans être inculpé ni même jugé.

Lors de la cérémonie organisée au siège d’Aljazeera il y a trois semaines pour rendre hommage à Sami El Haj, ce dernier a affirmé qu’il avait quitté Gantanamo Bay, dont les conditions de détention ont conduit certains détenus à la folie, avec la ferme volonté de se battre de toutes ses forces pour la libération de toutes les personnes privées injustement de liberté et dont il se considère l’ambassadeur, comme il l’a maintes fois répété. La libération non seulement de ses codétenus de Guantanamo, au nombre de 270, mais également des 27 000 victimes, c’est-à-dire 100 fois plus, détenues arbitrairement dans diverses prisons secrètes en Irak, en Afghanistan et ailleurs, et pour la fermeture définitive de ces nouveaux Goulags, et de cette blessure morale dont souffre l’humanité tout entière.

C’est dans cet état d’esprit que Sami El Haj a séjourné la semaine dernière à Genève, invité par la Fondation Alkarama for Human Rights pour une tournée de sensibilisation des instances onusiennes et des ONGs des droits de l’homme. Lors de cette visite il a donné un autre visage de ces individus habillés en orange que l’on a voulu pendant des années nous présenter comme des monstres menaçant le monde libre. Il a été aussi le modèle honorable du journaliste libre et honnête. En effet, toute personne qui a rencontré Sami El Haj a été impressionnée par son charisme et son discours équilibré, à la fois ferme dans la condamnation des politiques de l’injustice, des pratiques de l’agression et des violations des libertés et des droits, et tolérant même envers ses geôliers qu’il considère comme des victimes utilisées en tant qu’instruments de la répression.

Nous avons appris avec joie la décision de la chaîne Aljazeera de fonder un desk des droits de l’homme et la nomination de Sami El Haj à sa tête. Cette chaîne qui a prouvé lors d’une décennie son rôle dans la conscientisation politique du Monde arabe, sera avec ce nouveau desk, si les conditions nécessaires seront réunies, un instrument important dans la propagation de la culture des droits de l’homme dans cette région du monde. A cette occasion nous tenons à féliciter Sami El Haj pour cette nomination méritée, et lui souhaiter plein succès dans sa noble mission, afin qu’il soit une voix forte pour tous les sans-voix : persécutés, torturés, bâillonnés, disparus, exilés, paupérisés, plongés dans l’ignorance, et autres damnés de la terre arabe, aux droits élémentaires bafoués.

Mots clés

Abbas Aroua

Directeur de la Fondation Cordoue de Genève

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Vos réactions et commentaires sur cet article

18 juillet 2008
Superjounaliste a dit :

le journaliste Jean Marie Colombani écrivait "Nous sommes tous Américains"

Quand je vois ce genre de chose, je me dis que l’aire médiatique fait vraiment des aliénés amoureux du vide et de l’image. La culture occidentale est vraiment la culture du superficielle et du mimétisme. Les "leaders" dans ces pays ne se pensent que devant une caméra. Ces gens sont pathétiques. Entendons nous ce n’est même pas le fait qu’il y est "américain" dans cette phrase c’est surtout le pathétique ridicule du mimétisme de cette phrase qui n’est finalement destiné qu’à une chose : le médiatique.

En parlant de mimétisme, à lire les réactions on se demande si certains ne sont pas tombés de la dernière pluie.

Les médias sont une arme, un terrain sur lequel il est nécessaire d’être présent pour se défendre que cela soit fait avec les valeurs musulmanes c’est bien mais ce n’est pas une raison pour déifier le "journalisme", pour des musulmans ne pas être capable de faire preuve d’un minimum de recul c’est dommage. Ceux qui font la guerre, la paix, le bien, le mal, ... ce sont les hommes et la lutte fait le progrès. Tous les envahisseurs une fois installés vous parle de paix, de droits et de grandeur (ce qui signifie on laisse les choses telles qu’elles sont).

Evitons les réflexes kofaristiques. A croire certaines convictions étaler avec ferveur, le journalisme l’essence même de toute vie sur terre résoudrait tout les problèmes de l’humanité, de par sa nature extraordinaire, le pratiquant du journalisme s’en trouverait transcendé d’une aura le plaçant au dessus des êtres et des choses...

La prière c’est 5 fois par jour, jamouaa le vendredi, chez les chrétiens la messe le dimanche, les juifs le samedi mais avec les médias c’est prêche matin midi et soir, tout le monde disponible, tout le monde au même endroit depuis chez soi. Bravo.

Farida les super-héros n’ont rien à voir avec le bien contre le mal, ils vendent une aliénation, le rêve américain (la plupart ont les couleurs du drapeaux américains) et surtout il rapporte du fric. Les gens en ont rien à faire du bien contre le mal, ils veulent être les plus fort et c’est pas superman qui va leur apprendre la foi quoique certains ont cru qu’ils pouvait voler avec un habit de superman.

Débarrassez-vous de tous ces concepts creux qui vous bloque le cerveau, sortez la télé du cerveau et laissez le respirer.

Salam

17 juillet 2008
Lights a dit :
Je suis heureuse pour la libération de Sami El Haj. Pour le journalisme, je pense sérieusement que certains journalistes devraient prendre une pause pour méditer sur le pourquoi de leur mission, sur la manière dont ils écrivent leurs articles. Je suis d’accord avec le journaliste qui dénonce les délits, les injustices et les manipulations, preuves à l’appui bien sûr. Mais ce que je souhaite voir conjugués à ce travail énorme, c’est l’âme de paix, de dialogue et le désir de comprendre l’autre et d’englober sa vision du monde. Attaquer l’autre sans cesse traduit en quelque sorte une porte fermée que l’autre ne peut jamais y accéder ni il aura le désir de l’y accéder. Il faut véhiculer un message de paix dans le monde, un message d’amour et une détermination sans faille à cesser les guerres et les conflits. C’est vrai, devant les atrocités commises par les USA et ses alliés, on ne peut retenir notre colère et indignation, mais après, il faut réfléchir sérieusement aux solutions, celles qu’on peut mettre en œuvre dés maintenant. Du palpable et pas seulement des paroles, des écrits ou des cris ! Que faut-il faire pour que la guerre en Irak cesse ? Pour que le conflit palestino-isralélien trouve une issue ? Je reviens à une idée simple mais efficace somme toute : chacun d’entre nous doit régler ses propres problèmes intérieurs, être en paix pour entretenir après une relation de paix avec son entourage. Le changement doit commencer au sein de nos êtres pour qu’il puisse se propager correctement chez les autres. Un individu qui aura compris sa responsabilité dans ce monde, la part de changement qu’il doit apporter à ce monde, n’est pas seul dans ce processus. Imaginons que chacun d’entre nous commence dés maintenant à se demander sur le but de sa vie, sa relation avec soi-même, avec sa famille, sa société. Chaque interrogation fera l’objet d’une ouverture sur la prise de conscience qui est en vérité le chemin mi parcouru. Quand on prend conscience de notre existence, de nos obligations et de nos droits aussi, lorsqu’on comprend que semer le mal, fera retourner le mal contre nous ( une des lois spirituels de l’univers) nous allons réfléchir à maintes reprises avant de songer à faire du mal autour de nous. Causer le mal à autrui, traduit un mal être terrible que cet être vit. Probablement, une haine dirigée contre soi et qu’il répercute sur les autres. Se cloîtrer dans une vision unique du monde, une interprétation unique du divin et du religieux condamne toute autre vision et cela est très dangereux. La différence est un principe qui gouverne la création. Mais certains groupes imaginent que seule leur vision (leur doctrine ou religion) est correcte. Et dans ce cas, l’autre est dans l’erreur. Drôle de manière de voir l’autre ! A mon avis, cette manière de voir les choses constitue un sérieux handicap dans tout processus de communication, du plus banal au plus sérieux. Pour certains, se sentir en sécurité dans la vie équivaut à connaître ses ennemis, qu’ils soient déclarés ou potentiels. Moi je dis que le vrai ennemi n’est autre que l’ignorance.
17 juillet 2008
Didier a dit :

A frabc-tireur et Amazone, concernant l’info sur l’Irak.

Je connais personnellement un "journaliste de terrain" couvrant depuis plus de 10 ans une bonne partie des conflits. Récemment, il est allé en Afghanistan, en Irak et (clandestinement) au Darfour.

Pour lui en avoir parlé, je peux vous dire que pour faire son métier il faut être à la fois très professionnel et très fou. Dans la plupart des conflits où des horreurs sont commises, ces journalistes sont des témoins gênants qu’il faut empêcher de travailler quand ils ne sont pas purement et simplement des cibles. Il suffit de se souvenir des journalistes enlevés ou assassinés en Irak parce qu’ils cherchaient à être au plus près de l’événement et des populations, ou simplement pour intimider les autres journalistes. Ainsi, en Irak, il est pratiquement impossible ou extrêmement dangereux de faire un reportage sur le terrain. Entre les tracasseries américaines ou gouvernementales et les menaces réelles exercées par mes milices de tous bords, il faut souvent se contenter d’images tournées par les services de presse de l’armée américaine (qui sont beaucoup moins "filtrées" qu’on ne le pense), mais qui ne correspondent pas à des vrais reportages avec témoignages.

Ce journaliste de guerre "occidental" serait ulcéré de votre jugement, car des risques, il en a pris, comme bien de ses confrères, et pas des risques pour sa carrière ou sa prime de fin d’année, mais des risques de perdre la vie ou de se retrouver otage dans les mains de personnes pour lesquelles la vie d’un homme ne vaut pas grand chose. Et quand il témoigne, il parle des conditions de vie ou de survie des populations, des abominations, des exactions commises sur les civils de tout âge.

Je comprends ce que vous voulez dire, mais réservez votre jugement aux médias, c’est à dire aux rédactions où journalistes d’analyse, d’opinion ou d’information composent ou recomposent les infos pour les diffuser. Pour eux, le job est de faire un bon boulot ou de la bonne info, et le seul risque réel est de déplaire à ceux qui les emploient directement ou indirectement, qu’ils soient directeurs, patrons, actionnaires, gouvernements ou "financeurs" divers. Certains prennent ce risque quand ils le peuvent, d’autres ne le peuvent pas ou ne le prennent pas. Et les influences et pressions externes ne manquent pas. Et ça, c’est vrai dans tous les médias et dans tous les pays. Il n’y a pas d’exception.

Donc, vive la liberté et la pluralité de la presse.

17 juillet 2008
oucible a dit :
Lorsque les bonnes consciences fuient leur responsabilité sociale pour une raison ou une autre,les "diables " en profitent pour s’emparer des rennes de la société pour la mener vers l’inconnu ,vers la misère ,vers les tueries ,vers les catastrophes socio-économiques et écologiques.Nous les sociétés, sommes responsables de la triste réalité que nous vivons sur notre terre, terre que nous sommes entrain de transformer en enfer par nos négligences de nos devoirs , notre inconscience et notre ignorance. Si nous méditons ensemble un peu sur notre histoire,soit sur les souffrances qu’on a endurées durant les guerres qui se sont succédées,nous pourrions transcender et transformer tout conflit avant son éclatement et au moment opportun, par un journalisme international solidaire statué sur la paix et le droit international.
16 juillet 2008
Franc-tireur a dit :

Ichkeul,

Très bon exemple que celui que vous avez pris pour illustrer l’hypocrisie (manipulation aussi) qui règne dans le monde de l’information aujourd’hui (et ce depuis plus de deux decennies).

Je rejoins égalkement Amazone sur l’idée que les médias occidentaux tendent à déshumaniser l’irakien, l’afghan... Prenez l’exemple des 47 civiles afghans tués lors d’un bombardement US. Sur les images diffusées, on voit un avion en vol, en voit des talibans en lance-roquettes, mais aucune image des victimes, rien, nada....inutile de vous expliquer le pourquoi ce ces montages.

16 juillet 2008
Amazone a dit :
Non Ickeul nous ne sommes pas tous Irakiens pour la simple raison que l’irakien aujourdhui n’a pas visage, pas de nom, pas de famille, pas d’enfants, pas de mères qui le pleure, pas de père qui se désole, pas de femmes qui se retrouve veuve, pas de corps, pas d’âme rien. Il est le vide et le néant et c’est en construisant cette idée que le journaliste l’occidental aux bottes des puissances a réussi à ce que personne ne s’identifie à l’irakien, ne ressente la douleur de sa famille. là est le pouvoir absolu des images et de l’information.
16 juillet 2008
Ideal a dit :
Les Droits de l’Homme "marque déposée" et monopole de l’occident, risque dans son accomplissement actif de devenir celui des Journalistes d’El Jazira. Aprés avoir donné des leçons de vrai journalisme au prix de leurs vies, les journalistes d’El Jazira viennent de donner aux Droits de l’Homme sa vraie valeur non celle dénoncée hypocritement par Reporters sans Frontières qui manisfestent pour la libération des journalistes Chinois, Lybiens, Tunisiens et autres mais que nous n’entendons jamais quand il faut dénoncer les violations des droits de l’homme, exercées par les USA ou Israel, et dont sont victimes les journalistes Palestiniens ou Irakiens par exemple. La pratique du deux poids deux mesures des droits de l’homme à la sauce occidentale et auquels plus personnes ne croit aujourd’hui tant ceci ont été allégrement violées par les grandes puissances dans le cas des prisonniers de Guantanamo.
16 juillet 2008
Bennani Karim Tajeddine a dit :

Depuis Platon, notamment dans son œuvre intitulée « La république », un chapitre est consacré à la dialectique. Selon ce chapitre, en partant d’une hypothèse simple au départ et sur la base d’un processus dialectique répétitif « Pour/Contre », elle converge à terme vers une idée asymptotique vraie.

Personne ne détient la vérité absolue et les civilisations vont continuer à tâtonner sur de longs processus exigeant des remises en cause continuelles, sachant que Le Créateur a d’emblée doté les univers de savoirs infinis. Une culture dialectique positive permet de rectifier le tir des erreurs humaines. Malheureusement l’orgueil du plus fort rompt le processus et admet rarement une vérité venant du faible.

Le Coran rapporte ce qui arrive même au plus fort à travers l’exemple du Pharaon de l’exode, lequel aveuglé par l’arrogance, n’admit rien d’une communauté faible, sous son joug. Malgré des signes clairs, il transgressa tous les avertissements divins en poursuivant le Prophète Moïse et sa communauté à travers la mer rouge. Il termina sa vie dans un triste naufrage. Son cadavre demeure un témoignage vivant rappelant cet événement capital susceptible de devenir répétitif pour des circonstances comparables :

« Eh bien, Nous allons te sauver aujourd’hui quant à ton corps, afin que tu sois un signe pour ceux d’après toi.- Et cependant beaucoup de gens vraiment sont inattentifs à nos signes ! » Coran( 10,92)

16 juillet 2008
abstract a dit :

Merci pour ces nouvelles,

Guantanamo n’est pas seulement les états-unis mis à nue, il est aussi le révélateur de l’hypocrisie sur laquelle se fonde l’occident.

Les français si prompt à déclencher des scandales géopolitiques, à s’acharner sur les plus faibles n’ont entrepris la moindre démarche pour dénoncer ouvertement la barbarie islamophobe, au contraire. Sarkozy qui se précipite à la moindre occasion d’enfiler le costume de chevalier devant les caméras, n’a jamais ne serait-ce qu’évoquer ces camps tenus par ceux qu’ils qualifient d’amis et auxquels beaucoup participent.

16 juillet 2008
farida a dit :

salam aleikum,

pour reprendre votre expression « journalisme de la paix », je trouve que tous les arts (c’est-a-dire films, livre, musique, etc.) devraient prendre cette direction. Il faudrait plutot se concentrer sur ce qu’on pourrait faire voire meme devrait faire pour assurer la paix dans le monde. Au lieu de realiser des films "realistes", ou "socialistes", denoncant racisme, corruption, ou on pointe le doigt sur les problemes, les defauts de la societe, il faudrait montrer une solution, creer des modeles pour les spectateurs.

L’une des raisons pourquoi Superman ou Batman et tous ces superheros vivent jusqu’a present c’est l’espoir qu’ils donnent aux lecteurs. La realisation de leurs reves (le bien gagnant contre le mal) au moins sur du papier leur permet de respirer, croire a la possibilite qu’on peut vraiment faire du bien dans le monde.

et nous avons la base de tous les modeles, notre prophete Mohamed, paix et salut sur lui, que tout musulman devrait suivre comme l’ont fait les Sahaba (ses amis),comme Abou Bakr, ou Ali, etc.

Bien sur, on ne peut pas avoir un monde parfait, et c’est sur que le bien ne va jamais regner pour toujours contre le mal, mais le fait au moins d’essayer, nous permettra de dormir tranquillement inch’Allah, de rencontrer Dieu au jugement dernier plus ou moins assure (j’espere ya Rab).

Jazzaku Allah khair Mr. Aroua de nous avoir presente Sami El Haj.

16 juillet 2008
Ichkeul a dit :
Quelques jours après le 11/09, le journaliste Jean Marie Colombani écrivait "Nous sommes tous Américains" et partout dans le monde on exigea une minute de silence. Nous attendons toujours le "Nous sommes tous Irakiens".
16 juillet 2008
oumma.com-uk-fan a dit :
L’impacte des medias Arabes au niveau international est incontestable. La decision d’introduire la langue anglaise afin de vehiculer un point de vue different a une audience occidentale a ete judicieuse et couronnee de succes.

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